30 ans d’évolution de la terre en quelques secondes !

07/06/2013

Observer en quelques secondes les changements survenus ces 30 dernières années dans chaque recoin de la planète ? C’est désormais possible grâce au projet Timelapse.

L’Institut d’études géologiques américain, la NASA, Google Earth Engine et le Time ont développé en collaboration ce projet qui permet de suivre de manière accélérée l’évolution de la Terre depuis 1984 jusqu’à 2012. Ce travail phénoménal a permis d’exploiter plus de 2 millions d’images captées ces 30 dernières années par huit satellites du programme Landsat, un projet de la société de géologie des États-Unis et de la Nasa, lancé en 1972.

Le résultat est saisissant. Les animations choisies sur le site montrent notamment le développement de Dubaï et de ses îles artificielles, le verdissement des déserts saoudiens, la régression de la forêt amazonienne au Brésil, le recul du glacier Columbia en Alaska, ou encore la disparition progressive de la mer d’Aral. En cliquant sur « Explore the world » vous pouvez aussi indiquer un lieu dans le moteur de recherche.

Ce saut de trente années dans le temps permet de mesurer combien les écosystèmes peuvent être affectés par l'activité humaine ou par les changements climatiques.

 

http://ecologie.blog.lemonde.fr/files/2013/05/Columbia-Glacier-Retreat.gif

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Davos s’inquiète du changement climatique

16/01/2013

« Hésiter à agir maintenant ne ferait qu’ajouter au fardeau des générations futures.» C’est ce qu’on peut lire dans le rapport « Global Risks » publié en amont du forum économique mondial de Davos qui ouvrira ses portes dans une semaine. Réalisée auprès de 1 000 experts par plusieurs cabinets et universitaires que l’on peut difficilement soupçonner d’activisme écologique, cette étude dresse la liste des risques majeurs pour l’économie et la planète dans les dix ans à venir, selon leur probabilité.

Les risques environnementaux et en particulier climatiques y tiennent une bonne place : multiplication des événements climatiques extrêmes, dépenses générées par les dégâts provoqués, mais aussi difficultés d'approvisionnement alimentaire dans certaines régions, des risques de sécheresse et de stress hydrique, pathologies liées aux diverses pollutions...

Les auteurs s’inquiètent : la crise financière qui perdure détourne l'attention du changement climatique, alors que les événements météorologiques extrêmes sont en progression. Prendre prétexte de la crise économique pour repousser les investissements nécessaires au traitement de la crise environnementale ne ferait qu’aggraver les choses et les auteurs font de nombreux appels à l’action...

La lutte contre le réchauffement climatique est le fil rouge de notre stratégie  environnementale. La diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) est un objectif transversal à tous les plans d’actions engagés. Les Bilans Carbone® réalisés en 2005 et en 2008) ont permis d’identifier nos principaux postes émetteurs de GES, que ce soit sur notre  périmètre d’activité principal (les restaurants), ou sur notre périmètre global qui intègre notamment les filières d’approvisionnements agricoles. Les résultats de notre troisième Bilan Carbone®, en 2011, sont encourageants : –34,7%.de réduction de GES sur le périmètre restaurant, 2,0 % sur le périmètre global, par transaction, entre 2005 et 2011. Ils nous permettent de conforter nos objectifs pour 2020 : 60% sur le périmètre des restaurants et 20% sur notre périmètre global.

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Doha, ce n’était pas encore ça !

12/12/2012

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Des avancées modestes mais indispensables pour les plus optimistes (ministère de l’écologie), l'une des plus mauvaises conférences sur le climat de l'histoire (Sandrine Bélier, Eurodéputée Europe Ecologie – Les Verts, sur Terra Eco)... Pour ceux qui n’en attendaient rien la conférence de Doha n’aura pas déçu. Au terme de deux semaines de négociations et 24 heures de prolongation, les négociations sur le climat ont finalement abouti à un accord minimal imposé de façon chaotique samedi 8 décembre à Doha.

Un bilan qu’aucun pays n’a osé juger satisfaisant et qui confirme le manque de volonté politique d'agir avec détermination pour lutter contre un réchauffement climatique qui s’accélère.

Le premier enjeu de Doha était de pérenniser le protocole de Kyoto, seul traité international contraignant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Grâce à l'Union européenne (UE), ils ont obtenu la survie du protocole de Kyoto de 2012 à 2020. Une prolongation qui ne concerne qu'une infime partie des pays développés (Union Européenne, Australie, Islande, Norvège et Suisse), et à peine 15 % des émissions des gaz à effet de serre. Ils ont aussi fixé le calendrier pour arriver à un accord global applicable en 2020 pour tous les pays du monde sans exception.

La France est candidate pour organiser la Cop 21 en 2015, qui après la Cop 19 prévue fin 2013 en Pologne puis la Cop 20 en 2014 en Amérique du Sud, sera chargée d'accoucher de cet accord global. La Chine et les Etats-Unis, les deux plus gros pays émetteurs de gaz à effet de serre, seraient cette fois impliqués, ainsi que tous les pays émergents (Brésil, Inde...).

Quant aux pays les plus pauvres – premières victimes du changement climatique en cours – ils continueront d’attendre les milliards de dollars dont ils ont besoin pour construire des digues ou compenser les pertes de récolte liées aux sécheresses à répétition.

Si minime soit-il, l’accord permet de maintenir les négociations onusiennes sous respiration artificielle en attendant une étincelle... Et le texte peut tout de même servir de socle pour le futur accord de 2015. C’est le verre à moitié plein.

Pour en savoir plus :

Réseau Action Climat de France

Novethic infos


Après avoir réalisé deux Bilans Carbone ® en 2005 et en 2008, nous nous sommes fixé un objectif de réduction de 20% d’émissions de GES entre 2005 et 2020 sur notre périmètre global, c'est-à-dire, en intégrant les activités en restaurant mais aussi en amont nos filières d'approvisionnement et en aval les émissions générées par nos clients. Cet objectif global implique un effort soutenu des restaurants, soit une réduction de 60% sur ce périmètre. Nous avons mis en place un mode de suivi régulier qui nous permet d’avoir une vision au plus juste de la réalité des émissions des restaurants et de piloter nos plans de progrès avec précision. Il alterne remontées mensuelles d’informations et points d’étapes effectués tous les 3 ans par un bureau d’études spécialisé. Le troisième Bilan Carbone® réalisé en 2011 fait apparaître des résultats  encourageants : ils montrent, en comparaison avec 2005, une baisse simultanée des  émissions par transaction sur chacun des deux périmètres : -34,7 % sur le périmètre restaurant et -2 % sur le périmètre global.


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Transition énergétique : un débat « sans tabou » qui ne sera pas de tout repos

30/11/2012

Bâtir une société plus sobre en énergie et moins dépendante du nucléaire et des énergies fossiles... Avec un petit mois de retard, le coup d’envoi du débat sur la transition énergétique a été donné hier avec la première réunion du « Conseil national » qui doit en établir les règles du jeu et le calendrier. Les débats organisés au niveau national et régional doivent durer plusieurs mois et déboucheront à l’automne 2013 sur la présentation au Parlement d’une loi de programmation qui fixera les orientations de la politique énergétique de la France. Avec certains objectifs fixés par François Hollande : ramener la part du nucléaire dans la production électrique de 75 à 50% d'ici 2025, fermer Fessenheim fin 2016, développer les énergies renouvelables et toutes les sources d'économie possibles, notamment dans le bâtiment.

Un débat plutôt mal engagé : boycott de Greenpeace et des Amis de la Terre mécontents de la composition initiale du comité de pilotage, mise à l’écart du Syndicat des énergies renouvelables (SER)... Mais Delphine Batho ministre de l'écologie et de l'énergie, défend l’idée d’un grand débat citoyen, populaire et accessible à tous, dans lequel il n’y aura pas de sujet tabou et où toutes les idées pourront s'exprimer. Ce qui augure de discussions houleuses en particulier sur le nucléaire et les gaz de schiste... Le grand challenge sera de concilier les engagements sur le climat, la compétitivité économique, la justice sociale, l’approvisionnement énergétique et l’équilibre de la balance commerciale.

Un article très complet sur le site de La Croix explique les enjeux du débat.

 

Depuis 2010, McDonald’s France couvre la totalité des consommations électriques de tous ses restaurants avec de l’électricité d’origine renouvelable produite en France. Depuis janvier 2012, cette opération est réalisée avec l'achat de Garanties d'Origine certifiant la provenance de l’électricité produite à partir de sources renouvelables.

Nous nous sommes engagés à réduire de 60 % nos émissions de gaz à effet de serre entre 2005 et 2020 sur le périmètre de nos restaurants, par client servi. Notre plan énergie est construit sur trois piliers :
- Réduire les consommations d’énergie en sensibilisant les équipes des restaurants aux bonnes pratiques  environnementales grâce au logiciel EcoProgress™ qui permet le pilotage des consommations dans les restaurants (logiciel développé spécialement pour les restaurants McDonald’s).
- Accroître l’efficacité énergétique grâce à l’utilisation d’équipements moins consommateurs d’énergie et aux nouvelles technologies.
- Faire le choix des énergies renouvelables, en couvrant 100% des consommations électriques des restaurants avec des certificats verts dès 2010 et des garanties d'origine à partir de 2012.

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Les débats sur le réchauffement climatique de 1979 à nos jours

23/11/2012

Pas de panique, ou les prémices du débat en 1979... Quand on fouille dans les archives de l’INA, on tombe sur des perles comme celle-ci : un débat réunissant en septembre 1979, sur le plateau des « Dossiers de l’écran », Haroun Tazieff, vulcanologue, Claude Lorius, glaciologue et Jacques-Yves Cousteau océanographe... La question initiale du téléspectateur est : l’activité des volcans risque-t-elle de faire fondre la banquise et monter le niveau des mers ?  Mais non, répond Haroun Tazieff, le problème vient du risque d’effet de serre provoqué par la pollution industrielle et l’énorme quantité de gaz carbonique qu’elle dégage. « C’est un baratin » rétorque Cousteau. Et d’expliquer qu’il existe des correcteurs naturels comme la végétation et les océans. Il suffit de planter des arbres en même temps qu’on brûle du pétrole... Le moins qu’on puisse dire, c’est que plus de 30 ans après, ce n’est pas gagné !

Entre la conviction d’Haroun Tazieff (qui passera de visionnaire à climato-sceptique dans les années suivantes) et le scepticisme agacé du commandant Cousteau (« On commence à me casser les oreilles avec cette histoire de CO2 ») pourtant considéré comme un pionnier de l‘écologie, on a le sentiment que le débat n’a pas beaucoup évolué depuis, même s’il est plus technique... Malgré tout, on mesure le chemin parcouru, notamment quand on sait que Claude Lorius (qui n'a pas l'air encore bien persuadé du problème) a été le premier, avec deux autres chercheurs français à établir, en 1987, un lien entre changement climatique et concentration des gaz à effet de serre, en étudiant le CO2 présent dans les carottes de glace polaire. Et il est de ceux qui auront alerté l’humanité sur la réalité du réchauffement.

Débat des Dossiers de l'écran - Archive INA - 4 septembre 1979

Et aujourd'hui ? La conférence de Doha sur les changements climatiques s’ouvre la semaine prochaine, tandis que le réchauffement évoqué par Haroun Tazieff en 1979 se poursuit à grand vitesse dans une relative indifférence. Un rapport commandé par la Banque mondiale vient de révéler que la hausse moyenne des températures sur la planète devrait atteindre les 4°C d’ici la fin du siècle, et alerte sur les effets désastreux de l’inaction, notamment pour les pays les plus pauvres. Dans le même temps une étude de l'association européenne de l'environnement montre que l’Europe ne serait pas épargnée, tandis que le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) évalue pour sa part à 44 milliards de tonnes par an le plafond d'émissions soutenables en 2020, alors qu'elles atteignent déjà 50 millions de tonnes et sont sur une pente ascendante. Alors, tout est perdu ? Non, le PNUE rappelle que des politiques adaptées permettraient d'éviter au total 17 milliards de tonnes de CO2 par an, les secteurs du bâtiment, des transports, de l'agriculture et la lutte contre la déforestation constituant les principaux gisements d'économies. Pour de nombreux experts, ces politiques permettraient de créer de l'emploi et de lutter contre la pauvreté, au Nord comme au Sud.

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Rio se conclut dans le scepticisme : et maintenant, que faire ?

27/06/2012

Le sommet de la terre, RIO+20 s’est achevé vendredi soir comme beaucoup l'avaient supposé avant même que la conférence ne commence. Les représentants de 193 pays, dont près d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement ont ratifié le texte d'accord final, « l'avenir que nous voulons » bouclé quelques heures avant l’ouverture par les négociateurs.

Échec ou point de départ ? Le verre est à demi vide ou à demi plein, selon les points de vue.

Pour la société civile, qui s'est abondamment mais en vain manifestée pour obtenir un accord ambitieux, c’est une désillusion annoncée : le texte minimaliste est fait d'intentions et de promesses peu élaborées et non datées. Pas de lignes directrices ni d’engagement contraignant sur l'économie verte, qui pourrait répondre aussi bien à la crise économique qu'à la dégradation de la planète. Le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) est renforcé, mais sans la force et l'autonomie d'une vraie agence de l'ONU.

Le principal acquis est la décision de lancer des «Objectifs du développement durable» (ODD) sur le modèle de ceux du Millénaire adoptés en 2000 par l'ONU. Leur définition est toutefois laissée à un groupe de travail qui devra faire ses propositions en 2013, pour une mise en place à partir de 2015.

Rio pourrait malgré tout avoir lancé la dynamique d'une coopération internationale renforcée pour mieux gérer les ressources finies d'une Planète bien mal en point. Pour le secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-Moon « Rio+20 a affirmé des principes fondamentaux - renouvelé des engagements essentiels - et nous a donné une nouvelle direction ». Et pour la présidente brésilienne Dilma Rousseff, c'est un « point de départ ».

Les ONG et représentants de la société civile sont nombreux à pointer le rôle décisif des citoyens. À défaut d'engagements concrets, ce sont eux qui doivent faire pression pour que le processus soit mis en place.

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