Doha, ce n’était pas encore ça !

Posté par Delphine SMAGGHE, le 12/12/2012
Catégorie : Climat , Stratégie environnementale
Tags : doha, climat, négociations internationales, accord, kyoto

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Des avancées modestes mais indispensables pour les plus optimistes (ministère de l’écologie), l'une des plus mauvaises conférences sur le climat de l'histoire (Sandrine Bélier, Eurodéputée Europe Ecologie – Les Verts, sur Terra Eco)... Pour ceux qui n’en attendaient rien la conférence de Doha n’aura pas déçu. Au terme de deux semaines de négociations et 24 heures de prolongation, les négociations sur le climat ont finalement abouti à un accord minimal imposé de façon chaotique samedi 8 décembre à Doha.

Un bilan qu’aucun pays n’a osé juger satisfaisant et qui confirme le manque de volonté politique d'agir avec détermination pour lutter contre un réchauffement climatique qui s’accélère.

Le premier enjeu de Doha était de pérenniser le protocole de Kyoto, seul traité international contraignant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Grâce à l'Union européenne (UE), ils ont obtenu la survie du protocole de Kyoto de 2012 à 2020. Une prolongation qui ne concerne qu'une infime partie des pays développés (Union Européenne, Australie, Islande, Norvège et Suisse), et à peine 15 % des émissions des gaz à effet de serre. Ils ont aussi fixé le calendrier pour arriver à un accord global applicable en 2020 pour tous les pays du monde sans exception.

La France est candidate pour organiser la Cop 21 en 2015, qui après la Cop 19 prévue fin 2013 en Pologne puis la Cop 20 en 2014 en Amérique du Sud, sera chargée d'accoucher de cet accord global. La Chine et les Etats-Unis, les deux plus gros pays émetteurs de gaz à effet de serre, seraient cette fois impliqués, ainsi que tous les pays émergents (Brésil, Inde...).

Quant aux pays les plus pauvres – premières victimes du changement climatique en cours – ils continueront d’attendre les milliards de dollars dont ils ont besoin pour construire des digues ou compenser les pertes de récolte liées aux sécheresses à répétition.

Si minime soit-il, l’accord permet de maintenir les négociations onusiennes sous respiration artificielle en attendant une étincelle... Et le texte peut tout de même servir de socle pour le futur accord de 2015. C’est le verre à moitié plein.

Pour en savoir plus :

Réseau Action Climat de France

Novethic infos


Après avoir réalisé deux Bilans Carbone ® en 2005 et en 2008, nous nous sommes fixé un objectif de réduction de 20% d’émissions de GES entre 2005 et 2020 sur notre périmètre global, c'est-à-dire, en intégrant les activités en restaurant mais aussi en amont nos filières d'approvisionnement et en aval les émissions générées par nos clients. Cet objectif global implique un effort soutenu des restaurants, soit une réduction de 60% sur ce périmètre. Nous avons mis en place un mode de suivi régulier qui nous permet d’avoir une vision au plus juste de la réalité des émissions des restaurants et de piloter nos plans de progrès avec précision. Il alterne remontées mensuelles d’informations et points d’étapes effectués tous les 3 ans par un bureau d’études spécialisé. Le troisième Bilan Carbone® réalisé en 2011 fait apparaître des résultats  encourageants : ils montrent, en comparaison avec 2005, une baisse simultanée des  émissions par transaction sur chacun des deux périmètres : -34,7 % sur le périmètre restaurant et -2 % sur le périmètre global.


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Un accord signé à Cancun

Posté par Delphine SMAGGHE, le 13/12/2010
Catégorie : Climat
Tags : négociations internationales, changement climatique

Cette 16ème Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur le changement climatique s’est finalement conclue par un accord, ce qui n’était pas gagné d’avance. En effet, plusieurs sujets-clés divisaient les quelques 200 pays réunis au Mexique depuis le 29 novembre dernier, dont celui de la suite à donner au Protocole de Kyoto.


Finalement – et c’est là la limite de l’accord obtenu – il a été décidé de traiter ces sujets l’année prochaine. L’accord de Cancun n’est toutefois pas vide de toute substance. Ainsi, comme le précise Nathalie Kosciusko-Morizet dans un communiqué de presse du ministère : « L'accord obtenu comporte des avancées concrètes notamment en matière de lutte contre la déforestation, de transfert de technologies et de financement ». En effet, les pays ont su se mettre d’accord sur un plan visant à élaborer un Fonds Vert Climatique, des mesures pour protéger les forêts tropicales, de façons de partager les technologies d’énergie propre et l’aide aux nations en développement à s’adapter au changement climatique. 


Seule la Bolivie a refusé de se joindre à cet accord, jugeant les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés trop faibles. Cette décision ne fait pas échouer l’accord trouvé mais sera quand même notée dans le rapport final de cette Conférence des Parties que j'attends de pouvoir lire en détails.

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Plus que 3 jours…

Posté par Delphine SMAGGHE, le 08/12/2010
Catégorie : Autre , Climat
Tags : négociations internationales, changements climatiques

… pour trouver un accord à Cancun et dépasser l’échec de Copenhague.

Cela fait plus d’une semaine que les négociateurs du monde entier sont réunis au Mexique afin de définir les engagements que devront prendre les Etats pour lutter contre le changement climatique après 2012, date de clôture de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto.

Mais avant de se mettre d’accord sur des chiffres, encore faut-il se mettre d’accord sur la prise d’engagement en elle-même ! Et c’est là que le bât blesse…

En effet, les pays en développement souhaitent que le Protocole de Kyoto ne reste contraignant que pour les pays industrialisés. La Chine a ainsi annoncé que « sans une deuxième période d’engagement des pays développés, il ne pourra pas y avoir de résultat du tout » à Cancun.

La responsabilité historique des pays industrialisés en matière d’émissions de gaz à effet de serre a en effet été prise en compte à travers le Protocole de Kyoto. Alors que la Chine est aujourd'hui le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre, doit-on continuer à ne raisonner qu’en « pays industrialisés » et en « pays en développement », ou en termes d’émissions historiques ? Est-il envisageable de limiter la hausse des températures à 2 °C, comme préconisé par le GIEC, sans un engagement de la Chine et des Etats-Unis ?

Ce sont toutes ces interrogations qui bloquent le travail des négociateurs et tout le monde compte aujourd’hui sur les ministres de l’environnement, arrivés en début de semaine, et sur leur participation aux différents groupes de travail.

La 16ème Conférence des Parties (COP 16) à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques se termine vendredi. Et nous sommes loin de savoir ce qui en sortira…

 

Pour mieux comprendre les enjeux de la Conférence de Cancun, je vous conseille cet article très complet > http://www.tnova.fr/note/les-enjeux-post-copenhague-de-la...

 

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CANCUN, UNE OUVERTURE EN TOUTE DISCRÉTION...

Posté par Delphine SMAGGHE, le 29/11/2010
Catégorie : Climat
Tags : négociations internationales, changement climatique

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Un an après le sommet très médiatisé de Copenhague, les négociations sur le changement climatique redémarrent aujourd'hui à Cancun, au Mexique. Les média en parlent beaucoup moins... Pourtant les enjeux sont bien réels. Ainsi, une première estimation réalisée par 30 spécialistes et publiée dans la revue « Nature » montre qu'en 2010 les émissions mondiales de CO2 liées à la combustion d'énergies fossiles devraient progresser de 3 % si les prévisions de croissance de 4,8 % se confirment. En 2009, elles avaient baissé de 1,3 % par rapport à 2008.

Vous pouvez participer au chat organisé à 11h sur LeMonde.fr par Emmanuel Guérin, directeur du programme climat de l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) : Cancun, un sommet pour rien ?

http://www.lemonde.fr/planete/chat/2010/11/26/cancun-un-sommet-pour-rien_1445224_3244.html

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En attendant Copenhague…

Posté par Delphine SMAGGHE, le 27/08/2009
Catégorie : Climat
Tags : ges, après-kyoto, négociations internationales

Une nouvelle fois, du 10 au 14 août, la ville de Bonn a accueilli de nombreux responsables de gouvernement et des experts scientifiques pour poursuivre les négociations internationales sur le climat et préparer la conférence de Copenhague de décembre prochain. Une nouvelle fois, les débats sont restés difficiles entre pays développés et en voie de développement. En cause deux sujets récurrents : le partage des efforts à concéder des uns et des autres et la mobilisation des ressources financières nécessaires aux transferts de technologie et à l'adaptation aux changements climatiques des pays en voie de développement notamment. Ces derniers refusent de s'engager dans la lutte contre les émissions de GES, tant que les pays riches ne se montreront pas plus ambitieux, étant donné leur responsabilité historique en la matière. Une nouvelle fois, les discussions ont peu progressé et les contours de l'après-kyoto restent flous.

D'autres rendez-vous internationaux sur le climat sont prévus avant Copenhague en octobre, en novembre, mais aussi le 22 septembre prochain à New York lors du sommet des Nations Unies sur le changement climatique. Espérons qu'ils verront émerger cette fois-ci des avancées et des engagements forts.  

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