Vigie-Nature, des observatoires participatifs pour tous les curieux de nature

25/07/2014

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Le programme de sciences participatives Vigie-Nature, fondé par le Muséum national d’Histoire naturelle et animé par des associations, offre aux citoyens la possibilité de participer activement au travail des scientifiques sur la biodiversité. Dans les jardins, dans les rues, sur la plage, munis de vos appareils photos et de votre sens de l’observation, vous pouvez vous aussi aider la recherche !

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L’expédition de la goélette Tara en Méditerranée : étudier l’impact des micro-plastiques

04/07/2014

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Un peu de vent marin en ces temps de préparatifs de vacances... avec la goélette Tara, une sorte d’héritière de la Calypso du commandant Cousteau qui a fait rêver des générations tout en les sensibilisant au respect de l’océan. Après plus de 4 ans à naviguer autour de la planète et un hivernage dans le port de Lorient, Tara a repris la mer en avril pour un tour de la mer Méditerranée qui s’achèvera en décembre prochain.

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À Davos, on parlera peut-être aussi des risques environnementaux

22/01/2014

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La 44e édition du Forum économique mondial s’est ouverte aujourd'hui à Davos, en Suisse. Comme chaque année, un rapport sur les risques mondiaux susceptibles d’affecter le monde dans les dix années à venir a précédé la rencontre. Si les inégalités croissantes entre les plus riches et les plus pauvres viennent en tête des menaces identifiées, l’enjeu environnemental, qui figurait déjà dans le rapport de 2013, est conforté.

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Documentaire sur Arte : La malédiction du gaz de schiste

29/01/2013

La chaîne Arte diffuse ce soir, mardi 29 janvier à 20h50 le documentaire de Lech Kowalski « La malédiction du gaz de schiste » qui met à jour le fossé entre le discours des industriels et la réalité de l’exploitation du gaz de schiste.

 

Le réalisateur s’est rendu en Pologne à la rencontre de paysans confrontés aux campagnes de prospection du gaz de schiste par les firmes américaines, puis aux États-Unis dans le comté de Bradford en Pennsylvanie qui subit de plein fouet l'exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique.

Le documentaire sera suivi à 22h05 d'un débat, puis d'un chat en direct. Il vous sera possible de dialoguer avec les invités à partir de 22h30 jusqu'à 23h00.

Sur le site d’Arte :

Vous pouvez poser vos questions dès à présent

Sur le site d’Arte, un dossier autour du documentaire.

ARTE - Diffusion mardi, 29 janvier 2013 à 20:50
Rediffusion samedi 2 février à 10H25 et mercredi 13 février à 09H55

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Sur les toits de Paris... un jardin potager

04/01/2013

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Pour évacuer joliment les derniers relents de fin du monde, je vous propose d’entamer cette année 2013 sur une note optimiste avec ce potager urbain expérimental installé sur les toits d’AgroParisTech, dans le 5ème arrondissement de Paris.

Nicolas Bel et Nicolas Marchal, de l'association Potager sur les toits, ont convaincu la direction de cette école d’ingénieurs (dans le domaine du vivant et de l’environnement) d'investir la vaste terrasse de leur toit pour y mener des expérimentations. L’idée est de montrer qu’il est possible de cultiver des légumes sur une base de déchets organiques abondants en milieu urbain et périurbain. Dans des bacs carrés en bois, ils comparent différents types de sols: du marc de café, du compost, des déchets de bois... et du terreau que l'on peut trouver dans le commerce. Des chercheurs de l’INRA, d’AgroParisTech, de l’école normale et du muséum d’histoire naturelle ont rejoint le projet.

Premier verdict : c’est le compost où circulent les vers de terre et poussent des champignons qui donne les plus belles salades ! Il est nourri des déchets de la cafétéria de l'école. Le compost issu de déchets verts est aussi le plus intéressant économiquement.

L’impact de la pollution urbaine sur les fruits et légumes récoltés est aussi analysé. Là encore, les résultats sont prometteurs : les mesures ont montré que les teneurs en cadmium et en plomb contenus dans les tomates et les laitues cultivées sur le toit sont largement en dessous des normes recommandées.

La mairie de Paris évalue à 314 hectares la surface des toitures végétalisables dans la capitale. L'association Potager sur les toits a prévu de planter des potagers un peu partout dans Paris, y compris aux abords du périphérique. Elle a déjà été sollicitée pour créer un potager sur le toit du restaurant La Tour d’Argent.

Voici le reportage réalisé par le journal LeMonde.

Vous trouverez aussi un article assez complet sur le site Paris.fr

Un projet de recherche avec AgroParisTech est en cours dans le cadre de nos appels à projets environnementaux. Il se déroule sur une période de deux ans (d’octobre 2011 à octobre 2013) sur la Ferme Expérimentale de Grignon. Située dans les Yvelines, cette ferme sert de support aux activités d’enseignement et de recherche d’AgroParisTech. L’objectif du projet : tester des techniques (aménagements, protocoles de suivi, etc.) permettant de favoriser la biodiversité sur des parcelles avec rotations incluant le blé sur l’exploitation de la ferme expérimentale de Grignon. Une fois cette étude en place, les résultats observés par AgroParisTech sur l’évaluation des enjeux liés à la biodiversité et ceux mis en œuvre sur les fermes de référence seront croisés pour déployer ensuite les aménagements et les protocoles de suivi les plus intéressants dans le cadre de la stratégie agro-écologique de McDonald’s France.

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Colloque Développement durable le 11 décembre, à suivre en streaming

10/12/2012

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Demain 11 décembre se tiendra dans l’auditorium du Monde à Paris la première édition du colloque Développement durable, les débats 2012.

Le Monde, McDonald’s France, la Chaire Développement durable de Sciences Po et l’ISIGE Les Mines ParisTech, ont souhaité s’associer pour créer ce rendez-vous majeur du développement durable, croisant les points de vue des chercheurs, des responsables de l’action publique et des dirigeants d’entreprise. Ce rendez-vous est conçu pour porter une parole forte et libre sur des questions controversées. Il a vocation à se renouveler chaque année.

Quatre tables rondes reviendront sur les questions qui ont marqué l’actualité de l’année 2012 :

9 h 30 – 11 h 00 - Les multinationales vont-elles remplacer les États dans la gouvernance du Développement durable, après l’échec de Rio + 20 ?

11 h 30 – 13 h 00 - Comment décider dans un contexte d’incertitude sur les questions de santé et d’environnement qui ne cessent de surgir ?

14 h 00 – 15 h 30 - La transition écologique est-elle l’ennemi de l’emploi, comme peut le laisser penser la focalisation du débat public sur le retour de la croissance ?

16 h 00 – 17 h 30 Quels systèmes d’évaluation mettre en œuvre pour intégrer le Développement Durable dans la prise de décision ?

Pour ma part, j’interviendrai dans la troisième table ronde, à 14h.

Je vous invite à suivre le colloque en streaming sur www.lemonde.fr/colloque_developpement_durable

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Hyderabad : promesses tenues en faveur de la biodiversité

22/10/2012

Une note d’espoir est ressortie de la conférence d’Hyderabad sur la diversité biologique, phénomène assez rare dans le monde des sommets internationaux au chevet de la planète où les négociations ont plutôt tendance à piétiner. D’autant que le sujet ne semble pas passionner grand monde, il faut bien le dire...

Il y a deux ans, à Nagoya (Japon) vingt objectifs ambitieux pour 2020 avaient été adoptés dans le but d’enrayer l'érosion toujours plus rapide des espèces végétales et animales. Mais la question centrale du financement de ces objectifs avait été reportée. Et c’était là le principal enjeu, et le gros point de blocage attendu, de la conférence d’Hyderabad : donner une substance financière à ces engagements pour qu’ils ne tombent pas aux oubliettes.

A Hyderabad, un compromis a été trouvé : les pays développés doubleront d’ici 2015 leur effort financier vers les pays en développement pour les aider dans leurs programmes de préservation de la biodiversité. Ils maintiendront leur contribution au moins à ce niveau jusqu’en 2020. En contrepartie, les pays en développement devront fournir des garanties sur l'utilisation des fonds et mettre eux-mêmes en œuvre des stratégies nationales et des moyens pour préserver la biodiversité. Un heureux dénouement dont il était permis de douter quelques heures plus tôt tant les négociations étaient tendues.

Une lacune est toutefois pointée dans cet accord : aucun chiffre n’a pour l’instant été cité. Le doublement est supposé être calculé à partir d’une moyenne des sommes affectées à la biodiversité entre 2006 et 2010, mais personne ne sait trop de quelles sommes on parle et quels sont les besoins des pays en développement. Cet accord montre malgré tout que la communauté internationale est encore capable de volontarisme en matière d’environnement. Hyderabad n'a pas remis en cause les promesses de Nagoya. Pays développés et pays en développement ont accepté d’assouplir leurs positions initiales et de faire un geste, grâce à quoi pour la première fois un objectif financier international est fixé en faveur de la biodiversité.

Et puis la conférence a aussi permis des progrès pour la protection des espèces marines en haute mer, de plus en plus exposées aux pêcheurs et aux compagnies pétrolières. Une cinquantaine de zones considérées comme sensibles dans le Pacifique, dans les Caraïbes et en Méditerranée ont été définies. Elles doivent servir de base à la constitution d'éventuelles aires marines protégées.

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Les moissons du futur, où comment on nourrit le monde

17/10/2012

D’accord, c’est avec un jour de retard que je vous parle de ce documentaire de Marie-Monique Robin diffusé hier sur Arte. Si vous l’avez déjà vu, tant mieux ! Sinon rien ne vous empêche de le voir, ou même de le revoir, puisqu’il sera rediffusé le samedi 20 octobre à 15H40, le mardi 30 octobre à 10H35 et le jeudi 8 novembre à 14H10... Il est en outre proposé en replay ou VOD, ou en DVD. Bref, il n’est pas trop tard !

Pour nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050, existe-t-il une alternative au modèle agricole actuel, issu de la révolution verte lancée dans les années 1960 ? Non, répond le Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire : une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Oui, répond le Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies.

Qui croire ? La réalisatrice est allée enquêter aux quatre coins du globe pour répondre à cette question. Pluriculture au Mexique ou au Japon, agroforesterie au Malawi, méthode du push-pull au Kenya... Le documentaire montre que les méthodes de l’agroécologie sont des solutions viables non seulement pour lutter contre la faim dans le monde mais également pour la souveraineté et la sécurité alimentaire. À vous de voir !

La bande annonce :

 

Toutes les infos utiles pour (re)voir le documentaire sur le site d’Arte.

 

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La conférence d’Hyderabad sur la diversité biologique

10/10/2012

CDB_Hyderabad_logo.pngC’est à Hyderabad, dans le sud de l’Inde, que se déroule en ce moment (du 8 au 19 octobre) la onzième réunion de la Convention sur la diversité biologique (CDB). Cette convention de l’ONU a été adoptée il y a 20 ans au Sommet de la Terre de Rio, tout comme la convention sur les changements climatiques, bien qu’elle suscite un intérêt médiatique généralement plus modéré que cette dernière.

L’enjeu n’en est pas moins crucial. L’érosion de la biodiversité ne se limite pas à la disparition des espèces, elle a des impacts économiques. Les écosystèmes fournissent gratuitement quantité de richesses : purification de l'eau, recyclage de l'oxygène et du carbone, fertilité des sols, production alimentaire, pêcheries, développement de médicaments... De nombreux secteurs dépendent de la bonne santé des milieux.

D’où l’importance de la mission des 160 pays membres rassemblés : concrétiser les engagements pris à Nagoya (Japon) en 2010, autrement dit accélerer la ratification du protocole adopté alors «sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation». Il s’agit en clair d’éviter le pillage des ressources naturelles du Sud à des fins industrielles au profit du Nord. Et ce n’est pas gagné : seuls six pays ont ratifié ce texte, qui nécessite 50 ratifications pour entrer en vigueur.

Autre point délicat, le plan stratégique pour la biodiversité adopté à Nagoya autour de 20 objectifs à atteindre pour 2020 et qui sont plus que jamais d’actualité, entre autres réduire le rythme actuel d'appauvrissement de tous les habitats naturels, éviter la surexploitation des stocks de poissons, étendre les aires protégées terrestres et maritimes... Il faut encore le décliner en plans d’actions concrets. Les différentes parties doivent rendre compte de l’état d’avancement de leurs politiques en la matière, mais les choses n’ont pas vraiment progressé.

Et bien sûr, l’épineuse question du financement nécessaire pour atteindre ces objectifs sera certainement un point de crispation. « Oui, nous sommes confrontés à une crise financière, mais les périodes de crise sont les meilleures occasions pour opérer des changements significatifs dans la façon dont nous agissons », a argumenté le directeur exécutif de la CDB. Au vu de l'érosion toujours plus rapide des espèces et des écosystèmes, le temps presse, c’est un air connu quand on parle d’environnement.

Chaque pays doit mettre en place une stratégie nationale pour la biodiversité, ce qu'a fait la France l'an dernier, sans pour autant en arrêter clairement le financement. Rappelons que la France possède le deuxième domaine maritime mondial.

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Le marché noir du bois tropical

05/10/2012

Interpol et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), ont rendu public la semaine dernière un rapport intitulé « Carbone vert, marché noir ». Le trafic illégal de bois représente entre 30 et 100 milliards de dollars par an (de 23 à 77 milliards d'euros) et atteint 15 à 30% du commerce global du bois. C’est ce que dévoile cette enquête menée à grande échelle, qui révèle que l’ampleur du problème dépasse de loin les données avancées en mars dernier par la Banque Mondiale. Pourquoi ? Essentiellement parce que ce rapport fait état d’importantes opérations de blanchiment qui n’étaient pas comptabilisées jusqu’alors.

Ce marché noir concerne essentiellement l'Amazonie, l'Afrique centrale et l'Indonésie. Braconniers et trafiquants de bois sont de mieux en mieux organisés, des réseaux puissants se sont créés capables de méthodes sophistiquées de recel et de blanchiment. C’est ce qui intéresse Interpol. Ce trafic entraîne une augmentation d’autres types de crimes, comme des assassinats, des agressions violentes et des atrocités commises contre les habitants autochtones qui vivent dans ou grâce aux forêts, estime Interpol. L'exploitation illégale a lieu en majorité dans les régions en conflit. Derrière ces mafias on trouve aussi des mouvements armés.

Il va sans dire la lutte contre la déforestation ne bénéficie pas de cette situation préoccupante. L’ampleur du trafic met en péril la lutte contre le changement climatique et constitue une menace de plus pour la biodiversité.

Le rapport propose des pistes de lutte contre ce commerce illégal. Interpol a, depuis deux ans, intensifié sa lutte contre la criminalité verte et a ainsi développé avec le PNUE un projet pilote appelé LEAF (Assistance pour l’application de la loi en faveur des forêts) pour mieux lutter contre l’exploitation illégale et la criminalité forestière organisée. L'Union européenne a décidé de bannir le bois illégal du marché européen l'année prochaine, en s'appuyant notamment sur le Plan d'action FLEGT (Forest Law Enforcement, Governance and Trade). Les professionnels devront s'assurer de la légalité des bois et des produits importés.

Sur fond de corruption, de carences du droit international et d’impunité pour les trafiquants dans la plupart des pays, la lutte promet d’être serrée...

Plus d’infos sur Le Monde Planète et sur Novethic.

Qu’en est-il du bois utilisé pour nos emballages ? Près de 90% sont en papier et en carton (matériaux issus de ressources renouvelables). Les fibres utilisées se répartissent entre fibres vierges et fibres recyclées à part sensiblement égales. Les fibres vierges proviennent majoritairement (76% pour McDonald’s France) de forêts certifiées (FSC ou PEFC). Les bois utilisés pour la construction et l’agencement des restaurants sont également certifiés FSC ou PEFC.

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