Retour sur le Salon de l’Agriculture 2012

09/03/2012

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L'espace réservé aux rendez-vous professionnels

Le Salon de l'agriculture a donc fermé ses portes dimanche 4 mars. Pendant dix jours nos équipes environnement et développement durable, achats-qualité-logistique, relations publiques et nos fournisseurs y ont accueilli les visiteurs. Il est temps maintenant de vous faire un retour sur le salon.

Pas de Big Mac au salon ?!?

Ceci pour le clin d’œil : il n'est pas rare que l'on vienne nous demander si on peut se restaurer sur notre stand ! Lorsqu'on explique que nous ne faisons pas de restauration, les gens paraissent surpris. Notre présence au salon de l'Agriculture ne va donc pas encore tout-à-fait de soi, bien qu’elle dure depuis 12 ans... Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion d’expliquer au public l'origine majoritairement française de nos produits et l'organisation de nos filières d'approvisionnement.

Des rendez-vous toujours plus nombreux sur le stand

Le stand n’est pas seulement un lieu d’information et de découverte, c’est aussi une occasion de rendez-vous. De ce point de vue, cette année a connu une forte affluence, avec une majorité de professionnels (coopératives, agriculteurs, éleveurs...), mais aussi des journalistes (presse régionale et spécialisée, radios) et des institutionnels (représentants de ministères et d’associations, élus locaux...).

Bien entendu, tous ces entretiens avaient essentiellement pour thème l’agriculture et les raisons de notre présence au Salon, mais nous avons aussi parlé d’environnement, de sécurité alimentaire, de qualité nutritionnelle, envisagé des collaborations ou des partenariats à créer, renouveler, prolonger... Il y aura donc une suite donnée à beaucoup de ces rendez-vous !

Un thème dominant : la contractualisation

Bon nombre d’entretiens se sont orientés sur cette question. Une semaine avant l’ouverture du Salon, nous avons en effet annoncé la première contractualisation pluriannuelle sur un prix ferme et garanti, avec tous nos partenaires de la filière blé : coopératives, meuniers et notre fournisseur East Balt France. Cet accord porte sur 8 500 tonnes de blé achetées par an, à un prix ferme, sur 3 ans renouvelables, à partir de la récolte 2012. Cela représente 25% de nos besoins annuels destinés la production de petits pains. Une première dans le secteur du blé en France, qui permet aux producteurs de s’affranchir des fluctuations du marché.

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Salon de l’Agriculture, jour 6

01/03/2012

J’ai rencontré aujourd’hui Augustin Favereau, conseiller pour les questions européennes et internationales au cabinet de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture. Nous avons ensemble fait le point sur les actions de McDonald’s France dans un certain nombre de domaines.

En ce qui concerne l’agriculture, nous avons évoqué par exemple le fait que nos approvisionnements sont majoritairement français. Plus de 70% des produits alimentaires disponibles en restaurant ont été fabriqués en France. En 2011, nos cinq principaux fournisseurs ont utilisé au total plus de 220 000 tonnes de matières premières agricoles françaises (blé, viandes de bœuf et de poulet, pommes de terre et salades). C’est ce qui fait de notre enseigne un acteur majeur du monde agricole français.

Nous avons également parlé de la certification HVE (Haute Valeur Environnementale) des exploitations agricoles, qui a été mise en place par le gouvernement fin 2011. Cette certification volontaire vise à déterminer un intermédiaire entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. Elle permettra aussi aux consommateurs d’identifier les produits agricoles cultivés selon des pratiques respectueuses de l’environnement. Nous sommes intéressés par ce sujet dans la mesure où notre stratégie agroécologique et la certification HVE vont dans le même sens et rejoignent les mêmes préoccupations environnementales : gestion des produits phytosanitaires, de la fertilisation et de la ressource en eau, biodiversité... Certains indicateurs mis en œuvre pour suivre les pratiques testées dans nos fermes de référence correspondent à ceux définis dans le cadre de la certification. Ces agriculteurs pourraient donc prétendre à la certification HVE s’ils le souhaitaient. Regrettons peut-être que, comme le soulignent de nombreux acteurs (ONG, agriculteurs, syndicats..), la certification HVE ne s’accompagne pas d’une incitation financière qui pourrait motiver les exploitants, compte tenu de la situation économique fragile du secteur agricole.

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Au Salon de l’Agriculture : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les produits McDo !

28/02/2012

Depuis maintenant trois jours, nous accueillons des visiteurs sur notre stand du Salon de l’Agriculture. Nous y présentons les conditions dans lesquelles sont fabriqués nos frites, salades, steaks hachés, nuggets ou encore nos petits pains. On y voit ainsi comment origine, traçabilité, sécurité alimentaire, respect de l'environnement et du bien-être animal sont pris en compte et contrôlés à chaque maillon de nos filières, depuis les matières premières jusqu’aux produits finis, servis en restaurant.

Si vous avez l’occasion de passer nous voir, ce à quoi je vous encourage vivement, voici un avant-goût de ce que vous découvrirez.

Un quiz vous guidera sur le stand en vous invitant à répondre à plusieurs questions.

Sur les bornes consacrées aux filières, des animations mécaniques et interactives vous dévoileront les étapes de transformation et les bonnes pratiques mises en place en matière de qualité, de sécurité alimentaire et d'environnement.

Dans l'espace restaurant, un film vous expliquera la préparation des produits, les règles d'hygiène et de sécurité respectées par les salariés et les actions environnementales en place.

Ce sera aussi pour vous l'occasion de poser toutes les questions que vous voulez poser, et sans tabou, aux équipes de McDonald's et à chacun de nos fournisseurs : East Balt (petits pains), Lamb Weston & McCain (frites et potatoes), McKey (steaks hachés), Crudi (salade), Cargill (nuggets).

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A partir de demain, venez découvrir le stand McDonald's au Salon de l'Agriculture

24/02/2012

Stand2012.jpgComme chaque année depuis 2000, nous participons avec nos principaux fournisseurs au salon de l'agriculture. Pour cette nouvelle édition, nous avons choisi de présenter aux visiteurs nos bonnes pratiques en matière de qualité, sécurité alimentaire et environnement, depuis le champ jusqu'au restaurant. 

C'est une fois de plus une belle occasion d'échanger avec nos partenaires et nos clients mais aussi avec les consommateurs, les agriculteurs, les élus, les services de l'Etat, les ONG... Pendant ces 10 jours, j'ai notamment prévu de rencontrer plusieurs des acteurs qui ont participé aux concertations agricoles de 2009 ou qui continuent de travailler avec nous dans le cadre de la stratégie agro-écologique. Je ne manquerai pas de vous tenir informés au fil de l'eau de mes rencontres et des actualités du salon.    

Rendez-vous sur notre stand au Salon de l'agriculture - Porte de Versailles - Hall 1, Allée F, Stand 98, du 25 février au 4 mars.

 

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Biodiversité et économie : une question d’interdépendance

08/06/2011

Orée, créée en 1992, rassemble entreprises, collectivités et gestionnaires, associations professionnelles et environnementales, organismes académiques et institutionnels pour développer une réflexion commune sur les meilleures pratiques environnementales et mettre en œuvre des solutions concrètes pour une gestion intégrée de l'environnement à l'échelle des territoires. Gaël Gonzalez y est chargé de mission Économie et biodiversité, et nous lui avons demandé d’intervenir sur ce sujet à l'occasion d'une de nos réunions filières le 25 mai dernier. Je lui ai proposé de résumer pour vous cette intervention en lui posant quelques questions.

Vous avez évoqué la nécessité d’une approche systémique de la biodiversité. De quoi s’agit-il concrètement ?

La biodiversité ne se limite pas aux espèces visibles. La plus grande partie de la biodiversité est « invisible ». Cette notion couvre la diversité génétique et spécifique, mais aussi la diversité des interactions des organismes vivants entre eux et avec leur environnement physique (biodiversité écosystémique). Nous devons prendre conscience de notre dépendance vis-à-vis des services écologiques, c'est-à-dire les bénéfices que l’on tire de la biodiversité et du bon fonctionnement des écosystèmes : l’interaction avec l’ensemble du monde vivant nous est vitale. C’est d’elle que nous tirons notre alimentation, nos matériaux de construction, nos combustibles, nos fibres textiles… De cette interaction dépend aussi la pollinisation, la qualité de l’eau et de l’air, la régulation du climat, de l’érosion des sols, des maladies... Sans oublier que les écosystèmes constituent un cadre de vie et qu’il ne faut pas sous-estimer l’importance de leur préservation d’un point de vue culturel et éthique.

Quels sont les risques d’une dégradation de ces « services écologiques » ?

Cette dégradation met en danger le bien-être de l’humanité, voire sa survie, et augmentera de manière significative d’ici 2050. C’est ce qu’a montré une étude clef, le Millenium Ecosystem Assessment parue en 2005. Le rythme d’extinction des espèces est 10 à 100 fois supérieur au rythme d’extinction naturel et va en s’accélérant. En 50 ans, l’Homme a modifié les écosystèmes plus rapidement et plus profondément que durant toute période comparable de l’histoire de l’humanité. La dégradation des services écologiques a aussi un coût financier : elle pourrait représenter jusqu’à 7% du PIB mondial en 2050.

Quel intérêt ont les entreprises à se préoccuper de biodiversité?

Le monde de l’entreprise n’évolue pas indépendamment de celui du vivant : la biodiversité conditionne les activités économiques, et celles-ci influencent à leur tour l’évolution de la diversité du vivant. La biodiversité est à la fois source de profits et de coûts, d’où l’importance cruciale d’une réflexion sur son intégration aux stratégies d’entreprises. Les opportunités sont nombreuses: sécuriser les chaines d’approvisionnement, se différencier des concurrents et attirer de nouveaux clients, réduire les dépenses liées aux achats et augmenter l’efficience des processus, développer et mettre sur le marché de nouvelles technologies peu impactantes, pénétrer de nouveaux marchés, anticiper les évolutions réglementaires...

Les pistes de solutions ?

Il y en a beaucoup, qui vont de la création de nouveaux produits et services à la mise en place de nouveaux modèles de rémunération. Le « Bio mimétisme » par exemple,  s’inspire du vivant et de son fonctionnement (économe en énergie, matériaux locaux, les déchets des uns sont les ressources des autres…) pour repenser les produits et le métabolisme des entreprises et des territoires. On peut faire avancer les choses si chacun prend ses responsabilités et travaille en coopération avec les autres acteurs du territoire pour préserver la biodiversité. Par exemple : les agriculteurs travaillent avec les autres activités économiques implantées sur le bassin versant, les associations de pêcheurs et les collectivités afin de le préserver voire d’en restaurer la biodiversité ; les transformateurs travaillent avec leur fournisseur pour relocaliser les approvisionnements et développer des produits écologiques...

Sur le site d’Orée , vous pouvez retrouver toute l’actualité de la thématique biodiversité ainsi que les publications d’Orée.

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Des mesures pour promouvoir une agriculture moins dépendante des produits chimiques

27/04/2011

Le plan Ecophyto, issu du Grenelle de l’environnement, ambitionne de réduire de moitié l’usage des pesticides au niveau national dans un délai de dix ans (2018).
C’est dans ce cadre que le ministre de l’Agriculture vient d’extraire 12 propositions d'un rapport parlementaire visant à développer les méthodes naturelles de protection des cultures. Il s'agit de la feuille de route « biocontrôle » que vous trouverez ici > http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/110420_Feuille_route_b...
Le biocontrôle est l’ensemble des méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels (insectes, bactéries…). Ces 12 mesures seront ainsi mises en œuvre au cours des deux prochaines années pour :
· encourager les agriculteurs à utiliser les pratiques de biocontrôle,
· promouvoir l’innovation pour le développement de nouvelles techniques sûres et efficaces,
· favoriser la mise sur le marché des produits de biocontrôle,
· mieux informer les professionnels et suivre le développement de ces usages.
Je suis de près ces avancées et plus spécifiquement le volet "acceptation" des solutions et des méthodes naturelles de protection des cultures. Elles font en effet partie des objectifs qui ont guidé la mise au point de programmes d’actions au cours des concertations agricoles que nous avons menées en 2009 / 2010. Certaines de ces techniques naturelles sont -ou vont être- testées dans des fermes de référence d'ici la fin de l'année.

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