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Les États Généraux de l’Alimentation : acte I

Posté par Delphine SMAGGHE, le 23/10/2017
Catégorie : Alimentation , Filières Qualité

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Crédit photo : Cheick Saidou/Min.Agri.Fr 

Le 11 octobre, Emmanuel Macron dressait un premier bilan des États Généraux de l’Alimentation. Depuis début septembre, des professionnels de l’agriculture et de l’agroalimentaire, des élus, des ONG et des consommateurs sont rassemblés pour débattre et construire le modèle de demain. Alors que vient de démarrer la deuxième phase des débats, le premier chantier s’est terminé début octobre. Nous avons pris part aux échanges, et continuons à le faire, lors de différents ateliers nationaux et plusieurs de nos fournisseurs ont participé à des réunions en régions.


Le premier chantier des EGA, consacré à la création et la répartition de la valeur, s’est achevé fin septembre. À cette occasion le président de la république a annoncé plusieurs grandes mesures pour permettre aux agriculteurs de recevoir une rémunération plus juste pour leur travail. Le gouvernement proposera en 2018 des lois par ordonnance dans le but, notamment, de réformer la contractualisation, pour aller vers des contrats pluriannuels basés sur les coûts de production. Une décision qui va dans le sens de nos pratiques, avec un fonctionnement en filières, une vision de long terme partagée avec nos fournisseurs (nous travaillons avec nos principaux fournisseurs depuis plus de 20 ans, parfois 30) et une politique avancée de contractualisation. Depuis plusieurs années déjà en effet, nous développons des schémas de contractualisation pluriannuels dans les principales filières (blé, pomme de terre, poulet, bœuf…). Ainsi les agriculteurs français qui approvisionnent notre filière blé sont à 100% contractualisés et pour 50% sous contrat tri-annuel, basé sur les coûts de production.

Une agriculture respectueuse de l'environnement

Au cours de ce premier chantier, la question des attentes des consommateurs a également été abordée. Nos habitudes alimentaires ont changé. Chacun s’intéresse à l’origine des produits qu’il mange. Une demande à laquelle nous accordons toute notre attention. Près de 75% des produits alimentaires achetés par McDonald’s France proviennent d’entreprises agroalimentaires françaises. Cette démarche s’inscrit dans notre stratégie d’achats basée sur la qualité des matières premières, de la relation aux filières et la qualité environnementale. L’environnement, c’est l’un des grands points de vigilance des consommateurs français. Ils attendent des entreprises agroalimentaires qu’elles travaillent à limiter leur impact sur la planète. La contractualisation, justement, permet de s’inscrire dans le temps long pour construire ensemble notre stratégie agro-écologique, dont je vous ai souvent parlé sur ce blog. En offrant sécurité et visibilité aux agriculteurs, elle leur donne la possibilité de faire évoluer leurs pratiques. C’est ainsi qu’ils adoptent progressivement des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement, préalablement testées dans des fermes de référence. Alors que les préoccupations sur le bien-être animal sont grandissantes dans la société, des éleveurs de notre filière bovine testent dans ce cadre un outil de diagnostic dont le but est de concrétiser la notion de bien-être animal en s’appuyant sur des mesures objectives, mais aussi de conseiller les éleveurs sur la mise en place de bonnes pratiques. Au total ce sont plus de 50 pratiques agro-écologiques qui sont en déploiement dans nos cinq filières principales. Notre objectif est de réduire significativement l’impact environnemental de notre amont agricole à l’horizon 2020, notamment en travaillant sur la réduction de la fertilisation azotée et des traitements sanitaires, mais aussi de l’énergie et de l’eau.

Une nouvelle phase de discussion été ouverte en octobre autour du chantier n°2 « une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous ». Je reviendrai plus en détails, dans un deuxième article,  sur ces échanges auxquels nous participons également. Les débats prendront fin en décembre. Les conclusions tirées de ces États Généraux de l’Alimentation devraient permettre de déterminer la feuille de route de l’agriculture française et du secteur agroalimentaire pour les 5 ans à venir.

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