Salon de l’Agriculture, une très belle édition 2013

08/03/2013

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Le cinquantième Salon International de l’Agriculture a fermé ses portes dimanche 3 mars. Sa popularité ne s’est pas démentie et il s’est révélé, pour McDonald’s aussi, une excellente édition.

De très nombreux visiteurs, d’abord. Le parcours ludique et pédagogique a connu une belle affluence, avec 60 heures d’animations et 13 000 quiz distribués.

Nous avons eu également plus de 200 visites institutionnelles : des associations de protection de l’environnement, de défense des consommateurs, mais aussi protection des animaux, des ONG, des représentants du monde agricole (coopératives, agriculteurs, éleveurs), des journalistes (presse régionale et spécialisée, radios), des élus locaux, des députés, des représentants de ministères. Une suite sera donnée à de nombreux rendez-vous, dans une perspective de partenariats ou sur d’autres projets de collaboration.

Le Salon a été l’occasion de parler de notre stratégie agroécologique. Le sujet suscite l’intérêt de nombreux acteurs et nous avons eu beaucoup d’entretiens à propos des programmes d’action mis en place sur nos principales filières (blé, salades, bœuf, poulet et pommes de terre) autour de quatre objectifs principaux : réduction des gaz à effet de serre, préservation des ressources en eau, contribution au maintien de la biodiversité et amélioration du bien-être animal. Les bonnes pratiques issues de ces programmes sont testées des agriculteurs volontaires dans un réseau d’une trentaine de fermes de référence, réparties sur nos différents bassins d’approvisionnement. A terme, l’objectif est de proposer les solutions les plus innovantes, efficaces et vertueuses à l’ensemble des producteurs. Un conseil scientifique de neuf experts indépendants se réunit chaque année pour évaluer les résultats de ces tests « grandeur nature ».

Voir ici le billet sur la ferme de référence de la filière bœuf.

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Au Salon de l’Agriculture, signature d’un accord pour des frites 100% pommes de terre françaises

28/02/2013

Comme d’habitude, notre présence au Salon est un succès. Ce sont des journées riches en rencontres et échanges à propos de nos filières et de notre stratégie agroécologique : associations, coopératives, agriculteurs, éleveurs, élus... Je vous en reparlerai la semaine prochaine, mais voici deux infos en guise de mise en appétit !

Lundi 25 février, signature d’un accord bilatéral entre McDonald’s et McCain pour des frites 100% pommes de terre françaises d’ici fin 2013. En 2012, ce pourcentage, était de plus de 70 %, le restant venant essentiellement de Belgique et de Hollande.

Concrètement, nous allons passer à plus de 200 000 tonnes de pommes de terre sous contrats avec des agriculteurs dans les bassins de production du Nord et de l’Est de la France.

Même si cet accord traduit notre volonté de soutenir les producteurs français, il ne s’agit pas d’une course effrénée au made in France. C’est la concrétisation de tout le travail de partenariat que nous menons depuis des années avec McCain et la filière pomme de terre, notamment autour de la contractualisation. Ce sont les rapports de confiance que nous avons développé avec nos fournisseurs et les agriculteurs qui nous amenés là. Il ne s’agit pas non plus de bâtir une filière française de qualité en opposition à des filières moins exigeantes : quelle que soit l’origine des matières premières, pour les pommes de terre comme pour le blé, le poulet, le bœuf, les salades... les cahiers des charges sont toujours exigeants, en termes de sécurité, de qualité, mais aussi de prise en compte de l’environnement.

Jeudi 28 février, visite de Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, qui a échangé avec Jean-Pierre Petit, président-directeur général de McDonald's France, autour de la frite française, bien sûr, mais aussi de l’approvisionnement en viande bovine, de qualité et de traçabilité.

Quelques chiffres : En 2012, McDonald’s France a contribué à l’activité de près de 40 000 éleveurs et agriculteurs français. Plus de 70 % des ingrédients nécessaires à l’élaboration des recettes proposées en restaurants ont été achetés auprès d’entreprises agro-alimentaires.

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Le Salon de l’Agriculture, c’est reparti !

21/02/2013

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C’est désormais une tradition... Comme chaque année depuis 13 ans nous serons avec nos fournisseurs au Salon de l’Agriculture. Un stand conçu dans l’esprit de nos restaurants vous accueillera dans une ambiance conviviale.

Cette année, un parcours à la fois ludique et pédagogique met en avant trois thèmes :

- le partenariat de longue date avec nos fournisseurs et les agriculteurs,

- l’intégration de McDonald’s en France, que ce soit par la provenance de nos approvisionnements ou par notre offre inspirée de recettes françaises,

- notre stratégie agroécologique, avec notamment la mise en test de pratiques environnementales innovantes dans un réseau de fermes de référence.

Au début du parcours, un petit quiz vous sera remis pour tester vos connaissances sur les différents thèmes.

L’espace central du stand accueillera plusieurs fois par jour une animation pédagogique, maquettes et vidéos à l’appui, sur les fondamentaux des trois thèmes du stand. Enfin, vous aurez la possibilité de vous inscrire aux Journées Témoin Qualité 2013. Ces journées ont pour objet de faire découvrir les lieux de production de nos produits  et de suivre les principales phases de transformation du champ au restaurant.

 Salon de l'agriculture - Porte de Versailles - Hall 3, Allée E, stand 142 - Du samedi 23 février au dimanche 3 mars

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Inauguration de la troisième ferme de référence ouverte au public

19/12/2012

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Après la ferme de Ghislain Leprince près d’Arras, dédiée à la pomme de terre (octobre 2011) et celle de Christophe Guerton, dans le Loiret, sur la filière blé (mai 2012), c’était au tour de l’exploitation de la famille Saillard d’être inaugurée le 13 décembre dernier, en tant que ferme de référence de la filière bœuf ouverte au public. Située à Champaubert, dans l’Orne, elle se compose d’une magnifique maison de maître et de dépendances du XVIIIème siècle aménagées en chambres d’hôtes.

Jean-Guy, Michel et Dominique Saillard, deux frères et leur sœur, ont créé un GAEC qui produit du lait, de la viande et des céréales pour nourrir les animaux. Ils s’intéressent depuis de nombreuses années aux problématiques environnementales liées à l’élevage bovin. Ils se sont engagés dans une démarche de certification ISO 14001, initiée par l’association Terre de Basse Normandie. Ils ont obtenu la certification en 2012 grâce notamment à l’implication de leur salarié Matthieu Baril et adhèrent depuis 1999 à la Charte des bonnes pratiques d’élevage.

Quelques exemples de bonnes pratiques en place dans la ferme : l’adaptation des rations alimentaires, la gestion efficace des effluents d’élevage... Le bien-être des vaches est favorisé : accès libre à l’extérieur dès que le temps le permet, aires d’exercice et aires paillées pour se reposer, alimentation, eau tempérée à volonté, brosse automatique pour se frictionner quand bon leur semble... Le patrimoine bocager est préservé grâce au maintien de prairies permanentes dans l’assolement et d’infrastructures agroécologiques telles que les haies. Les oiseaux, les insectes ou les petits mammifères peuvent y nicher, s’y réfugier et s’y nourrir. Les céréales sont essentiellement cultivées ici pour nourrir les animaux. L’observation régulière des cultures et des conditions météorologiques permet d’apporter des engrais et des produits phytosanitaires en quantité adaptée aux besoins des cultures et au bon moment. La qualité de l’eau et la biodiversité sont ainsi préservées.

Inutile de dire que le froid était au rendez-vous, ce qui n’empêche pas une ambiance chaleureuse ! Les représentants de McDonald’s France, de McKey, les franchisés, la direction régionale ouest de McDonald’s, les représentants de la coopérative Agrial ont répondu présent. Après la visite de l’exploitation, les discussions se sont poursuivies autour d’un buffet de produits régionaux.

Depuis 2010, nous avons mis en place une stratégie agroécologique avec nos principaux fournisseurs. Elle se décline en programmes d’actions sur les filières blé, bœuf, pomme de terre, poulet et salade,. Un réseau de fermes et parcelles de référence réparties sur différents bassins d’approvisionnement a été mis en place. Des agriculteurs et éleveurs volontaires y expérimentent des pratiques innovantes en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de préservation de la ressource en eau, de maintien de la biodiversité et d’amélioration du bien-être animal. Ces pratiques sont évaluées grâce à des indicateurs agro-environnementaux et économiques. Les plus efficaces seront progressivement proposées aux autres producteurs. Pour faire découvrir la démarche, nous avons choisi d’ouvrir au public une ferme de référence dans chaque filière.

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OGM : la nécessité d’une étude indépendante et d’un débat public

07/11/2012

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Je ne reviendrai pas ici sur les détails de « l’affaire Séralini », qui ne peut pas vous avoir échappé ! Les résultats de l’étude choc, les controverses qui ont suivi ce « pavé dans la mare », les conclusions réfutées par l'Agence européenne de sécurité sanitaire, les académies, le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) et l'Agence de sécurité sanitaire française (Anses).

Quelle que soit la validité scientifique de ses conclusions, quelles que soient les critiques, sans doute justifiées, formulées à l’encontre du scénario médiatique qui a accompagné sa sortie, l’étude a au moins un mérite : celui de révéler l’insuffisance des études à long terme. Les travaux de Gilles-Eric Séralini ne permettent pas d'établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation de l'OGM, de son pesticide, et les pathologies observées. Mais les travaux réglementaires, trop courts et financés par les firmes elles-mêmes, ne démontrent pas davantage l'innocuité du maïs génétiquement modifié.

« L’opinion publique ne sait qui croire ni quoi croire ». Ce sont les termes même de la présidente du comité éthique du Haut Conseil des biotechnologies. En effet.

Les agences de réglementation ont conclu à la nécessité de conduire des études approfondies et indépendantes sur les effets à long terme des OGM. La proposition a été retenue par le gouvernement. Le Premier ministre entend « porter au niveau européen la demande d'une remise à plat du dispositif communautaire d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et pesticides ».

Voilà pour la question de santé publique. Reste que les questions soulevées par les OGM sont aussi d’ordre environnemental, sociétal et économique. L’émotion soulevée par cette étude ne doit pas le faire oublier...

 

McDonald's s’est engagé avec ses fournisseurs pour que les produits proposés dans les menus soient composés d'ingrédients de source
non OGM : blé utilisé pour la fabrication des buns, pommes de terre, tomates, salades (selon la réglementation actuelle, un produit « non OGM » est un produit qui contient moins de 0,9 % d’OGM. Au dessous de ce seuil, l’étiquetage « peut contenir des OGM » n’est pas obligatoire). Pour exemple, les sauces : l’huile de soja a été remplacée par de l’huile de colza non OGM, ce qui apporte également une meilleure qualité nutritionnelle et permet un approvisionnement local. L’alimentation des poulets est également de source « non OGM ». Cette garantie s’avère plus difficile pour la filière bovine, la contractualisation avec les éleveurs étant encore peu développée du fait notamment de la complexité de l’organisation de cette filière. Voir à ce propos mon billet « Faisons le point sur la viande bovine ».

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Du poisson issu de pêcheries durables labellisées MSC

18/07/2012

poisson, pêche durable, pêcheries, évaluations, certification, label, écolabel, MSC, référentielC’est une initiative qui concerne la totalité des approvisionnements européens de McDonald’s en poisson blanc. Cabillaud, églefin, hoki et colin d’Alaska utilisés pour les recettes au poisson dans les 7 000 restaurants McDonald’s répartis dans 40 pays d’Europe sont désormais issus de pêcheries vérifiées selon le référentiel MSC. Le logo MSC qui apparaîtra sur les emballages de nos produits à base de poisson signifie que les pêcheries qui nous fournissent sont évaluées par un organisme de certification et des experts indépendants.

Je rappelle que le MSC (Marine Stewardship Council) est une organisation internationale à but non lucratif créée en 1997 pour encourager les pratiques de pêche durables et faire évoluer le marché mondial des produits de la mer avec l’ensemble des acteurs de la filière pêche Son programme d’éco labellisation : garantir la pérennité des stocks de poissons, la préservation des écosystèmes et une bonne gestion des zones de pêche, selon des critères scientifiques stricts et rigoureux.

Le contexte est posé, place au débat... J’anticipe en répondant à certaines questions que vous brûlez certainement de poser. Il en restera, je n’en doute pas !

Pour commencer, à quoi ça sert ?

Ce n’est absolument pas anecdotique : notre taille et les volumes que nous achetons ont incontestablement une incidence sur l’amélioration des pratiques qui permettent aux stocks de se renouveler. Les stocks naturels des océans de la planète sont dans un triste état. Selon la FAO, 50% des réserves mondiales de poisson (les 200 espèces les plus consommées) sont pleinement exploitées, ce qui ne laisse pas d’autre choix que de reconstituer les stocks. Les entreprises ont un rôle à jouer dans la transformation du marché des produits de la mer et la préservation des ressources marines. Avec le label MSC, nous sommes la première entreprise dans le secteur de la restauration rapide en Europe à s’approvisionner en poisson blanc certifié durable.

Et pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour arriver à cette certification ?

Pour nous, la démarche devait d’abord concerner l’ensemble de nos approvisionnements à l’échelle européenne. Cela explique en partie le temps nécessaire à l’obtention de la certification mais pas seulement. Nous aurions pu aller plus vite en choisissant une solution plus simple : tourner le dos à nos fournisseurs de poissons « conventionnels » pour s’approvisionner directement auprès de pêcheries certifiées MSC. Nous avons plutôt choisi d’accompagner nos fournisseurs à la mise en place de meilleures pratiques de pêche et nous avons mis en place en 2003 notre propre politique de pêche durable. La certification MSC est donc la reconnaissance de critères déjà en place chez nos fournisseurs. En parallèle des évaluations indépendantes annuelles réalisées dans le cadre de notre politique de pêche durable, l’organisme chargé de la certification par MSC effectue des audits de surveillance. Trois ans après la certification initiale, la pêcherie sera réévaluée.

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à poser d’autres questions !

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