La fin programmée du nucléaire en Allemagne

01/06/2011

Vous l’avez entendu ou lu comme moi, le gouvernement allemand, par la voix de son ministre de l’Environnement Norbert Röttgen, vient d’annoncer la fermeture de toutes les centrales nucléaires du pays avant la fin 2022… L’Allemagne devient ainsi la première puissance industrielle à renoncer à cette source d’énergie. Cette décision s'appuie sur les travaux de la commission d'éthique sur le nucléaire, lancée en mars à la suite de la catastrophe de de Fukushima.

Cette annonce, bien qu’elle ne soit pas vraiment une surprise, suscite évidemment de nombreuses réactions. Près de 20% de l’énergie produite en Allemagne est alternative : éolien et solaire. Mais l’Allemagne est aussi un gros consommateur de charbon. Pour combler le déficit d’électricité nucléaire, elle devra probablement augmenter ses importations de charbon et de gaz, ce qui pose question du point de vue des émissions de gaz à effet de serre. Elle pourrait aussi augmenter ses importations d'énergie nucléaire depuis la France. Après Fukushima, sept centrales ont déjà été arrêtées, et les importations d’électricité en provenance de France ont doublé.

Le débat est relancé en France où l’énergie nucléaire fournit plus des trois-quarts de l’électricité, contre moins d’un quart en Allemagne, ce qui change tout de même les données du problème en termes de dépendance énergétique. C’est en tout cas l’un des arguments de ceux qui ne souhaitent pas que la France suive l’exemple allemand. L'argument des antinucléaires, c'est le potentiel des énergies renouvelables. Je suivrai de près, comme vous j’imagine, les conséquences économiques et environnementales de ce choix.

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Envolée des prix du pétrole : pouvons-nous vivre sans ?

31/05/2011

Les tensions dans le monde arabe ont remis au premier plan l’envolée des prix des produits pétroliers. La tendance à la hausse semble depuis se confirmer... C’est plus que jamais le moment de faire le point sur la récurrente et difficile question de l’énergie.

Quelles alternatives au carburant dans les transports ?

Elles ne sont, hélas, pas légion. Pour l’instant la faible autonomie des batteries et la durée importante de leur rechargement semblent faire obstacle à leur diffusion de masse. Se pose aussi la question de leur impact environnemental : s’il est incontestablement faible sur le lieu d’utilisation, il faut aussi prendre en compte les conditions de production de l’électricité. En France, elle est majoritairement d’origine nucléaire, et dans le reste du monde elle dépend encore essentiellement des énergies fossiles. Nous explorons tout de même cette piste : le premier camion électrique de notre prestataire logistique est en place. Gageons sur les prouesses techniques pour améliorer ce type de véhicule

Quant aux agrocarburants, ils engendrent des cultures sur d’énormes superficies au détriment de cultures vivrières et de forêts. Outre un bilan énergétique discutable, ils sont à l’origine de l’augmentation des prix alimentaires. Mais tous les biocarburants ne sont pas d'origine agricole. Le biocarburant issu des d’huiles alimentaires usagées est une solution potentiellement intéressante pour l’avenir. La flotte de camions qui livre nos restaurants roule avec du B30 (composé à 30% de biodiesel issu d’huiles de friture collectées en restaurant).

Le gaz de schiste, nouvel eldorado énergétique ?

Pour les industries du gaz, certainement, pour les États-Unis qui sont seuls à en maîtriser les techniques d’extraction, assurément, pour les pays, dont la France, qui seraient assis sur des gisements potentiels inespérés, rien n’est moins sûr... Ce gaz naturel est en tout point semblable au gaz conventionnel, si ce n’est qu’il est enfermé dans des roches imperméables et disséminé dans de nombreuses poches, un peu comme une éponge. Pour l’extraire, il ne suffit pas de forer, il faut envoyer à forte pression des milliers de litres d'eau, du sable et un cocktail d'adjuvants chimiques pour ouvrir la roche. C’est ce qu’on appelle la « fracturation hydraulique ». La technologie est lourde de conséquences pour l’environnement et soulève partout dans le monde des inquiétudes aussi vives que justifiées.

Énergies renouvelables

La place me manque ici pour évoquer en détail les sources d’énergies alternatives, propres et disponibles localement. L’éolien, l’hydraulique ou l’énergie marémotrice sont des techniques de production d’électricité aujourd’hui compétitives. Nous nous sommes engagés sur cette voie en prenant la décision de couvrir 100% des consommations électriques de tous nos restaurants avec de l’électricité d’origine renouvelable, via l’achat de certificats verts, j'en ai parlé récemment.

Le premier gisement d’énergie : l’économiser !

Mais, quels que soient les progrès technologiques, la réduction de la dépendance planétaire au pétrole passe nécessairement par des efforts collectifs pour lutter contre le gaspillage énergétique. C’est l’un des piliers de notre « plan énergie » : réduire les consommations dans les restaurants, en mettant notamment en place un certain nombre de bonnes pratiques grâce au réseau des référents EcoProgress. Quant à nos approvisionnements, nous travaillons sur l’optimisation du schéma logistique (plateformes bien réparties sur le territoire, camions qui transportent aussi bien le frais que le congelé...). Nous réduisons ainsi sensiblement les kilomètres parcourus par les camions, et donc la consommation de carburant. Et enfin nous travaillons depuis plusieurs années sur nos emballages : réduire à la source leur poids et leur volume, utiliser des matériaux recyclés et recyclables pour leur fabrication, et anticiper leur valorisation en fin de vie.

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Les énergies renouvelables pourraient couvrir 77% des besoins mondiaux d'ici 2050

20/05/2011

Ce chiffre ne vous a sans doute pas échappé. Il a été publié un peu partout !

De quoi s’agit-il ? D’un rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) présenté le 9 mai 2011 à l'occasion de l'assemblée plénière du groupe à Abu Dhabi. Tout au moins d’un « résumé pour décideurs » (en attendant la parution du rapport complet le 31 mai).

Ce scénario est le plus optimiste des 164 scénarios examinés. Les énergies renouvelables  (biomasse, solaire, géothermie, hydraulique, énergie marine, éolien) fourniraient 77% de la demande mondiale à l’horizon 2050. Le plus pessimiste ramène cette proportion à 15 %. C’est bien sûr le plus favorable qui est mis en avant par les écologistes et les industriels, mais malgré tout la moitié des scénarios étudiés par le GIEC annoncent un chiffre supérieur à 27%.

Le potentiel technique des énergies renouvelables demeure largement inexploité, la question de la disponibilité des ressources ne se pose donc pas. Les pays en développement ont un rôle important à jouer. Des politiques publiques bien ciblées associées à des investissements de recherche et développement permettraient de réduire le prix des combustibles et les coûts de financement. En conclusion : « Les études montrent clairement qu'en conjuguant différentes sources d'énergies renouvelables et en élargissement géographiquement les zones de ressources on pourrait avantageusement atténuer la variabilité des approvisionnements et diminuer les incertitudes d'alimentation des réseaux électriques. »

Il ne faut pas oublier que le scénario le plus optimiste fonctionne à condition que la demande mondiale connaisse un ralentissement significatif. Il s’inscrit donc dans l’idée d’une division par quatre (pour l’occident et par deux pour la planète des émissions de carbone d’ici 2050.

C’est ce à quoi nous travaillons avec notre plan énergie : réduire nos consommations énergétiques et faire le choix des énergies renouvelables via l’achat de certificats verts.

Si vous êtes tentés par la lecture des 24 pages du résumé (en anglais), vous pouvez la télécharger ici

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Cette année encore, des certificats verts pour l'ensemble de nos restaurants

24/04/2011

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La petite hydroélectricité représente 31% du mix énergétique des certificats verts de McDonald's 

En 2010, nous avons couvert 100% des consommations électriques de tous nos restaurants par l’achat de certificats verts. Nous renouvelons l’opération en 2011 parce que nous sommes convaincus qu’elle exerce un effet de levier positif sur le développement à terme des énergies renouvelables. Petit zoom pour expliquer pourquoi.

Ce qui est un peu difficile à comprendre dans le mécanisme, c’est que les restaurants continuent d’être alimentés par le réseau électrique national et conservent leur opérateur. C’est en partie ce qui fait polémique. Nous sommes bien conscients que les électrons qui alimentent nos restaurants ne sont pas des électrons "verts". L’achat de certificats verts est une opération indépendante de la fourniture physique d’électricité. Plusieurs raisons à cela : l’électricité ne se stocke pas, il est impossible de tracer l’origine des électrons et il n’y a qu’un seul réseau de distribution en France.

Alors, quel est le bénéfice, me direz-vous ? En achetant des certificats verts, les restaurants sont assurés qu’une quantité d’électricité d'origine renouvelable, équivalente à leur consommation réelle, a bien été produite et injectée pour eux dans le réseau. Les producteurs fournissent les certificats verts proportionnellement à leur production. Supposons que de plus en plus d’entreprises et de particuliers fassent la même chose : la demande en certificats verts dépasserait l’offre disponible. Cette situation inciterait les opérateurs à développer leur capacité de production pour produire plus d’énergie d’origine renouvelable. L’achat de certificats verts permettrait ainsi de soutenir la filière des énergies renouvelables. C’est dans ce sens qu’ils ont été créés. De plus, les producteurs qui nous fournissent les certificats s’engagent à réinvestir une part des revenus de leur vente dans l’amélioration de leurs installations pour en diminuer les impacts environnementaux.

Au-delà des certificats verts, c'est dans une politique globale de réduction des consommations d'énergie que nous nous sommes engagés. Je ne le détaillerai pas ici mais je vous invite à lire le dossier page 24 de notre EcoJournal 2010 (notre rapport environnemental) si vous voulez en savoir un peu plus > http://www.mcdonalds.fr/?c=environment-expert&p=secti...

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Émissions de GES : un compteur pour les restaurants

21/04/2011

 

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Nous nous sommes engagés à réduire de 60% nos émissions de gaz à effet de serre dans nos restaurants d’ici 2020. C’est un objectif ambitieux qui ne se fera qu’avec le soutien actif de tous nos restaurants. Vous savez que nous nous appuyons pour cela sur le réseau de référents qui sont impliqués dans la mise en place des bonnes pratiques en restaurant. Leur outil de pilotage, le logiciel EcoProgress®, est doté d’un compteur GES personnalisé. Il indique les émissions du mois précédent et propose des graphiques qui permettent de voir la progression. Le calcul se fait à partir de nombreuses de sources consommations : électriques, gaz, déplacement des salariés, livraisons, publicité. Le référent peut ainsi visualiser les leviers sur lesquels il est possible de jouer.

Les actions prioritaires ont été déployées dans chaque restaurant. Elles ont permis d’obtenir des réductions importantes. Les progrès qui restent à réaliser vont nécessiter une connaissance de plus en plus fine des pratiques. Le compteur GES permet de suivre tout cela au plus près.

 

 

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Première édition des R Awards : un doublé pour McDonald’s France

15/04/2011

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Les R Awards, organisés par l’association « Club Génération Responsable® », récompensent les initiatives prises par les enseignes sur différents thèmes liés au Développement durable. Pour la première édition 2010, nous avons fait un doublé dont nous sommes très fiers : nous avons reçu le prix de la meilleure initiative en matière de performance énergétique et le Grand Prix spécial du jury récompensant la meilleure action, toutes catégories confondues. Une grande satisfaction, donc, même si nous sommes conscients qu’il nous reste du chemin à parcourir. Ont aussi été récompensés : Alter Mundi (point de vente responsable), Cartridge World (gestion des déchets), Guy Hoquet (coup de cœur du jury), Kuyichi (achats responsables) et L’Occitane (social RH).

L’efficacité de notre Plan Énergie  a donc séduit le jury. Celui-ci repose, nous en avons déjà parlé, sur trois piliers :

- réduire les consommations d’énergie des restaurants, avec notamment l’animation de notre réseau de mille référents,

- accroître l’efficacité énergétique des équipements,

- faire le choix des énergies renouvelables.

Nous sommes le premier réseau d’entreprises en France à couvrir 100% de ses consommations électriques avec des Certificats Verts. C’est grâce à ce mécanisme que nous encourageons le développement des énergies renouvelables en France.

En tant que vainqueur des R Awards nous avons bénéficié d’un voyage d’études à Tirupur, pôle industriel textile du Sud de l’Inde. C’est ainsi que ma collaboratrice, Sophie Boucher, Responsable des projets Environnement, est partie visiter les installations de l’entreprise suisse Switcher, considérée comme pionnière en termes de responsabilité sociale et écologique dans l’industrie du textile : l’ensemble de la production, les infrastructures modèles, mais aussi les dispensaires, les écoles...

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