Parlons photo, une fois n’est pas coutume !

19/09/2011

Juste un mot pour vous signaler deux expos photos, gratuites et en plein air, toutes les deux en ce moment à Paris. La première est organisée par WWF à l’occasion de ses 50 ans. Sur les Champs Élysées, jusqu’au 25 septembre (l’inauguration a eu lieu le 10, mais il n’est pas trop tard pour aller y jeter un coup d’œil...), trente-six panneaux illustrent les grands sujets soutenus par l’association depuis sa création, à travers des photos naturalistes et des portraits de personnalités engagées exécutés par la célèbre photographe Micheline Pelletier, connue pour avoir réalisé de grands reportages aux quatre coins du monde et photographié bon nombre de personnalités, prix Nobel, d’hommes et de femmes politiques, etc.

Pour plus d’informations, cliquez ici

La seconde exposition a lieu de l’autre côté de la Seine, sur les grilles du Jardin du Luxembourg, du 15 septembre au 15 janvier 2012, ce qui vous laisse un peu plus de temps ! Il s’agit cette fois d’un projet intitulé « Cœurs de nature », initié par Réserves Naturelles de France et le mensuel Terre Sauvage. Ces 80 photos sont l’œuvre d’une douzaine de photographes qui a sillonné des espaces de nature remarquables pour leur faune, leur flore, leurs écosystèmes et qui bénéficient d'un statut de protection (métroplole et outre-mer). Ces sites sont de véritables réservoirs de biodiversité et les photographes ont eu carte blanche pour saisir leur caractère unique et témoigner des actions des hommes et femmes qui gèrent ces lieux.

Pour en savoir plus sur Coeurs de nature

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Les Français et l’environnement : des bonnes intentions aux bonnes pratiques

06/09/2011

Les Français sont de plus en plus sensibles aux sujets environnementaux. C’est ce que révélaient les baromètres réalisés par l’ADEME en 2010 (voir ici mon billet de mai 2011 à ce sujet).

Mais traduisent-ils en actes leur désir de mieux protéger la planète ? La réponse est oui, si l’on en croit l’analyse du Crédoc dans sa lettre « Consommation et modes de vie » datée d'août 2011. Le document présente des extraits d’un rapport intitulé « Les Français avancent à grands pas sur la longue route écologique », qui s’appuie sur la collecte de nombreuses données et a permis d’identifier les changements de comportement de nos concitoyens depuis une vingtaine d’années.

« Si, dans certains domaines tels que le logement et le chauffage, les progrès se font attendre, l’étude met à jour des changements significatifs. Deux personnes sur trois cherchent aujourd’hui à économiser l’eau du robinet contre 52 % en 1995 ; il y a quinze ans, la motivation était surtout financière alors qu’aujourd’hui, le désir de préserver cette ressource naturelle prédomine. La place de l’automobile semble remise en question, notamment auprès des nouvelles générations : seuls 59 % des 18-25 ans disposent aujourd’hui d’une voiture contre 74 % au début des années 1980. Enfin, la consommation de produits bio touche désormais les catégories les plus modestes, alors qu’elle était réservée auparavant aux plus aisés. »

Les Français ont donc manifestement changé leurs habitudes, même si « la route est encore longue », notamment dans le domaine des transports et du chauffage des logements. Cette recherche montre aussi que la sensibilisation écologique est un important levier pour faire évoluer les modes de vie. Le Crédoc souligne que les progrès, s’ils sont encore insuffisants pour faire face aux enjeux environnementaux, ne doivent pas être minimisés. « Les ménages ne peuvent à eux seuls réaliser qu’une partie du chemin. L’accompagnement des pouvoirs publics et l’implication des entreprises sont également nécessaires. »

Pour consulter la lettre du Crédoc, c’est ici.


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Un guide pour contrer les vraies / fausses bonnes raisons de ne pas agir

13/07/2011

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Si vous vous sentez parfois à court face à des arguments du genre : « Le pétrole, quand y’en a plus, y’en a encore !» ou « On ne peut tout de même pas revenir à l’âge de pierre ! », vous pouvez chercher du secours dans ce guide, réalisé par le cabinet Des Enjeux et des Hommes, spécialisé dans la conduite du changement, et par Euromed Management. Il dresse d’abord avec un certain humour une cartographie des familles d’écolo-sceptiques. Les aquabonistes, par exemple, baissent les bras d’avance (« De toute façon, c'est trop tard, le climat est déréglé», « Tant que les chinois ouvriront une centrale à charbon par semaine »), les court-termistes (« De toute façon, je ne serai plus là au moment où les choses n’iront plus ») sont peu concernés par les efforts collectifs... et ainsi de suite avec les darwinistes, les scientistes, les manichéens...

Le trait a été volontairement grossi pour mieux identifier le profil de votre interlocuteur et la nature de ses freins. Le guide vous donne ensuite un certain nombre d’argumentations clés pour le convaincre, classés par types de famille. Toujours utile pour éviter de se laisser désarçonner !

Pour télécharger le guide.

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Loi Grenelle 2 : où en est-on après un an ?

04/07/2011

La loi Grenelle 2 a été adoptée il y a tout juste un an. Elle détaillait concrètement les engagements pris dans le Grenelle 1 sur l’isolation des bâtiments, l’agriculture bio, la mobilité urbaine ou encore la protection des espèces et des écosystèmes...

Deux députés se sont penchés sur un premier bilan, assez mitigé de son application. Un an après le vote, moins d’un tiers des décrets d’application sont entrés en vigueur. Le calendrier est serré : pas moins de 130 décrets restent à finaliser pour le gouvernement avant la fin de l’année. Ce retard dans le démarrage viendrait d’un temps de gestation très long pour certains des décrets les plus complexes. Le rapport publié par les députés dénonce aussi un « manque criant de moyens humains et financiers » pour assurer le suivi de la loi : un seul administrateur de l’Assemblée nationale, aidé d’une stagiaire, pour suivre la publication de 189 décrets ! Autre écueil : les conditions de la concertation. Certaines parties prenantes déplorent des délais courts pour se prononcer, des remarques prises en compte ou écartées sans justification…

Les rapporteurs soulignent « le poids des lobbies », qui ont parfois vidé la loi de son contenu. Le décret sur le bilan carbone des entreprises, par exemple, ne concerne désormais que leurs émissions directes, alors que les émissions indirectes peuvent représenter jusqu’à 80% des émissions totales des entreprises ! Par ailleurs, le gouvernement n’a pas réalisé ou communiqué certains rapports attendus sur des sujets stratégiques, comme celui sur l’une des mesures phares visant à recenser les dispositions fiscales pouvant nuire à la biodiversité. Le rapport salue cependant le volet « gouvernance » qui répond aux attentes de décentralisation croissante de la politique énergétique, avec des acteurs locaux très impliqués ».

Le gouvernement a malgré tout assuré que la moitié des décrets serait publiée dans l’été et la totalité fin 2011.

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Le Muséum d'Histoire Naturelle recherche des « observateurs de papillons »

28/06/2011

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Si vous avez la chance de posséder un jardin, ou si vos vacances vous en rapprochent, vous pouvez répondre à l’appel de l'Observatoire de la Biodiversité des jardins. Tout le monde peut participer, petits et grands, débutants et experts, à la ville comme à la campagne. Les papillons sont de précieux indicateurs de la qualité des milieux naturels, et donc de la santé de nos écosystèmes. Mais les données disponibles sont insuffisantes, les biologistes professionnels étant trop peu nombreux. D’où l’utilité d’un réseau d’amateurs pour alimenter en données les observatoires de la biodiversité, en étroite collaboration avec des scientifiques. Le terrain d’observation est loin d’être négligeable : les jardins couvrent plus d’un million d’hectares en France, soit 4 fois la superficie de toutes les réserves naturelles métropolitaines réunies !

L'Observatoire de la Biodiversité des Jardins est piloté par le Muséum National d'Histoire Naturelle et l'association Noé Conservation. Il existe déjà depuis plusieurs années, mais depuis le lancement de la saison 2011, la participation des observateurs est moins importante que les autres années. L’Observatoire compte donc sur la mobilisation accrue des observateurs, même si le nombre de papillons rencontrés peut sembler faible et lance un « appel à témoins ».

Le principe est simple, les volontaires observent et recensent les papillons dans les jardins (mais ça marche aussi pour les escargots, les bourdons et les coléoptères !), et envoient leurs observations par Internet. Vous choisissez un petit coin de France, votre jardin, celui de votre voisin ou de votre grand-mère, vous regardez les papillons, vous les identifiez, vous les comptez et vous transmettez vos observations. On peut participer une fois ou régulièrement, il n’y a pas d’engagement, il n’est pas nécessaire de connaître déjà les papillons : on vous fournit toutes les informations nécessaires.

Inscrivez votre jardin et découvrez la marche à suivre sur le site de Noé Conservation.

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Une nouvelle donne énergétique, c’est possible

17/06/2011

Certains d’entre vous connaissent sans doute déjà la vidéo réalisée par Greenpeace France sur la nécessité d’une transition énergétique.

« Climat en crise, marée noire dans le golfe du Mexique, accident nucléaire au Japon…. il apparaît aujourd’hui de plus en plus évident que l’avenir énergétique du monde doit se construire en rupture avec les modes de production et de consommation énergétiques du passé. »

Ce court film (un peu plus de 3 minutes) explique de façon très claire qu’il est possible de sortir de l’impasse énergétique en 40 ans, sans qu’il soit nécessaire de revenir à la bougie ou de tout changer d’un coup. La transition énergétique repose sur le triptyque développé par l’association NégaWatt :

- sobriété énergétique (consommer moins)

- efficacité énergétique (consommer mieux)

- développer les énergies renouvelables.

Nous nous sommes inspirés entre autres de ce triptyque pour bâtir notre plan énergie sur trois piliers : réduire les consommations énergie de nos restaurants, accroître l’efficacité énergétique des équipements et encourager le développement des énergies renouvelables via l'achat de certificats verts.

Je précise toutefois que ce film reflète la position de Greenpeace et que nous ne souscrivons pas nécessairement à l’intégralité de l’analyse qui y est exprimée. Mais je pense qu’il est important de relayer le message essentiel : la nécessité d’une prise de conscience et d’une action collective.

Pour en savoir plus et visionner la vidéo.

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