Du poisson issu de pêcheries durables labellisées MSC

Posté par Delphine SMAGGHE, le 18/07/2012
Catégorie : Développement durable , Filières Qualité , Stratégie environnementale
Tags : poisson, pêche durable, pêcheries, évaluations, certification, label, écolabel, msc, référentiel

poisson, pêche durable, pêcheries, évaluations, certification, label, écolabel, MSC, référentielC’est une initiative qui concerne la totalité des approvisionnements européens de McDonald’s en poisson blanc. Cabillaud, églefin, hoki et colin d’Alaska utilisés pour les recettes au poisson dans les 7 000 restaurants McDonald’s répartis dans 40 pays d’Europe sont désormais issus de pêcheries vérifiées selon le référentiel MSC. Le logo MSC qui apparaîtra sur les emballages de nos produits à base de poisson signifie que les pêcheries qui nous fournissent sont évaluées par un organisme de certification et des experts indépendants.

Je rappelle que le MSC (Marine Stewardship Council) est une organisation internationale à but non lucratif créée en 1997 pour encourager les pratiques de pêche durables et faire évoluer le marché mondial des produits de la mer avec l’ensemble des acteurs de la filière pêche Son programme d’éco labellisation : garantir la pérennité des stocks de poissons, la préservation des écosystèmes et une bonne gestion des zones de pêche, selon des critères scientifiques stricts et rigoureux.

Le contexte est posé, place au débat... J’anticipe en répondant à certaines questions que vous brûlez certainement de poser. Il en restera, je n’en doute pas !

Pour commencer, à quoi ça sert ?

Ce n’est absolument pas anecdotique : notre taille et les volumes que nous achetons ont incontestablement une incidence sur l’amélioration des pratiques qui permettent aux stocks de se renouveler. Les stocks naturels des océans de la planète sont dans un triste état. Selon la FAO, 50% des réserves mondiales de poisson (les 200 espèces les plus consommées) sont pleinement exploitées, ce qui ne laisse pas d’autre choix que de reconstituer les stocks. Les entreprises ont un rôle à jouer dans la transformation du marché des produits de la mer et la préservation des ressources marines. Avec le label MSC, nous sommes la première entreprise dans le secteur de la restauration rapide en Europe à s’approvisionner en poisson blanc certifié durable.

Et pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour arriver à cette certification ?

Pour nous, la démarche devait d’abord concerner l’ensemble de nos approvisionnements à l’échelle européenne. Cela explique en partie le temps nécessaire à l’obtention de la certification mais pas seulement. Nous aurions pu aller plus vite en choisissant une solution plus simple : tourner le dos à nos fournisseurs de poissons « conventionnels » pour s’approvisionner directement auprès de pêcheries certifiées MSC. Nous avons plutôt choisi d’accompagner nos fournisseurs à la mise en place de meilleures pratiques de pêche et nous avons mis en place en 2003 notre propre politique de pêche durable. La certification MSC est donc la reconnaissance de critères déjà en place chez nos fournisseurs. En parallèle des évaluations indépendantes annuelles réalisées dans le cadre de notre politique de pêche durable, l’organisme chargé de la certification par MSC effectue des audits de surveillance. Trois ans après la certification initiale, la pêcherie sera réévaluée.

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à poser d’autres questions !

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Produits et marques "écolo" : la perception des citoyens évolue

Posté par Delphine SMAGGHE, le 26/07/2010
Catégorie : Communication
Tags : greenwashing, étude, label, publi

J'ai lu il y a quelques jours les résultats de l'étude 2010 "ImagePower® Green Brands Survey".

Depuis 4 ans, cette étude analyse, dans plusieurs grands pays du monde, les perceptions qu’ont les citoyens des produits écologiques et des grandes marques.

La consultation de près de 9 000 citoyens indique que ces derniers se préoccupent de plus en plus des questions environnementales majeures, à commencer par celle du changement climatique. C'est une préoccupation majeure pour les chinois, les allemands, les indiens, les américains, les anglais et les français (ces derniers étant aussi très sensibles à la qualité de l'air). Ce constat est le même en Australie, même si c'est la question de l'eau qui inquiète le plus la société civile.

Autre information intéressante : il apparait que les consommateurs français en ont marre des publicités à arguments « verts »… Au point d'être dissuadés d'acheter des produits écologiques. Pour s’y retrouver entre tous ces arguments « green », ils font le choix de labels et de certifications (gage de sérieux pour 63 % d'entres eux).

Se pose alors la question du « greenwashing ». Qu’y a-t-il exactement derrière ce terme ? Et surtout, peut-on objectivement le mesurer ? La définition de Wikipedia nous donne une première indication sur le sujet : « Il s’agit d’un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc.) dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été investi en publicité verte que pour de réelles actions en faveur de l'environnement ». Pour ma part, je considère qu’une entreprise qui a développé une démarche environnementale concrète et globale – c’est-à-dire qui prend en compte l’ensemble de ses impacts sur l’environnement, même ceux indirectement liés à son activité tels que les impacts de ses fournisseurs – est légitime pour communiquer sur ses efforts environnementaux en toute transparence même si, comme le montre l’étude, la méfiance des consommateurs est croissante…

Pour plus d’infos, voici un lien vers le site de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) et vers l’Observatoire indépendant de la publicité.

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