Le marché noir du bois tropical

Posté par Delphine SMAGGHE, le 05/10/2012
Catégorie : Autre
Tags : bois, illégal, tragic, pnue, marché noir, emballages, certification, forêt

Interpol et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), ont rendu public la semaine dernière un rapport intitulé « Carbone vert, marché noir ». Le trafic illégal de bois représente entre 30 et 100 milliards de dollars par an (de 23 à 77 milliards d'euros) et atteint 15 à 30% du commerce global du bois. C’est ce que dévoile cette enquête menée à grande échelle, qui révèle que l’ampleur du problème dépasse de loin les données avancées en mars dernier par la Banque Mondiale. Pourquoi ? Essentiellement parce que ce rapport fait état d’importantes opérations de blanchiment qui n’étaient pas comptabilisées jusqu’alors.

Ce marché noir concerne essentiellement l'Amazonie, l'Afrique centrale et l'Indonésie. Braconniers et trafiquants de bois sont de mieux en mieux organisés, des réseaux puissants se sont créés capables de méthodes sophistiquées de recel et de blanchiment. C’est ce qui intéresse Interpol. Ce trafic entraîne une augmentation d’autres types de crimes, comme des assassinats, des agressions violentes et des atrocités commises contre les habitants autochtones qui vivent dans ou grâce aux forêts, estime Interpol. L'exploitation illégale a lieu en majorité dans les régions en conflit. Derrière ces mafias on trouve aussi des mouvements armés.

Il va sans dire la lutte contre la déforestation ne bénéficie pas de cette situation préoccupante. L’ampleur du trafic met en péril la lutte contre le changement climatique et constitue une menace de plus pour la biodiversité.

Le rapport propose des pistes de lutte contre ce commerce illégal. Interpol a, depuis deux ans, intensifié sa lutte contre la criminalité verte et a ainsi développé avec le PNUE un projet pilote appelé LEAF (Assistance pour l’application de la loi en faveur des forêts) pour mieux lutter contre l’exploitation illégale et la criminalité forestière organisée. L'Union européenne a décidé de bannir le bois illégal du marché européen l'année prochaine, en s'appuyant notamment sur le Plan d'action FLEGT (Forest Law Enforcement, Governance and Trade). Les professionnels devront s'assurer de la légalité des bois et des produits importés.

Sur fond de corruption, de carences du droit international et d’impunité pour les trafiquants dans la plupart des pays, la lutte promet d’être serrée...

Plus d’infos sur Le Monde Planète et sur Novethic.

Qu’en est-il du bois utilisé pour nos emballages ? Près de 90% sont en papier et en carton (matériaux issus de ressources renouvelables). Les fibres utilisées se répartissent entre fibres vierges et fibres recyclées à part sensiblement égales. Les fibres vierges proviennent majoritairement (76% pour McDonald’s France) de forêts certifiées (FSC ou PEFC). Les bois utilisés pour la construction et l’agencement des restaurants sont également certifiés FSC ou PEFC.

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Du poisson issu de pêcheries durables labellisées MSC

Posté par Delphine SMAGGHE, le 18/07/2012
Catégorie : Développement durable , Filières Qualité , Stratégie environnementale
Tags : poisson, pêche durable, pêcheries, évaluations, certification, label, écolabel, msc, référentiel

poisson, pêche durable, pêcheries, évaluations, certification, label, écolabel, MSC, référentielC’est une initiative qui concerne la totalité des approvisionnements européens de McDonald’s en poisson blanc. Cabillaud, églefin, hoki et colin d’Alaska utilisés pour les recettes au poisson dans les 7 000 restaurants McDonald’s répartis dans 40 pays d’Europe sont désormais issus de pêcheries vérifiées selon le référentiel MSC. Le logo MSC qui apparaîtra sur les emballages de nos produits à base de poisson signifie que les pêcheries qui nous fournissent sont évaluées par un organisme de certification et des experts indépendants.

Je rappelle que le MSC (Marine Stewardship Council) est une organisation internationale à but non lucratif créée en 1997 pour encourager les pratiques de pêche durables et faire évoluer le marché mondial des produits de la mer avec l’ensemble des acteurs de la filière pêche Son programme d’éco labellisation : garantir la pérennité des stocks de poissons, la préservation des écosystèmes et une bonne gestion des zones de pêche, selon des critères scientifiques stricts et rigoureux.

Le contexte est posé, place au débat... J’anticipe en répondant à certaines questions que vous brûlez certainement de poser. Il en restera, je n’en doute pas !

Pour commencer, à quoi ça sert ?

Ce n’est absolument pas anecdotique : notre taille et les volumes que nous achetons ont incontestablement une incidence sur l’amélioration des pratiques qui permettent aux stocks de se renouveler. Les stocks naturels des océans de la planète sont dans un triste état. Selon la FAO, 50% des réserves mondiales de poisson (les 200 espèces les plus consommées) sont pleinement exploitées, ce qui ne laisse pas d’autre choix que de reconstituer les stocks. Les entreprises ont un rôle à jouer dans la transformation du marché des produits de la mer et la préservation des ressources marines. Avec le label MSC, nous sommes la première entreprise dans le secteur de la restauration rapide en Europe à s’approvisionner en poisson blanc certifié durable.

Et pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour arriver à cette certification ?

Pour nous, la démarche devait d’abord concerner l’ensemble de nos approvisionnements à l’échelle européenne. Cela explique en partie le temps nécessaire à l’obtention de la certification mais pas seulement. Nous aurions pu aller plus vite en choisissant une solution plus simple : tourner le dos à nos fournisseurs de poissons « conventionnels » pour s’approvisionner directement auprès de pêcheries certifiées MSC. Nous avons plutôt choisi d’accompagner nos fournisseurs à la mise en place de meilleures pratiques de pêche et nous avons mis en place en 2003 notre propre politique de pêche durable. La certification MSC est donc la reconnaissance de critères déjà en place chez nos fournisseurs. En parallèle des évaluations indépendantes annuelles réalisées dans le cadre de notre politique de pêche durable, l’organisme chargé de la certification par MSC effectue des audits de surveillance. Trois ans après la certification initiale, la pêcherie sera réévaluée.

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à poser d’autres questions !

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Labels environnement où en est-on ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 22/04/2010
Catégorie : Communication
Tags : qualité, certification, marque

EcoJournal 2008.jpgJe viens de lire le dossier "dans la jungle des labels" du dernier Terra-éco, il décrit bien la situation à laquelle nous sommes tous confrontés pour choisir aujourd'hui un produit plutôt qu'un autre. Dans une liste non-exhaustive, Terra-eco dénombre pas moins d'une dizaine de labels rien que pour les produits alimentaires ; il en existe aussi dans le domaine de la mode, du papier ou encore de la construction, soit pas moins d'une quarantaine de sigle a total. Derrière chaque label, des informations et critères différents pris en compte. Il est ainsi bien souvent difficile de les connaître tous et d'en apprécier vraiment la signification.

Que cherchent - ils à mettre en avant : la qualité, le respect de l'environnement , le commerce équitable, les 3 (...) ? S'agit-il d'une initiative privée ou publique? S'agit-il d'une autodéclaration, d'une obligation réglementaire ou du gage de l'application d'un cahier des charges ? Comment l'information est vérifiée ou certifiée ? l'article donne une description claire et interessante des differents labels .

Quid chez McDonald's ?

Pour certains achats, nous nous appuyons sur des labels après des études nous permettant de juger de la pertinences des démarches et initiatives. Nous choisissons ainsi des produits alliant des exigences de qualité et de respect de l'environnement, ou dans certains cas de conditions sociales . Je pense notamment à notre café Rainforest Alliance, au bois de contruction FSC ou PEFC, à nos imprimeurs Imprim'Vert, à nos approvisionnements en poissons MSC, et plus recemment le label AB pour notre yaourt a boire et notre jus de pomme. D'autres encore sont en projet comme l'obtention de la certification HQE sur certains de nos restaurants. Les labels et les engagements qu'ils impliquent représentent ici des garanties pour nous comme pour le consommateur.

Mais il ne faut pas non plus perdre de vue que le label n'est pas tout, et que l'absence de labellisation ne signifie pas absence de règles ou de cahier des charges. Par exemple, chez McDonald's nous ne disposons pas d'une certification à proprement parlé pour nos produits agricoles, il n'en demeure pas moins que nos matières premières sont rigoureusement sélectionnées pour répondre à des exigences de traçabilité, de qualité, de maîtrise de la sécurité sanitaire, de respect de l'environnement, de bien-être animal, d'écoute des attentes du consommateur. Pour cela, nous avons mis en place un référentiel de bonnes pratiques de culture et d'élevage, que nous appelons le socle commun de qualité agricole, sur chacune de nos principales filières d'approvisionnements : blé, pomme de terre, salade, tomate, pomme, poulet, boeuf et porc.

On le voit bien les labels offrent des garanties intéressantes pour se repérer et choisir les bons produits à condition de bien s'y connaître. Et vous, choisissez-vous vos produits en fonction des labels ? Pensez-vous qu'il s'agit d'une véritable marque de confiance ?

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