Les troisièmes Assises nationales de la biodiversité

Posté par Delphine SMAGGHE, le 11/07/2013
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Tags : biodiversité

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Les troisièmes Assises nationales de la biodiversité se sont tenues à la Cité des Congrès de Nantes la semaine dernière. Plus de 700 personnes se sont réunies : associations, experts, élus, agents territoriaux, ONG représentants des entreprises...

Le programme des assises était basé sur 3 thèmes : biodiversité et territoires, valeurs de la biodiversité, changements et dynamiques. Il y fut aussi question de la loi-cadre qui verra le jour dans quelques mois et précèdera la création d’une agence nationale dédiée à la biodiversité, prévue pour 2014.

En plus d'ateliers techniques sur la santé des sols ou l'impact du changement climatique sur nos espaces naturels, des débats d'idées ont porté, l'un sur la possibilité d'une agriculture biologique intensive, l'autre sur la surpêche.

Bien sûr, il est un peu tard pour y assister, mais vous trouverez un compte-rendu sur la page de la bloggeuse Anne-Sophie Novel, ainsi que quelques interviews de personnalités présentes.

Espèces menacées, la liste rouge

Toujours sur le thème de la biodiversité, L'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) dévoile la mise à jour 2013 de sa liste rouge.  Cette liste compte désormais 70.294 espèces végétales et animales dont 20.934 sont menacées d'extinction. Avec 1.039 espèces menacées au niveau mondial présentes sur son territoire, en métropole et en outre-mer, la France fait partie des 10 pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces animales et végétales menacées et détient le triste classement de 5ème au rang des pays les plus concernés.

Pour plus d’information sur le site du Comité français de l’UICN : la liste rouge mondiale et en France des espèces menacées..

Depuis 2009, la biodiversité fait partie des 4 objectifs de notre stratégie agroécologique et des mesures pour favoriser le maintien de la biodiversité sont en test dans certaines des 30 fermes et parcelles de référence. Plus d’infos sur notre site Données Corporate.

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Hyderabad : promesses tenues en faveur de la biodiversité

Posté par Delphine SMAGGHE, le 22/10/2012
Catégorie : Autre , Développement durable
Tags : biodiversité, onu, conférence, international, financement, négociations, diversité, convention, ressources naturelles

Une note d’espoir est ressortie de la conférence d’Hyderabad sur la diversité biologique, phénomène assez rare dans le monde des sommets internationaux au chevet de la planète où les négociations ont plutôt tendance à piétiner. D’autant que le sujet ne semble pas passionner grand monde, il faut bien le dire...

Il y a deux ans, à Nagoya (Japon) vingt objectifs ambitieux pour 2020 avaient été adoptés dans le but d’enrayer l'érosion toujours plus rapide des espèces végétales et animales. Mais la question centrale du financement de ces objectifs avait été reportée. Et c’était là le principal enjeu, et le gros point de blocage attendu, de la conférence d’Hyderabad : donner une substance financière à ces engagements pour qu’ils ne tombent pas aux oubliettes.

A Hyderabad, un compromis a été trouvé : les pays développés doubleront d’ici 2015 leur effort financier vers les pays en développement pour les aider dans leurs programmes de préservation de la biodiversité. Ils maintiendront leur contribution au moins à ce niveau jusqu’en 2020. En contrepartie, les pays en développement devront fournir des garanties sur l'utilisation des fonds et mettre eux-mêmes en œuvre des stratégies nationales et des moyens pour préserver la biodiversité. Un heureux dénouement dont il était permis de douter quelques heures plus tôt tant les négociations étaient tendues.

Une lacune est toutefois pointée dans cet accord : aucun chiffre n’a pour l’instant été cité. Le doublement est supposé être calculé à partir d’une moyenne des sommes affectées à la biodiversité entre 2006 et 2010, mais personne ne sait trop de quelles sommes on parle et quels sont les besoins des pays en développement. Cet accord montre malgré tout que la communauté internationale est encore capable de volontarisme en matière d’environnement. Hyderabad n'a pas remis en cause les promesses de Nagoya. Pays développés et pays en développement ont accepté d’assouplir leurs positions initiales et de faire un geste, grâce à quoi pour la première fois un objectif financier international est fixé en faveur de la biodiversité.

Et puis la conférence a aussi permis des progrès pour la protection des espèces marines en haute mer, de plus en plus exposées aux pêcheurs et aux compagnies pétrolières. Une cinquantaine de zones considérées comme sensibles dans le Pacifique, dans les Caraïbes et en Méditerranée ont été définies. Elles doivent servir de base à la constitution d'éventuelles aires marines protégées.

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La conférence d’Hyderabad sur la diversité biologique

Posté par Delphine SMAGGHE, le 10/10/2012
Catégorie : Autre
Tags : biodiversité, onu, conférence, diversité, convention, ressources naturelles

CDB_Hyderabad_logo.pngC’est à Hyderabad, dans le sud de l’Inde, que se déroule en ce moment (du 8 au 19 octobre) la onzième réunion de la Convention sur la diversité biologique (CDB). Cette convention de l’ONU a été adoptée il y a 20 ans au Sommet de la Terre de Rio, tout comme la convention sur les changements climatiques, bien qu’elle suscite un intérêt médiatique généralement plus modéré que cette dernière.

L’enjeu n’en est pas moins crucial. L’érosion de la biodiversité ne se limite pas à la disparition des espèces, elle a des impacts économiques. Les écosystèmes fournissent gratuitement quantité de richesses : purification de l'eau, recyclage de l'oxygène et du carbone, fertilité des sols, production alimentaire, pêcheries, développement de médicaments... De nombreux secteurs dépendent de la bonne santé des milieux.

D’où l’importance de la mission des 160 pays membres rassemblés : concrétiser les engagements pris à Nagoya (Japon) en 2010, autrement dit accélerer la ratification du protocole adopté alors «sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation». Il s’agit en clair d’éviter le pillage des ressources naturelles du Sud à des fins industrielles au profit du Nord. Et ce n’est pas gagné : seuls six pays ont ratifié ce texte, qui nécessite 50 ratifications pour entrer en vigueur.

Autre point délicat, le plan stratégique pour la biodiversité adopté à Nagoya autour de 20 objectifs à atteindre pour 2020 et qui sont plus que jamais d’actualité, entre autres réduire le rythme actuel d'appauvrissement de tous les habitats naturels, éviter la surexploitation des stocks de poissons, étendre les aires protégées terrestres et maritimes... Il faut encore le décliner en plans d’actions concrets. Les différentes parties doivent rendre compte de l’état d’avancement de leurs politiques en la matière, mais les choses n’ont pas vraiment progressé.

Et bien sûr, l’épineuse question du financement nécessaire pour atteindre ces objectifs sera certainement un point de crispation. « Oui, nous sommes confrontés à une crise financière, mais les périodes de crise sont les meilleures occasions pour opérer des changements significatifs dans la façon dont nous agissons », a argumenté le directeur exécutif de la CDB. Au vu de l'érosion toujours plus rapide des espèces et des écosystèmes, le temps presse, c’est un air connu quand on parle d’environnement.

Chaque pays doit mettre en place une stratégie nationale pour la biodiversité, ce qu'a fait la France l'an dernier, sans pour autant en arrêter clairement le financement. Rappelons que la France possède le deuxième domaine maritime mondial.

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Conférence environnementale : on attend la suite !

Posté par Delphine SMAGGHE, le 19/09/2012
Catégorie : Autre , Développement durable
Tags : conférence environnementale, transition énergétique, biodiversité

Dans l’ensemble, le discours d’ouverture du président de la République a surpris par son ambition et (un peu) rassuré les ONG et les écologistes : fermeture de la centrale de Fessenheim fin 2016, rejet de sept permis d’extraction de gaz de schiste, utilisation des fonds de la Banque publique d’investissement pour financer la transition écologique de l’économie, création d'une Agence nationale de la biodiversité... Les mesures immédiates annoncées en clôture par le Premier ministre, même si elles laissent certaines parties prenantes sur leur faim, sont considérées comme encourageantes... Par ailleurs, les tables rondes qui ont réuni près de 300 participants en quelques heures n’ont pas favorisé les échanges. Bref, une étape est franchie mais il reste de nombreuses attentes sur la suite à donner et des inquiétudes, notamment sur le financement de cette transition écologique. Une feuille de route plus précise doit être envoyée dans la semaine à l’ensemble des ministres.

La transition énergétique est l’un des grands chantiers ouverts par la conférence. Un « grand débat » s’ouvrira dans les prochaines semaines (sans précision de date), avec au bout un projet de loi sur la transition énergétique qui sera présenté au parlement « avant l’été 2013 ». Des mesures immédiates ont été annoncées en clôture par le Premier ministre : la tarification progressive de l’énergie, le soutien au développement de véhicules sobres, la rénovation thermique du parc immobilier, de nouveaux appels d’offres sur l’éolien en mer et le solaire de grande capacité...

Du côté de la biodiversité, la principale annonce est la création en 2013 de l’agence nationale, très attendue des ONG. Le gouvernement souhaite mettre un frein à l’artificialisation des sols, ce qui devrait être précisé dans un prochain projet de loi. L’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes reste tout de même une pierre dans son jardin... On peut noter aussi le maintien du moratoire sur la mise en culture des OGM. Une « pause » est prévue dans le développement des agrocarburants pour contrer la hausse des prix agricoles.

Petite synthèse de ces mesures (et de quelques oublis) dans cet article de Terra Eco.

Et aussi sur Le Monde Planète.

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Conférence environnementale : un nouvel élan ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 13/09/2012
Catégorie : Autre , Développement durable , Energie
Tags : conférence environnementale, ong, grenelle, transition énergétique, biodiversité, écologie, fiscalité écologique, gouvernance

Cinq ans après le démarrage du Grenelle, la « conférence environnementale pour la transition écologique » sera ouverte vendredi 14 septembre au matin par le président de la République et conclue le 15 après-midi par le Premier ministre. À la différence du Grenelle, six collèges de participants, et non pas cinq, seront autour de la table : État, collectivités locales, ONG, employeurs, salariés, auxquels s’ajoutent les parlementaires. Les participants discuteront autour de cinq tables rondes : transition énergétique, reconquête de la biodiversité, risques sanitaires environnementaux, fiscalité écologique et gouvernance environnementale.

Le bilan du Grenelle ? Pas vraiment enthousiasmant...

Un rapport commandé par Delphine Batho, ministre de l’écologie, dresse un bilan plutôt mitigé l'état écologique de la France depuis le lancement du Grenelle de l'environnement en 2007, sur une trentaine d’indicateurs. En résumé, il y a du bon et du moins bon, mais on est encore loin des ambitions premières.

Du côté des résultats encourageants, les Français prennent plus souvent le bus et le train et la part des transports en commun dans les déplacements des voyageurs a augmenté depuis 2006. On enregistre un léger mieux dans la consommation d’énergie des logements (mais loin de l’objectif initial.) Les ménages rejettent toujours moins de déchets et les trient de plus en plus, et sur ce plan les objectifs du Grenelle seront tenus avant l'heure.

Le moins bon, maintenant, voire pas bon du tout : la division par quatre des gaz à effet de serre dans les transports d’ici 2020 est plus que compromise. Les émissions sont reparties à la hausse après un creux en 2009 pour cause de crise économique. Le volume d'énergie consommée en France pour se chauffer a diminué, mais pas suffisamment, et la part des ressources renouvelables dans le bouquet énergétique progresse trop lentement. L'usage des pesticides augmente et le niveau d'artificialisation des sols, lié notamment à l'étalement urbain, dépasse le seuil fixé...

Sur le rapport, plus d’information sur Le Monde Planète et Les Echos.fr

Les ONG abordent cette conférence dans un esprit constructif, bien qu’elles aient manifesté tout d’abord un enthousiasme plutôt tiède. Elles s’opposent, d’une manière générale, à l’argument de la crise économique pour retarder des mesures jugées essentielles et urgentes, notamment sur les thèmes sensibles comme la transition énergétique et la biodiversité. Elles insistent sur les moyens qui ont manifestement fait défaut pour réaliser les objectifs du Grenelle. Greenpeace, après avoir exposé les raisons de ses réticences dans une série de billets, a pris la décision de « jouer le jeu de la concertation ». La conférence environnementale doit d'abord servir à fixer une méthode et à tracer une feuille de route pour les cinq ans à venir. Souhaitons que l’ouverture et la transparence attendue soit au rendez-vous...

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Biodiversité : la France figure parmi les 5 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées

Posté par Delphine SMAGGHE, le 05/07/2012
Catégorie : Autre , Développement durable
Tags : biodiversité, espèces menacées, extinction, france

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a rendue publique la dernière mise à jour de sa Liste rouge des espèces menacées, à la veille de la conférence de Rio. Elle montre que 19 817 espèces sont menacées d’extinction sur les 63 837 étudiées. Un nouveau cri d’alarme sur le déclin rapide de la biodiversité.

L’UICN nous rappelle que les espèces ont une valeur économique et assurent des services irremplaçables et indispensables à notre bien-être. Par exemple, le service rendu aux hommes par les pollinisateurs est évalué à 200 milliards de dollars par an. Les médicaments proviennent de plantes médicinale qui disparaissent. Les amphibiens jouent aussi un rôle vital dans la mise au point de nouveaux médicaments, et près de la moitié de ces espèces sont menacées d'extinction. Sans parler des impacts de la surpêche et des espèces invasives...

Et la France ? Avec 983 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, elle figure au cinquième rang des pays les plus concernés, après l'Équateur, la Malaisie, les États-Unis et l'Indonésie... Et devant le Mexique, l'Inde, la Chine, l'Australie, le Brésil !

Cette position peu enviable s’explique surtout par la très forte biodiversité abritée par les collectivités françaises d’outre-mer, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française en tête. Elles sont situées dans des points chauds de la biodiversité mondiale, c’est-à-dire des régions très riches en espèces mais également très menacées. Mais la France métropolitaine aussi est concernée, avec 215 espèces mondialement menacées recensées. Parmi elles, l'Esturgeon européen (en danger critique), le Vautour percnoptère (en danger) ou encore la Violette de Rouen (en danger critique)

Vous trouverez ici le communiqué du Comité français de l’UICN.

Et aussi un article sur le site Actus-Environnement.

L’Union internationale pour la conservation de la nature, fondée en 1948 à Fontainebleau, est une alliance de plus de 1000 organismes membres et 11000 experts, présents dans plus de 160 pays. C’est la seule organisation environnementale qui dispose du statut d’observateur auprès de l’ONU.

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Le restaurant McDonald’s de Revel, premier restaurant en France certifié HQE™ Construction

Posté par Delphine SMAGGHE, le 29/06/2012
Catégorie : Construction , Eau , Energie
Tags : hqe, construction, réduction, eau, énergie, biodiversité

C’est une première en France pour un bâtiment du secteur de la restauration : le restaurant McDonald’s de Revel, en Haute-Garonne, a reçu en mai dernier la certification NF Bâtiments Tertiaires-Démarche HQE (Haute qualité environnementale) pour la Construction. Elle est délivrée par Certivea, filiale du Centre scientifique et technique du bâtiment, qui valide ainsi la réduction des impacts environnementaux de l’ensemble du projet en prenant en compte les différentes étapes de la vie du bâtiment et de ses utilisateurs. Le restaurant a donc été conçu selon un cahier des charges particulièrement exigeant, y compris dans le choix des matériaux et des procédés de construction ou la gestion du chantier.

La consommation en eau du bâtiment est réduite de moitié par rapport à un bâtiment standard, grâce à des urinoirs « secs » et des récupérateurs d’eau de pluie (voir mon récent billet sur le sujet).

Côté énergie, les panneaux photovoltaïques installés sur le toit du restaurant couvriront 60% des besoins de l’éclairage, intérieur et extérieur. Les équipements de chauffage et de climatisation des locaux par air pulsé utilisent des pompes à chaleurs hautement performantes. Tout l’éclairage est équipé d’ampoules basse consommation ou de LEDs fonctionnant selon la luminosité extérieure.

Pour préserver la biodiversité, c’est une végétation locale, non invasive, non allergène et accueillante pour la faune qui a été plantée sur les voies, les parkings et les terrasses. Des fossés de réinjection pour les eaux pluviales dans les nappes phréatiques ont été creusés, et aménagés en zones de biodiversité protégée.

La qualité sanitaire de l’air intérieur a fait l’objet d’une attention particulière et un bilan électromagnétique complet a démontré que les normes et recommandations usuelles sont largement respectées.

Cette certification récompense les efforts conjugués du franchisé et de notre  département Construction nationale. C’était un réel défi technique, car il s’agissait de se calquer sur un référentiel « générique » qui n’était pas initialement adapté à notre secteur d’activité. Elle constituera une feuille de route pour nos futurs restaurants.

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Les 20 ans du réseau Natura 2000

Posté par Delphine SMAGGHE, le 28/05/2012
Catégorie : Autre , Développement durable
Tags : biodiversité, préservation, sites, réseau natura 2000, écologie, habitats naturels, oiseaux

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En mai 1992, les États membres de l'Union européenne adoptaient la directive « Habitats » visant la préservation des habitats naturels de la faune et de la flore sauvage. Cette directive prévoyait la constitution et la préservation d’un réseau européen de sites naturels : le Réseau Natura 2000.

Vingt ans après, le réseau français comporte 1.753 sites (protection des oiseaux et des zones naturelles) représentant 12,5 % du territoire. Soit 6,9 millions d'hectares terrestres et 4 millions d'hectares marins.

L’association France Nature Environnement (FNE) a dressé un état des lieux du dispositif en France à l’occasion de ce vingtième anniversaire. Pour faire court : la mise en œuvre a été (et reste encore) difficile, nous avons pris un certain retard, et les inégalités entre régions restent fortes. En 2013, la France va devoir présenter à la Commission européenne une évaluation de l'état des habitats et des espèces. La dernière étude, qui date de 2007, avait montré une situation globalement défavorable.

Contrairement la plupart de ses voisins européens, la France a privilégié la contractualisation pour protéger ces sites, plutôt que la réglementation. Ce dispositif était novateur à l’époque, et continue d’être pertinent, estime FNE. Mais les sites désignés peinent à mettre en place leurs « plans de gestion », qui ne sont véritablement opérationnels que pour un peu plus de la moitié d’entre eux. Pour l’association « Natura 2000 mérite vraiment d'être mieux considéré car c'est un outil qui peut aider à réaliser la transition écologique tout en assurant le maintien d’un tissu économique et social dans les territoires. »

Pour en savoir plus :

- le site de FNE (un dossier complet à télécharger)

- le site du Ministère de l’écologie

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Appels à projets : une étude sur la biodiversité dans la filière blé

Posté par Delphine SMAGGHE, le 24/05/2012
Catégorie : Appel à projets Environnement , Stratégie environnementale
Tags : biodiversité, appel à projets, filière blé

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Je vous ai parlé le mois dernier de l’un des deux projets en cours dans le cadre de nos appels à projets, consacré à l’étude d’un plan de déplacement entreprise.

Le second est un projet d’étude sur la biodiversité dans la filière blé. Réalisé par un groupe d’étudiants d’AgroParisTech, il se déroule sur une période de deux ans (d’octobre 2011 à octobre 2013) sur la Ferme Expérimentale de Grignon. Située dans les Yvelines), cette ferme sert de support aux activités d’enseignement et de recherche d’AgroParisTech

Après avoir dressé un état des lieux des espèces présentes sur plusieurs parcelles de production de blé, les étudiants vont y expérimenter différentes pratiques agronomiques permettant de favoriser la biodiversité : planter des haies, mettre en place des jachères apicoles, semer des bandes de légumineuses-graminées et tester des méthodes de fauche en bordure de champs... Ils mesureront ensuite l’évolution de l’état de la biodiversité liée à la mise en œuvre de ces pratiques en poursuivant les suivis déjà en place à Grignon et en prenant en compte de nouveaux indicateurs.

Il s’agit de déterminer si l’amélioration de la biodiversité ne se fait pas au détriment d’autres paramètres. Les étudiants s’intéresseront aussi aux performances techniques et économiques. Ils examineront les bénéfices agronomiques liés à l’amélioration de la biodiversité. Certains oiseaux et insectes (mésanges bleues, coccinelles...), par exemple, sont des « auxiliaires de culture » : ils aident naturellement à lutter contre les parasites ou les maladies des cultures, ou favorisent la pollinisation (abeilles...). La mise en jachère des terres restaure la fertilité des sols, etc.

L’observation de la variation des populations demande du temps, tout comme l’installation de dispositifs d’amélioration, d’où les deux ans de projet. La période de suivi a commencé au mois de février.

Ce sujet est très important pour notre stratégie agroécologique : la contribution au maintien de la biodiversité fait partie des objectifs issus des concertations agricoles de 2009. Ce projet nous permettra notamment de croiser ces résultats avec ceux mis en œuvre sur les fermes de référence.

Par ailleurs, pour ceux qui seraient intéressés, la Ferme de Grignon est ouverte au public (étables, bergerie, laiterie...) et des visites guidées sont organisées pour les établissements scolaires.

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Dans une province de Chine, les abeilles remplacées par des pollinisateurs humains

Posté par Delphine SMAGGHE, le 14/05/2012
Catégorie : Autre , Développement durable
Tags : biodiversité, stratégie agorécologique, abeilles

J’ai eu l’occasion de voir il y a quelques jours cet extrait du film « Le silence des abeilles » de Doug Shultz diffusé sur « National Géographic » en 2008.

Cela se passe au sud de la province du Sichuan, en Chine. Une région qui vit de la culture de la poire. Au début des années 80, l’utilisation non contrôlée de pesticides a anéanti toutes les abeilles de la région et tué toutes les plantes à pollen qui subvenaient à leurs besoins. Conséquence, un effondrement de la production fruitière. Alertée par les fermiers, Pékin leur a répondu, en substance, que c’était à eux de prendre la relève des abeilles.

Et c’est ce qu’ils ont fait ! Des centaines d'ouvriers agricoles fécondent eux-mêmes les fleurs des poiriers, une à une... Une tâche, on l’imagine bien, minutieuse et lente. Un homme pollinise 30 arbres par jour là où la capacité d’une ruche est 3 millions de fleurs en une journée. Une tâche évidemment plus coûteuse aussi : remplacer les abeilles par des ouvriers pollinisateurs aux États-Unis représenterait la somme impressionnante de 90 milliards de dollars par an. Et même en Chine, une telle solution ne pourrait être pérenne. Les jeunes émigrent en masse vers les villes et la main d’œuvre se raréfiera à terme.

Un exemple qui illustre bien à quel point se préoccuper de biodiversité n’est pas un détail. Ce sujet est très important pour notre stratégie agroécologique : il fait partie des priorités issues des concertations agricoles de 2009. Dans ce cadre, les agriculteurs travaillent avec les territoires pour établir des cartographies des zones favorables à la biodiversité (habitats, zone de nidification...) et effectuent des suivis de la faune et la flore grâce à des protocoles simplifiés : comptage, reconnaissance des chants ... La biodiversité fait aussi l’objet d’un projet d’étude mené par des étudiants d’AgroParisTech dans le cadre du dernier appel à projets.

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