Comment vivrons-nous dans nos villes en 2050 ?

13/11/2012

TerraEcoHSVilles2050.pngDe plus en plus de citadins, de moins en moins de ruraux... Plus de la moitié de l’humanité est aujourd’hui urbaine. En 2050, ce seront les deux tiers des 9,3 milliards d’habitants de la terre qui vivront en ville. Alors, à quoi ressembleront les villes de demain ? Loin des images de science fiction avec voitures volant au milieu des gratte-ciel, le magazine Terra Eco a voulu apporter une réponse à cette question dans un hors série réalisé en partenariat avec l’ADEME.

Comment réinventer la ville pour la rendre plus viable et plus vivable ? Comment mettre fin au modèle unique de la ville et privilégier des modèles qui s’intègrent plus harmonieusement dans leur environnement ? Comment adapter nos territoires en fonction des évolutions démographiques, sociales, culturelles ?

La voie n’est pas tracée d’avance, mais des expérimentations émergent un peu partout en France et aillleurs. Nantes, capitale verte européenne, Loos-en-Gohelle où un bassin minier martyrisé est converti en laboratoire du développement durable, des immeubles modulables en bois et pisé à Grenoble, Poitiers qui décale les horaires de fac et de bureau pour éviter les embouteillages, une ferme posée sur les toits à Montréal, un chantier titanesque à Mexico pour remettre la ville au vert... Vous pourrez, en lisant ces pages, voyager dans l'espace et dans le temps, pour découvrir des exemples concrets de projets, à travers l’urbanisme, l’architecture, les nouvelles technologies ou la consommation.

Pour télécharger le hors-série de Terra Eco (octobre-novembre 2012)

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OGM : la nécessité d’une étude indépendante et d’un débat public

07/11/2012

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Je ne reviendrai pas ici sur les détails de « l’affaire Séralini », qui ne peut pas vous avoir échappé ! Les résultats de l’étude choc, les controverses qui ont suivi ce « pavé dans la mare », les conclusions réfutées par l'Agence européenne de sécurité sanitaire, les académies, le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) et l'Agence de sécurité sanitaire française (Anses).

Quelle que soit la validité scientifique de ses conclusions, quelles que soient les critiques, sans doute justifiées, formulées à l’encontre du scénario médiatique qui a accompagné sa sortie, l’étude a au moins un mérite : celui de révéler l’insuffisance des études à long terme. Les travaux de Gilles-Eric Séralini ne permettent pas d'établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation de l'OGM, de son pesticide, et les pathologies observées. Mais les travaux réglementaires, trop courts et financés par les firmes elles-mêmes, ne démontrent pas davantage l'innocuité du maïs génétiquement modifié.

« L’opinion publique ne sait qui croire ni quoi croire ». Ce sont les termes même de la présidente du comité éthique du Haut Conseil des biotechnologies. En effet.

Les agences de réglementation ont conclu à la nécessité de conduire des études approfondies et indépendantes sur les effets à long terme des OGM. La proposition a été retenue par le gouvernement. Le Premier ministre entend « porter au niveau européen la demande d'une remise à plat du dispositif communautaire d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et pesticides ».

Voilà pour la question de santé publique. Reste que les questions soulevées par les OGM sont aussi d’ordre environnemental, sociétal et économique. L’émotion soulevée par cette étude ne doit pas le faire oublier...

 

McDonald's s’est engagé avec ses fournisseurs pour que les produits proposés dans les menus soient composés d'ingrédients de source
non OGM : blé utilisé pour la fabrication des buns, pommes de terre, tomates, salades (selon la réglementation actuelle, un produit « non OGM » est un produit qui contient moins de 0,9 % d’OGM. Au dessous de ce seuil, l’étiquetage « peut contenir des OGM » n’est pas obligatoire). Pour exemple, les sauces : l’huile de soja a été remplacée par de l’huile de colza non OGM, ce qui apporte également une meilleure qualité nutritionnelle et permet un approvisionnement local. L’alimentation des poulets est également de source « non OGM ». Cette garantie s’avère plus difficile pour la filière bovine, la contractualisation avec les éleveurs étant encore peu développée du fait notamment de la complexité de l’organisation de cette filière. Voir à ce propos mon billet « Faisons le point sur la viande bovine ».

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Hyderabad : promesses tenues en faveur de la biodiversité

22/10/2012

Une note d’espoir est ressortie de la conférence d’Hyderabad sur la diversité biologique, phénomène assez rare dans le monde des sommets internationaux au chevet de la planète où les négociations ont plutôt tendance à piétiner. D’autant que le sujet ne semble pas passionner grand monde, il faut bien le dire...

Il y a deux ans, à Nagoya (Japon) vingt objectifs ambitieux pour 2020 avaient été adoptés dans le but d’enrayer l'érosion toujours plus rapide des espèces végétales et animales. Mais la question centrale du financement de ces objectifs avait été reportée. Et c’était là le principal enjeu, et le gros point de blocage attendu, de la conférence d’Hyderabad : donner une substance financière à ces engagements pour qu’ils ne tombent pas aux oubliettes.

A Hyderabad, un compromis a été trouvé : les pays développés doubleront d’ici 2015 leur effort financier vers les pays en développement pour les aider dans leurs programmes de préservation de la biodiversité. Ils maintiendront leur contribution au moins à ce niveau jusqu’en 2020. En contrepartie, les pays en développement devront fournir des garanties sur l'utilisation des fonds et mettre eux-mêmes en œuvre des stratégies nationales et des moyens pour préserver la biodiversité. Un heureux dénouement dont il était permis de douter quelques heures plus tôt tant les négociations étaient tendues.

Une lacune est toutefois pointée dans cet accord : aucun chiffre n’a pour l’instant été cité. Le doublement est supposé être calculé à partir d’une moyenne des sommes affectées à la biodiversité entre 2006 et 2010, mais personne ne sait trop de quelles sommes on parle et quels sont les besoins des pays en développement. Cet accord montre malgré tout que la communauté internationale est encore capable de volontarisme en matière d’environnement. Hyderabad n'a pas remis en cause les promesses de Nagoya. Pays développés et pays en développement ont accepté d’assouplir leurs positions initiales et de faire un geste, grâce à quoi pour la première fois un objectif financier international est fixé en faveur de la biodiversité.

Et puis la conférence a aussi permis des progrès pour la protection des espèces marines en haute mer, de plus en plus exposées aux pêcheurs et aux compagnies pétrolières. Une cinquantaine de zones considérées comme sensibles dans le Pacifique, dans les Caraïbes et en Méditerranée ont été définies. Elles doivent servir de base à la constitution d'éventuelles aires marines protégées.

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Les moissons du futur, où comment on nourrit le monde

17/10/2012

D’accord, c’est avec un jour de retard que je vous parle de ce documentaire de Marie-Monique Robin diffusé hier sur Arte. Si vous l’avez déjà vu, tant mieux ! Sinon rien ne vous empêche de le voir, ou même de le revoir, puisqu’il sera rediffusé le samedi 20 octobre à 15H40, le mardi 30 octobre à 10H35 et le jeudi 8 novembre à 14H10... Il est en outre proposé en replay ou VOD, ou en DVD. Bref, il n’est pas trop tard !

Pour nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050, existe-t-il une alternative au modèle agricole actuel, issu de la révolution verte lancée dans les années 1960 ? Non, répond le Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire : une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Oui, répond le Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies.

Qui croire ? La réalisatrice est allée enquêter aux quatre coins du globe pour répondre à cette question. Pluriculture au Mexique ou au Japon, agroforesterie au Malawi, méthode du push-pull au Kenya... Le documentaire montre que les méthodes de l’agroécologie sont des solutions viables non seulement pour lutter contre la faim dans le monde mais également pour la souveraineté et la sécurité alimentaire. À vous de voir !

La bande annonce :

 

Toutes les infos utiles pour (re)voir le documentaire sur le site d’Arte.

 

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Conférence environnementale : on attend la suite !

19/09/2012

Dans l’ensemble, le discours d’ouverture du président de la République a surpris par son ambition et (un peu) rassuré les ONG et les écologistes : fermeture de la centrale de Fessenheim fin 2016, rejet de sept permis d’extraction de gaz de schiste, utilisation des fonds de la Banque publique d’investissement pour financer la transition écologique de l’économie, création d'une Agence nationale de la biodiversité... Les mesures immédiates annoncées en clôture par le Premier ministre, même si elles laissent certaines parties prenantes sur leur faim, sont considérées comme encourageantes... Par ailleurs, les tables rondes qui ont réuni près de 300 participants en quelques heures n’ont pas favorisé les échanges. Bref, une étape est franchie mais il reste de nombreuses attentes sur la suite à donner et des inquiétudes, notamment sur le financement de cette transition écologique. Une feuille de route plus précise doit être envoyée dans la semaine à l’ensemble des ministres.

La transition énergétique est l’un des grands chantiers ouverts par la conférence. Un « grand débat » s’ouvrira dans les prochaines semaines (sans précision de date), avec au bout un projet de loi sur la transition énergétique qui sera présenté au parlement « avant l’été 2013 ». Des mesures immédiates ont été annoncées en clôture par le Premier ministre : la tarification progressive de l’énergie, le soutien au développement de véhicules sobres, la rénovation thermique du parc immobilier, de nouveaux appels d’offres sur l’éolien en mer et le solaire de grande capacité...

Du côté de la biodiversité, la principale annonce est la création en 2013 de l’agence nationale, très attendue des ONG. Le gouvernement souhaite mettre un frein à l’artificialisation des sols, ce qui devrait être précisé dans un prochain projet de loi. L’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes reste tout de même une pierre dans son jardin... On peut noter aussi le maintien du moratoire sur la mise en culture des OGM. Une « pause » est prévue dans le développement des agrocarburants pour contrer la hausse des prix agricoles.

Petite synthèse de ces mesures (et de quelques oublis) dans cet article de Terra Eco.

Et aussi sur Le Monde Planète.

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Conférence environnementale : un nouvel élan ?

13/09/2012

Cinq ans après le démarrage du Grenelle, la « conférence environnementale pour la transition écologique » sera ouverte vendredi 14 septembre au matin par le président de la République et conclue le 15 après-midi par le Premier ministre. À la différence du Grenelle, six collèges de participants, et non pas cinq, seront autour de la table : État, collectivités locales, ONG, employeurs, salariés, auxquels s’ajoutent les parlementaires. Les participants discuteront autour de cinq tables rondes : transition énergétique, reconquête de la biodiversité, risques sanitaires environnementaux, fiscalité écologique et gouvernance environnementale.

Le bilan du Grenelle ? Pas vraiment enthousiasmant...

Un rapport commandé par Delphine Batho, ministre de l’écologie, dresse un bilan plutôt mitigé l'état écologique de la France depuis le lancement du Grenelle de l'environnement en 2007, sur une trentaine d’indicateurs. En résumé, il y a du bon et du moins bon, mais on est encore loin des ambitions premières.

Du côté des résultats encourageants, les Français prennent plus souvent le bus et le train et la part des transports en commun dans les déplacements des voyageurs a augmenté depuis 2006. On enregistre un léger mieux dans la consommation d’énergie des logements (mais loin de l’objectif initial.) Les ménages rejettent toujours moins de déchets et les trient de plus en plus, et sur ce plan les objectifs du Grenelle seront tenus avant l'heure.

Le moins bon, maintenant, voire pas bon du tout : la division par quatre des gaz à effet de serre dans les transports d’ici 2020 est plus que compromise. Les émissions sont reparties à la hausse après un creux en 2009 pour cause de crise économique. Le volume d'énergie consommée en France pour se chauffer a diminué, mais pas suffisamment, et la part des ressources renouvelables dans le bouquet énergétique progresse trop lentement. L'usage des pesticides augmente et le niveau d'artificialisation des sols, lié notamment à l'étalement urbain, dépasse le seuil fixé...

Sur le rapport, plus d’information sur Le Monde Planète et Les Echos.fr

Les ONG abordent cette conférence dans un esprit constructif, bien qu’elles aient manifesté tout d’abord un enthousiasme plutôt tiède. Elles s’opposent, d’une manière générale, à l’argument de la crise économique pour retarder des mesures jugées essentielles et urgentes, notamment sur les thèmes sensibles comme la transition énergétique et la biodiversité. Elles insistent sur les moyens qui ont manifestement fait défaut pour réaliser les objectifs du Grenelle. Greenpeace, après avoir exposé les raisons de ses réticences dans une série de billets, a pris la décision de « jouer le jeu de la concertation ». La conférence environnementale doit d'abord servir à fixer une méthode et à tracer une feuille de route pour les cinq ans à venir. Souhaitons que l’ouverture et la transparence attendue soit au rendez-vous...

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