Les 20 ans du réseau Natura 2000

28/05/2012

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En mai 1992, les États membres de l'Union européenne adoptaient la directive « Habitats » visant la préservation des habitats naturels de la faune et de la flore sauvage. Cette directive prévoyait la constitution et la préservation d’un réseau européen de sites naturels : le Réseau Natura 2000.

Vingt ans après, le réseau français comporte 1.753 sites (protection des oiseaux et des zones naturelles) représentant 12,5 % du territoire. Soit 6,9 millions d'hectares terrestres et 4 millions d'hectares marins.

L’association France Nature Environnement (FNE) a dressé un état des lieux du dispositif en France à l’occasion de ce vingtième anniversaire. Pour faire court : la mise en œuvre a été (et reste encore) difficile, nous avons pris un certain retard, et les inégalités entre régions restent fortes. En 2013, la France va devoir présenter à la Commission européenne une évaluation de l'état des habitats et des espèces. La dernière étude, qui date de 2007, avait montré une situation globalement défavorable.

Contrairement la plupart de ses voisins européens, la France a privilégié la contractualisation pour protéger ces sites, plutôt que la réglementation. Ce dispositif était novateur à l’époque, et continue d’être pertinent, estime FNE. Mais les sites désignés peinent à mettre en place leurs « plans de gestion », qui ne sont véritablement opérationnels que pour un peu plus de la moitié d’entre eux. Pour l’association « Natura 2000 mérite vraiment d'être mieux considéré car c'est un outil qui peut aider à réaliser la transition écologique tout en assurant le maintien d’un tissu économique et social dans les territoires. »

Pour en savoir plus :

- le site de FNE (un dossier complet à télécharger)

- le site du Ministère de l’écologie

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La campagne du mois : l’imagination humaine au service d’un développement durable

17/05/2012

Dans le cadre de la rubrique « La campagne du mois », je vous propose ce mois-ci « Forêt tropicale » créé par JWT Publicidade Ltda, agence brésilienne, pour Conservation International.

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Le slogan « Nous n'utilisons que 10% de notre capacité cérébrale. Dieu merci. » nous interpelle sur les capacités potentielles du cerveau humain à trouver des solutions pour assurer le développement durable de notre planète.

Cette campagne, intitulée « 10% », comprenait deux autres visuels : Renard et Glacier.

Conservation International travaille en partenariat avec les gouvernements aux niveaux local, régional et national à travers le monde - du Brésil à la Chine, des États-Unis au Libéria - avec un objectif commun : préserver les ressources naturelles. Ses initiatives ont aidé les partenaires gouvernementaux à surmonter les nombreux défis auxquels ils sont confrontés quand il s’agit de concilier et d’équilibrer les objectifs de développement, les intérêts économiques et les réalités politiques.

Plus d’informations (en anglais) sur le site de Conservation International.

Cette sélection de créations publicitaires au service des causes sociales et environnementales, je vous le rappelle, est extraite de la « galerie » de l’association Act Responsible, qui collecte le meilleur de la création publicitaire en provenance des associations, ONG... dans le but de donner de la visibilité à des communications souvent inconnues et de témoigner du travail quotidien des associations. Ces créations sont accessibles sur le site www.act-responsible.org.

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Dans une province de Chine, les abeilles remplacées par des pollinisateurs humains

14/05/2012

J’ai eu l’occasion de voir il y a quelques jours cet extrait du film « Le silence des abeilles » de Doug Shultz diffusé sur « National Géographic » en 2008.

Cela se passe au sud de la province du Sichuan, en Chine. Une région qui vit de la culture de la poire. Au début des années 80, l’utilisation non contrôlée de pesticides a anéanti toutes les abeilles de la région et tué toutes les plantes à pollen qui subvenaient à leurs besoins. Conséquence, un effondrement de la production fruitière. Alertée par les fermiers, Pékin leur a répondu, en substance, que c’était à eux de prendre la relève des abeilles.

Et c’est ce qu’ils ont fait ! Des centaines d'ouvriers agricoles fécondent eux-mêmes les fleurs des poiriers, une à une... Une tâche, on l’imagine bien, minutieuse et lente. Un homme pollinise 30 arbres par jour là où la capacité d’une ruche est 3 millions de fleurs en une journée. Une tâche évidemment plus coûteuse aussi : remplacer les abeilles par des ouvriers pollinisateurs aux États-Unis représenterait la somme impressionnante de 90 milliards de dollars par an. Et même en Chine, une telle solution ne pourrait être pérenne. Les jeunes émigrent en masse vers les villes et la main d’œuvre se raréfiera à terme.

Un exemple qui illustre bien à quel point se préoccuper de biodiversité n’est pas un détail. Ce sujet est très important pour notre stratégie agroécologique : il fait partie des priorités issues des concertations agricoles de 2009. Dans ce cadre, les agriculteurs travaillent avec les territoires pour établir des cartographies des zones favorables à la biodiversité (habitats, zone de nidification...) et effectuent des suivis de la faune et la flore grâce à des protocoles simplifiés : comptage, reconnaissance des chants ... La biodiversité fait aussi l’objet d’un projet d’étude mené par des étudiants d’AgroParisTech dans le cadre du dernier appel à projets.

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Consommation responsable : une enquête sur l’évolution des sensibilités des Français

04/04/2012

À l’occasion de la Semaine du développement durable, qui a lieu cette semaine, les résultats d’une enquête sur l’évolution des sensibilités et attentes des français en matière de développement durable et de consommation responsable ont été présentés. Elle a été réalisée comme chaque année par Ethicity, un cabinet de conseil en développement durable et marketing responsable, avec le soutien de l’ADEME.

Il en ressort notamment que la crise économique devrait être une occasion de revoir nos modes de vie et de consommation pour 88% des personnes interrogées (soit un panel représentatif de la société française de 4055 individus âgés de 15 à 74 ans).

La perception de l’impact positif que peut jouer notre façon de consommer en matière sociale, économique et environnementale semble augmenter, toujours selon cette enquête. L’origine et le lieu de fabrication sont des informations davantage attendues. La préoccupation environnementale reste forte. Pour 60% des français le respect de l’environnement et la qualité sociale de production sont compatibles avec une recherche de profit.

Pour télécharger la synthèse de l’enquête, c’est ici.

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Notre Journal du Développement Durable est en ligne !

12/03/2012

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Sorti à l’occasion du Salon de l’Agriculture, notre Journal du Développement Durable est dès à présent disponible en ligne, à feuilleter ici dans sa version électronique. Vous pouvez aussi le télécharger si vous le souhaitez.

Depuis l’année dernière, notre rapport environnemental, l’EcoJournal® a changé de nom et de forme pour devenir «Le Journal du Développement Durable». En complément des avancées de notre stratégie environnementale, ce rapport annuel traite de nos actions, pour l’année 2011, dans l’ensemble de nos domaines de responsabilité : qualité, nutrition, social, environnement et gouvernance. Nous y rapportons les objectifs que nous poursuivons, nos progrès, mais aussi nos difficultés et leurs causes.

Vous êtes nombreux, notamment les étudiants, à me demander régulièrement des informations sur notre démarche et nos actions. Ce Journal est une source d’information complète, et, je le rappelle, vérifiée. Il contient de nombreux articles, témoignages et interviews qui rendent sa lecture agréable, c’est du moins ce que nous souhaitons. À lire sans modération ! Et n’hésitez pas à me faire part des remarques et suggestions qu’il vous inspirera !

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Les Bishnoïs, un peuple qui a intégré les enjeux du développement durable depuis le XVe siècle

17/02/2012

Si vos pas vous ont menés à la station Luxembourg du RER B, à Paris, vous avez sans doute repéré les photos géantes qui ornent les quais des deux côtés, en hommage aux Bishnoïs. Ils sont environ 800 000 et vivent au nord de l’Inde entre le Rajasthan et le Penjab. Ils observent 29 principes qui ont fait d’eux, dès le XVe siècle, les précurseurs du développement durable (en hindi, Bishnoï signifie « 29 »). Plusieurs de ces règles sont directement liées à la protection de l’environnement : chaque famille plante régulièrement des arbres, n’utilise que le bois mort pour ses besoins, construit un réservoir pour conserver l’eau de pluie et réserve une part de sa récolte pour nourrir les animaux sauvages afin de maintenir l’équilibre dans le désert. Je note au passage que la première règle instaure... le congé maternité !
Un photographe, Franck Vogel, est allé à leur rencontre. Il en a tiré un reportage publié dans le numéro spécial 30 ans de GEO (2009). Un documentaire de 52 minutes « Rajasthan, l'âme d'un prophète » a été diffusé en juin 2011 sur France 5.
Après la station Montparnasse, c’est au tour de la station Luxembourg d’accueillir des fresques monumentales, avec des photos de Franck Vogel et des textes de la romancière Irène Frain.

L'expo est plus particulièrement centrée sur Khamu Ram Bishnoï qui se bat contre l'invasion de leurs terres par les sacs en plastique. Sa détermination voit naître un nombre grandissant de soutiens. Le plastique est maintenant récupéré grâce à des poubelles en jute, montées sur des cerceaux métalliques. C'est en venant à Paris lors de l'inauguration la première expo que Khamu Ram les a découvertes... dans notre métro ! Il a reproduit là-bas un modèle similaire en remplaçant le sac plastique par une toile de jute. Avec Franck Vogel, il prépare un projet de recyclage, inexistant dans cette région de l'Inde, pour transformer le plastique collecté.

Quelques infos sur le site de l’association « S’inspirer des Bishnoïs »

Et aussi :

- le livre d’Irène Frain  qui sort le 24 février
- Le portfolio de Franck Vogel

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