Un guide pour contrer les vraies / fausses bonnes raisons de ne pas agir

13/07/2011

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Si vous vous sentez parfois à court face à des arguments du genre : « Le pétrole, quand y’en a plus, y’en a encore !» ou « On ne peut tout de même pas revenir à l’âge de pierre ! », vous pouvez chercher du secours dans ce guide, réalisé par le cabinet Des Enjeux et des Hommes, spécialisé dans la conduite du changement, et par Euromed Management. Il dresse d’abord avec un certain humour une cartographie des familles d’écolo-sceptiques. Les aquabonistes, par exemple, baissent les bras d’avance (« De toute façon, c'est trop tard, le climat est déréglé», « Tant que les chinois ouvriront une centrale à charbon par semaine »), les court-termistes (« De toute façon, je ne serai plus là au moment où les choses n’iront plus ») sont peu concernés par les efforts collectifs... et ainsi de suite avec les darwinistes, les scientistes, les manichéens...

Le trait a été volontairement grossi pour mieux identifier le profil de votre interlocuteur et la nature de ses freins. Le guide vous donne ensuite un certain nombre d’argumentations clés pour le convaincre, classés par types de famille. Toujours utile pour éviter de se laisser désarçonner !

Pour télécharger le guide.

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Loi Grenelle 2 : où en est-on après un an ?

04/07/2011

La loi Grenelle 2 a été adoptée il y a tout juste un an. Elle détaillait concrètement les engagements pris dans le Grenelle 1 sur l’isolation des bâtiments, l’agriculture bio, la mobilité urbaine ou encore la protection des espèces et des écosystèmes...

Deux députés se sont penchés sur un premier bilan, assez mitigé de son application. Un an après le vote, moins d’un tiers des décrets d’application sont entrés en vigueur. Le calendrier est serré : pas moins de 130 décrets restent à finaliser pour le gouvernement avant la fin de l’année. Ce retard dans le démarrage viendrait d’un temps de gestation très long pour certains des décrets les plus complexes. Le rapport publié par les députés dénonce aussi un « manque criant de moyens humains et financiers » pour assurer le suivi de la loi : un seul administrateur de l’Assemblée nationale, aidé d’une stagiaire, pour suivre la publication de 189 décrets ! Autre écueil : les conditions de la concertation. Certaines parties prenantes déplorent des délais courts pour se prononcer, des remarques prises en compte ou écartées sans justification…

Les rapporteurs soulignent « le poids des lobbies », qui ont parfois vidé la loi de son contenu. Le décret sur le bilan carbone des entreprises, par exemple, ne concerne désormais que leurs émissions directes, alors que les émissions indirectes peuvent représenter jusqu’à 80% des émissions totales des entreprises ! Par ailleurs, le gouvernement n’a pas réalisé ou communiqué certains rapports attendus sur des sujets stratégiques, comme celui sur l’une des mesures phares visant à recenser les dispositions fiscales pouvant nuire à la biodiversité. Le rapport salue cependant le volet « gouvernance » qui répond aux attentes de décentralisation croissante de la politique énergétique, avec des acteurs locaux très impliqués ».

Le gouvernement a malgré tout assuré que la moitié des décrets serait publiée dans l’été et la totalité fin 2011.

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Le Muséum d'Histoire Naturelle recherche des « observateurs de papillons »

28/06/2011

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Si vous avez la chance de posséder un jardin, ou si vos vacances vous en rapprochent, vous pouvez répondre à l’appel de l'Observatoire de la Biodiversité des jardins. Tout le monde peut participer, petits et grands, débutants et experts, à la ville comme à la campagne. Les papillons sont de précieux indicateurs de la qualité des milieux naturels, et donc de la santé de nos écosystèmes. Mais les données disponibles sont insuffisantes, les biologistes professionnels étant trop peu nombreux. D’où l’utilité d’un réseau d’amateurs pour alimenter en données les observatoires de la biodiversité, en étroite collaboration avec des scientifiques. Le terrain d’observation est loin d’être négligeable : les jardins couvrent plus d’un million d’hectares en France, soit 4 fois la superficie de toutes les réserves naturelles métropolitaines réunies !

L'Observatoire de la Biodiversité des Jardins est piloté par le Muséum National d'Histoire Naturelle et l'association Noé Conservation. Il existe déjà depuis plusieurs années, mais depuis le lancement de la saison 2011, la participation des observateurs est moins importante que les autres années. L’Observatoire compte donc sur la mobilisation accrue des observateurs, même si le nombre de papillons rencontrés peut sembler faible et lance un « appel à témoins ».

Le principe est simple, les volontaires observent et recensent les papillons dans les jardins (mais ça marche aussi pour les escargots, les bourdons et les coléoptères !), et envoient leurs observations par Internet. Vous choisissez un petit coin de France, votre jardin, celui de votre voisin ou de votre grand-mère, vous regardez les papillons, vous les identifiez, vous les comptez et vous transmettez vos observations. On peut participer une fois ou régulièrement, il n’y a pas d’engagement, il n’est pas nécessaire de connaître déjà les papillons : on vous fournit toutes les informations nécessaires.

Inscrivez votre jardin et découvrez la marche à suivre sur le site de Noé Conservation.

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Comment éviter une crise des ressources rares d’ici 2050 ?

24/06/2011

La Semaine Verte est une manifestation internationale annuelle consacrée aux politiques environnementales de l’Union européenne. La onzième édition, qui s’est déroulée fin mai, était placée sous le signe de l’utilisation efficace des ressources. C’est un évènement d’envergure puisque 3 500 participants représentant les institutions européennes, le monde industriel et de la société civile se sont réunis pour débattre de la question pendant quatre jours. C’est à cette occasion que la Commission européenne et le Programme des Nations unies pour l’environnement ont publié deux rapports qui appellent à un changement radical dans la façon dont nous utilisons les ressources rares. C’est de ces rapports que je voulais vous parler.

Le premier rapport se préoccupe du recyclage des métaux. Aujourd’hui, très peu (seulement 1%) de métaux de haute technologie essentiels sont recyclés, alors qu’ils sont rares et chers. Le reste est simplement jeté et éliminé lorsque les produits qui les contiennent arrivent en fin de vie. Sans une modification radicale de ces pratiques « de nombreux métaux essentiels, de spécialité et de terres rares pourraient ne plus être disponibles pour une utilisation dans les technologies modernes ». Pourtant, selon les auteurs du rapport, quand on recycle les métaux plutôt que de les obtenir par la fusion, on économise de l’énergie. En intensifiant le recyclage, on pourrait éviter des millions, voire des milliards, de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre et créer un nombre potentiellement très élevé d'emplois «verts».

Le second rapport lance une mise en garde. Si rien n’est fait pour « découpler » la croissance économique et la consommation des ressources naturelles, le volume de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse consommés chaque année par l’humanité pourrait tripler d’ici 2050 pour atteindre 140 milliards de tonnes. « L’humanité peut et doit faire plus avec moins », souligne le rapport qui présente trois scénarios, dont le plus ambitieux consiste à demander aux pays développés de réduire de deux tiers l’utilisation annuelle de ressources par habitant (le niveau actuel est de 16 tonnes) et aux autres pays de maintenir le niveau d’utilisation actuel. On pourrait ainsi stabiliser la consommation de ressources à ses niveaux de 2000.

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La cinquième édition de Natura’zik à Rennes

15/06/2011

Les 24, 25 et 26 juin, se tiendra la cinquième édition de « l’éco-évènement » Natura’zik sur l'esplanade Général de Gaulle à Rennes. Cette manifestation originale combine salon et festival et se veut la vitine de toutes les offres et initiatives en matière de développement durable.

On pourra y rencontrer, pendant les trois jours d’exposition, les principaux acteurs du développement durable de la région (130 partenaires-exposants, artisans, industriels, associations, collectivités locales, prescripteurs) autour de thématiques comme les filières bio, le commerce équitable, les déchets, les énergies et l’éco-construction… C’est l’occasion d’échanger avec les professionnels spécialistes de la maîtrise d’énergie en assistant à un programme de conférences animées par des experts. Le tout ponctué d’animations originales, ludiques et exclusives. Le salon est combiné avec trois jours d’évènements musicaux riches et variés, et en étroite collaboration avec la première édition du Marathon Vert de Rennes.

Bref, un programme particulièrement riche, que vous pouvez découvrir ici.

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Gaz de schiste : le «c’est non, mais...» de la loi après une mobilisation citoyenne exemplaire

10/06/2011

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La proposition de loi interdisant la technique de la fracturation hydraulique pour explorer les gaz de schistes vient d’être adoptée en première lecture, hier, par le Sénat. C’est la conclusion en demi-teinte de la mobilisation citoyenne aussi fulgurante qu’exemplaire qui dure depuis plusieurs mois. Pourquoi en demi-teinte ? Parce que la proposition de loi récuse simplement la fracturation hydraulique comme mode d'extraction, mais laisse la porte ouverte à d’autres procédés. Le texte initial visait à annuler les permis de recherche déjà accordés. Le texte adopté par le Sénat donne aux compagnies concernées un délai de deux mois pour présenter d'éventuelles nouvelles solutions techniques qui permettraient d'exploiter ces gaz de schiste tout en respectant l'environnement. C‘est seulement après ce délai, si aucune solution technique "propre" n'est proposée, que les permis seront annulés. La loi semble donc légaliser la pratique sous couvert de recherche scientifique. Exit également les concertations et débats publics prévus à l’origine. Voilà qui ne risque pas de freiner l’élan des opposants...

C’est pourtant un sentiment d’urgence, une mobilisation particulièrement réactive et une certaine unité politique qui ont prévalu jusqu’à maintenant sur ce dossier. Le phénomène est assez inédit, c’est même du jamais vu ! Je viens de lire un article très intéressant dans le Monde diplomatique de juin (page 23) sur ce sujet. Tout a commencé en toute discrétion il y a un an avec l’ouverture à la prospection d’une zone importante dans le sud de la France. Qui s’est faite sans concertation, sans étude d’impact ni enquête publique. Petit à petit les habitants des régions concernées ont découvert les sites québécois et américains qui alertent sur les incidents, et le fameux film « Gasland » (l’image de l’eau qui s’enflamme quand allume un briquet sous le robinet a de quoi marquer les esprits !). Les réunions publiques se sont multipliées, les collectifs se sont créés (environ quatre-vingt). Ils fonctionnent de manière autonome et sont regroupés en coordination nationale. Un engagement citoyen, soutenu par des partis politiques de tous bords, qui a permis une prise de conscience générale rapide sur les risques environnementaux de la fracturation hydraulique. Au final, une trentaine de sites et de blogs contre le gaz et le pétrole de schiste. Et cette mobilisation avait porté ses fruits. Le texte finalement adopté n’est pas à la hauteur des attentes, la mobilisation va sans aucun doute se poursuivre.

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