La semaine européenne de réduction des déchets, édition 2012

Posté par Delphine SMAGGHE, le 16/11/2012
Catégorie : Déchets , Emballages
Tags : semaine, réduction, déchets, ademe, européenne

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La quatrième édition de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets commence demain, 17 novembre et se termine le 25. C’est un évènement coordonné en France par l’ADEME qui a pour objectif de sensibiliser le plus grand nombre à la nécessité de réduire la quantité de déchets produite et de donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant. Tout le monde peut agir : administrations, collectivités, associations, entreprises, scolaires et grand public. L'édition 2012 met en avant la lutte contre le gaspillage alimentaire, la réparation et le réemploi, la réduction du suremballage et du papier.

De nombreuses animations vous attendent un peu partout en France. Vous pouvez télécharger ici le programme, il se passera forcément quelque chose près de chez vous...

À cette occasion, le ministère du Développement durable et l'ADEME relancent la campagne sur la réduction des déchets en novembre et en décembre, avec cinq spots TV et radio diffusés pour mobiliser le grand public. Ces messages sont relayés sur Internet.

 

Depuis 2009, la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD) a permis de mettre en œuvre plus de 14 000 actions sur la thématique des déchets. De 2 672 actions en 2009, le compteur est passé à 7 035 en 2011, soit une augmentation du nombre d’actions de plus de 160% sur 3 ans. Comme chaque année, les cinq actions les plus emblématiques de la SERD 2011 ont été récompensées lors de la cérémonie finale qui s’est déroulée le 19 juin 2012 à Paris devant près de 450 personnes.

 


La vidéo du bilan de la SERD 2011 en France

 Notre plan déchets regroupe l’ensemble des actions que nous menons, de la conception à la valorisation, sans oublier le problème de l’abandon des emballages aux alentours des restaurants. Chaque voie possible de progrès est testée avant d’être déployée. Ce plan s’articule autour de 3 axes principaux :
- Éco-conception des emballages : réduction du nombre, du poids et du volume des emballages, sélection de matière d’origine renouvelable, évolution du plastique vers le carton...
- Gestion des emballages abandonnés sur la voie publique en partenariat avec les collectivités et les acteurs locaux : Programme Emballages Abandonnés (PEA).
- Valorisation en fin de vie des déchets : cartons, emballages, huiles de friture, déchets organiques...

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Le restaurant McDonald’s de Revel, premier restaurant en France certifié HQE™ Construction

Posté par Delphine SMAGGHE, le 29/06/2012
Catégorie : Construction , Eau , Energie
Tags : hqe, construction, réduction, eau, énergie, biodiversité

C’est une première en France pour un bâtiment du secteur de la restauration : le restaurant McDonald’s de Revel, en Haute-Garonne, a reçu en mai dernier la certification NF Bâtiments Tertiaires-Démarche HQE (Haute qualité environnementale) pour la Construction. Elle est délivrée par Certivea, filiale du Centre scientifique et technique du bâtiment, qui valide ainsi la réduction des impacts environnementaux de l’ensemble du projet en prenant en compte les différentes étapes de la vie du bâtiment et de ses utilisateurs. Le restaurant a donc été conçu selon un cahier des charges particulièrement exigeant, y compris dans le choix des matériaux et des procédés de construction ou la gestion du chantier.

La consommation en eau du bâtiment est réduite de moitié par rapport à un bâtiment standard, grâce à des urinoirs « secs » et des récupérateurs d’eau de pluie (voir mon récent billet sur le sujet).

Côté énergie, les panneaux photovoltaïques installés sur le toit du restaurant couvriront 60% des besoins de l’éclairage, intérieur et extérieur. Les équipements de chauffage et de climatisation des locaux par air pulsé utilisent des pompes à chaleurs hautement performantes. Tout l’éclairage est équipé d’ampoules basse consommation ou de LEDs fonctionnant selon la luminosité extérieure.

Pour préserver la biodiversité, c’est une végétation locale, non invasive, non allergène et accueillante pour la faune qui a été plantée sur les voies, les parkings et les terrasses. Des fossés de réinjection pour les eaux pluviales dans les nappes phréatiques ont été creusés, et aménagés en zones de biodiversité protégée.

La qualité sanitaire de l’air intérieur a fait l’objet d’une attention particulière et un bilan électromagnétique complet a démontré que les normes et recommandations usuelles sont largement respectées.

Cette certification récompense les efforts conjugués du franchisé et de notre  département Construction nationale. C’était un réel défi technique, car il s’agissait de se calquer sur un référentiel « générique » qui n’était pas initialement adapté à notre secteur d’activité. Elle constituera une feuille de route pour nos futurs restaurants.

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Envolée des prix du pétrole : pouvons-nous vivre sans ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 31/05/2011
Catégorie : Energie
Tags : carburant, biodiesel, énergies, pétrole, gaz de schiste, réduction

Les tensions dans le monde arabe ont remis au premier plan l’envolée des prix des produits pétroliers. La tendance à la hausse semble depuis se confirmer... C’est plus que jamais le moment de faire le point sur la récurrente et difficile question de l’énergie.

Quelles alternatives au carburant dans les transports ?

Elles ne sont, hélas, pas légion. Pour l’instant la faible autonomie des batteries et la durée importante de leur rechargement semblent faire obstacle à leur diffusion de masse. Se pose aussi la question de leur impact environnemental : s’il est incontestablement faible sur le lieu d’utilisation, il faut aussi prendre en compte les conditions de production de l’électricité. En France, elle est majoritairement d’origine nucléaire, et dans le reste du monde elle dépend encore essentiellement des énergies fossiles. Nous explorons tout de même cette piste : le premier camion électrique de notre prestataire logistique est en place. Gageons sur les prouesses techniques pour améliorer ce type de véhicule

Quant aux agrocarburants, ils engendrent des cultures sur d’énormes superficies au détriment de cultures vivrières et de forêts. Outre un bilan énergétique discutable, ils sont à l’origine de l’augmentation des prix alimentaires. Mais tous les biocarburants ne sont pas d'origine agricole. Le biocarburant issu des d’huiles alimentaires usagées est une solution potentiellement intéressante pour l’avenir. La flotte de camions qui livre nos restaurants roule avec du B30 (composé à 30% de biodiesel issu d’huiles de friture collectées en restaurant).

Le gaz de schiste, nouvel eldorado énergétique ?

Pour les industries du gaz, certainement, pour les États-Unis qui sont seuls à en maîtriser les techniques d’extraction, assurément, pour les pays, dont la France, qui seraient assis sur des gisements potentiels inespérés, rien n’est moins sûr... Ce gaz naturel est en tout point semblable au gaz conventionnel, si ce n’est qu’il est enfermé dans des roches imperméables et disséminé dans de nombreuses poches, un peu comme une éponge. Pour l’extraire, il ne suffit pas de forer, il faut envoyer à forte pression des milliers de litres d'eau, du sable et un cocktail d'adjuvants chimiques pour ouvrir la roche. C’est ce qu’on appelle la « fracturation hydraulique ». La technologie est lourde de conséquences pour l’environnement et soulève partout dans le monde des inquiétudes aussi vives que justifiées.

Énergies renouvelables

La place me manque ici pour évoquer en détail les sources d’énergies alternatives, propres et disponibles localement. L’éolien, l’hydraulique ou l’énergie marémotrice sont des techniques de production d’électricité aujourd’hui compétitives. Nous nous sommes engagés sur cette voie en prenant la décision de couvrir 100% des consommations électriques de tous nos restaurants avec de l’électricité d’origine renouvelable, via l’achat de certificats verts, j'en ai parlé récemment.

Le premier gisement d’énergie : l’économiser !

Mais, quels que soient les progrès technologiques, la réduction de la dépendance planétaire au pétrole passe nécessairement par des efforts collectifs pour lutter contre le gaspillage énergétique. C’est l’un des piliers de notre « plan énergie » : réduire les consommations dans les restaurants, en mettant notamment en place un certain nombre de bonnes pratiques grâce au réseau des référents EcoProgress. Quant à nos approvisionnements, nous travaillons sur l’optimisation du schéma logistique (plateformes bien réparties sur le territoire, camions qui transportent aussi bien le frais que le congelé...). Nous réduisons ainsi sensiblement les kilomètres parcourus par les camions, et donc la consommation de carburant. Et enfin nous travaillons depuis plusieurs années sur nos emballages : réduire à la source leur poids et leur volume, utiliser des matériaux recyclés et recyclables pour leur fabrication, et anticiper leur valorisation en fin de vie.

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Les énergies renouvelables pourraient couvrir 77% des besoins mondiaux d'ici 2050

Posté par Delphine SMAGGHE, le 20/05/2011
Catégorie : Energie
Tags : réduction, giec, sources, rapport, émissions, énergies renouvelables

Ce chiffre ne vous a sans doute pas échappé. Il a été publié un peu partout !

De quoi s’agit-il ? D’un rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) présenté le 9 mai 2011 à l'occasion de l'assemblée plénière du groupe à Abu Dhabi. Tout au moins d’un « résumé pour décideurs » (en attendant la parution du rapport complet le 31 mai).

Ce scénario est le plus optimiste des 164 scénarios examinés. Les énergies renouvelables  (biomasse, solaire, géothermie, hydraulique, énergie marine, éolien) fourniraient 77% de la demande mondiale à l’horizon 2050. Le plus pessimiste ramène cette proportion à 15 %. C’est bien sûr le plus favorable qui est mis en avant par les écologistes et les industriels, mais malgré tout la moitié des scénarios étudiés par le GIEC annoncent un chiffre supérieur à 27%.

Le potentiel technique des énergies renouvelables demeure largement inexploité, la question de la disponibilité des ressources ne se pose donc pas. Les pays en développement ont un rôle important à jouer. Des politiques publiques bien ciblées associées à des investissements de recherche et développement permettraient de réduire le prix des combustibles et les coûts de financement. En conclusion : « Les études montrent clairement qu'en conjuguant différentes sources d'énergies renouvelables et en élargissement géographiquement les zones de ressources on pourrait avantageusement atténuer la variabilité des approvisionnements et diminuer les incertitudes d'alimentation des réseaux électriques. »

Il ne faut pas oublier que le scénario le plus optimiste fonctionne à condition que la demande mondiale connaisse un ralentissement significatif. Il s’inscrit donc dans l’idée d’une division par quatre (pour l’occident et par deux pour la planète des émissions de carbone d’ici 2050.

C’est ce à quoi nous travaillons avec notre plan énergie : réduire nos consommations énergétiques et faire le choix des énergies renouvelables via l’achat de certificats verts.

Si vous êtes tentés par la lecture des 24 pages du résumé (en anglais), vous pouvez la télécharger ici

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La réduction des déchets, c'est toute l'année !

Posté par Delphine SMAGGHE, le 06/12/2010
Catégorie : Déchets , Emballages
Tags : réduction, déchets, croisillon, ademe

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La semaine européenne de réduction des déchets s’est achevée la semaine dernière. Comme chaque année, cette semaine a constitué un temps fort de l’action et de la sensibilisation menée en Europe en matière de réduction des déchets.

Le recyclage, le compostage, la méthanisation... sont autant de méthodes de traitement des déchets qui occupent de plus en plus le devant de la scène. Mais qu’en est-il de l’amont ? Avant même de s’occuper du traitement des déchets, quelles initiatives sont mises en place pour en réduire la quantité produite ?

En 2007, lors de la concertation que nous avons menée pour régler le problème des emballages abandonnés dans la nature, nous avons bien compris qu’une réduction des emballages (poids, nombre, volume, etc.) est indispensable avant même d’inciter les clients à agir. Et cela, à la fois par pragmatisme (moins d’emballages, c’est moins de déchets, donc moins de risque d’en retrouver sur la chaussée !) et par souci d’exemplarité (en prenant en compte notre responsabilité dans ce problème, nous montrons aux clients que nous agissons à la base du problème).

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C’est pour progresser dans ce sens que nous avons développé le croisillon (plateau compartimenté remplaçant les boîtes Best of et les sachets individuels) et que nous poursuivons nos études (changement des matériaux, réduction des grammages, nouveaux concepts d'emballages, etc.), notamment dans le cadre de projets innovants menés avec des universités (http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2010/11/05/...).

Et pour me tenir informée des innovations dans ce domaine, je visite régulièrement le site Internet Réduisons vite nos déchets ! http://www.reduisonsnosdechets.fr/ mis en place par l’Ademe pour les collectivités, les entreprises et les citoyens.

 

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