Electricité verte, comment choisir ?
07/09/2009
Pour faire fonctionner nos restaurants, nous utilisons principalement de l'électricité. Pour réaliser des économiser d'énergie, nous encourageons l'utilisation des énergies renouvelables en complément d'action de maîtrise des consommations et d'amélioration de l'efficacité énergétique de nos équipements. Depuis quelques mois, nous nous intéressons aussi de près aux offres d'électricité verte qui se développent depuis l'ouverture du marché de l'électricité voulue par l'union européenne. Pas si simple de s'y retrouver entre législation, obligation d'achats, garanties d'origine, certificats verts, ... d'autant qu'en France, la libéralisation du marché de l'électricité créé un petit bouleversement culturel dans un système jusqu'alors nationalisé et géré par un opérateur historique.
Premiers éléments de réflexion
D'un point de vue réglementaire, tous les opérateurs doivent aujourd'hui proposer aux consommateurs - particuliers et entreprises - la fourniture de tout ou partie d'électricité verte produite à partir de l'éolien, du photovoltaïque, de l'hydraulique, de la géothermie, ou du biogaz. Il s'agit là d'un système incitatif mis en place pour promouvoir la production d'électricité verte en favorisant l'installation de systèmes utilisant des énergies renouvelables. Pour cela les opérateurs peuvent choisir de produire eux-mêmes de l'électricité d'origine renouvelable, de l'acheter sur le marché à d'autres producteurs disposant de garanties d'origine ou encore d'acheter des certificats verts. Quelle différence entre garanties d'origine et certificats verts?
La garantie d'origine est payante et obtenue sur demande auprès du réseau public de transport de l'électricité, par les producteurs.
Les certificats verts quant à eux relèvent d'une initiative privée. Leur gestion en France est assurée par un organisme de certification Observer, qui répond lui-même à une charte européenne établi par l'association RECs International (Renewable Energy Certificate System), soutenue par la commission européenne. Observ'er émet un certificat vert pour de 1 MWh de production verte et se charge ensuite de le transférer au fournisseur demandeur, puis de le détruire pour éviter qu'il ne soit vendu plusieurs fois.
Plusieurs choix s'offrent donc à nous aujourd'hui. Nous pouvons acheter directement à des producteurs des certificats verts ou souscrire à l'offre renouvelable d'un opérateur qui dispose de certificats verts ou de garanties d'origine.
Prochaine étape : bien étudier chacune des offres des fournisseurs et les analyser en fonction de nos objectifs environnementaux que sont la lutte contre le changement climatique et la préservation des ressources naturelles. Nous serons alors en mesure de faire un choix cohérent au regard de notre exigence en matière de traçabilité et des démarches à entreprendre pour faire que l'ensemble de nos restaurants puisse y souscrire. A suivre.
Demain, la fin des ampoules à incandescence...
19/02/2009
Je vous présentais hier l'étude que nous avions réalisée à Plaisance du Touch pour l'éclairage de la salle du restaurant. Je voulais vous préciser que nous travaillons aussi à d'autres actions d'économies d'énergie sur ce poste. A chaque opération de construction ou de rénovation de nos restaurants, nous remplaçons aujourd'hui les ampoules par des diodes électroluminescentes ou des lampes basse consommation en cuisine et en salle. Il est vrai que continuer à utiliser des ampoules à incandescence apparaît comme une aberration écologique, étant donné que seulement 5% de l'énergie consommée est utilisée pour produire de la lumière, les 95% restants se dissipant sous forme de chaleur.
Cette année, la France s'est d'ailleurs engagée à retirer du marché les ampoules de 100 W et de 75 W, en 2010 elle s'attaquera à celles de 60 W, en 2011 à celles de 40 W, et en 2012 à celles de 25 W.
Alors que le gouvernement français s'est fait rappeler à l'ordre récemment concernant son retard à retranscrire les directives environnementales européennes en droit national, elle propose ici un calendrier plus ambitieux que celui décidé par les ministres des états membres à Bruxelles en décembre dernier et qui vise à atteindre une économie de 40 TWh d'ici 2020 de l'électricité consommée à l'échelle de l'Union.
Profiter de la lumière naturelle au maximum
18/02/2009
Dans nos restaurants, la réflexion sur l'éclairage est devenue systématique. Nous travaillons en effet avec les franchisés, les directeurs de restaurants, les ingénieurs construction et des cabinets spécialisés sur le sujet.
Lors de l'aménagement intérieur de Plaisance-du-Touch, pour choisir le type d'éclairage de la salle du restaurant, nous avons fait réaliser une étude de facteur de lumière. Cette dernière a été menée de jour, au mois de décembre et par temps couvert, soit à un moment de l'année où l'éclairage naturel est le moins important. Les résultats ont montré que la partie centrale de la salle du restaurant était beaucoup moins lumineuse que la périphérie (cf. illustration ci-contre). Les spécialistes considérant qu'un bon niveau d'éclairement correspond environ à 300 lux (sur le plan de table à 0,80 cm du sol), il apparaissait donc nécessaire de prévoir un éclairage artificiel complémentaire. Etant donné que ces besoins peuvent varier d'une saison à l'autre, ou même d'un jour à l'autre, nous avons opté pour une solution de fractionnement de l'éclairage artificiel. C'est à dire que nous pouvons aujourd'hui allumer tout ou partie de la salle en fonction de la luminosité naturelle. Par exemple, pendant un jour couvert du mois de décembre, nous avons besoin d'éclairer uniquement la partie centrale de la salle, en allumant seulement la moitié des luminaires.
Pour optimiser encore le système, nous avons installé un détecteur de luminosité qui module automatiquement l'éclairage par zone dans la salle du restaurant.
Semaine européenne de l'énergie durable
09/02/2009
Aujourd'hui, s'ouvre à Bruxelles la semaine européenne de l'énergie durable (EUSEW) 2009. Elle se déroulera jusqu'au 13 février.
Au programme de la semaine : des débats, séminaires et ateliers pour échanger sur les énergies durables, faire émerger les bonnes pratiques et initiatives locales, trouver des partenaires...
Une actualité à ne pas manquer : le 10 février, à l'occasion d'une cérémonie, les maires de près de 400 grandes villes européennes signeront une convention les engageant à réduire leurs émissions de GES d'ici 2020. Il s'agit là de l'aboutissement des discussions de l'édition 2008 de l'événement. Dans un délai de 12 mois, les collectivités devront s'être fixé des objectifs et avoir mis en place des plans d'actions en conséquence.
En France, nous allons suivre l'évolution de ces engagements car certaines actions pourront peut-être faire l'objet de partenariats public-privé auxquels nos restaurants pourraient participer localement.
Une agence internationale pour les énergies renouvelables
26/01/2009
Comme cela a été annoncé à l'automne dernier, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables, l'IRENA, voit officiellement le jour aujourd'hui. Son objectif : encourager le développement des énergies renouvelables dans le monde par l'information, la création de conditions politiques nécessaires et les transferts de technologie, dans les pays industrialisés comme dans les pays en voie de développement. Elle travaillera pour cela avec l'ensemble des parties prenantes concernées : industriels, chercheurs, ONG...
Cette initiative, impulsée par l'Allemagne et soutenue par le Danemark et l'Espagne, part du constat que les énergies renouvelables sont une des solutions efficaces pour lutter contre les changements climatiques mais nécessitent une implication de tous les pays et une organisation fédératrice à l'échelle mondiale.
L'IRENA pourrait permettre de lever les obstacles qui handicapent le développement de certaines filières, même dans l'Union Européenne où la politique en la matière est pourtant parmi les plus volontaristes. En effet, si le secteur des énergies propres est très dynamique, il demeure encore marginal par rapport à celui des énergies "conventionnelles". Certaines dispositions, procédures et règles de marché méritent sans doute d'être aménagées pour que des entreprises comme la nôtre, mais aussi des particuliers et des collectivités, puissent investir plus facilement dans de tels systèmes.
Consommer moins d'électricité
07/01/2009

Depuis quelques jours, les températures sont très basses ce qui entraine des records de consommations électriques liées notamment à l'utilisation du chauffage. Le Réseau de Transport de l'Electricité craint, dans certaines régions disposant de moins d'unités de production, des pannes de courant et appelle même à la sobriété de tous. Cette situation nous interpelle chez McDonald's puisque la majorité de nos consommations d'énergie en restaurant, qu'il s'agisse du chauffage ou des appareils de cuisine, sont électriques.
Notre politique environnementale en la matière s'appuie sur la réduction de nos consommations. Pour ce faire nous cherchons d'abord à mieux les maîtriser. Nous formons pour cela nos salariés aux bonnes pratiques et essayons d'améliorer l'efficacité de nos équipements en investissant dans les solutions plus économes. Ensuite, depuis plusieurs années nous nous intéressons de près aux énergies renouvelables. Nous avons déjà installé dans plusieurs restaurants des pompes à chaleur pour le chauffage et la climatisation, des panneaux solaires thermiques pour la production d'eau chaude sanitaire, ou encore du solaire photovoltaïque. Tout cela nous permet de réduire nos consommations électriques annuelles de plusieurs centaines de milliers de KWh.
Mais aujourd'hui l'actualité nous rappelle encore que nous devons continuer d'agir et aller plus loin, il nous faut déployer ces différentes solutions à l'ensemble de notre réseau, et aussi en inventer de nouvelles.
Un début d'année encourageant pour le solaire
06/01/2009
La presse en parle beaucoup : les énergies renouvelables sont à l'honneur. Entreprises spécialisées comme gouvernements investissent fortement dans les différentes technologies capables de produire de l'énergie propre. Le plus grand engouement porte sur le solaire avec des projets de centrales photovoltaïques qui fleurissent aux quatre coins du monde comme aux Etats-Unis ou en Iran par exemple. Le dernier rapport du centre de recherche de la commission européenne ("Photovoltaics status Report") analyse l'état du marché mondial du solaire photovoltaïque. Il souligne une augmentation de 60% de la capacité de production mondiale en 2007. La production de l'Union européenne a, quant à elle, augmenté de 40 % et les parts de marché des fabricants de matériels ont augmenté de 5%.
Grâce aux mesures politiques et aux aides à l'investissement, à l'innovation et à l'optimisation continue des techniques par les industriels de la filière, les installations deviennent de plus en plus "rentables" depuis quelques années, pour qui souhaite en installer sur son toit. Elles séduisent de plus en plus les particuliers comme les entreprises. Selon le scénario européen, nous pouvons nous attendre à une production de plus de 15 TWh d'électricité photovoltaïque d'ici 2010.
Après la première opération, qui intègre des panneaux solaires, et que nous avons réalisée à Plaisance du Touch, ces informations nous confortent dans l'idée que nous pourrons envisager de multiplier ce type d'installation pour nos futures ouvertures.




