Loi Grenelle 2 : où en est-on après un an ?
Posté par Delphine SMAGGHE (Webmaster), le 04/07/2011
Catégorie : Autre , Climat , Construction , Développement durable
Tags : grenelle, loi, décrets, bilan, bâtiments, agriculture, biodiversité
La loi Grenelle 2 a été adoptée il y a tout juste un an. Elle détaillait concrètement les engagements pris dans le Grenelle 1 sur l’isolation des bâtiments, l’agriculture bio, la mobilité urbaine ou encore la protection des espèces et des écosystèmes...
Deux députés se sont penchés sur un premier bilan, assez mitigé de son application. Un an après le vote, moins d’un tiers des décrets d’application sont entrés en vigueur. Le calendrier est serré : pas moins de 130 décrets restent à finaliser pour le gouvernement avant la fin de l’année. Ce retard dans le démarrage viendrait d’un temps de gestation très long pour certains des décrets les plus complexes. Le rapport publié par les députés dénonce aussi un « manque criant de moyens humains et financiers » pour assurer le suivi de la loi : un seul administrateur de l’Assemblée nationale, aidé d’une stagiaire, pour suivre la publication de 189 décrets ! Autre écueil : les conditions de la concertation. Certaines parties prenantes déplorent des délais courts pour se prononcer, des remarques prises en compte ou écartées sans justification…
Les rapporteurs soulignent « le poids des lobbies », qui ont parfois vidé la loi de son contenu. Le décret sur le bilan carbone des entreprises, par exemple, ne concerne désormais que leurs émissions directes, alors que les émissions indirectes peuvent représenter jusqu’à 80% des émissions totales des entreprises ! Par ailleurs, le gouvernement n’a pas réalisé ou communiqué certains rapports attendus sur des sujets stratégiques, comme celui sur l’une des mesures phares visant à recenser les dispositions fiscales pouvant nuire à la biodiversité. Le rapport salue cependant le volet « gouvernance » qui répond aux attentes de décentralisation croissante de la politique énergétique, avec des acteurs locaux très impliqués ».
Le gouvernement a malgré tout assuré que la moitié des décrets serait publiée dans l’été et la totalité fin 2011.
Le Muséum d'Histoire Naturelle recherche des « observateurs de papillons »
Posté par Delphine SMAGGHE (Webmaster), le 28/06/2011
Catégorie : Autre , Développement durable
Tags : biodiversité, papillons, jardins, observatoire

Si vous avez la chance de posséder un jardin, ou si vos vacances vous en rapprochent, vous pouvez répondre à l’appel de l'Observatoire de la Biodiversité des jardins. Tout le monde peut participer, petits et grands, débutants et experts, à la ville comme à la campagne. Les papillons sont de précieux indicateurs de la qualité des milieux naturels, et donc de la santé de nos écosystèmes. Mais les données disponibles sont insuffisantes, les biologistes professionnels étant trop peu nombreux. D’où l’utilité d’un réseau d’amateurs pour alimenter en données les observatoires de la biodiversité, en étroite collaboration avec des scientifiques. Le terrain d’observation est loin d’être négligeable : les jardins couvrent plus d’un million d’hectares en France, soit 4 fois la superficie de toutes les réserves naturelles métropolitaines réunies !
L'Observatoire de la Biodiversité des Jardins est piloté par le Muséum National d'Histoire Naturelle et l'association Noé Conservation. Il existe déjà depuis plusieurs années, mais depuis le lancement de la saison 2011, la participation des observateurs est moins importante que les autres années. L’Observatoire compte donc sur la mobilisation accrue des observateurs, même si le nombre de papillons rencontrés peut sembler faible et lance un « appel à témoins ».
Le principe est simple, les volontaires observent et recensent les papillons dans les jardins (mais ça marche aussi pour les escargots, les bourdons et les coléoptères !), et envoient leurs observations par Internet. Vous choisissez un petit coin de France, votre jardin, celui de votre voisin ou de votre grand-mère, vous regardez les papillons, vous les identifiez, vous les comptez et vous transmettez vos observations. On peut participer une fois ou régulièrement, il n’y a pas d’engagement, il n’est pas nécessaire de connaître déjà les papillons : on vous fournit toutes les informations nécessaires.
Inscrivez votre jardin et découvrez la marche à suivre sur le site de Noé Conservation.
Biodiversité et économie : une question d’interdépendance
Posté par Delphine SMAGGHE (Webmaster), le 08/06/2011
Catégorie : Filières Qualité
Tags : biodiversité, écologie, services écologiques, écosystèmes, préservation, préserver
Orée, créée en 1992, rassemble entreprises, collectivités et gestionnaires, associations professionnelles et environnementales, organismes académiques et institutionnels pour développer une réflexion commune sur les meilleures pratiques environnementales et mettre en œuvre des solutions concrètes pour une gestion intégrée de l'environnement à l'échelle des territoires. Gaël Gonzalez y est chargé de mission Économie et biodiversité, et nous lui avons demandé d’intervenir sur ce sujet à l'occasion d'une de nos réunions filières le 25 mai dernier. Je lui ai proposé de résumer pour vous cette intervention en lui posant quelques questions.
Vous avez évoqué la nécessité d’une approche systémique de la biodiversité. De quoi s’agit-il concrètement ?
La biodiversité ne se limite pas aux espèces visibles. La plus grande partie de la biodiversité est « invisible ». Cette notion couvre la diversité génétique et spécifique, mais aussi la diversité des interactions des organismes vivants entre eux et avec leur environnement physique (biodiversité écosystémique). Nous devons prendre conscience de notre dépendance vis-à-vis des services écologiques, c'est-à-dire les bénéfices que l’on tire de la biodiversité et du bon fonctionnement des écosystèmes : l’interaction avec l’ensemble du monde vivant nous est vitale. C’est d’elle que nous tirons notre alimentation, nos matériaux de construction, nos combustibles, nos fibres textiles… De cette interaction dépend aussi la pollinisation, la qualité de l’eau et de l’air, la régulation du climat, de l’érosion des sols, des maladies... Sans oublier que les écosystèmes constituent un cadre de vie et qu’il ne faut pas sous-estimer l’importance de leur préservation d’un point de vue culturel et éthique.
Quels sont les risques d’une dégradation de ces « services écologiques » ?
Cette dégradation met en danger le bien-être de l’humanité, voire sa survie, et augmentera de manière significative d’ici 2050. C’est ce qu’a montré une étude clef, le Millenium Ecosystem Assessment parue en 2005. Le rythme d’extinction des espèces est 10 à 100 fois supérieur au rythme d’extinction naturel et va en s’accélérant. En 50 ans, l’Homme a modifié les écosystèmes plus rapidement et plus profondément que durant toute période comparable de l’histoire de l’humanité. La dégradation des services écologiques a aussi un coût financier : elle pourrait représenter jusqu’à 7% du PIB mondial en 2050.
Quel intérêt ont les entreprises à se préoccuper de biodiversité?
Le monde de l’entreprise n’évolue pas indépendamment de celui du vivant : la biodiversité conditionne les activités économiques, et celles-ci influencent à leur tour l’évolution de la diversité du vivant. La biodiversité est à la fois source de profits et de coûts, d’où l’importance cruciale d’une réflexion sur son intégration aux stratégies d’entreprises. Les opportunités sont nombreuses: sécuriser les chaines d’approvisionnement, se différencier des concurrents et attirer de nouveaux clients, réduire les dépenses liées aux achats et augmenter l’efficience des processus, développer et mettre sur le marché de nouvelles technologies peu impactantes, pénétrer de nouveaux marchés, anticiper les évolutions réglementaires...
Les pistes de solutions ?
Il y en a beaucoup, qui vont de la création de nouveaux produits et services à la mise en place de nouveaux modèles de rémunération. Le « Bio mimétisme » par exemple, s’inspire du vivant et de son fonctionnement (économe en énergie, matériaux locaux, les déchets des uns sont les ressources des autres…) pour repenser les produits et le métabolisme des entreprises et des territoires. On peut faire avancer les choses si chacun prend ses responsabilités et travaille en coopération avec les autres acteurs du territoire pour préserver la biodiversité. Par exemple : les agriculteurs travaillent avec les autres activités économiques implantées sur le bassin versant, les associations de pêcheurs et les collectivités afin de le préserver voire d’en restaurer la biodiversité ; les transformateurs travaillent avec leur fournisseur pour relocaliser les approvisionnements et développer des produits écologiques...
Sur le site d’Orée , vous pouvez retrouver toute l’actualité de la thématique biodiversité ainsi que les publications d’Orée.
Biodiversité : faites entendre votre voix!
Posté par Delphine SMAGGHE (Webmaster), le 07/04/2011
Catégorie : Développement durable
Tags : biodiversité, ministère, consultation

Vous pouvez donner votre avis sur les priorités de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) pour 2011-2020 et proposer des actions concrètes.
De quoi s’agit-il ?
La SNB 2011-2020 prend la suite de la SNB adopté en 2004. Elle donne un cadre général aux politiques publiques et aux stratégies des acteurs de la société civile en faveur de la biodiversité pour les dix années à venir (2011-2020). Elle sera présentée le 19 mai par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre en charge de l’Écologie, trois jours avant la journée mondiale de la biodiversité.
Une triple ambition :
- préserver et restaurer, renforcer et valoriser la biodiversité,
- en assurer l’usage durable et équitable,
- réussir l’implication de tous et de tous les secteurs d’activité.
Une consultation citoyenne
Cette consultation est organisée par le ministère du Développement durable qui souhaite associer les citoyens à l’élaboration de cette stratégie 2011-2020. Il s’agit d’une consultation en ligne qui se déroule du 22 mars au 15 avril 2011. N’attendez plus pour donner votre avis, il ne reste que quelques jours !
Ici > http://enqueteur.dgaln.developpement-durable.gouv.fr/inde...
Les avis et propositions recueillis seront soumises au ministère et à un Comité d'experts, qui étudieront dans quelle mesure il est possible de les intégrer dans le texte de la SNB, et sous quelle forme. Vous pourrez trouver les résultats de cette consultation sur le site Internet du ministère et conformément à la Charte de l’environnement, une nouvelle consultation du public sera effectuée sur le texte complet de la SNB après le 22 mai 2011.
La préservation de la biodiversité, un des axes prioritaires de notre stratégie agro-écologique
Posté par Delphine SMAGGHE (Webmaster), le 04/03/2011
Catégorie : Alimentation , Filières Qualité
Tags : biodiversité, stratégie agro-écologique, salon de l'agriculture

La semaine dernière, au salon de l'agriculture, nous avons rencontré la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO). Ensemble, nous avons d’abord évoqué la question des approvisionnements de McDonald’s en œufs et le bien-être des poules pondeuses. Depuis plusieurs années, les œufs utilisés pour notre offre petit déjeuner et pour les salades proviennent de fermes d’élevage dans lesquelles les poules sont libres de se déplacer et non plus en cage.
Nous avons également profité de cette rencontre pour parler de biodiversité. D’abord sur la partie restaurant avec l’exemple du jardin de curé du restaurant de Plaisance du Touch mis en place en 2008. Pour ce projet nous avions reçu l’appui technique de la LPO pour l’installation de nichoirs à oiseaux et le choix des espèces végétales locales à planter notamment .
Aujourd’hui, la biodiversité est aussi l’un des quatre objectifs de notre stratégie agroécologique et la LPO est intéressée pour suivre nos actions en la matière sur nos différentes filières agricoles : plantation de haies et de jachères mellifères ou diversité des espèces cultivées... Nous aurons alors sans doute l'occasion dans les semaines et les mois qui viennent de rediscuter avec la LPO. Nous pourrons ainsi vérifier aussi, grâce à son expertise, la pertinence des actions testées sur les fermes de référence blé, bœuf, pomme de terre, poulet, salade, pour protéger les espèces végétales et animales ainsi que leurs habitats.




