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Rapport Planète Vivante 2016 : deux tiers des populations de vertébrés pourraient disparaitre d’ici 2020

Posté par Delphine SMAGGHE, le 28/10/2016
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PlaneteVivante.jpgL’abondance des populations suivies dans le système d’eau douce a chuté de 81%.
CC BY-SA 3.0

Le rapport ''Planète vivante 2016’’, publié le 27 octobre par le WWF, alerte : en 40 ans, les populations de vertébrés ont chuté de plus de moitié et ce déclin pourrait atteindre les deux-tiers d’ici 2020. En cause : l’augmentation de notre exploitation des ressources, en particulier depuis le milieu du 20ème siècle, qui commence à endommager les écosystèmes clés dont nous dépendons.


Le rapport Planète Vivante est une analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF. Elle concerne la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine. L’édition 2016 du rapport s’ouvre sur un constat alarmant : les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Et si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020.

Comment mesurer l’évolution de milliers de populations d’espèces vertébrées partout dans le monde ? Le rapport s’appuie sur l’Indice Planète Vivante. Il a été calculé cette année par la Société zoologique de Londres, qui s’est basée sur le suivi de
14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées. Les milieux d’eau douce sont les plus affectés, avec un effondrement de 81 % sur la période étudiée, devant les espèces terrestres (−38 %) et celles marines (−36 %).

Le Rapport tient compte d’un second indicateur, l’Empreinte écologique, qui mesure l’aptitude de plus en plus limitée de la planète à subvenir aux besoins de l’humanité. Le 8 août 2016, donc en huit mois, l’humanité avait déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète ne peut renouveler en une année (émissions de carbone, poissons, arbres, eau…).

En cause, dans l’ordre d’importance : la perte et à la dégradation de l’habitat de ces espèces (agriculture, exploitation forestière, urbanisation, extraction minière), leur surexploitation (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives et les maladies et enfin, le changement climatique.

En s’attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met elle-même en danger puisque qu’elle dépend de l’état de santé des écosystèmes pour se développer et plus simplement pour survivre, explique le WWF. [Pourtant], nous disposons des outils qui peuvent permettre de résoudre le problème auquel nous sommes confrontés : il faut maintenant les mettre en action […]. Le 21ème siècle met l’humanité face à un double défi : préserver la nature sous toutes ses formes et dans ses multiples fonctions et offrir aux hommes des lieux de vie accueillants et équitables sur  une planète finie.

Vous trouverez la synthèse du rapport Planète vivante 2016 ici.

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Chez McDonald's France

La préservation de la biodiversité est l’un des objectifs de notre stratégie agro-écologique, un plan de progrès agricole à 10 ans (2010 – 2020) pour nos 5 principales filières d’approvisionnement : blé, bœuf, poulet, pomme de terre et salade. Cette stratégie repose dans un premier temps sur un dispositif d’expérimentation de pratiques dans les conditions réelles de production sur un réseau de fermes et parcelles de référence. Fin février 2015, près de 30 pratiques ont été retenues comme « probantes » et feront l’objet de déploiement dans les filières. L’expérimentation de nouvelles pratiques se poursuit parallèlement.

D’autre part, nous n’autorisons pas l’utilisation de soja de source OGM et/ou provenant d’exploitations cultivant des parcelles issues de la déforestation illégale de la forêt amazonienne. D’ailleurs, depuis 2009, en application du programme IBAMA (Programme de surveillance et bannissement des exploitations agricoles non responsables) et du moratoire sur le soja amazonien, nos fournisseurs de poulet s’interdisent d’acheter du soja auprès des aires de production sous embargo, pour cause de déforestation illégale.

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