Le plan déchets : agir à tous les niveaux

09/09/2011

Le problème des déchets revient fréquemment dans vos commentaires et j’ai déjà eu l’occasion de dire que cette préoccupation est tout à fait légitime. Nous considérons que cette question est incontournable du point de vue de notre impact environnemental, et nous y travaillons depuis longtemps. Pour réduire cet impact, nous sommes convaincus qu’il est important d’intervenir sur toute la filière des déchets, depuis leur conception en amont jusqu’à leur valorisation en fin de vie. C’est sur cette logique que nous avons construit notre plan déchets. Je vous en propose ici un tour d’horizon. Vous me pardonnerez, j’espère, si ce billet est un peu plus long que d’habitude, mais il y a beaucoup de choses à dire !

Optimisation à la source

Pour réduire le nombre, la taille et le volume de nos emballages, nous travaillons en collaboration avec nos fournisseurs sur l’allègement des emballages existants en jouant sur les formes, les densités des matériaux. Ces efforts cumulés année après année font qu’en 2010, le poids moyen des emballages a été réduit de 13%. Depuis 2009, nous avons supprimé les boîtes «Best Of» (emballage volumineux et rigide) pour les menus à emporter et nous avons développé un nouvel accessoire (le croisillon) qui permet de réduire de 20% le poids des emballages classiques utilisés pour la vente à emporter. Côté cuisine et stockage, nous privilégions l’utilisation d’emballages de grande contenance, en optant dès que les solutions existent pour des contenants réutilisables.

Nous cherchons aussi à utiliser au maximum des matériaux d’origine renouvelable : nous avons réduit la part des plastiques de 63% (90% de nos emballages sont en carton et la majorité contient 72% de fibres recyclées).

Collecte des emballages abandonnés sur la voie publique

Nous avons déployé des efforts importants de collecte : dans chaque restaurant, un plan de propreté décrit de façon précise le trajet et la fréquence des ramassages effectués aux alentours immédiats du restaurant. De nombreux restaurants mettent en place un éco-équipier, qui, avec un véhicule propre (tricycle, voiture électrique, triporteur…), se charge d’un ramassage régulier sur un périmètre plus large.

Nous nous sommes engagés avec de nombreuses collectivités dans une démarche de partenariat local (plus d’informations ici). Les restaurants coordonnent les plans de collectes avec les collectivités pour une plus grande complémentarité des trajets et de la fréquence des ramassages.

Valorisation des déchets

Nous avons mis en place le recyclage des cartons utilisés lors de la livraison de nos produits en restaurant dès 2001. Par ailleurs, nous faisons recycler l'ensemble  de nos huiles de friture usagées en biodiesel depuis 2004. Les emballages, qui représentent la grande majorité des déchets d’un restaurant, ne peuvent pas rejoindre les filières classiques de valorisation actuellement en place car elles n’acceptent pas les déchets souillés ou les cartons recouverts d’un film plastique (pour les gobelets). Seule la technique de la méthanisation, encore peu développée en France, pourrait constituer une opportunité pour la valorisation de ce type de déchets. Un test est actuellement en cours en France et nous suivons de très près les résultats qui en découleront.

Dans les restaurants où la collecte sélective des bouteilles et canettes est possible grâce à un partenariat avec les communes, elle a été mise en place. Nous avons aussi  mené un test pour collecter et valoriser les jouets Happy Meal.  Plus d’infos sur le tri sélectif ici

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1 174 référents environnement dans nos restaurants

20/07/2011

Je voudrais saluer ici le rôle important joué par nos référents environnement dans les restaurants.

Pour faire vivre notre démarche environnementale, il faut agir aussi bien à l’échelle nationale qu’à l’échelle locale. Notre fonctionnement implique de ne pas imposer, mais d’inciter l’ensemble des restaurants à appliquer au quotidien la stratégie. Pour cela il faut non seulement sensibiliser à l’environnement mais aussi fédérer les bonnes volontés, partager les initiatives et faire durer l’implication. C’est la mission du référent.

Depuis mars 2008, chaque restaurant est invité à identifier, au sein de son équipe, un référent EcoProgress® (EcoProgress® est le nom que nous avons donné à notre démarche de progression environnementale). Il s'agit d'une personne de l'équipe restaurant (un directeur, un manager, un équipier...) qui prend en charge la question environnementale sur le terrain. C’est lui (ou elle !) qui mobilise l’équipe, veille à la bonne application des recommandations environnementales, pilote le logiciel EcoProgress® et assure le relais entre le siège et son franchisé pour toutes les opérations environnementales.

J’insiste sur le fait que devenir référent est une démarche volontaire, et que les tâches qu’il (ou elle !) remplit dans cette fonction s’ajoutent à son travail quotidien. Il faut donc avoir non seulement des qualités d’animation, mais aussi un intérêt personnel certain pour la protection de l’environnement.

Nous suivons et animons au quotidien le réseau des référents, ce qui nous permet de savoir au jour le jour combien de référents sont identifiés et actifs. Cette semaine avons atteint le chiffre de 1 174 référents identifiés, soit 98% des restaurants.

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Concertations agricoles : plus de 100 personnes réunies pour la présentation des conclusions

15/10/2010

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Il y a 10 jours, nous avons réuni à Paris tous les acteurs qui ont été impliqués, de près ou de loin, dans notre processus de concertations agricoles. Plus d'une centaine d'acteurs a répondu présent ! Nous avons pu leur présenter les résultats du projet initié en mars 2009.

Pendant 18 mois, tous ces acteurs (nos fournisseurs bien sur, agricultuers, cooperative agricoles, acteurs de la filière bio, ONG, conseils régionaux, chercheurs et écoles...) nous ont accompagnés dans la recherche de solutions environnementales innovantes et j'en profite ici pour les remercier à nouveau.

Grâce à leur expertise et à leur implication, nous avons pu dépasser les controverses qui peuvent exister sur les questions agricoles et définir des programmes d'actions auxquels adhèrent maintenant chaque acteur de nos filières. Objectif : réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver les ressources en eau (quantité/qualité), améliorer le bien-être animal et favoriser la biodiversité et ce, pour 5 filières principales : le Boeuf, le Poulet, le Blé, la Pomme de Terre et la Salade.

Nous disposons ainsi aujourd'hui d'une véritable stratégie agroécologique solide à la hauteur des enjeux agricoles des 10 années à venir. Prochaine étape : tester sur le terrain les solutions trouvées... à suivre...

Merci encore

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Des livraisons la nuit et en silence

21/09/2010

Des livraisons la nuit et en silence

Comme j’ai eu l’occasion de le souligner à plusieurs reprises dans les articles abordant la question des emballages abandonnés dans la nature, la réduction des nuisances locales est l’un des axes prioritaires de la stratégie environnementale de McDonald’s France. C’est dans ce cadre que nous menons aujourd’hui des tests pour optimiser les livraisons de nos restaurants en centre-ville.

Depuis plusieurs années déjà, avec notre logisticien LR Services, nous veillons à réduire l’impact environnemental lié aux livraisons [1]. Notre nouvel axe de travail concerne le développement des livraisons de nuit. L’intérêt des livraisons nocturnes est double : d’une part, le trafic étant plus fluide, le temps de livraison et donc les émissions de gaz à effet de serre des camions sont réduites d’autant ; d’autre part, l’usage de l’espace public est optimisé, ce qui n’est pas négligeable, surtout au centre des grandes villes. Avant tout, il faut impérativement s’assurer du faible impact sonore de ces livraisons pour les voisins. C’est pourquoi, nous expérimentons aujourd’hui des camions plus silencieux.

Des solutions existent pour réduire le niveau sonore des livraisons.

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Nous avons mis en test un camion à la norme PIEK [2] depuis le début de l’année, dans le cadre d’un projet-pilote avec la Région Ile-de-France. Dans ce camion, tout a été repensé pour faire la chasse au bruit : une porte électrique (et non manuelle), un hayon électrique silencieux avec un revêtement souple, un plancher et des parois recouverts de revêtements spéciaux et un groupe frigorifique insonorisé. On peut également citer l’arrêt automatique de l’autoradio lorsque le conducteur ouvre la porte de sa cabine. Une nouvelle génération de transpalettes « silencieux » a été utilisée. Les livreurs sont aussi formés pour les inciter à rendre la livraison la plus silencieuse possible (bruit des voix, etc.).

Trois restaurants dans Paris ont notamment été pilotes pour cette expérimentation : une livraison nocturne en semi-remorque Piek à la place de deux livraisons quotidiennes avec un plus petit camion. Les résultats sont si encourageants que deux restaurants ont décidé de pérenniser la démarche. Les arguments retenus sont :

- L’optimisation de l’activité transport : livraison à l’heure garantie (ce qui est quasi-impossible en ville en journée !), rangement optimisé en l’absence ou la faible affluence de clients dans le restaurant, etc.

- L’impact environnemental réduit : les mesures indiquent une réduction drastique du nombre de kilomètres parcourus (1 livraison au lieu de 2), une diminution des temps d’attente des camions, une réduction des temps de congestion, etc. Et donc, une réduction des émissions de gaz à effet de serre !

L’idée aujourd’hui, et c’est là la force de notre réseau de franchisés, est de faire connaître cette démarche à l’ensemble des restaurants de centre-ville en vue d’un déploiement progressif. En tenant évidemment compte des spécificités de chaque restaurant et des personnes concernées afin d’assurer une bonne acception et un bon aménagement du travail de nuit tout en préservant la quiétude des riverains.

1. En ce qui concerne la chaîne logistique : 7 plateformes maillent le territoire français afin d'être au plus près des restaurants ; LR Services a installé la première plate-forme logistique HQE à Beauvais. Du côté des camions : ces derniers sont multi-températures afin de livrer en une seule fois les produits frais, surgelés et secs ; lors du renouvellement de la flotte, nous optons pour des camions à motorisation Euro 5; 90% de la flotte LR Services roulent au Biodiesel 30 % (l’association innovante de ces deux technologies permet une réduction de 25 % des gaz à effet de serre émis).

2. Du nom de l'organisme hollandais délivrant un label mis en place suite à l'adoption d'une loi sur le niveau sonore des véhicules dans les quartiers résidentiels aux Pays-Bas. Ce label « PIEK » certifie une mesure de bruit inférieur à 60dB (niveau sonore d’une conversation) lors des phases de stationnement du véhicule (mesure prise à 7,5m du véhicule). 

 

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DEFI ECOPROGRESS : LES RESULTATS

03/11/2009

En juillet 2008 nous avons lancé une opération nationale en restaurant : le défi EcoProgress®. Conçu comme un événement annuel récurrent, son objectif est d'améliorer les pratiques environnementales en restaurant.

Pour relever le défi, chaque restaurant doit répondre à des objectifs personnalisés établis à partir du logiciel EcoProgress® sur la base de différents critères : économies d'électricité, d'eau, de gaz de serviettes réalisées, mise en place d'un plan de propreté... Pour se voir remettre un trophée il faut avoir rempli 2 critères.

Je viens de recevoir les résultats et je suis très contente de voir que tous les restaurants se sont mobilisés.

- 1134 restaurants ont rempli 1 critère

- 558 restaurants ont rempli 2 à 3 critères  

- 167 restaurants ont rempli 4 à 5 critères

- 22 restaurants ont rempli 6 critères et plus

Félicitations à tous, ces résultats sont très encourageants !

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Au-delà des émissions de GES...

23/08/2009

Je voulais poursuivre sur le sujet évoqué dans mon dernier post et  souligner l’importance des analyses multicritères pour bien cerner une problématique environnementale et permettre la prise de décision. Si le fil rouge de notre stratégie en la matière reste la lutte contre les changements climatiques nous ne pouvons le faire au détriment des autres enjeux environnementaux qui concernent la ressource en eau, les matières premières ou la production de déchets... Nous ne pouvons pas non plus faire abstraction des questions sociales et économiques qui y sont liées. Les indicateurs énergétiques et GES sont nécessaires mais pas suffisants tant les problématiques auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés sont complexes.

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