Vers une multiplication des épisodes de sécheresse d’ici la fin du XXIème siècle
Posté par Delphine SMAGGHE (Webmaster), le 22/07/2011
Catégorie : Climat
Tags : sécheresse, prévisions, préserver, ressources, eau
Je sais bien qu’il faut un effort d’imagination ces derniers jours pour se sentir menacé par la sécheresse ! Et pourtant... Le projet CLIMSEC, présenté fin juin, étudie l’impact du changement climatique sur la sécheresse et l’eau du sol en France. Et les perspectives qu’il révèle sont plutôt alarmantes.
De quoi s’agit-il ? Coordonné par Météo-France et lancé en mars 2008, le projet de recherche CLIMSEC avait pour objectif de caractériser l’impact du changement climatique sur la ressource en eau. En étudiant avec précision les périodes de grande sécheresse survenues en France depuis 50 ans, en particulier les plus intenses, en 1976, 1989 et 2003. Cet état des lieux climatique a permis aux chercheurs de bâtir des prévisions à très long terme. Les conclusions de leur rapport ont été livrées fin juin.
Les projections sont préoccupantes. Le rapport prévoit pour le milieu du siècle, vers 2050, une intensification de l'assèchement des sols agricoles sur tout le territoire de la métropole. « À partir des années 2080 des déficits pluviométriques plus forts apparaissent, notamment en été et les sécheresses du sol pourraient devenir extrêmes sur la majeure partie du territoire » et peut-être durer plusieurs années, révèle le rapport. Qui souligne l'adaptation nécessaire à l'impact du changement climatique sur les ressources en eau.
La préservation des ressources en eau est l’un des objectifs poursuivi par notre plan agroécologique et les programmes d’action engagés sur nos cinq filières d’approvisionnement. En qualité, mais aussi en quantité. Pour les pommes de terre, par exemple, nous testons dans nos fermes de référence des capteurs qui mesurent l’eau disponible dans le sol. Les agriculteurs peuvent ainsi ajuster la quantité d’eau nécessaire, notamment en période de sécheresse.
Si vous voulez regarder le reportage de France3 Midi-Pyrénées du 30 juin sur le sujet, cliquez ici.
Comment éviter une crise des ressources rares d’ici 2050 ?
Posté par Delphine SMAGGHE (Webmaster), le 24/06/2011
Catégorie : Climat , Développement durable , Recyclage
Tags : recyclage, métaux, union européenne, ressources, économiser
La Semaine Verte est une manifestation internationale annuelle consacrée aux politiques environnementales de l’Union européenne. La onzième édition, qui s’est déroulée fin mai, était placée sous le signe de l’utilisation efficace des ressources. C’est un évènement d’envergure puisque 3 500 participants représentant les institutions européennes, le monde industriel et de la société civile se sont réunis pour débattre de la question pendant quatre jours. C’est à cette occasion que la Commission européenne et le Programme des Nations unies pour l’environnement ont publié deux rapports qui appellent à un changement radical dans la façon dont nous utilisons les ressources rares. C’est de ces rapports que je voulais vous parler.
Le premier rapport se préoccupe du recyclage des métaux. Aujourd’hui, très peu (seulement 1%) de métaux de haute technologie essentiels sont recyclés, alors qu’ils sont rares et chers. Le reste est simplement jeté et éliminé lorsque les produits qui les contiennent arrivent en fin de vie. Sans une modification radicale de ces pratiques « de nombreux métaux essentiels, de spécialité et de terres rares pourraient ne plus être disponibles pour une utilisation dans les technologies modernes ». Pourtant, selon les auteurs du rapport, quand on recycle les métaux plutôt que de les obtenir par la fusion, on économise de l’énergie. En intensifiant le recyclage, on pourrait éviter des millions, voire des milliards, de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre et créer un nombre potentiellement très élevé d'emplois «verts».
Le second rapport lance une mise en garde. Si rien n’est fait pour « découpler » la croissance économique et la consommation des ressources naturelles, le volume de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse consommés chaque année par l’humanité pourrait tripler d’ici 2050 pour atteindre 140 milliards de tonnes. « L’humanité peut et doit faire plus avec moins », souligne le rapport qui présente trois scénarios, dont le plus ambitieux consiste à demander aux pays développés de réduire de deux tiers l’utilisation annuelle de ressources par habitant (le niveau actuel est de 16 tonnes) et aux autres pays de maintenir le niveau d’utilisation actuel. On pourrait ainsi stabiliser la consommation de ressources à ses niveaux de 2000.
Le Grenelle de la mer
Posté par Eric Gravier, le 23/04/2009
Catégorie : Filières Qualité
Tags : grenelle, mer, ressources, poissons, cabillaud
Le 3 avril dernier, le Gouvernement français a lancé le Grenelle de la mer.
Les défis affichés à relever sont les suivants :
- mieux connaître la mer et son état
- conforter les activités maritimes et littorales qui sont essentielles aux économies françaises, européennes et mondiales.
- assurer la place de la France dans le monde et assumer sa responsabilité à l’égard du vivant
4 groupes de travail, composés des services de l'Etat, d'élus, de syndicats, d’employeurs et d’associations ont été mis en place pour définir la "stratégie nationale pour la mer et le littoral, en identifiant des objectifs et des actions à court, moyen et long terme". Le premier groupe travaille sur le développement harmonieux du littoral et la préservation des ressources de la mer ; le second sur la sauvegarde de la biodiversité marine et des habitats ; le troisième sur la sensibilisation des différents publics à l'environnement marin ; le dernier sur la création d'une nouvelle gouvernance à l'échelle nationale et internationale en la matière.
Les enjeux sont importants puisqu'aujourd’hui les ressources marines sont menacées par la surexploitation des mers, les pollutions et les changements climatiques.
Pour nous chez McDonald's, il s'agit d'une préoccupation importante puisque nous servons du poisson dans nos restaurants (de façon permanente pour le filet-o-fish et de façon ponctuelle pour des sandwichs promotionnels, comme actuellement le p'tit plaisir ). En fonction des stocks disponibles, nous utilisons de l'aiglefin, du hoki, cabillaud et/ou du colin. Ces approvisionnements sont gérés par McDonald's Europe et, depuis plusieurs années, un outil d'évaluation de l'ensemble de nos fournisseurs a été mis en place sur la base de plusieurs critères : gestion des zones de pêche, état des stocks, préservation des écosystèmes marins. Chaque année, à l'issue des audits, McDonald’s Europe identifie avec ses fournisseurs les nouveaux efforts et objectifs à atteindre dans une perspective d’amélioration continue des pratiques et d’utilisation de techniques de pêche plus respectueuses de l’environnement. Grâce à cela, aujourd'hui, plus de la moitié des approvisionnements à l'échelle européenne sont certifiés MSC (Marine Stewardship Council, certification environnementale internationale des produits issus de la pêche durable) et nous travaillons à ce que demain, le tiers restant soit également labellisé.
Nous suivrons de près les débats qui auront lieu dans le cadre du Grenelle de la mer car ils devraient permettre d'enrichir les connaissances sur les milieux et les espèces et de faire émerger des solutions intéressantes. Nous aurons sûrement l'occasion d'en reparler.
Récupérer l'eau de pluie pour faire des économies !
Posté par Delphine SMAGGHE, le 15/01/2009
Catégorie : Eau
Tags : eau, pluie, ressources, récupération
Il y a quelques années, nous avons commencé à nous intéresser à la question de la récupération des eaux de pluie dans nos restaurants, puisque nous disposons souvent d'une surface importante en toiture capable de recueillir une quantité non négligeable d'eau de pluie. Nous avons alors choisi deux restaurants pilotes à Avrainville (Essone) et Wasquehal (Nord) pour tester le système. Là-bas, des récupérateurs d'eau de pluie sont intallés en toiture, les volumes collectés étant ensuite stockés dans des cuves enterrés. Cette eau peut être ensuite utilisée pour arroser les espaces verts et nettoyer les terrasses. L'économie réalisée atteint 250 000 litres/an dans chacun de ces restaurants.
Si tout ceci a l'air simple et évident, il faut tout de même rappeler que nous avons été confrontés à la réglementation française en la matière. Celle-ci manque de clarté notamment sur la possibilité ou non d'utiliser les eaux de pluie dans les sanitaires, par crainte d'un risque de contamination de l'eau propre à la consommation par de l'eau non potable. Pourtant grâce à l'existence de deux réseaux d'eau bien distincts et bien spécifiques, le risque n'existe plus.
Finalement, dans certaines localités, les directions sanitaires autorisent la récuparation d'eau de pluie pour les sanitaires alors que d'autres non.
Aujourd'hui, nous sommes donc contraints de faire du cas par cas en attendant une évolution de la situation pour pouvoir généraliser l'installation de ce type de sytème.




