La campagne du mois : l’imagination humaine au service d’un développement durable

17/05/2012

Dans le cadre de la rubrique « La campagne du mois », je vous propose ce mois-ci « Forêt tropicale » créé par JWT Publicidade Ltda, agence brésilienne, pour Conservation International.

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Le slogan « Nous n'utilisons que 10% de notre capacité cérébrale. Dieu merci. » nous interpelle sur les capacités potentielles du cerveau humain à trouver des solutions pour assurer le développement durable de notre planète.

Cette campagne, intitulée « 10% », comprenait deux autres visuels : Renard et Glacier.

Conservation International travaille en partenariat avec les gouvernements aux niveaux local, régional et national à travers le monde - du Brésil à la Chine, des États-Unis au Libéria - avec un objectif commun : préserver les ressources naturelles. Ses initiatives ont aidé les partenaires gouvernementaux à surmonter les nombreux défis auxquels ils sont confrontés quand il s’agit de concilier et d’équilibrer les objectifs de développement, les intérêts économiques et les réalités politiques.

Plus d’informations (en anglais) sur le site de Conservation International.

Cette sélection de créations publicitaires au service des causes sociales et environnementales, je vous le rappelle, est extraite de la « galerie » de l’association Act Responsible, qui collecte le meilleur de la création publicitaire en provenance des associations, ONG... dans le but de donner de la visibilité à des communications souvent inconnues et de témoigner du travail quotidien des associations. Ces créations sont accessibles sur le site www.act-responsible.org.

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Dans une province de Chine, les abeilles remplacées par des pollinisateurs humains

14/05/2012

J’ai eu l’occasion de voir il y a quelques jours cet extrait du film « Le silence des abeilles » de Doug Shultz diffusé sur « National Géographic » en 2008.

Cela se passe au sud de la province du Sichuan, en Chine. Une région qui vit de la culture de la poire. Au début des années 80, l’utilisation non contrôlée de pesticides a anéanti toutes les abeilles de la région et tué toutes les plantes à pollen qui subvenaient à leurs besoins. Conséquence, un effondrement de la production fruitière. Alertée par les fermiers, Pékin leur a répondu, en substance, que c’était à eux de prendre la relève des abeilles.

Et c’est ce qu’ils ont fait ! Des centaines d'ouvriers agricoles fécondent eux-mêmes les fleurs des poiriers, une à une... Une tâche, on l’imagine bien, minutieuse et lente. Un homme pollinise 30 arbres par jour là où la capacité d’une ruche est 3 millions de fleurs en une journée. Une tâche évidemment plus coûteuse aussi : remplacer les abeilles par des ouvriers pollinisateurs aux États-Unis représenterait la somme impressionnante de 90 milliards de dollars par an. Et même en Chine, une telle solution ne pourrait être pérenne. Les jeunes émigrent en masse vers les villes et la main d’œuvre se raréfiera à terme.

Un exemple qui illustre bien à quel point se préoccuper de biodiversité n’est pas un détail. Ce sujet est très important pour notre stratégie agroécologique : il fait partie des priorités issues des concertations agricoles de 2009. Dans ce cadre, les agriculteurs travaillent avec les territoires pour établir des cartographies des zones favorables à la biodiversité (habitats, zone de nidification...) et effectuent des suivis de la faune et la flore grâce à des protocoles simplifiés : comptage, reconnaissance des chants ... La biodiversité fait aussi l’objet d’un projet d’étude mené par des étudiants d’AgroParisTech dans le cadre du dernier appel à projets.

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Consommation responsable : une enquête sur l’évolution des sensibilités des Français

04/04/2012

À l’occasion de la Semaine du développement durable, qui a lieu cette semaine, les résultats d’une enquête sur l’évolution des sensibilités et attentes des français en matière de développement durable et de consommation responsable ont été présentés. Elle a été réalisée comme chaque année par Ethicity, un cabinet de conseil en développement durable et marketing responsable, avec le soutien de l’ADEME.

Il en ressort notamment que la crise économique devrait être une occasion de revoir nos modes de vie et de consommation pour 88% des personnes interrogées (soit un panel représentatif de la société française de 4055 individus âgés de 15 à 74 ans).

La perception de l’impact positif que peut jouer notre façon de consommer en matière sociale, économique et environnementale semble augmenter, toujours selon cette enquête. L’origine et le lieu de fabrication sont des informations davantage attendues. La préoccupation environnementale reste forte. Pour 60% des français le respect de l’environnement et la qualité sociale de production sont compatibles avec une recherche de profit.

Pour télécharger la synthèse de l’enquête, c’est ici.

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Notre Journal du Développement Durable est en ligne !

12/03/2012

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Sorti à l’occasion du Salon de l’Agriculture, notre Journal du Développement Durable est dès à présent disponible en ligne, à feuilleter ici dans sa version électronique. Vous pouvez aussi le télécharger si vous le souhaitez.

Depuis l’année dernière, notre rapport environnemental, l’EcoJournal® a changé de nom et de forme pour devenir «Le Journal du Développement Durable». En complément des avancées de notre stratégie environnementale, ce rapport annuel traite de nos actions, pour l’année 2011, dans l’ensemble de nos domaines de responsabilité : qualité, nutrition, social, environnement et gouvernance. Nous y rapportons les objectifs que nous poursuivons, nos progrès, mais aussi nos difficultés et leurs causes.

Vous êtes nombreux, notamment les étudiants, à me demander régulièrement des informations sur notre démarche et nos actions. Ce Journal est une source d’information complète, et, je le rappelle, vérifiée. Il contient de nombreux articles, témoignages et interviews qui rendent sa lecture agréable, c’est du moins ce que nous souhaitons. À lire sans modération ! Et n’hésitez pas à me faire part des remarques et suggestions qu’il vous inspirera !

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Les Bishnoïs, un peuple qui a intégré les enjeux du développement durable depuis le XVe siècle

17/02/2012

Si vos pas vous ont menés à la station Luxembourg du RER B, à Paris, vous avez sans doute repéré les photos géantes qui ornent les quais des deux côtés, en hommage aux Bishnoïs. Ils sont environ 800 000 et vivent au nord de l’Inde entre le Rajasthan et le Penjab. Ils observent 29 principes qui ont fait d’eux, dès le XVe siècle, les précurseurs du développement durable (en hindi, Bishnoï signifie « 29 »). Plusieurs de ces règles sont directement liées à la protection de l’environnement : chaque famille plante régulièrement des arbres, n’utilise que le bois mort pour ses besoins, construit un réservoir pour conserver l’eau de pluie et réserve une part de sa récolte pour nourrir les animaux sauvages afin de maintenir l’équilibre dans le désert. Je note au passage que la première règle instaure... le congé maternité !
Un photographe, Franck Vogel, est allé à leur rencontre. Il en a tiré un reportage publié dans le numéro spécial 30 ans de GEO (2009). Un documentaire de 52 minutes « Rajasthan, l'âme d'un prophète » a été diffusé en juin 2011 sur France 5.
Après la station Montparnasse, c’est au tour de la station Luxembourg d’accueillir des fresques monumentales, avec des photos de Franck Vogel et des textes de la romancière Irène Frain.

L'expo est plus particulièrement centrée sur Khamu Ram Bishnoï qui se bat contre l'invasion de leurs terres par les sacs en plastique. Sa détermination voit naître un nombre grandissant de soutiens. Le plastique est maintenant récupéré grâce à des poubelles en jute, montées sur des cerceaux métalliques. C'est en venant à Paris lors de l'inauguration la première expo que Khamu Ram les a découvertes... dans notre métro ! Il a reproduit là-bas un modèle similaire en remplaçant le sac plastique par une toile de jute. Avec Franck Vogel, il prépare un projet de recyclage, inexistant dans cette région de l'Inde, pour transformer le plastique collecté.

Quelques infos sur le site de l’association « S’inspirer des Bishnoïs »

Et aussi :

- le livre d’Irène Frain  qui sort le 24 février
- Le portfolio de Franck Vogel

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L’économie circulaire : un nouveau modèle industriel, des milliards d’économies à la clé en Europe

10/02/2012

Vous avez sans doute entendu parler de l’économie circulaire, qui consiste à réutiliser au maximum les matières premières et l’énergie pour éviter tout gaspillage. Le concept compte désormais une nouvelle ambassadrice en la personne de l’ancienne navigatrice Ellen MacArthur qui l’a présenté le 31 janvier à Paris. Sa fondation a commandité une étude au cabinet américain McKinsey. Cette étude plaide pour une adoption plus rapide de l'économie circulaire et en quantifie les bénéfices économiques : l'industrie européenne pourrait épargner à court terme plus de 380 milliards de dollars. Les bénéfices sont aussi écologiques : dans sa configuration maximale, le scénario pourrait générer jusqu’à 40 % d’économies d’énergie et de matières premières.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire ici l’article du Journal de l’environnement.

cradle to cradle, économie circulaire, déchets, valorisation, éco-conception, cycle de vie

 

Cette approche a inspiré le courant « cradle to cradle » (du berceau au berceau). Ses concepteurs, l’architecte américain William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart, ont publié en 2002 aux États-Unis un livre, traduit dans de nombreuses langues, dont la version française est sortie en février 2011.

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Rio, vingt ans après : que peut-on en attendre ?

16/11/2011

Je viens de lire dans le supplément du magazine Terra Eco de novembre (pages 16 et 17) un intéressant article sur le prochain sommet de la Terre, qui se tiendra comme vous le savez sans doute à Rio de Janeiro en juin 2012. Dans la ville même où, vingt ans auparavant, s’est déroulée la première conférence des Nations Unies sur le développement durable. En 1992, l’époque était à l’optimisme et la conférence avait suscité de grands espoirs. « Cette rencontre avait donné naissance à une déclaration fondatrice, à des conventions et, dans un élan de créativité, à 2500 recommandations : les fameux ''Agendas 21’’ », précise l’article de Terra Eco. Il sera évidemment nécessaire de faire un bilan des engagements signés à l’époque. Selon le point de vue, le verre peut sembler à moitié plein (changement des mentalités, compréhension de l’urgence) ou à moitié vide (la réponse aux enjeux semble bien lointaine). L’économie verte domine dans la préparation du sommet. Les changements les plus attendus : une meilleure gestion de l’eau, une sécurité alimentaire renforcée et une énergie mieux partagée. Bien sûr, le contexte n’est pas le même qu’en 1992. « Il faudra compter avec les séquelles de la crise financière et économique, avec l’appétit et les ambitions des pays émergents dans les technologies vertes. » Il y a vingt ans, les objectfs ont été posés, il y a maintenant urgence à se donner les moyens du changement.

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Les 4 ans du Grenelle de l’environnement : un bilan mitigé

02/11/2011

Le 25 octobre dernier, c’était le quatrième anniversaire du Grenelle de l’environnement. À l’occasion des tables-rondes, 268 engagements en faveur de l’environnement avaient été pris. Le Grenelle est aujourd’hui entré dans sa phase de mise en œuvre, explique-t-on sur le site du Ministère de de L’Écologie, et s’invite dans le quotidien des français « Le Grenelle a dans tous les secteurs engagé une mutation de notre société vers un modèle de développement plus durable. »

Si le gouvernement se félicite des actions mises en place et des résultats obtenus, le bilan dressé par Action Climat de France est nettement moins optimiste. L'association récapitule notamment les projets qui vont à l'encontre des paroles du gouvernement : abandon de la contribution climat énergie, exclusion des émissions indirectes du bilan de gaz à effet de serre des entreprises, absence totale de mesures significatives pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture...

Pour vous faire une idée de ces deux constats pour le moins contrastés :

- le communiqué de presse du Ministère de l’Écologie

- le site du Réseau Action Climat de France

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Lutte contre la déforestation amazonienne : le Moratoire sur le Soja renouvelé jusqu’au 31 janvier 2013

21/10/2011

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Les industriels et exportateurs de soja brésiliens, dont Cargill, notre fournisseur de poulet, se sont mis d’accord sur l’extension du Moratoire sur le Soja pour une année supplémentaire jusqu’au 31 janvier 2013.

Initialement adopté en 2006, puis prolongé en 2008, ce moratoire s’oppose aux défrichages dans la forêt amazonienne. En y souscrivant, les entreprises s’engagent à ne pas acheter de soja provenant de zones nouvellement déboisées. La déforestation est essentiellement pratiquée pour produire du soja, souvent exporté en Europe pour nourrir des poulets, des porcs et des bovins. Ces cultures très rentables se sont développées au détriment de la forêt primaire, une des plus riches au monde en biodiversité, sans parler de son rôle en matière de régulation du climat.

L’extension prévoit également un nouveau programme qui vise à fournir informations et conseils aux agriculteurs pour qu’ils s’assurent d’être en accord avec les règles en vigueur et qu’ils obtiennent la certification rurale environnementale (CAR).

Je rappelle que le moratoire initial a été obtenu grâce à l’action menée pendant trois ans par Greenpeace, et soutenue par d’autres ONG et des entreprises. Alerté par Greenpeace, McDonald’s Europe avait immédiatement signé le moratoire en 2006 et impliqué son fournisseur de poulet Cargill.

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Une comptabilité qui reflète les impacts de l’entreprise sur son milieu

11/10/2011

 

Je voudrais aujourd’hui vous parler... de comptabilité ! C’est inhabituel dans ce blog, certes, mais un article publié dans les Echos du 21 septembre m’en donne l’occasion. Cet article, que vous pouvez lire ici apporte quelques éclairages sur un projet de recherche auquel nous contribuons : compléter la comptabilité financière afin qu’elle donne une lecture directe des impacts de l’entreprise, positifs ou négatifs, sur son milieu. Ce projet de « comptabilité universelle », initié en 2010, avance bien. Les premiers résultats concerneront un bilan sur l’exercice 2009 intégrant les émissions de gaz à effet de serre, la qualité de l'eau, l'impact sur la biodiversité et l'état des sols agricoles. En prenant en compte notre périmètre global de responsabilité, du l'agriculteur jusqu'au client. Les valorisations choisies et les résultats seront présentés à nos parties prenantes en novembre prochain.

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Dessin de Serge Bloch pour le Journal du DD

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