Appels à projets : une étude sur la biodiversité dans la filière blé

24/05/2012

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Je vous ai parlé le mois dernier de l’un des deux projets en cours dans le cadre de nos appels à projets, consacré à l’étude d’un plan de déplacement entreprise.

Le second est un projet d’étude sur la biodiversité dans la filière blé. Réalisé par un groupe d’étudiants d’AgroParisTech, il se déroule sur une période de deux ans (d’octobre 2011 à octobre 2013) sur la Ferme Expérimentale de Grignon. Située dans les Yvelines), cette ferme sert de support aux activités d’enseignement et de recherche d’AgroParisTech

Après avoir dressé un état des lieux des espèces présentes sur plusieurs parcelles de production de blé, les étudiants vont y expérimenter différentes pratiques agronomiques permettant de favoriser la biodiversité : planter des haies, mettre en place des jachères apicoles, semer des bandes de légumineuses-graminées et tester des méthodes de fauche en bordure de champs... Ils mesureront ensuite l’évolution de l’état de la biodiversité liée à la mise en œuvre de ces pratiques en poursuivant les suivis déjà en place à Grignon et en prenant en compte de nouveaux indicateurs.

Il s’agit de déterminer si l’amélioration de la biodiversité ne se fait pas au détriment d’autres paramètres. Les étudiants s’intéresseront aussi aux performances techniques et économiques. Ils examineront les bénéfices agronomiques liés à l’amélioration de la biodiversité. Certains oiseaux et insectes (mésanges bleues, coccinelles...), par exemple, sont des « auxiliaires de culture » : ils aident naturellement à lutter contre les parasites ou les maladies des cultures, ou favorisent la pollinisation (abeilles...). La mise en jachère des terres restaure la fertilité des sols, etc.

L’observation de la variation des populations demande du temps, tout comme l’installation de dispositifs d’amélioration, d’où les deux ans de projet. La période de suivi a commencé au mois de février.

Ce sujet est très important pour notre stratégie agroécologique : la contribution au maintien de la biodiversité fait partie des objectifs issus des concertations agricoles de 2009. Ce projet nous permettra notamment de croiser ces résultats avec ceux mis en œuvre sur les fermes de référence.

Par ailleurs, pour ceux qui seraient intéressés, la Ferme de Grignon est ouverte au public (étables, bergerie, laiterie...) et des visites guidées sont organisées pour les établissements scolaires.

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Partenariats avec les communes pour lutter contre les emballages abandonnés : c’est dans le journal !

24/04/2012

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Je donne régulièrement, dans ce blog, des informations sur notre Programme Emballages Abandonnés, dont la dernière en date ici. Je ne reviendrais donc pas sur les explications, mais je voudrais simplement faire un état des lieux de notre programme, comme d’habitude. Nous en sommes aujourd’hui à :

  • 83 conventions locales signées, ce qui représente 210 communes concernées,
  • 225 partenariats en cours, soit 1026 communes engagées.
  • Autrement dit 1 236 communes impliquées dans des chartes en cours ou signées.

On en parle dans la presse...

Dans la plupart des cas, les signatures de conventions font l’objet d’un article encourageant dans la presse locale ou régionale. Voici quelques exemples d’articles parus récemment dont vous pourrez lire l’intégralité sans être abonnés.

Le village de Callian et McDonald's unis contre l'incivisme, dans Var Matin en février,

Agir, pour moins de déchets sauvages sur la voie publique, dans Ouest France en février,

Partenariat McDonald’s – institutions pour davantage de propreté, dans le Journal de Saône-et-Loire

McDonald’s ramasse ses déchets à vélo, dans le Parisien en janvier.

La ville de Sainte-Maxime et un célèbre « fast food » unis contre les détritus, dans Var Matin en janvier.

 

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Réduire l’usage des produits phytosanitaires : un objectif de notre stratégie agroécologique

06/04/2012

L’usage des pesticides en agriculture est un sujet qui occupe l’actualité environnementale ces derniers temps. Je cite pêle-mêle quelques-unes de ces actualités.

Tout récemment (du 20 au 30 mars) s’est tenue la Semaine pour les alternatives aux pesticides : 700 évènements ont été organisés principalement en France mais aussi dans 21 autres pays pour informer sur les pesticides et promouvoir les alternatives.

Une enquête réalisée par l'UFC-Que choisir et rendue publique au lendemain du Forum Mondial de l’eau à Marseille révèle que, si 97,5% des Français ont accès tout au long de l’année à une eau de bonne qualité, le coût de la dépollution de l'eau due aux pratiques agricoles, et facturé aux consommateurs, est très élevé.

Selon un sondage CSA pour France nature environnement, publié fin février, trois Français sur quatre sont inquiets de possibles traces de pesticides dans l'alimentation.

Le 17 avril, en deuxième partie de soirée sur France 2, sera diffusé un documentaire, « La mort est dans le pré » sur les agriculteurs malades des pesticides.

Rencontre avec Eric Guéret réalisateur du film, lors du congrès pesticides et santé au palais du Luxembourg les 23-24 mars 2012.

Vers des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement

Diminuer le recours aux produits phytosanitaires, tels que les pesticides, les herbicides et fongicides, est un objectif de notre stratégie agroécologique. Nous avons choisi de travailler dans ce sens avec nos principaux fournisseurs. Des solutions sont expérimentées dans notre réseau de fermes et de parcelles de références, afin notamment de limiter l’impact des cultures sur la ressource en eau et de préserver la biodiversité.

Le sujet est bien sûr complexe puisqu'il s'agit de repenser globalement les itinéraires techniques des cultures et d'identifier les pratiques respectueuses de l'environnement qui satisferont les rendements et la viabilité économique des exploitations. Même si cela n'est pas facile, nous ne devons cependant pas baisser les bras et les gouvernements, les services de l'État et les entreprises comme la nôtre peuvent/doivent accompagner les agriculteurs dans leur démarche. Des solutions éprouvées ou en test existent : produits alternatifs, outils d'aide à la décision, désherbage mécanique, matériel de précision... Des innovations verront sans doute le jour dans les années qui viennent. Combinées entre elles et adaptées aux conditions locales, elles devraient conduire à une réduction efficace de l'utilisation de produits phytosanitaires.

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Les consommations électriques des restaurants couvertes à 100% par de l’électricité d’origine renouvelable

22/03/2012

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Vous le savez sans doute si vous fréquentez régulièrement ce blog : depuis le 1er janvier 2010, tous nos restaurants couvrent 100% de leurs consommations électriques par de l’électricité d’origine renouvelable, par l’achat de certificats verts, qui établissent un lien entre les lieux de production et de consommation grâce à un outil de comptage et de traçabilité des kilowattheures (kWh). En 2011, ce sont 101 producteurs français qui ont fourni les certificats verts nécessaires à la couverture de l’intégralité des consommations électriques pour l’ensemble des restaurants. Nous avons voulu privilégier les producteurs d’énergies renouvelables en fonction de critères spécifiques. Il s’agissait par exemple de favoriser un maillage du territoire aussi équilibré que possible, avec des acteurs indépendants implantés localement, mixant des sources de production équitablement réparties entre l’hydro-électricité, l’éolien et la valorisation de déchets.

En janvier 2012, les certificats verts ont été remplacés par des Certificats Garanties d’Origine. Le mécanisme est conservé, mais encadré de façon plus fine par la réglementation, et sa finalité reste la
même : contribuer au développement de la production d’énergie d’origine renouvelable. Le nombre de producteurs capables de délivrer des garanties d’origine sera plus restreint en 2012 et nous devrons intégrer une part de sources hydroélectriques plus importante. Mais cela n’influence pas notre stratégie et nous visons un retour à une situation équilibrée en matière de technologies de production à partir de 2013.

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Notre Journal du Développement Durable est en ligne !

12/03/2012

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Sorti à l’occasion du Salon de l’Agriculture, notre Journal du Développement Durable est dès à présent disponible en ligne, à feuilleter ici dans sa version électronique. Vous pouvez aussi le télécharger si vous le souhaitez.

Depuis l’année dernière, notre rapport environnemental, l’EcoJournal® a changé de nom et de forme pour devenir «Le Journal du Développement Durable». En complément des avancées de notre stratégie environnementale, ce rapport annuel traite de nos actions, pour l’année 2011, dans l’ensemble de nos domaines de responsabilité : qualité, nutrition, social, environnement et gouvernance. Nous y rapportons les objectifs que nous poursuivons, nos progrès, mais aussi nos difficultés et leurs causes.

Vous êtes nombreux, notamment les étudiants, à me demander régulièrement des informations sur notre démarche et nos actions. Ce Journal est une source d’information complète, et, je le rappelle, vérifiée. Il contient de nombreux articles, témoignages et interviews qui rendent sa lecture agréable, c’est du moins ce que nous souhaitons. À lire sans modération ! Et n’hésitez pas à me faire part des remarques et suggestions qu’il vous inspirera !

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Retour sur le Salon de l’Agriculture 2012

09/03/2012

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L'espace réservé aux rendez-vous professionnels

Le Salon de l'agriculture a donc fermé ses portes dimanche 4 mars. Pendant dix jours nos équipes environnement et développement durable, achats-qualité-logistique, relations publiques et nos fournisseurs y ont accueilli les visiteurs. Il est temps maintenant de vous faire un retour sur le salon.

Pas de Big Mac au salon ?!?

Ceci pour le clin d’œil : il n'est pas rare que l'on vienne nous demander si on peut se restaurer sur notre stand ! Lorsqu'on explique que nous ne faisons pas de restauration, les gens paraissent surpris. Notre présence au salon de l'Agriculture ne va donc pas encore tout-à-fait de soi, bien qu’elle dure depuis 12 ans... Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion d’expliquer au public l'origine majoritairement française de nos produits et l'organisation de nos filières d'approvisionnement.

Des rendez-vous toujours plus nombreux sur le stand

Le stand n’est pas seulement un lieu d’information et de découverte, c’est aussi une occasion de rendez-vous. De ce point de vue, cette année a connu une forte affluence, avec une majorité de professionnels (coopératives, agriculteurs, éleveurs...), mais aussi des journalistes (presse régionale et spécialisée, radios) et des institutionnels (représentants de ministères et d’associations, élus locaux...).

Bien entendu, tous ces entretiens avaient essentiellement pour thème l’agriculture et les raisons de notre présence au Salon, mais nous avons aussi parlé d’environnement, de sécurité alimentaire, de qualité nutritionnelle, envisagé des collaborations ou des partenariats à créer, renouveler, prolonger... Il y aura donc une suite donnée à beaucoup de ces rendez-vous !

Un thème dominant : la contractualisation

Bon nombre d’entretiens se sont orientés sur cette question. Une semaine avant l’ouverture du Salon, nous avons en effet annoncé la première contractualisation pluriannuelle sur un prix ferme et garanti, avec tous nos partenaires de la filière blé : coopératives, meuniers et notre fournisseur East Balt France. Cet accord porte sur 8 500 tonnes de blé achetées par an, à un prix ferme, sur 3 ans renouvelables, à partir de la récolte 2012. Cela représente 25% de nos besoins annuels destinés la production de petits pains. Une première dans le secteur du blé en France, qui permet aux producteurs de s’affranchir des fluctuations du marché.

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