L’OCDE lance l’indice « vivre mieux »

25/05/2011

J’apprends que l'OCDE a dévoilé hier 24 mai un nouvel indice interactif qui « permet aux citoyens de comparer leur bien-être au sein de 34 pays sur la base de 11 dimensions : logement, revenu, travail, communauté, éducation, environnement, gouvernance, santé, bien-être subjectif, sécurité, et conciliation travail et vie privée ».

L’idée de construire des indicateurs alternatifs au PIB part du constat que ce dernier n’est pas suffisant pour juger de la qualité de vie ou des progrès d’une société. Le Programme des Nations-Unies pour le Développement a ouvert la voie avec le plus célèbre des indicateurs alternatifs : l’Indice de Développement Humain (IDH), pensé dès 1989. L’OCDE planche sur ce sujet depuis dix ans, mais son travail a été renforcé par le fameux rapport de la commission Stiglitz de 2009. Le nouvel indice est lancé dans le cadre des 50 ans de l'OCDE, du 24 au 26 mai à Paris.

Il ne s’agit pas de faire un palmarès du mieux vivre par pays. Le site « L'Indice Vivre mieux » fournit à ses visiteurs les onze critères. À chacun de déterminer la pondération de ces critères en fonction de ses priorités personnelles. Les utilisateurs peuvent ensuite vérifier quel pays correspond le mieux à leur idéal de qualité de vie.

Si vous avez envie d’essayer le site, vous pouvez cliquer ici.

Dans un tout autre domaine, celui des entreprises, nous nous associons actuellement à un projet de recherche dont l’objectif est de construire un ensemble d’indicateurs de développement durable. Ce travail de recherche n’est pas seulement destiné à notre propre usage, mais il sera mis à la disposition de la communauté scientifique et de toutes les entreprises qui voudront bien s’en saisir.

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Le régime alimentaire moyen d'un Français représente 1 524 kilogrammes de CO2 par an

13/05/2011

Dans une étude qui vient d'être publiée, l'agence Protéines s'est associée avec Greenext et le Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) pour décortiquer l'impact carbone des choix alimentaires des français.

Intitulée "Bien se nourrir et protéger la planète, est-ce compatible ?", cette première étude du genre a choisi de porter un regard croisé entre apports nutritionnels des régimes types pratiqués par les Français et leur impact carbone.

Vous pouvez retrouver des précisions ici.

On apprend ainsi que pour un même apport calorique, l'impact carbone peut varier du simple au triple ! En voici quelques exemples (pour 2 000 calories) :

- Régime moyen d‘un adulte : 1 524 kgCO2/an
- Régime théorique végétarien : 966 kgCO2/an
- Régime théorique conforme auxprescriptions nutritionnelles : 1 339 kgCO2/an
- Régime hyper-protéiné : 3 537 kgCO2/an

Et petit clin d'oeil à un précédent article posté sur mon blog, cette étude confirme des résultats déjà présentés = pour une même quantité de calories consommée, l'impact carbone du régime alimentaire des femmes est 47 % plus faible que celui des hommes !

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Les Français et l’environnement en 2010

09/05/2011

Je viens de lire le bilan des quatre enquêtes réalisées en 2010 pour l’ADEME dans le cadre de son observatoire annuel des pratiques et de l’opinion des Français sur les questions environnementales. La perception de ces questions a inévitablement été affectée par le contexte économique et politique de ces deux dernières années : une crise financière d’une exceptionnelle gravité, l’échec des négociations de Copenhague, l’émergence des « climato-sceptiques »...

Un tel contexte pourrait faire craindre un repli des Français sur les valeurs économiques au détriment des valeurs environnementales. Et pourtant... Si le chômage est toujours, et de loin, le problème le plus important pour nos concitoyens, la pollution, bien qu’elle soit encore en recul cette année, reste leur second sujet de préoccupation devant les questions d’inégalités sociales ou de retraites. Je retiens ici quelques éléments qui concernent plus particulièrement notre stratégie développement durable.

Les éléments encourageants :

- Le concept de développement durable s’ancre progressivement dans les esprits. L’expression fait chaque année davantage sens auprès du grand public.
- Le principe d’une action publique spécifique en faveur du développement durable est majoritairement soutenu.
- Les énergies renouvelables et leurs bénéfices environnementaux bénéficient d’une excellente image, avec une dominance quasi absolue du solaire.

Les éléments plus inquiétants

- La proportion de personnes qui estiment que le réchauffement de l'atmosphère dû à l'effet de serre est « une certitude pour les scientifiques » a atteint son niveau le plus bas depuis que l’enquête existe.
- Le doute sur l’information délivrée sur les produits respectueux de l’environnement augmente (fondement scientifique, clarté, soupçons de « green washing de la part de certaines entreprises...).

Certaines convictions sont donc bousculées, mais le capital de confiance et de sympathie dont jouit le développement durable reste important, même s’il diminue par endroits... Et surtout, les pratiques favorables à l’environnement, acquises au fil des années, résistent à la crise, que ce soit pour la gestion des déchets ou de l’énergie. Les bons gestes s’affirment et s’inscrivent dans le quotidien. La question économique reste le meilleur levier pour consommer de façon plus respectueuse de l’environnement. Les comportements économes sont aussi une réponse à la crise...

Vous trouverez tous les détails de l’analyse de ces baromètres dans le numéro 28 « Stratégies et études » du dispositif d’information de l’ADEME « L’ADEME et vous ».

Le site propose aussi un magazine mensuel et un fil d’actualités. Avis aux amateurs !

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Mon interview sur le site zegreenweb

06/05/2011

Le site « zegreenweb » vient de publier un article intitulé « McDonald’s France et le développement durable : Interview de Delphine Smagghe  ». Il m'a ainsi donné l'occasion de répondre à de nombreuses (et pertinentes) questions sur notre stratégie environnementale. Beaucoup de ces questions recoupent celles que vous me posez sur ce blog.

Je vous invite à lire l'article ici :

http://www.zegreenweb.com/sinformer/entreprise-consommati...

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Une coalition internationale de « l’habillement durable »

03/05/2011

Je viens de lire sur le site de Terraeco un article relatant une initiative très intéressante qui montre que les entreprises sont prêtes à collaborer (même entre concurrents !) sur la question du Développement durable.

Une trentaine de grands noms du domaine de l’habillement et des chaussures aux États-Unis unissent leurs forces en créant la « Sustainable Apparel Coalition » (littéralement traduisible par « Coalition pour un habillement durable »). Parmi eux Adidas, Gap, WalMart, Timberland, Patagonia, Levi Strauss...

L’objectif : créer une banque de données capable de mesurer les impacts environnementaux et sociaux de la toute la filière (fabrication et distribution). Je ne rentrerai pas dans les détails ici, je vous invite à consulter l’article pour en savoir plus.

http://www.terra-economica.info/Les-geants-du-textile-s-u...

Je souhaitais juste présenter cette initiative qui souligne les relations nouvelles que sont capables d'engager les entreprises dans une stratégie gagnant-gagnant en faveur du DD

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Il paraît que les hommes polluent plus que les femmes...

01/05/2011

C’est ce que montre un certain nombre d’études récentes, et notamment celle réalisée en France par Factor X, un bureau de conseil en stratégie climatique et développement durable. D'après ses conclusions, les femmes françaises produisent chaque jour 32,3 kilos d'émissions de CO2 en moyenne, les hommes 39,3 kilos. Une autre étude, menée par deux chercheuses, l’une suédoise l’autre finlandaise, dans quatre pays (Allemagne, Grèce, Norvège et Suède) confirme ces différences. Les femmes consomment, en moyenne, plus d’énergie en vêtements, articles de ménage ou nourriture, mais aussi pour l’hygiène et la santé.

Pourquoi les hommes émettent-ils plus de CO2 ? Parce qu’ils manifestent un goût plus prononcé pour les boissons traitées et les produits carnés. Ils vont plus souvent au restaurant aussi, semble-t-il... Mais ce qui plombe vraiment leur bilan, c’est la voiture, qu’ils utilisent plus souvent et pour des trajets plus longs. L’ensemble des études montre d’ailleurs que les femmes européennes, qu’elles soient célibataires ou mariées, actives ou non, sont dans leur majorité plus disposées à utiliser les transports publics.

L'Institut allemand de Potsdam pour la recherche sur les impacts climatiques dresse le même constat. Selon lui, le fait que l'homme soit plus pollueur que la femme est en grande partie dû au rôle qu'il joue au sein de la société. La parité entre hommes et femmes peu à peu acquise devrait alors progressivement effacer cette différence. Soit, mais dans quel sens ? Les hommes pollueront moins ou les femmes pollueront plus ?

Rien dans tout cela ne bouleverse véritablement les idées reçues, en somme : les femmes font plus souvent le ménage et les hommes chérissent leur voiture ! Mais j’avais envie vous faire partager ce petit clin d’œil...

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