Davos s’inquiète du changement climatique

16/01/2013

« Hésiter à agir maintenant ne ferait qu’ajouter au fardeau des générations futures.» C’est ce qu’on peut lire dans le rapport « Global Risks » publié en amont du forum économique mondial de Davos qui ouvrira ses portes dans une semaine. Réalisée auprès de 1 000 experts par plusieurs cabinets et universitaires que l’on peut difficilement soupçonner d’activisme écologique, cette étude dresse la liste des risques majeurs pour l’économie et la planète dans les dix ans à venir, selon leur probabilité.

Les risques environnementaux et en particulier climatiques y tiennent une bonne place : multiplication des événements climatiques extrêmes, dépenses générées par les dégâts provoqués, mais aussi difficultés d'approvisionnement alimentaire dans certaines régions, des risques de sécheresse et de stress hydrique, pathologies liées aux diverses pollutions...

Les auteurs s’inquiètent : la crise financière qui perdure détourne l'attention du changement climatique, alors que les événements météorologiques extrêmes sont en progression. Prendre prétexte de la crise économique pour repousser les investissements nécessaires au traitement de la crise environnementale ne ferait qu’aggraver les choses et les auteurs font de nombreux appels à l’action...

La lutte contre le réchauffement climatique est le fil rouge de notre stratégie  environnementale. La diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) est un objectif transversal à tous les plans d’actions engagés. Les Bilans Carbone® réalisés en 2005 et en 2008) ont permis d’identifier nos principaux postes émetteurs de GES, que ce soit sur notre  périmètre d’activité principal (les restaurants), ou sur notre périmètre global qui intègre notamment les filières d’approvisionnements agricoles. Les résultats de notre troisième Bilan Carbone®, en 2011, sont encourageants : –34,7%.de réduction de GES sur le périmètre restaurant, 2,0 % sur le périmètre global, par transaction, entre 2005 et 2011. Ils nous permettent de conforter nos objectifs pour 2020 : 60% sur le périmètre des restaurants et 20% sur notre périmètre global.

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Sur les toits de Paris... un jardin potager

04/01/2013

Potager_toit_AgroParisTech.jpg

Pour évacuer joliment les derniers relents de fin du monde, je vous propose d’entamer cette année 2013 sur une note optimiste avec ce potager urbain expérimental installé sur les toits d’AgroParisTech, dans le 5ème arrondissement de Paris.

Nicolas Bel et Nicolas Marchal, de l'association Potager sur les toits, ont convaincu la direction de cette école d’ingénieurs (dans le domaine du vivant et de l’environnement) d'investir la vaste terrasse de leur toit pour y mener des expérimentations. L’idée est de montrer qu’il est possible de cultiver des légumes sur une base de déchets organiques abondants en milieu urbain et périurbain. Dans des bacs carrés en bois, ils comparent différents types de sols: du marc de café, du compost, des déchets de bois... et du terreau que l'on peut trouver dans le commerce. Des chercheurs de l’INRA, d’AgroParisTech, de l’école normale et du muséum d’histoire naturelle ont rejoint le projet.

Premier verdict : c’est le compost où circulent les vers de terre et poussent des champignons qui donne les plus belles salades ! Il est nourri des déchets de la cafétéria de l'école. Le compost issu de déchets verts est aussi le plus intéressant économiquement.

L’impact de la pollution urbaine sur les fruits et légumes récoltés est aussi analysé. Là encore, les résultats sont prometteurs : les mesures ont montré que les teneurs en cadmium et en plomb contenus dans les tomates et les laitues cultivées sur le toit sont largement en dessous des normes recommandées.

La mairie de Paris évalue à 314 hectares la surface des toitures végétalisables dans la capitale. L'association Potager sur les toits a prévu de planter des potagers un peu partout dans Paris, y compris aux abords du périphérique. Elle a déjà été sollicitée pour créer un potager sur le toit du restaurant La Tour d’Argent.

Voici le reportage réalisé par le journal LeMonde.

Vous trouverez aussi un article assez complet sur le site Paris.fr

Un projet de recherche avec AgroParisTech est en cours dans le cadre de nos appels à projets environnementaux. Il se déroule sur une période de deux ans (d’octobre 2011 à octobre 2013) sur la Ferme Expérimentale de Grignon. Située dans les Yvelines, cette ferme sert de support aux activités d’enseignement et de recherche d’AgroParisTech. L’objectif du projet : tester des techniques (aménagements, protocoles de suivi, etc.) permettant de favoriser la biodiversité sur des parcelles avec rotations incluant le blé sur l’exploitation de la ferme expérimentale de Grignon. Une fois cette étude en place, les résultats observés par AgroParisTech sur l’évaluation des enjeux liés à la biodiversité et ceux mis en œuvre sur les fermes de référence seront croisés pour déployer ensuite les aménagements et les protocoles de suivi les plus intéressants dans le cadre de la stratégie agro-écologique de McDonald’s France.

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Inauguration de la troisième ferme de référence ouverte au public

19/12/2012

stratégie agroécologique, pratiques agricoles, fermes référence, filières agricoles

Après la ferme de Ghislain Leprince près d’Arras, dédiée à la pomme de terre (octobre 2011) et celle de Christophe Guerton, dans le Loiret, sur la filière blé (mai 2012), c’était au tour de l’exploitation de la famille Saillard d’être inaugurée le 13 décembre dernier, en tant que ferme de référence de la filière bœuf ouverte au public. Située à Champaubert, dans l’Orne, elle se compose d’une magnifique maison de maître et de dépendances du XVIIIème siècle aménagées en chambres d’hôtes.

Jean-Guy, Michel et Dominique Saillard, deux frères et leur sœur, ont créé un GAEC qui produit du lait, de la viande et des céréales pour nourrir les animaux. Ils s’intéressent depuis de nombreuses années aux problématiques environnementales liées à l’élevage bovin. Ils se sont engagés dans une démarche de certification ISO 14001, initiée par l’association Terre de Basse Normandie. Ils ont obtenu la certification en 2012 grâce notamment à l’implication de leur salarié Matthieu Baril et adhèrent depuis 1999 à la Charte des bonnes pratiques d’élevage.

Quelques exemples de bonnes pratiques en place dans la ferme : l’adaptation des rations alimentaires, la gestion efficace des effluents d’élevage... Le bien-être des vaches est favorisé : accès libre à l’extérieur dès que le temps le permet, aires d’exercice et aires paillées pour se reposer, alimentation, eau tempérée à volonté, brosse automatique pour se frictionner quand bon leur semble... Le patrimoine bocager est préservé grâce au maintien de prairies permanentes dans l’assolement et d’infrastructures agroécologiques telles que les haies. Les oiseaux, les insectes ou les petits mammifères peuvent y nicher, s’y réfugier et s’y nourrir. Les céréales sont essentiellement cultivées ici pour nourrir les animaux. L’observation régulière des cultures et des conditions météorologiques permet d’apporter des engrais et des produits phytosanitaires en quantité adaptée aux besoins des cultures et au bon moment. La qualité de l’eau et la biodiversité sont ainsi préservées.

Inutile de dire que le froid était au rendez-vous, ce qui n’empêche pas une ambiance chaleureuse ! Les représentants de McDonald’s France, de McKey, les franchisés, la direction régionale ouest de McDonald’s, les représentants de la coopérative Agrial ont répondu présent. Après la visite de l’exploitation, les discussions se sont poursuivies autour d’un buffet de produits régionaux.

Depuis 2010, nous avons mis en place une stratégie agroécologique avec nos principaux fournisseurs. Elle se décline en programmes d’actions sur les filières blé, bœuf, pomme de terre, poulet et salade,. Un réseau de fermes et parcelles de référence réparties sur différents bassins d’approvisionnement a été mis en place. Des agriculteurs et éleveurs volontaires y expérimentent des pratiques innovantes en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de préservation de la ressource en eau, de maintien de la biodiversité et d’amélioration du bien-être animal. Ces pratiques sont évaluées grâce à des indicateurs agro-environnementaux et économiques. Les plus efficaces seront progressivement proposées aux autres producteurs. Pour faire découvrir la démarche, nous avons choisi d’ouvrir au public une ferme de référence dans chaque filière.

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Doha, ce n’était pas encore ça !

12/12/2012

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Des avancées modestes mais indispensables pour les plus optimistes (ministère de l’écologie), l'une des plus mauvaises conférences sur le climat de l'histoire (Sandrine Bélier, Eurodéputée Europe Ecologie – Les Verts, sur Terra Eco)... Pour ceux qui n’en attendaient rien la conférence de Doha n’aura pas déçu. Au terme de deux semaines de négociations et 24 heures de prolongation, les négociations sur le climat ont finalement abouti à un accord minimal imposé de façon chaotique samedi 8 décembre à Doha.

Un bilan qu’aucun pays n’a osé juger satisfaisant et qui confirme le manque de volonté politique d'agir avec détermination pour lutter contre un réchauffement climatique qui s’accélère.

Le premier enjeu de Doha était de pérenniser le protocole de Kyoto, seul traité international contraignant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Grâce à l'Union européenne (UE), ils ont obtenu la survie du protocole de Kyoto de 2012 à 2020. Une prolongation qui ne concerne qu'une infime partie des pays développés (Union Européenne, Australie, Islande, Norvège et Suisse), et à peine 15 % des émissions des gaz à effet de serre. Ils ont aussi fixé le calendrier pour arriver à un accord global applicable en 2020 pour tous les pays du monde sans exception.

La France est candidate pour organiser la Cop 21 en 2015, qui après la Cop 19 prévue fin 2013 en Pologne puis la Cop 20 en 2014 en Amérique du Sud, sera chargée d'accoucher de cet accord global. La Chine et les Etats-Unis, les deux plus gros pays émetteurs de gaz à effet de serre, seraient cette fois impliqués, ainsi que tous les pays émergents (Brésil, Inde...).

Quant aux pays les plus pauvres – premières victimes du changement climatique en cours – ils continueront d’attendre les milliards de dollars dont ils ont besoin pour construire des digues ou compenser les pertes de récolte liées aux sécheresses à répétition.

Si minime soit-il, l’accord permet de maintenir les négociations onusiennes sous respiration artificielle en attendant une étincelle... Et le texte peut tout de même servir de socle pour le futur accord de 2015. C’est le verre à moitié plein.

Pour en savoir plus :

Réseau Action Climat de France

Novethic infos


Après avoir réalisé deux Bilans Carbone ® en 2005 et en 2008, nous nous sommes fixé un objectif de réduction de 20% d’émissions de GES entre 2005 et 2020 sur notre périmètre global, c'est-à-dire, en intégrant les activités en restaurant mais aussi en amont nos filières d'approvisionnement et en aval les émissions générées par nos clients. Cet objectif global implique un effort soutenu des restaurants, soit une réduction de 60% sur ce périmètre. Nous avons mis en place un mode de suivi régulier qui nous permet d’avoir une vision au plus juste de la réalité des émissions des restaurants et de piloter nos plans de progrès avec précision. Il alterne remontées mensuelles d’informations et points d’étapes effectués tous les 3 ans par un bureau d’études spécialisé. Le troisième Bilan Carbone® réalisé en 2011 fait apparaître des résultats  encourageants : ils montrent, en comparaison avec 2005, une baisse simultanée des  émissions par transaction sur chacun des deux périmètres : -34,7 % sur le périmètre restaurant et -2 % sur le périmètre global.


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Les Régionales 2012, bravo et merci aux référents !

02/11/2012

référents, ecoprogress, démarche, animation, réseau, environnement, défi, résultats, restaurantsLes Régionales 2012, c’est une grande tournée dédiée aux référents gagnants de notre challenge interne : le Défi EcoProgress®. Inaugurée à Guyancourt le 23 octobre, elle s’achèvera à Toulouse le 20 décembre, en passant par Nantes, Lille, Nancy, Limoges, Grenoble, Marseille et Bordeaux... au total 9 rendez-vous organisés dans toute la France.

Pourquoi ces Régionales ? Pour féliciter, bien sûr, mais sourtout remercier les référents qui ont amené leur restaurant à se classer dans le Défi. Grâce à leurs efforts, 5 millions de kWh et 72 millions de litres d’eau ont été économisés. Ces résultats démontrent une implication que nous tenons à saluer. Car ce sont bien les référents qui rendent nos engagements possibles en la matière. Si notre dispositif a un sens, s’il donne des résultats, s’il est vivant, c’est grâce à celles et ceux qui, jour après jour, mobilisent les équipes, veillent à la bonne application des recommandations, assurent le suivi des consommations...

Cette tournée a pour vocation de donner un coup de projecteur sur les référents gagnants. L’équipe dédiée à EcoProgress® organise ces après-midi, où sont aussi présents les franchisés des restaurants concernés et les conseillers régionaux. Il y a bien sûr la remise des trophées et des cadeaux à chaque gagnant. Les trois niveaux, or, argent et bronze sont récompensés : le Défi étant plus difficile cette année, nous considérons qu’un classement, même au niveau bronze, demandait des efforts importants qui méritaient d’être valorisés. Le rendez-vous est aussi l’occasion de présenter l’ensemble de notre stratégie à nos référents, mais aussi de proposer des moments de discussion et de partage autour d’un buffet gourmand. Cette opportunité d’échanges entre les différents acteurs d’EcoProgress® est très appréciée.

Pour ceux qui ont manqué le début...

Nous avons mis en place dès 2008 un système de management environnemental pour accompagner et animer la transformation nécessaire des pratiques en restaurant. Il s’appuie sur un réseau de référents, qui sont véritablement la colonne vertébrale de l’action. Aujourd’hui la quasi-totalité de nos restaurants (96%) a identifié un référent. Les autres composantes du système : un logiciel, une dynamique d’animation et le Défi, conçu comme un challenge amical qui récompense chaque année les restaurants les plus actifs en matière d'environnement.

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Au siège aussi, on se mobilise !

28/09/2012

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Le 5 septembre, nous avons lancé une vaste opération de sensibilisation aux éco-gestes auprès du siège social de McDonald’s France et de nos cinq directions régionales. Notre objectif : relancer l’engagement des collaborateurs dans la démarche environnementale, à partir des petits réflexes quotidiens qui, multipliés par quelques centaines de collaborateurs, aboutissent à des résultats qui en valent largement la peine.

Pourquoi relancer cet engagement, me direz-vous ? Parce que ce qui avait été mis en place depuis 2005 s’était un peu émoussé au fil des années. Nous avons entrepris de nombreuses actions au siège, notamment en recyclant le papier et le carton, les piles et les canettes. Nous avons cependant concentré nos efforts sur les restaurants avec EcoProgress® et le Plan Emballages abandonnés dont je vous parle régulièrement... En oubliant un peu, il faut bien l’avouer, d’animer l’implication des collaborateurs du siège et des directions régionales, comme nous savons désormais le faire avec les équipes des restaurants. Il devenait donc nécessaire de remotiver les troupes.

Pour lancer cette opération, nous avons commencé par offrir un mug amusant à chacun des collaborateurs. Il a été très apprécié, ce qui laisse penser qu’ils auront envie de l’utiliser ! À la clé, une économie potentielle de près d’un million de gobelets par an, soit le nombre de gobelets générés par 20 matchs au Stade de France... En prime, des brosses de nettoyage adaptées permettront d’utiliser moins d’eau pour les laver. 

FicheGrennOffice.PNGLes 8 réflexes sur lesquels se base la sensibilisation sont repris de diverses façons, sur des fiches qui rappellent à quoi servent ces gestes quotidiens (imprimer en recto-verso permet d’économiser plus de 650 000 feuilles de papier par an, soit l’équivalent d’un immeuble de 23 étages...), des affiches, des autocollants pense-bêtes : j’utilise ma tasse réutilisable, j’éteins la lumière, je collecte les piles, je compacte les canettes, j’éteins mon ordinateur, j’imprime recto-verso, je régule la température et je recycle le papier et le carton.

 

Les retours sont excellents... Les collaborateurs étaient demandeurs de ce type de bonnes pratiques et sont manifestement prêts à s’impliquer !

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