Biodiversité et économie : une question d’interdépendance

08/06/2011

Orée, créée en 1992, rassemble entreprises, collectivités et gestionnaires, associations professionnelles et environnementales, organismes académiques et institutionnels pour développer une réflexion commune sur les meilleures pratiques environnementales et mettre en œuvre des solutions concrètes pour une gestion intégrée de l'environnement à l'échelle des territoires. Gaël Gonzalez y est chargé de mission Économie et biodiversité, et nous lui avons demandé d’intervenir sur ce sujet à l'occasion d'une de nos réunions filières le 25 mai dernier. Je lui ai proposé de résumer pour vous cette intervention en lui posant quelques questions.

Vous avez évoqué la nécessité d’une approche systémique de la biodiversité. De quoi s’agit-il concrètement ?

La biodiversité ne se limite pas aux espèces visibles. La plus grande partie de la biodiversité est « invisible ». Cette notion couvre la diversité génétique et spécifique, mais aussi la diversité des interactions des organismes vivants entre eux et avec leur environnement physique (biodiversité écosystémique). Nous devons prendre conscience de notre dépendance vis-à-vis des services écologiques, c'est-à-dire les bénéfices que l’on tire de la biodiversité et du bon fonctionnement des écosystèmes : l’interaction avec l’ensemble du monde vivant nous est vitale. C’est d’elle que nous tirons notre alimentation, nos matériaux de construction, nos combustibles, nos fibres textiles… De cette interaction dépend aussi la pollinisation, la qualité de l’eau et de l’air, la régulation du climat, de l’érosion des sols, des maladies... Sans oublier que les écosystèmes constituent un cadre de vie et qu’il ne faut pas sous-estimer l’importance de leur préservation d’un point de vue culturel et éthique.

Quels sont les risques d’une dégradation de ces « services écologiques » ?

Cette dégradation met en danger le bien-être de l’humanité, voire sa survie, et augmentera de manière significative d’ici 2050. C’est ce qu’a montré une étude clef, le Millenium Ecosystem Assessment parue en 2005. Le rythme d’extinction des espèces est 10 à 100 fois supérieur au rythme d’extinction naturel et va en s’accélérant. En 50 ans, l’Homme a modifié les écosystèmes plus rapidement et plus profondément que durant toute période comparable de l’histoire de l’humanité. La dégradation des services écologiques a aussi un coût financier : elle pourrait représenter jusqu’à 7% du PIB mondial en 2050.

Quel intérêt ont les entreprises à se préoccuper de biodiversité?

Le monde de l’entreprise n’évolue pas indépendamment de celui du vivant : la biodiversité conditionne les activités économiques, et celles-ci influencent à leur tour l’évolution de la diversité du vivant. La biodiversité est à la fois source de profits et de coûts, d’où l’importance cruciale d’une réflexion sur son intégration aux stratégies d’entreprises. Les opportunités sont nombreuses: sécuriser les chaines d’approvisionnement, se différencier des concurrents et attirer de nouveaux clients, réduire les dépenses liées aux achats et augmenter l’efficience des processus, développer et mettre sur le marché de nouvelles technologies peu impactantes, pénétrer de nouveaux marchés, anticiper les évolutions réglementaires...

Les pistes de solutions ?

Il y en a beaucoup, qui vont de la création de nouveaux produits et services à la mise en place de nouveaux modèles de rémunération. Le « Bio mimétisme » par exemple,  s’inspire du vivant et de son fonctionnement (économe en énergie, matériaux locaux, les déchets des uns sont les ressources des autres…) pour repenser les produits et le métabolisme des entreprises et des territoires. On peut faire avancer les choses si chacun prend ses responsabilités et travaille en coopération avec les autres acteurs du territoire pour préserver la biodiversité. Par exemple : les agriculteurs travaillent avec les autres activités économiques implantées sur le bassin versant, les associations de pêcheurs et les collectivités afin de le préserver voire d’en restaurer la biodiversité ; les transformateurs travaillent avec leur fournisseur pour relocaliser les approvisionnements et développer des produits écologiques...

Sur le site d’Orée , vous pouvez retrouver toute l’actualité de la thématique biodiversité ainsi que les publications d’Orée.

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Des mesures pour promouvoir une agriculture moins dépendante des produits chimiques

27/04/2011

Le plan Ecophyto, issu du Grenelle de l’environnement, ambitionne de réduire de moitié l’usage des pesticides au niveau national dans un délai de dix ans (2018).
C’est dans ce cadre que le ministre de l’Agriculture vient d’extraire 12 propositions d'un rapport parlementaire visant à développer les méthodes naturelles de protection des cultures. Il s'agit de la feuille de route « biocontrôle » que vous trouverez ici > http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/110420_Feuille_route_b...
Le biocontrôle est l’ensemble des méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels (insectes, bactéries…). Ces 12 mesures seront ainsi mises en œuvre au cours des deux prochaines années pour :
· encourager les agriculteurs à utiliser les pratiques de biocontrôle,
· promouvoir l’innovation pour le développement de nouvelles techniques sûres et efficaces,
· favoriser la mise sur le marché des produits de biocontrôle,
· mieux informer les professionnels et suivre le développement de ces usages.
Je suis de près ces avancées et plus spécifiquement le volet "acceptation" des solutions et des méthodes naturelles de protection des cultures. Elles font en effet partie des objectifs qui ont guidé la mise au point de programmes d’actions au cours des concertations agricoles que nous avons menées en 2009 / 2010. Certaines de ces techniques naturelles sont -ou vont être- testées dans des fermes de référence d'ici la fin de l'année.

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Que retenir du Salon de l'Agriculture 2011 ?

21/03/2011

Comme chaque année le salon a été un moment particulier d'échanges avec nos fournisseurs et nos parties prenantes. De quoi avons-nous parlé ?

DE NOTRE STRATEGIE AGRO-ECOLOGIQUE

Avec les agriculteurs, les éleveurs, les conseillers du ministère et les organisations professionnelles... De nombreux sujets ont été abordés : la volatilité des prix des matières premières, les bénéfices de notre politique de contractualisation, l'organisation et le fonctionnement de notre réseau de fermes de référence...

Avec les associations de protection de l'environnement et les chercheurs , nous avons discuté des pratiques agricoles que nous souhaitons tester puis mettre en œuvre dans nos filières pour réduire notre empreinte environnementale globale et améliorer le bien-être animal.

D’ENVIRONNEMENT

Autour des actions mises en place en restaurant pour réduire les consommations d'eau, d'énergie, gérer les déchets. Le programme emballages abandonnés et le partenariat entre franchisés et collectivités dans les territoires étaient à l’honneur. Nous avons accueilli sur le stand plusieurs de nos franchisés, leurs équipes et les élus des collectivités territoriales.

DE TOUT !

Le salon est aussi surtout un lieu de rencontres avec nos clients et les consommateurs, un moment opportun pour aborder tous les sujets qui les intéressent et toutes les questions qu'ils se posent sur nos filières d'approvisionnement.

Toutes ces rencontres sont très enrichissantes. Elles nous donnent à entendre et à écouter : attentes, encouragements et critiques ! Elles nous permettent d'identifier les points d'amélioration possible. C'est cela aussi qui nous donne envie de nous dépasser et de faire en sorte qu'une entreprise comme la nôtre aille plus loin sur tous ses champs de responsabilité.

Merci à tous les visiteurs du salon mais aussi à toutes nos équipes et aux fournisseurs qui ont répondu présents pendant 10 jours !

 

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La préservation de la biodiversité, un des axes prioritaires de notre stratégie agro-écologique

04/03/2011

biodiversité,stratégie agro-écologique,salon de l'agriculture

La semaine dernière, au salon de l'agriculture, nous avons rencontré la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO). Ensemble, nous avons d’abord évoqué la question des approvisionnements de McDonald’s en œufs et le bien-être des poules pondeuses. Depuis plusieurs années, les œufs utilisés pour notre offre petit déjeuner et pour les salades proviennent de fermes d’élevage dans lesquelles les poules sont libres de se déplacer et non plus en cage.

Nous avons également profité de cette rencontre pour parler de biodiversité. D’abord sur la partie restaurant avec l’exemple du jardin de curé du restaurant de Plaisance du Touch mis en place en 2008.  Pour ce projet nous avions reçu l’appui technique de la LPO pour l’installation de nichoirs à oiseaux et le choix des espèces végétales locales à planter notamment .

Aujourd’hui, la biodiversité est aussi l’un des quatre objectifs de notre stratégie agroécologique et la LPO est intéressée pour suivre nos actions en la matière sur nos différentes filières agricoles : plantation de haies et de jachères mellifères ou diversité des espèces cultivées... Nous aurons alors sans doute l'occasion dans les semaines et les mois qui viennent de rediscuter avec la LPO. Nous pourrons ainsi vérifier aussi, grâce à son expertise, la pertinence des actions testées sur les fermes de référence blé, bœuf, pomme de terre, poulet, salade, pour protéger les espèces végétales et animales ainsi que leurs habitats.

 

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Plusieurs initiatives, un objectif commun : réduire l'utilisation de pesticides

01/03/2011

 

J'ai eu l'occasion, tout au long de la semaine dernière de suivre Agrofil, le bulletin d’informations du Salon de l'Agriculture. A la une du numéro de vendredi dernier : la mise en place du réseau FERME DEPHY EcoPhyto regroupant 1 000 fermes de Démonstration, Expérimentation et Production de références sur les systèmes économes en PHYtosanitaires. Ce réseau vise à « contribuer à l’apprentissage des systèmes de culture économes en produits phyto, à leur démonstration et à leur développement ». Il s’étend sur toutes les filières de production agricole française, en partenariat avec de nombreux acteurs comme les chambres d’agriculture, les instituts techniques… 

Ces actions  s'incrivent dans le cadre du Plan EcoPhyto 2018 du gouvernement. Elles viendront sans doute nourrir notre travail sur le réseau des 25 fermes de référence mis en place depuis octobre dernier sur nos principales filières d’approvisionnement, et vice-versa. En effet la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires est l’un des moyens d’actions identifiés lors des concertations et nous avons déjà mis en test plusieurs pratiques dans ce sens comme l’utilisation d’éliciteurs sur nos parcelles expérimentales « blé ». Cela devrait nous permettre d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés : préserver la ressource en eau, favoriser la biodiversité et réduire les émissions de GES liés aux modes de production agricole.

Il est intéressant de voir que tous les acteurs se mobilisent et que les initiatives du gouvernement, des agriculteurs, des organisations agricoles ou encore des entreprises du secteur agroalimentaire  comme McDonald’s, vont dans le même sens. Elles accompagneront ainsi la mise en œuvre de la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) pour les exploitations agricoles, d’ici 2012.  Nous pourrons ainsi mutualiser les résultats obtenus par les uns et les autres pour réussir ensemble à réduire les impacts environnementaux des filières. 


 

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En direct de Salon de l'agriculture, J+3

22/02/2011

 

Après le week-end d'ouverture, ce sont maintenant les rendez-vous institutionnels qui commencent et vont s'échelonner tout au long de la semaine.

Nous avons rencontré aujourd'hui une personne du ministère de l'Agriculture qui est venu nous présenter la synthèse d'un travail de prospective intitulé "Prospective Agriculture Energie 2030" 
(l'agriculture face aux défis énergétiques). 
L'énergie est un enjeu crucial pour l'agriculture à double titre pour les exploitations agricoles : sur les questions d'optimisation des consommations d'énergie et sur le potentiel de production locale d'énergie.
Au cours des concertations que nous avons menés avec nos principales filières agricoles, nous avons notamment travaillé ces questions. 
Et il est intéressant de voir les correspondances qu'il y a entre cette synthèse du ministère et les programmes d'actions que nous avons engagés à la suite des concertations agricoles.
En termes d'orientations stratégiques, nous sommes exactement dans la même dynamique et dans l'anticipation des problématiques énergétiques dans le monde agricole
A titre d'exemple, parmi les 4 objectifs généraux et 13 objectifs opérationnels de la synthèse du ministère, certains d'entre eux sont formalisés à l'identique dans nos programmes d'actions mis en oeuvre depuis d'automne 2010 :
>Réduire la consommation d'énergies fossiles / concevoir et promouvoir des bâtiments et d'équipements agricoles économes en énergie, 
        -> objectif décliné dans la filière poulet 
>Faire de l'agriculture française un secteur moteur dans la production et la consommation d'énergies renouvelables / développer la production et l'autoconsommation d'Enr par les exploitations (notamment la méthanisation) 
        -> objectif  décliné au niveau des filières agricoles + restaurants
 
A demain ! 

 

Voir notre post sur la méthanisation > http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2008/11/24/...

 

Voir la synthèse complète du ministère >http://agriculture.gouv.fr/prospective-evaluation


 

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En direct du Salon de l’Agriculture : Jour 2

20/02/2011

Le grand public est toujours au RDV ce dimanche. Il découvre sur notre stand un quiz qui le guide pour découvrir ce que nous faisons sur les filières en matière de qualité, traçabilité et l’environnement.  

Le salon est également l’occasion pour les visiteurs de s’inscrire aux journées témoins qualité. Ces journées permettent à une quinzaine de personnes tirées au sort de découvrir les coulisses de McDonald’s et de visiter ses fournisseurs et agriculteurs en toute transparence. Pour cela, il suffit de remplir un formulaire sur une des bornes du stand.

En actu., aujourd’hui : un supplément de 4 pages dans le journal du Dimanche qui présente McDonald’s et nos partenariats avec le monde agricole.

Dès demain nous démarrons une semaine de rencontres avec les associations,  responsables politiques, acteurs des filières… A suivre.

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Concertations agricoles : plus de 100 personnes réunies pour la présentation des conclusions

15/10/2010

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Il y a 10 jours, nous avons réuni à Paris tous les acteurs qui ont été impliqués, de près ou de loin, dans notre processus de concertations agricoles. Plus d'une centaine d'acteurs a répondu présent ! Nous avons pu leur présenter les résultats du projet initié en mars 2009.

Pendant 18 mois, tous ces acteurs (nos fournisseurs bien sur, agricultuers, cooperative agricoles, acteurs de la filière bio, ONG, conseils régionaux, chercheurs et écoles...) nous ont accompagnés dans la recherche de solutions environnementales innovantes et j'en profite ici pour les remercier à nouveau.

Grâce à leur expertise et à leur implication, nous avons pu dépasser les controverses qui peuvent exister sur les questions agricoles et définir des programmes d'actions auxquels adhèrent maintenant chaque acteur de nos filières. Objectif : réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver les ressources en eau (quantité/qualité), améliorer le bien-être animal et favoriser la biodiversité et ce, pour 5 filières principales : le Boeuf, le Poulet, le Blé, la Pomme de Terre et la Salade.

Nous disposons ainsi aujourd'hui d'une véritable stratégie agroécologique solide à la hauteur des enjeux agricoles des 10 années à venir. Prochaine étape : tester sur le terrain les solutions trouvées... à suivre...

Merci encore

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2009, une année de croissance… pour les produits bio !

18/06/2010

« Quasi doublement des ventes », « croissance du marché »... Rares sont les secteurs qui peuvent se targuer d'échapper à la crise. Et pourtant, c'est le cas du secteur du bio qui affiche une belle progression en 2009, comme le précise le rapport annuel de l'agence bio (téléchargeable ici : http://www.agencebio.org/upload/actu/fichier/DPPtpsBIOval...).

+ 19 % : ventes des produits alimentaires bio par rapport à 2008 (3 milliards d'euros en 2009, ce qui représente 1,9 % des achats alimentaires)

+ 50 % : les achats bio ont plus que doublé en un an dans la restauration collective (92 millions d'euros)

+ 23,7 % : nombre d'exploitations bio en hausse par rapport à 2008 (16 446 en 2009, soient 30 installations en moyenne par mois)

+ 16 % : augmentation en 2009 de la surface cultivée en bio (677 513 ha), soient 2,46% de la surface agricole utilisée (SAU)

Ces chiffres sont sans doute, en partie, liés aux objectifs fixés par la loi Grenelle 1 : 20% de produits bio dès 2012 dans les cantines (contre 13% cette année), et 6% de la SAU en bio d'ici 2012, voire 20% en 2020.

Je trouve ces résultats intéressants en termes de pratiques agricoles vertueuses : les pratiques utilisées en agriculture biologique sont reconnues pour leur faible impact sur l'environnement, et la progression de la SAU dans ce sens est encourageante. Tout cela a également un impact indirect sur l'amélioration des pratiques agricoles en général. En effet, comme nous l'a montré le processus des concertations agricoles que nous menons actuellement (cf mon précédent post : http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2009/07/24/...), certaines pratiques de l'agriculture biologique, comme la lutte biologique par exemple, inspirent progressivement les filières conventionnelles, de plus en plus soucieuses de réduire leurs impacts environnementaux et de répondre aux réglementations.

Espérons que les objectifs du Grenelle soient atteints en 2012. Cela permettra d'augmenter les volumes de production et donc les opportunités pour des entreprises comme la nôtre de s'approvisionner en bio. A ce jour, les volumes d'ingrédients bio disponibles ne nous permettent pas, par exemple, de proposer de manière permanente un sandwich bio (rappelons tout de même qu'un yaourt et un jus de pomme bio viennent d'être lancés dans les Happy Meal®). Cela permettra aussi, je l'espère, de favoriser les approvisionnements locaux. Les chiffres de 2009 sont encourageants sur ce dernier point : les ventes de produits bio (+ 19 %) ont progressé plus vite que le taux d'importation (+ 9 %). Toutefois, près de 38% des produits bio vendus sont encore des produits importés, avec tout ce que cela implique en termes d'émissions de gaz à effet de serre liées au transport...

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Les concertations agricoles font leur chemin

24/07/2009

Comme vous le savez sans doute déjà, nous avons lancé lors du Salon International de l’Agriculture un  processus de concertations agricoles. Notre objectif : faire progresser avec nos principaux fournisseurs, les pratiques agricoles de nos filières sur un plan environnemental.

 

En parallèle du  travail de réflexion mené avec nos fournisseurs, nous avons réuni, les 7 et 8 juillet derniers, une quinzaine d’universitaires et de chercheurs, experts des problématiques « Agriculture & Environnement ». Avec eux, nous avons fait le tour des différentes controverses actuelles en matière de productions agricoles et des alternatives aujourd’hui proposées par le monde de la recherche.

Face aux impacts sur l’air, l’eau, le sol, la biodiversité, les consommations d’énergie liés à l’utilisation de pesticides, de fertilisants chimiques (…), des pistes de solutions intéressantes existent :  utilisation de moyens mécaniques, choix de variétés, travail sur l’itinéraire technique cultural, pratiques issues du cahier des charges de l’agriculture biologique …

En matière d’élevage bovin, par exemple, la méthanisation, le changement d’alimentation ou de système d’élevage (etc…) pourrait réduire de façon non négligeable les émissions de gaz à effet de McDo_concertagri_logo.jpgserre.

 

Prochain rendez-vous les 14 & 15 septembre prochains

 

A partir de ces travaux, nous organisons en septembre, un groupe d’évaluation interactive impliquant toutes les parties prenantes. Il fera notamment intervenir tous les maillons de la chaîne : nos fournisseurs (McCain, Lambweston, McKey, Crudi, Cargill, East Balt), les instituts techniques agréés, les syndicats et fédérations professionnelles, des groupements de producteurs, des associations et ONG environnementales, et des chercheurs…Il devra permettre de poursuivre nos réflexions et surtout de décliner sur chacune de nos filières des solutions efficaces et respectueuses de l’environnement avec tous les acteurs concernés « de la fourche à la fourchette ».

 

A suivre 

 

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