2009, une année de croissance… pour les produits bio !
18/06/2010
« Quasi doublement des ventes », « croissance du marché »... Rares sont les secteurs qui peuvent se targuer d'échapper à la crise. Et pourtant, c'est le cas du secteur du bio qui affiche une belle progression en 2009, comme le précise le rapport annuel de l'agence bio (téléchargeable ici : http://www.agencebio.org/upload/actu/fichier/DPPtpsBIOval...).
+ 19 % : ventes des produits alimentaires bio par rapport à 2008 (3 milliards d'euros en 2009, ce qui représente 1,9 % des achats alimentaires)
+ 50 % : les achats bio ont plus que doublé en un an dans la restauration collective (92 millions d'euros)
+ 23,7 % : nombre d'exploitations bio en hausse par rapport à 2008 (16 446 en 2009, soient 30 installations en moyenne par mois)
+ 16 % : augmentation en 2009 de la surface cultivée en bio (677 513 ha), soient 2,46% de la surface agricole utilisée (SAU)
Ces chiffres sont sans doute, en partie, liés aux objectifs fixés par la loi Grenelle 1 : 20% de produits bio dès 2012 dans les cantines (contre 13% cette année), et 6% de la SAU en bio d'ici 2012, voire 20% en 2020.
Je trouve ces résultats intéressants en termes de pratiques agricoles vertueuses : les pratiques utilisées en agriculture biologique sont reconnues pour leur faible impact sur l'environnement, et la progression de la SAU dans ce sens est encourageante. Tout cela a également un impact indirect sur l'amélioration des pratiques agricoles en général. En effet, comme nous l'a montré le processus des concertations agricoles que nous menons actuellement (cf mon précédent post : http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2009/07/24/...), certaines pratiques de l'agriculture biologique, comme la lutte biologique par exemple, inspirent progressivement les filières conventionnelles, de plus en plus soucieuses de réduire leurs impacts environnementaux et de répondre aux réglementations.
Espérons que les objectifs du Grenelle soient atteints en 2012. Cela permettra d'augmenter les volumes de production et donc les opportunités pour des entreprises comme la nôtre de s'approvisionner en bio. A ce jour, les volumes d'ingrédients bio disponibles ne nous permettent pas, par exemple, de proposer de manière permanente un sandwich bio (rappelons tout de même qu'un yaourt et un jus de pomme bio viennent d'être lancés dans les Happy Meal®). Cela permettra aussi, je l'espère, de favoriser les approvisionnements locaux. Les chiffres de 2009 sont encourageants sur ce dernier point : les ventes de produits bio (+ 19 %) ont progressé plus vite que le taux d'importation (+ 9 %). Toutefois, près de 38% des produits bio vendus sont encore des produits importés, avec tout ce que cela implique en termes d'émissions de gaz à effet de serre liées au transport...
Les concertations agricoles font leur chemin
24/07/2009
Comme vous le savez sans doute déjà, nous avons lancé lors du Salon International de l’Agriculture un processus de concertations agricoles. Notre objectif : faire progresser avec nos principaux fournisseurs, les pratiques agricoles de nos filières sur un plan environnemental.
En parallèle du travail de réflexion mené avec nos fournisseurs, nous avons réuni, les 7 et 8 juillet derniers, une quinzaine d’universitaires et de chercheurs, experts des problématiques « Agriculture & Environnement ». Avec eux, nous avons fait le tour des différentes controverses actuelles en matière de productions agricoles et des alternatives aujourd’hui proposées par le monde de la recherche.
Face aux impacts sur l’air, l’eau, le sol, la biodiversité, les consommations d’énergie liés à l’utilisation de pesticides, de fertilisants chimiques (…), des pistes de solutions intéressantes existent : utilisation de moyens mécaniques, choix de variétés, travail sur l’itinéraire technique cultural, pratiques issues du cahier des charges de l’agriculture biologique …
En matière d’élevage bovin, par exemple, la méthanisation, le changement d’alimentation ou de système d’élevage (etc…) pourrait réduire de façon non négligeable les émissions de gaz à effet de
serre.
Prochain rendez-vous les 14 & 15 septembre prochains
A partir de ces travaux, nous organisons en septembre, un groupe d’évaluation interactive impliquant toutes les parties prenantes. Il fera notamment intervenir tous les maillons de la chaîne : nos fournisseurs (McCain, Lambweston, McKey, Crudi, Cargill, East Balt), les instituts techniques agréés, les syndicats et fédérations professionnelles, des groupements de producteurs, des associations et ONG environnementales, et des chercheurs…Il devra permettre de poursuivre nos réflexions et surtout de décliner sur chacune de nos filières des solutions efficaces et respectueuses de l’environnement avec tous les acteurs concernés « de la fourche à la fourchette ».
A suivre
Le Grenelle de la mer
23/04/2009
Le 3 avril dernier, le Gouvernement français a lancé le Grenelle de la mer.
Les défis affichés à relever sont les suivants :
- mieux connaître la mer et son état
- conforter les activités maritimes et littorales qui sont essentielles aux économies françaises, européennes et mondiales.
- assurer la place de la France dans le monde et assumer sa responsabilité à l’égard du vivant
4 groupes de travail, composés des services de l'Etat, d'élus, de syndicats, d’employeurs et d’associations ont été mis en place pour définir la "stratégie nationale pour la mer et le littoral, en identifiant des objectifs et des actions à court, moyen et long terme". Le premier groupe travaille sur le développement harmonieux du littoral et la préservation des ressources de la mer ; le second sur la sauvegarde de la biodiversité marine et des habitats ; le troisième sur la sensibilisation des différents publics à l'environnement marin ; le dernier sur la création d'une nouvelle gouvernance à l'échelle nationale et internationale en la matière.
Les enjeux sont importants puisqu'aujourd’hui les ressources marines sont menacées par la surexploitation des mers, les pollutions et les changements climatiques.
Pour nous chez McDonald's, il s'agit d'une préoccupation importante puisque nous servons du poisson dans nos restaurants (de façon permanente pour le filet-o-fish et de façon ponctuelle pour des sandwichs promotionnels, comme actuellement le p'tit plaisir ). En fonction des stocks disponibles, nous utilisons de l'aiglefin, du hoki, cabillaud et/ou du colin. Ces approvisionnements sont gérés par McDonald's Europe et, depuis plusieurs années, un outil d'évaluation de l'ensemble de nos fournisseurs a été mis en place sur la base de plusieurs critères : gestion des zones de pêche, état des stocks, préservation des écosystèmes marins. Chaque année, à l'issue des audits, McDonald’s Europe identifie avec ses fournisseurs les nouveaux efforts et objectifs à atteindre dans une perspective d’amélioration continue des pratiques et d’utilisation de techniques de pêche plus respectueuses de l’environnement. Grâce à cela, aujourd'hui, plus de la moitié des approvisionnements à l'échelle européenne sont certifiés MSC (Marine Stewardship Council, certification environnementale internationale des produits issus de la pêche durable) et nous travaillons à ce que demain, le tiers restant soit également labellisé.
Nous suivrons de près les débats qui auront lieu dans le cadre du Grenelle de la mer car ils devraient permettre d'enrichir les connaissances sur les milieux et les espèces et de faire émerger des solutions intéressantes. Nous aurons sûrement l'occasion d'en reparler.
Vers des pratiques agricoles plus vertueuses
08/01/2009
Nous avons eu une très intéressante réunion hier avec les services techniques et le cabinet du Ministère de l'agriculture pour discuter du mécanisme de concertations agricoles que nous allons lancer en mars prochain à l'occasion du Salon International de l'Agriculture. Nous avons décidé de mener une concertation sur chacune de nos filières agricoles : blé, fruits et légumes, pomme de terre, poulet et boeuf. Par l'établissement d'un nouveau cahier des charges pour chacune des filières, nous voulons aller au-delà des réglementations et des chartes déjà existantes,en matière environnementale, tout en garantissant la production de volumes suffisants pour nos restaurants. Cela parait simple mais il faut répondre de façon indissociable à 3 défis : la quantité, la qualité, la préservation de l'environnement.
Le Ministère nous a présenté le référentiel HVE (haute valeur environnementale) sur lequel il travaille. Celui-ci est très intéressant parce qu'il va permettre d'harmoniser les bonnes pratiques pour la gestion des exploitations agricoles.
Alors pourquoi mettre en place une démarche de concertation me direz-vous? McDonald's veut aller plus loin que le HVE, et souhaite montrer qu'en agissant avec tous les acteurs et les agriculteurs, sans hégémonie du donneur d'ordre, et de façon concertée, ensemble nous allons pouvoir relever le défi que beaucoup croient impossible. Nous souhaitons aussi travailler sur des problématiques, parfois spécifiques à McDonald's, auxquelles le HVE ne pourra répondre.
Notre démarche de concertation s'inscrit bien dans les décisions prises lors du Grenelle de l'environnement et dans la dynamique du référentiel HVE, en allant autant que possible au-delà.




