Il paraît que les hommes polluent plus que les femmes...

Posté par Delphine SMAGGHE, le 01/05/2011
Catégorie : Climat , Développement durable
Tags : émissions de ges, pollution

C’est ce que montre un certain nombre d’études récentes, et notamment celle réalisée en France par Factor X, un bureau de conseil en stratégie climatique et développement durable. D'après ses conclusions, les femmes françaises produisent chaque jour 32,3 kilos d'émissions de CO2 en moyenne, les hommes 39,3 kilos. Une autre étude, menée par deux chercheuses, l’une suédoise l’autre finlandaise, dans quatre pays (Allemagne, Grèce, Norvège et Suède) confirme ces différences. Les femmes consomment, en moyenne, plus d’énergie en vêtements, articles de ménage ou nourriture, mais aussi pour l’hygiène et la santé.

Pourquoi les hommes émettent-ils plus de CO2 ? Parce qu’ils manifestent un goût plus prononcé pour les boissons traitées et les produits carnés. Ils vont plus souvent au restaurant aussi, semble-t-il... Mais ce qui plombe vraiment leur bilan, c’est la voiture, qu’ils utilisent plus souvent et pour des trajets plus longs. L’ensemble des études montre d’ailleurs que les femmes européennes, qu’elles soient célibataires ou mariées, actives ou non, sont dans leur majorité plus disposées à utiliser les transports publics.

L'Institut allemand de Potsdam pour la recherche sur les impacts climatiques dresse le même constat. Selon lui, le fait que l'homme soit plus pollueur que la femme est en grande partie dû au rôle qu'il joue au sein de la société. La parité entre hommes et femmes peu à peu acquise devrait alors progressivement effacer cette différence. Soit, mais dans quel sens ? Les hommes pollueront moins ou les femmes pollueront plus ?

Rien dans tout cela ne bouleverse véritablement les idées reçues, en somme : les femmes font plus souvent le ménage et les hommes chérissent leur voiture ! Mais j’avais envie vous faire partager ce petit clin d’œil...

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Dépasser le Facteur 4 en 2050, c’est possible ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 14/02/2011
Catégorie : Energie
Tags : émissions de ges, énergie renouvelable, éolien, hydroélectricité

éolien, hydraulique, renouvelable

C’est possible et cette réduction des émissions de gaz à effet de serre peut même atteindre 91% ! C’est ce qu’affirme l’Öko Institut (Institut allemand d’écologie appliquée) dans une étude commandée par les Verts européens intitulée : "Scénario Vision 2050 pour l’Union européenne".

Pour atteindre cet objectif ambitieux (comparé à l’objectif déjà ambitieux mais néanmoins indispensable de -75% fixé par l’UE pour 2050), l’institut de Fribourg s’appuie sur 3 piliers : un maximum d’énergie d’origine renouvelable, une efficacité énergétique grandement accrue et une industrie décarbonée.

Vous pouvez trouver ici une présentation plus détaillée de ces 3 piliers (http://www.journaldelenvironnement.net/article/91-de-co2-....

Le point que je tenais à souligner concerne l’augmentation considérable de la part du renouvelable dans le mix énergétique communautaire. Le "Scénario Vision 2050" considère que la part des énergies renouvelables dans l’approvisionnement global en énergie primaire devra atteindre 90% en 2050 (en passant par 20% en 2020 et 40% en 2030).

L’Öko Institute considère en effet qu’il n’est pas envisageable de réduire considérablement les émissions de GES de l’UE sans passer par cet objectif ambitieux de décarbonisation du secteur énergétique (qui dépasse les 24% en 2050 fixés par l’exécutif communautaire). En effet, c’est cette décarbonisation qui permettra de réduire les émissions liées à la production et à la consommation d’énergie mais aussi celles liées aux bâtiments et aux transports (qui seront électriques).

En couvrant 100% des consommations énergétiques des restaurants via des certificats verts, McDonald’s France encourage le développement de filières de production d’électricité d’origine renouvelable. Nous avons fait le choix d’un mix énergétique très diversifié (hydroélectricité, éolien, biogaz, photovoltaïque) dont l’approvisionnement se fait à partir de petites unités de production réparties sur l’ensemble du territoire français. Et nous avons ajouté une clause d'additionnalité qui nous assure qu'une partie des fonds générés par les certificats verts est réinvestie dans l'amélioration environnementale de leurs moyens de production ou dans le développement de leur capacité de production d'énergies renouvelables.

Retrouvez l’étude de l’Öko Institut (en anglais) > ici (http://www.oeko.de/oekodoc/1113/2011-004-en.pdf)

 

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Les chiffres clés du climat en France et dans le Monde

Posté par Delphine SMAGGHE, le 11/02/2011
Catégorie : Climat
Tags : chiffres, repère, climat, émissions de ges

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Chaque année, CDC Climat Recherche produit en partenariat avec le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL).

 

Au programme = une quarantaine de pages compilant des données chiffrées relatives au phénomène scientifique du changement climatique, aux émissions de gaz à effet de serre, en particulier celles de CO2 liées aux usages énergétiques, et aux politiques économiques mises en place pour limiter ces émissions.

 

Vous pouvez retrouver l'édtion 2011 ici http://www.cdcclimat.com/IMG/pdf/chiffres_cles_du_climat_...

 

Bonne lecture !

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Electricité verte, comment choisir ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 07/09/2009
Catégorie : Energie
Tags : émissions de ges, garanties d'origine, certificats verts

Pour faire fonctionner nos restaurants, nous utilisons principalement de l'électricité. Pour réaliser des économiser d'énergie, nous encourageons l'utilisation des énergies renouvelables en complément d'action de maîtrise des consommations et d'amélioration de l'efficacité énergétique de nos équipements. Depuis quelques mois, nous nous intéressons aussi de près aux offres d'électricité verte qui se développent depuis l'ouverture du marché de l'électricité voulue par l'union européenne. Pas si simple de s'y retrouver entre législation, obligation d'achats, garanties d'origine, certificats verts, ... d'autant qu'en France, la libéralisation du marché de l'électricité créé un petit bouleversement culturel dans un système jusqu'alors nationalisé et géré par un opérateur historique.   

Premiers éléments de réflexion

D'un point de vue réglementaire, tous les opérateurs doivent aujourd'hui proposer aux consommateurs - particuliers et entreprises - la fourniture de tout ou partie d'électricité verte produite à partir de l'éolien, du  photovoltaïque, de l'hydraulique, de la géothermie, ou du biogaz. Il s'agit là d'un système incitatif mis en place pour promouvoir la production d'électricité verte en favorisant l'installation de systèmes utilisant des énergies renouvelables. Pour cela les opérateurs peuvent choisir de produire eux-mêmes de l'électricité d'origine renouvelable, de l'acheter sur le marché à d'autres producteurs disposant de garanties d'origine ou encore d'acheter des certificats verts. Quelle différence entre garanties d'origine et certificats verts?

La garantie d'origine est payante et obtenue sur demande auprès du réseau public de transport de l'électricité, par les producteurs.  

Les certificats verts quant à eux relèvent d'une initiative privée. Leur gestion en France est assurée par un organisme de certification Observer, qui répond lui-même à une charte européenne établi par l'association RECs International (Renewable Energy Certificate System), soutenue par la commission européenne. Observ'er émet un certificat vert pour de 1 MWh de production verte et se charge ensuite de le transférer au fournisseur demandeur, puis de le détruire pour éviter qu'il ne soit vendu plusieurs fois.

Plusieurs choix s'offrent donc à nous aujourd'hui. Nous pouvons acheter directement à des producteurs des certificats verts ou souscrire à l'offre renouvelable d'un opérateur qui dispose de certificats verts ou de garanties d'origine.

Prochaine étape : bien étudier chacune des offres des fournisseurs et les analyser en fonction de nos objectifs environnementaux que sont la lutte contre le changement climatique et la préservation des ressources naturelles. Nous serons alors en mesure de faire un choix  cohérent au regard de notre exigence en matière de traçabilité et des démarches à entreprendre pour faire que l'ensemble de nos restaurants puisse y souscrire. A suivre.

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