Urgence climatique, le signal d’alarme de l’Agence Internationale de l’Énergie

22/06/2011

Je continue sur le thème du réchauffement climatique, que j’ai déjà abordé la semaine dernière, mais l’urgence climatique est toujours d’actualité comme en témoigne la récente annonce de l’Agence Internationale de l’Énergie, le 30 mai dernier : les émissions mondiales de C02 ont atteint en 2010 leur plus haut niveau historique. C’est évidemment une bien mauvaise nouvelle pour le climat. Les émissions de CO2 ont connu une légère chute en 2009, sans doute le seul effet positif de la crise financière mondiale, et sont reparties de plus belle jusqu’au niveau de record de 30,6 gigatonnes, soit un bond de 5% par rapport à leur précédent record, en 2008.

Pour le chef économiste de l’Agence, Fatih Birol, il s’agit même d’un « sérieux revers » qui compromet l’espoir de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Cet objectif a été entériné par les dirigeants du monde en 2010 lors du Sommet de Cancun. Pour le respecter les émissions de CO2 du secteur de l'énergie ne devraient pas dépasser 32 gigatonnes en 2020, selon les estimations de l'AIE. On s’en rapproche dangereusement... L’AIE évoque des « perspectives lugubres », les projections du rapport supposant même qu'il y a 50% de possibilités que l'augmentation de la température dépasse 4 degrés C° vers 2100.

Compte tenu que 80 % des centrales électriques qui fonctionneront en 2020 sont « soit déjà construites, soit en cours de construction », la plupart étant des centrales à carburants fossiles, « la marge de manœuvre est extrêmement étroite » pour réduire les émissions du secteur de l'électricité dans les prochaines années. Pour respecter les objectifs de Cancun des décisions courageuses et décisives doivent être prises très rapidement. Il ne reste plus qu’à espérer que les États entendent la sonnette d’alarme et agissent avant qu'il ne soit trop tard...

Pour notre part, nous nous sommes fixé un objectif de réduction de 20% de nos émissions de GES entre 2005 et 2020 sur notre périmètre global, c'est-à-dire, en intégrant en amont nos filières d'approvisionnement, nos activités en restaurant, et en aval, les émissions générées par nos clients. Ce qui suppose un effort important sur le périmètre des restaurants : une réduction de 60% sur ce périmètre représentera une réduction de 11% sur le périmètre global.

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Une nouvelle donne énergétique, c’est possible

17/06/2011

Certains d’entre vous connaissent sans doute déjà la vidéo réalisée par Greenpeace France sur la nécessité d’une transition énergétique.

« Climat en crise, marée noire dans le golfe du Mexique, accident nucléaire au Japon…. il apparaît aujourd’hui de plus en plus évident que l’avenir énergétique du monde doit se construire en rupture avec les modes de production et de consommation énergétiques du passé. »

Ce court film (un peu plus de 3 minutes) explique de façon très claire qu’il est possible de sortir de l’impasse énergétique en 40 ans, sans qu’il soit nécessaire de revenir à la bougie ou de tout changer d’un coup. La transition énergétique repose sur le triptyque développé par l’association NégaWatt :

- sobriété énergétique (consommer moins)

- efficacité énergétique (consommer mieux)

- développer les énergies renouvelables.

Nous nous sommes inspirés entre autres de ce triptyque pour bâtir notre plan énergie sur trois piliers : réduire les consommations énergie de nos restaurants, accroître l’efficacité énergétique des équipements et encourager le développement des énergies renouvelables via l'achat de certificats verts.

Je précise toutefois que ce film reflète la position de Greenpeace et que nous ne souscrivons pas nécessairement à l’intégralité de l’analyse qui y est exprimée. Mais je pense qu’il est important de relayer le message essentiel : la nécessité d’une prise de conscience et d’une action collective.

Pour en savoir plus et visionner la vidéo.

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Le régime alimentaire moyen d'un Français représente 1 524 kilogrammes de CO2 par an

13/05/2011

Dans une étude qui vient d'être publiée, l'agence Protéines s'est associée avec Greenext et le Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) pour décortiquer l'impact carbone des choix alimentaires des français.

Intitulée "Bien se nourrir et protéger la planète, est-ce compatible ?", cette première étude du genre a choisi de porter un regard croisé entre apports nutritionnels des régimes types pratiqués par les Français et leur impact carbone.

Vous pouvez retrouver des précisions ici.

On apprend ainsi que pour un même apport calorique, l'impact carbone peut varier du simple au triple ! En voici quelques exemples (pour 2 000 calories) :

- Régime moyen d‘un adulte : 1 524 kgCO2/an
- Régime théorique végétarien : 966 kgCO2/an
- Régime théorique conforme auxprescriptions nutritionnelles : 1 339 kgCO2/an
- Régime hyper-protéiné : 3 537 kgCO2/an

Et petit clin d'oeil à un précédent article posté sur mon blog, cette étude confirme des résultats déjà présentés = pour une même quantité de calories consommée, l'impact carbone du régime alimentaire des femmes est 47 % plus faible que celui des hommes !

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Il paraît que les hommes polluent plus que les femmes...

01/05/2011

C’est ce que montre un certain nombre d’études récentes, et notamment celle réalisée en France par Factor X, un bureau de conseil en stratégie climatique et développement durable. D'après ses conclusions, les femmes françaises produisent chaque jour 32,3 kilos d'émissions de CO2 en moyenne, les hommes 39,3 kilos. Une autre étude, menée par deux chercheuses, l’une suédoise l’autre finlandaise, dans quatre pays (Allemagne, Grèce, Norvège et Suède) confirme ces différences. Les femmes consomment, en moyenne, plus d’énergie en vêtements, articles de ménage ou nourriture, mais aussi pour l’hygiène et la santé.

Pourquoi les hommes émettent-ils plus de CO2 ? Parce qu’ils manifestent un goût plus prononcé pour les boissons traitées et les produits carnés. Ils vont plus souvent au restaurant aussi, semble-t-il... Mais ce qui plombe vraiment leur bilan, c’est la voiture, qu’ils utilisent plus souvent et pour des trajets plus longs. L’ensemble des études montre d’ailleurs que les femmes européennes, qu’elles soient célibataires ou mariées, actives ou non, sont dans leur majorité plus disposées à utiliser les transports publics.

L'Institut allemand de Potsdam pour la recherche sur les impacts climatiques dresse le même constat. Selon lui, le fait que l'homme soit plus pollueur que la femme est en grande partie dû au rôle qu'il joue au sein de la société. La parité entre hommes et femmes peu à peu acquise devrait alors progressivement effacer cette différence. Soit, mais dans quel sens ? Les hommes pollueront moins ou les femmes pollueront plus ?

Rien dans tout cela ne bouleverse véritablement les idées reçues, en somme : les femmes font plus souvent le ménage et les hommes chérissent leur voiture ! Mais j’avais envie vous faire partager ce petit clin d’œil...

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Émissions de GES : un compteur pour les restaurants

21/04/2011

 

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Nous nous sommes engagés à réduire de 60% nos émissions de gaz à effet de serre dans nos restaurants d’ici 2020. C’est un objectif ambitieux qui ne se fera qu’avec le soutien actif de tous nos restaurants. Vous savez que nous nous appuyons pour cela sur le réseau de référents qui sont impliqués dans la mise en place des bonnes pratiques en restaurant. Leur outil de pilotage, le logiciel EcoProgress®, est doté d’un compteur GES personnalisé. Il indique les émissions du mois précédent et propose des graphiques qui permettent de voir la progression. Le calcul se fait à partir de nombreuses de sources consommations : électriques, gaz, déplacement des salariés, livraisons, publicité. Le référent peut ainsi visualiser les leviers sur lesquels il est possible de jouer.

Les actions prioritaires ont été déployées dans chaque restaurant. Elles ont permis d’obtenir des réductions importantes. Les progrès qui restent à réaliser vont nécessiter une connaissance de plus en plus fine des pratiques. Le compteur GES permet de suivre tout cela au plus près.

 

 

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Climat : une agence parisienne et une semaine de débats

23/03/2011

Comme les lecteurs de ce blog ont pu s’en rendre compte, la lutte contre le changement climatique est une préoccupation centrale dans notre stratégie environnementale : priorité y est donnée à la réduction des gaz à effet de serre. McDonald's France s'est engagé pour une réduction de 20% à l’horizon 2020 sur notre périmètre global, qui comprend nos restaurants, nos approvisionnements auprès des filières agricoles et les déplacements de nos clients. McDonald’s France prend sa part de responsabilités dans cet effort de réduction, puisqu’il s’agit de diminuer de 60% les émissions de GES sur le périmètre des restaurants si nous voulons atteindre cet objectif, et le facteur 4 (-75%) en 2050. Notre troisième Bilan Carbone® est en cours, après ceux de 2005 et de 2008.

L’AGENCE PARISIENNE DU CLIMAT

Toute initiative pour accompagner tant le grand public que les collectivités territoriales dans leurs actions en faveur du climat est donc pour nous une bonne nouvelle. C’est le cas de la création de l’Agence Parisienne du Climat, décidée le 16 mars lors d'une Assemblée Générale de la ville de Paris. De quoi s’agit-il ? D’un guichet unique d’information, d’accompagnement et d’expertise pour lutter contre le changement climatique. Les Parisiens peuvent donc s’adresser à l’APC pour chercher informations et conseils (gratuits !) sur les économies d’énergie, les éco gestes… L’Agence est aussi là pour aider les particuliers et les entreprises dans leur projet d’amélioration d’efficacité énergétique, de réduction des émissions ou encore dans la constitution de dossiers de demande de subvention. Parmi ses missions, l’APC constituera une vitrine des techniques et des bonnes pratiques (création d’outils pédagogiques, organisation d’événements, d’animations et de formations)... Consultez ici le site de l’APC pour en savoir plus > www.apc-paris.com

 

LA SEMAINE DE DEBATS SUR LE CLIMAT

 

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Coïncidant avec son inauguration, l’agence accueille cette année la « Climate Week »  organisée par WWF, du 21 au 25 mars 2011 : cinq jours de débat, centrés sur le climat et la maîtrise de l’énergie, dont vous trouverez ici le programme et tous les renseignements utiles ( http://earthhour.fr/climate-week/

Produire et transporter l’énergie, énergie et transports, énergie et habitat... Le principe de ces débats est de réunir, autour d’un même sujet : un journaliste qui animera la table ronde, un élu, un expert/une ONG, un grand témoin et une entreprise. Ils ont lieu entre 19 et 21 heures chaque soir. Le nombre de places est limité, il faut confirmer sa présence par mail. Il sera également possible de les suivre en direct sur le site earthour.

 


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