Gaz de schiste : des débats qui refont surface

03/09/2012

Pour se remettre en train et entamer la rentrée du blog, je vous propose un sujet qui alimentera certainement l’actualité environnementale des prochaines semaines.

Les gaz de schiste et la fracturation hydraulique ont causé quelques remous et polémiques durant l’été. En voici un résumé sur 20 Minutes Planète. La sécheresse qui sévit dans plus de la moitié des États-Unis a mis en avant un autre problème de taille : la technique de la fracturation hydraulique nécessite énormément d’eau, comme le souligne cet article de Novethic.

Ils vont revenir à l’agenda de la rentrée. D’une part le sujet sera à l'ordre du jour de la conférence environnementale organisée par le gouvernement les 14 et 15 septembre qui réunira ONG environnementales, confédérations syndicales, organisations patronales, élus locaux et parlementaires. La conférence, entre autres, arrêtera la méthode du grand débat national sur la transition énergétique.

D’autre part, une journée mondiale contre la fracturation hydraulique est prévue le 22 septembre à l'appel des collectifs de nombreux pays ayant participé au Sommet des peuples de Rio + 20 en juin dernier. Deux rassemblements sont prévus en France, à St Christol lez Alès (30) pour le sud et Tournan-en-Brie (77) pour le nord.

Pour vous remettre en mémoire ce qu’est la fracturation hydraulique, vous pouvez aussi voir ou revoir cette animation sur le site Owni.

A lire aussi sur le site de Terra Eco : Gaz schiste, petit manuel à l'usage des lobbyistes

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Le restaurant McDonald’s de Revel, premier restaurant en France certifié HQE™ Construction

29/06/2012

C’est une première en France pour un bâtiment du secteur de la restauration : le restaurant McDonald’s de Revel, en Haute-Garonne, a reçu en mai dernier la certification NF Bâtiments Tertiaires-Démarche HQE (Haute qualité environnementale) pour la Construction. Elle est délivrée par Certivea, filiale du Centre scientifique et technique du bâtiment, qui valide ainsi la réduction des impacts environnementaux de l’ensemble du projet en prenant en compte les différentes étapes de la vie du bâtiment et de ses utilisateurs. Le restaurant a donc été conçu selon un cahier des charges particulièrement exigeant, y compris dans le choix des matériaux et des procédés de construction ou la gestion du chantier.

La consommation en eau du bâtiment est réduite de moitié par rapport à un bâtiment standard, grâce à des urinoirs « secs » et des récupérateurs d’eau de pluie (voir mon récent billet sur le sujet).

Côté énergie, les panneaux photovoltaïques installés sur le toit du restaurant couvriront 60% des besoins de l’éclairage, intérieur et extérieur. Les équipements de chauffage et de climatisation des locaux par air pulsé utilisent des pompes à chaleurs hautement performantes. Tout l’éclairage est équipé d’ampoules basse consommation ou de LEDs fonctionnant selon la luminosité extérieure.

Pour préserver la biodiversité, c’est une végétation locale, non invasive, non allergène et accueillante pour la faune qui a été plantée sur les voies, les parkings et les terrasses. Des fossés de réinjection pour les eaux pluviales dans les nappes phréatiques ont été creusés, et aménagés en zones de biodiversité protégée.

La qualité sanitaire de l’air intérieur a fait l’objet d’une attention particulière et un bilan électromagnétique complet a démontré que les normes et recommandations usuelles sont largement respectées.

Cette certification récompense les efforts conjugués du franchisé et de notre  département Construction nationale. C’était un réel défi technique, car il s’agissait de se calquer sur un référentiel « générique » qui n’était pas initialement adapté à notre secteur d’activité. Elle constituera une feuille de route pour nos futurs restaurants.

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Les éoliennes représentent-elles une menace pour les oiseaux ?

09/05/2012

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Sans doute moins que ne l’affirment leurs détracteurs, si l’on en croit une très récente étude publiée dans le Journal of Applied Ecology, menée par quatre ornithologues qui ont suivi dix des principales espèces d'oiseaux évoluant au Royaume-Uni.

Les conclusions de cette étude montrent que les parcs éoliens ne sont pas incompatibles avec les peuplements d’oiseaux, et que ceux-ci peuvent même se développer. Les oiseaux semblent éviter les pales des turbines, contrairement à ce qui est souvent affirmé : les oiseaux sauvages entrent régulièrement en collision avec les pales tournantes ou sont perturbés par le bruit.

C’est pendant leur construction, en revanche, que les parcs s’avèrent dangereux pour certaines espèces. Il faudrait maintenant réfléchir à la façon de minimiser ces effets néfastes, concluent les chercheurs...  En construisant ces parcs là où l’impact sur les espèces les plus fragiles est moindre, par exemple.

Pour en savoir plus, je vous propose de lire sur lemonde.fr l’article du blog écologie.

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Quel climat demain pour l’Europe ? Les prévisions de l’Agence Européenne de l’Environnement

07/05/2012

L'Agence Européenne de l'Environnement (AEE) a rendu publiques, le 3 mai, ses prévisions sur l'évolution climatique jusqu'à la fin du siècle.

Selon ces projections, l'Europe sera en moyenne plus chaude de 1,5°C entre 2021 et 2050 qu'elle ne l'était entre 1960 et 1990. Ces hausses pourraient paraître imperceptibles, mais elles « masquent potentiellement de forts extrêmes » et peuvent avoir des conséquences considérables, précise l'AEE.

Toutes les régions ne seront pas touchées de la même façon. Les experts de l'agence annoncent ainsi que « le réchauffement le plus important est attendu sur l'est de la Scandinavie, le sud et le sud-est de l'Europe » avec une hausse des températures moyennes entre 0,4 et 2,5°. Les projections font aussi apparaître une différence entre le nord et le sud : au nord, ce sont les hivers qui se réchaufferont le plus, au sud, c'est en été que les cartes montrent les plus grands changements. Les précipitations augmenteraient de 15% au nord de l’Europe et chuteraient d’autant au sud.

Tout cela aurait des conséquences multiples : de plus en plus d'inondations dans le nord, des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes et longues dans la partie sud. « Beaucoup de pays devront adapter leur système agricole au changement climatique et faire face à moins d'eau, ou avec de l'eau à d'autres périodes de l'année » affirme l'agence.

Mais il ne s’agit que d’un scénario, qui peut encore être revisité... précise l’AEE, en réduisant rapidement les émissions de CO2 grâce notamment au remplacement des « énergies fossiles par des technologies utilisant les énergies renouvelables ». La Commission européenne et l'Agence ont récemment lancé sur Internet, Climate-ADAPT, regroupant les actions mises en œuvre pour contrer le réchauffement climatique.

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Earth Hour 2012 : le 31 mars, on éteint la lumière pendant une heure un peu partout dans le monde

27/03/2012

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Le 31 mars, à partir de 20h30, les lumières s’éteindront pendant une heure dans 135 pays et 5 251 villes, à l’initiative du WWF. De Paris à Sydney, en passant par Pékin, Berlin, Londres ou Rome, les monuments les plus connus seront plongés dans le noir au gré des fuseaux horaires, formant une sorte de vague d’obscurité. Cette « heure pour la planète » a été lancée pour la première fois à Sydney en 2007, elle est devenue au fil des ans une grande action mondiale de soutien à la lutte contre le changement climatique.

À Paris, ce sont 200 monuments, dont la tour Eiffel, qui s’éteindront. Plus de cinquante villes françaises ont répondu favorablement à l’appel. Plus d’infos sur le site Earth Hour.

Bien que l’événement rencontre un succès grandissant de par le monde, il continue de susciter les critiques, essentiellement en provenance des climato-sceptiques. Pour les convaincus, l'action est purement symbolique, elle a pour but de sensibiliser le public en montrant que chacun, à son niveau, peut réaliser des économies d'énergie. Les détracteurs dénoncent une action inutile si elle n’est pas suivie de gestes concrets tout au long de l'année, et même contre-productive du fait du pic de consommation généré au moment où tout le monde appuie sur l’interrupteur au même moment... 

Je ne trancherai pas ici le débat. Cette manifestation médiatique permet surtout, me semble-t-il, de mettre au premier plan un sujet de préoccupation important, celui de l'énergie et en particulier de l'éclairage, qui représente un cinquième de la consommation mondiale d'électricité.

Et vous ? Y êtes-vous favorable ou opposé ?

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Les consommations électriques des restaurants couvertes à 100% par de l’électricité d’origine renouvelable

22/03/2012

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Vous le savez sans doute si vous fréquentez régulièrement ce blog : depuis le 1er janvier 2010, tous nos restaurants couvrent 100% de leurs consommations électriques par de l’électricité d’origine renouvelable, par l’achat de certificats verts, qui établissent un lien entre les lieux de production et de consommation grâce à un outil de comptage et de traçabilité des kilowattheures (kWh). En 2011, ce sont 101 producteurs français qui ont fourni les certificats verts nécessaires à la couverture de l’intégralité des consommations électriques pour l’ensemble des restaurants. Nous avons voulu privilégier les producteurs d’énergies renouvelables en fonction de critères spécifiques. Il s’agissait par exemple de favoriser un maillage du territoire aussi équilibré que possible, avec des acteurs indépendants implantés localement, mixant des sources de production équitablement réparties entre l’hydro-électricité, l’éolien et la valorisation de déchets.

En janvier 2012, les certificats verts ont été remplacés par des Certificats Garanties d’Origine. Le mécanisme est conservé, mais encadré de façon plus fine par la réglementation, et sa finalité reste la
même : contribuer au développement de la production d’énergie d’origine renouvelable. Le nombre de producteurs capables de délivrer des garanties d’origine sera plus restreint en 2012 et nous devrons intégrer une part de sources hydroélectriques plus importante. Mais cela n’influence pas notre stratégie et nous visons un retour à une situation équilibrée en matière de technologies de production à partir de 2013.

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