Dépasser le Facteur 4 en 2050, c’est possible ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 14/02/2011
Catégorie : Energie
Tags : émissions de ges, énergie renouvelable, éolien, hydroélectricité

éolien, hydraulique, renouvelable

C’est possible et cette réduction des émissions de gaz à effet de serre peut même atteindre 91% ! C’est ce qu’affirme l’Öko Institut (Institut allemand d’écologie appliquée) dans une étude commandée par les Verts européens intitulée : "Scénario Vision 2050 pour l’Union européenne".

Pour atteindre cet objectif ambitieux (comparé à l’objectif déjà ambitieux mais néanmoins indispensable de -75% fixé par l’UE pour 2050), l’institut de Fribourg s’appuie sur 3 piliers : un maximum d’énergie d’origine renouvelable, une efficacité énergétique grandement accrue et une industrie décarbonée.

Vous pouvez trouver ici une présentation plus détaillée de ces 3 piliers (http://www.journaldelenvironnement.net/article/91-de-co2-....

Le point que je tenais à souligner concerne l’augmentation considérable de la part du renouvelable dans le mix énergétique communautaire. Le "Scénario Vision 2050" considère que la part des énergies renouvelables dans l’approvisionnement global en énergie primaire devra atteindre 90% en 2050 (en passant par 20% en 2020 et 40% en 2030).

L’Öko Institute considère en effet qu’il n’est pas envisageable de réduire considérablement les émissions de GES de l’UE sans passer par cet objectif ambitieux de décarbonisation du secteur énergétique (qui dépasse les 24% en 2050 fixés par l’exécutif communautaire). En effet, c’est cette décarbonisation qui permettra de réduire les émissions liées à la production et à la consommation d’énergie mais aussi celles liées aux bâtiments et aux transports (qui seront électriques).

En couvrant 100% des consommations énergétiques des restaurants via des certificats verts, McDonald’s France encourage le développement de filières de production d’électricité d’origine renouvelable. Nous avons fait le choix d’un mix énergétique très diversifié (hydroélectricité, éolien, biogaz, photovoltaïque) dont l’approvisionnement se fait à partir de petites unités de production réparties sur l’ensemble du territoire français. Et nous avons ajouté une clause d'additionnalité qui nous assure qu'une partie des fonds générés par les certificats verts est réinvestie dans l'amélioration environnementale de leurs moyens de production ou dans le développement de leur capacité de production d'énergies renouvelables.

Retrouvez l’étude de l’Öko Institut (en anglais) > ici (http://www.oeko.de/oekodoc/1113/2011-004-en.pdf)

 

Commentaires (0) | Ajouter un commentaire |