Des livraisons la nuit et en silence

21/09/2010

Des livraisons la nuit et en silence

Comme j’ai eu l’occasion de le souligner à plusieurs reprises dans les articles abordant la question des emballages abandonnés dans la nature, la réduction des nuisances locales est l’un des axes prioritaires de la stratégie environnementale de McDonald’s France. C’est dans ce cadre que nous menons aujourd’hui des tests pour optimiser les livraisons de nos restaurants en centre-ville.

Depuis plusieurs années déjà, avec notre logisticien LR Services, nous veillons à réduire l’impact environnemental lié aux livraisons [1]. Notre nouvel axe de travail concerne le développement des livraisons de nuit. L’intérêt des livraisons nocturnes est double : d’une part, le trafic étant plus fluide, le temps de livraison et donc les émissions de gaz à effet de serre des camions sont réduites d’autant ; d’autre part, l’usage de l’espace public est optimisé, ce qui n’est pas négligeable, surtout au centre des grandes villes. Avant tout, il faut impérativement s’assurer du faible impact sonore de ces livraisons pour les voisins. C’est pourquoi, nous expérimentons aujourd’hui des camions plus silencieux.

Des solutions existent pour réduire le niveau sonore des livraisons.

7_Camion_Piek_ Basse-déf.jpg

Nous avons mis en test un camion à la norme PIEK [2] depuis le début de l’année, dans le cadre d’un projet-pilote avec la Région Ile-de-France. Dans ce camion, tout a été repensé pour faire la chasse au bruit : une porte électrique (et non manuelle), un hayon électrique silencieux avec un revêtement souple, un plancher et des parois recouverts de revêtements spéciaux et un groupe frigorifique insonorisé. On peut également citer l’arrêt automatique de l’autoradio lorsque le conducteur ouvre la porte de sa cabine. Une nouvelle génération de transpalettes « silencieux » a été utilisée. Les livreurs sont aussi formés pour les inciter à rendre la livraison la plus silencieuse possible (bruit des voix, etc.).

Trois restaurants dans Paris ont notamment été pilotes pour cette expérimentation : une livraison nocturne en semi-remorque Piek à la place de deux livraisons quotidiennes avec un plus petit camion. Les résultats sont si encourageants que deux restaurants ont décidé de pérenniser la démarche. Les arguments retenus sont :

- L’optimisation de l’activité transport : livraison à l’heure garantie (ce qui est quasi-impossible en ville en journée !), rangement optimisé en l’absence ou la faible affluence de clients dans le restaurant, etc.

- L’impact environnemental réduit : les mesures indiquent une réduction drastique du nombre de kilomètres parcourus (1 livraison au lieu de 2), une diminution des temps d’attente des camions, une réduction des temps de congestion, etc. Et donc, une réduction des émissions de gaz à effet de serre !

L’idée aujourd’hui, et c’est là la force de notre réseau de franchisés, est de faire connaître cette démarche à l’ensemble des restaurants de centre-ville en vue d’un déploiement progressif. En tenant évidemment compte des spécificités de chaque restaurant et des personnes concernées afin d’assurer une bonne acception et un bon aménagement du travail de nuit tout en préservant la quiétude des riverains.

1. En ce qui concerne la chaîne logistique : 7 plateformes maillent le territoire français afin d'être au plus près des restaurants ; LR Services a installé la première plate-forme logistique HQE à Beauvais. Du côté des camions : ces derniers sont multi-températures afin de livrer en une seule fois les produits frais, surgelés et secs ; lors du renouvellement de la flotte, nous optons pour des camions à motorisation Euro 5; 90% de la flotte LR Services roulent au Biodiesel 30 % (l’association innovante de ces deux technologies permet une réduction de 25 % des gaz à effet de serre émis).

2. Du nom de l'organisme hollandais délivrant un label mis en place suite à l'adoption d'une loi sur le niveau sonore des véhicules dans les quartiers résidentiels aux Pays-Bas. Ce label « PIEK » certifie une mesure de bruit inférieur à 60dB (niveau sonore d’une conversation) lors des phases de stationnement du véhicule (mesure prise à 7,5m du véhicule). 

 

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Agir ensemble pour le climat !

10/12/2009

Dans une tribune parue dans plusieurs quotidiens nationaux lundi, nous avons réaffirmé notre engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique. Nous voulions montrer l'importance du rôle que peuvent jouer les  entreprises en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre au moment où les chefs des gouvernements du monde débattent à Copenhague.

Nous agissons depuis plus de 15 ans pour réduire nos impacts sur l'environnement et le climat et nous constatons aujourd'hui que les actions mises en œuvre nous ont permis de progresser et surtout qu'elles sont conciliables avec nos préoccupations économiques.

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Copenhague c'est parti!

07/12/2009

Aujourd'hui s'ouvre le sommet de Copenhague, il se déroulera du 7 au 20 décembre prochain. Depuis plusieurs semaines, les médias en parlent et j'ai beaucoup lu sur le sujet. Aujourd'hui, Jean-Pierre Petit, notre PDG a décidé de prendre la parole dans la presse pour expliquer l'importance de ce 15ème rendez-vous mondial sur le climat. C'est l'occasion aussi pour nous d'expliquer comment notre démarche environnementale vit au quotidien dans les restaurants et d'annoncer nos nouveaux objectifs de réduction des émissions de GES par client servi pour 2020 :

- 60% sur notre périmètre restaurant

- 20% sur le périmètre global incluant les matériaux agricoles et le déplacement des clients

Pour y arriver nous continuerons d'agir comme nous l'avons fait depuis plusieurs années en travaillant sur l'ensemble de nos postes d'émissions et avec l'ensemble des acteurs concernés : l'amélioration des pratiques agricoles avec nos fournisseurs et leurs producteurs, l'optimisation et l'innovation en restaurant avec les franchisés et leurs équipes , les changements de comportement avec nos clients.

J'attends avec impatience l'annonce des objectifs de chaque gouvernement , que j'espère ambitieux, pour que collectivement nous rendions efficace la lutte contre les changements climatiques.

 

 

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En attendant Copenhague…

27/08/2009

Une nouvelle fois, du 10 au 14 août, la ville de Bonn a accueilli de nombreux responsables de gouvernement et des experts scientifiques pour poursuivre les négociations internationales sur le climat et préparer la conférence de Copenhague de décembre prochain. Une nouvelle fois, les débats sont restés difficiles entre pays développés et en voie de développement. En cause deux sujets récurrents : le partage des efforts à concéder des uns et des autres et la mobilisation des ressources financières nécessaires aux transferts de technologie et à l'adaptation aux changements climatiques des pays en voie de développement notamment. Ces derniers refusent de s'engager dans la lutte contre les émissions de GES, tant que les pays riches ne se montreront pas plus ambitieux, étant donné leur responsabilité historique en la matière. Une nouvelle fois, les discussions ont peu progressé et les contours de l'après-kyoto restent flous.

D'autres rendez-vous internationaux sur le climat sont prévus avant Copenhague en octobre, en novembre, mais aussi le 22 septembre prochain à New York lors du sommet des Nations Unies sur le changement climatique. Espérons qu'ils verront émerger cette fois-ci des avancées et des engagements forts.  

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Internet et le climat

16/08/2009

McDo_Blog_EcoProgressTIC.pngAu début de cette année, plusieurs médias ont dénoncé les quantités de GES émis par les serveurs Internet. En effet les entreprises qui développent des moteurs de recherches ou des logiciels informatiques disposent en général de centres de stockage de données aux quatre coins du monde. Ces derniers sont souvent de grands consommateurs d’électricité, électricité qui provient majoritairement aujourd’hui encore des énergies fossiles. Cette information nous a laissé un peu perplexes puisqu’elle requestionnait l’intérêt écologique des supports numériques alors que notre utilisation des réseaux Internet et Intranet était devenue depuis plusieurs années quotidienne et incontournable. Mais ces annonces ont aussi donné lieu à de vives réactions de la part d’experts et de chercheurs. Remettre en cause l’existence même des réseaux du seul fait de leur impact en termes d’émission de gaz à effet de serre sans les comparer à d’autres secteurs d’activité, peut sembler un peu court. Cela revient à oublier qu’ils donnent accès à l’information, à l’éducation et à la formation à un nombre de plus en plus important de personnes et favorisent les échanges entre les territoires. D’un point de vue environnemental, au-delà de faire de la sensibilisation, leurs usages peuvent améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments ou réduire les transports et ainsi participer aussi à la lutte contre les changements climatiques.  Nous pouvons citer en exemple le logiciel EcoProgress que nous utilisons chez McDonald’s. Depuis 2007, nous disposons de cet outil dans tous nos restaurants via le réseau intranet de l’entreprise. Celui-ci vise à aider chacun d’entre eux à progresser en matière d’environnement en permettant la réalisation d’audit des bonnes pratiques environnementales, le suivi des consommations d’eau, d’énergie et de consommables,  l’accès à des conseils… Pour une entreprise comme la nôtre, cet outil est nécessaire si nous voulons déployer notre stratégie environnementale à tout le réseau dans des délais raisonnables.

Nous avons également mis en place un dispositif de classe à distance pour former les référents environnement de chaque restaurant à l’utilisation d’EcoProgress dans tout l’hexagone, depuis leur lieu de travail. Cela nous permet de limiter les déplacements des participants : fin 2008 le dispositif avait permis d’éviter l’émission de 25 000 tonnes de CO2, soit l’équivalent des 205 956 kms parcourus en voiture par les 279 personnes jusqu’alors formées.

Bien sûr comme le souligne le rapport du MEEDDAT « TIC et Développement durable » (paru en décembre 2008), si jusque aujourd’hui le numérique présente un bilan positif en terme de réduction des émissions de GES, il faut rester vigilant quant aux consommations d’énergie de ce secteur et les optimiser autant que possible.

 

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