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COP21 : le sprint final

Posté par Delphine SMAGGHE, le 10/12/2015
Catégorie : Climat

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Un nouveau projet d’accord a été publié mercredi 9 décembre et les discussions ont encore duré une bonne partie de la nuit. À la veille de la date butoir pour parvenir à un accord sur une limitation du réchauffement climatique, prévue vendredi, rien n’est joué. Un accord est en vue, mais son niveau d’ambition est encore incertain.


À la fin de la première semaine de négociation, la partie "technique", un texte de 48 pages a été rendu à la présidence française. Bien que raccourci par rapport à sa version précédente, il comportait encore de nombreuses options et expressions entre crochets. Pour autant, ce n'était pas gagné d'avance. On peut considérer cette première étape comme un succès et les négociateurs – du Nord comme du Sud- ont salué le travail de la diplomatie française pour l’organisation de la COP21.

Pour cette la semaine de négociations, les ministres de l’Environnement, de l’Énergie et des Affaires étrangères ont pris depuis lundi le relais des délégués. Leur rôle est de procéder aux arbitrages politiques nécessaires à l’obtention d’un accord contraignant, universel et équitable, applicable à partir de 2020.

Les négociateurs ont remis mercredi à Laurent Fabius, président de la COP21 un texte est plus court (29 pages), plus concis, donc plus lisible. Mais il reste du travail à faire.

Des compromis...

Sur la transparence, l’adaptation aux impacts du changement climatique, les forêts, les moyens de coopération, les transferts de technologies, des compromis ont pu être atteints. Une convergence semble se dessiner vers le seuil des 1,5°C et non plus sous les 2°C. Le mécanisme de révision à la hausse des contributions tous les 5 ans est acté (sous condition, pour les pays en développement, du soutien des pays développés). La date de la première révision est toujours sujette à débat.

... et des points de friction

Les pierres d’achoppement restent les mêmes : la différenciation (les efforts à fournir par les pays selon leurs moyens et leurs responsabilités dans le changement climatique), le niveau des financements et leurs moyens de mise en œuvre, et l’ambition de l’accord, c’est-à-dire son objectif de long terme.

Il reste 24 heures pour réinjecter de l’ambition dans ce texte. Mais ce seront « les 24 heures les plus utiles de ces six dernières années, depuis Copenhague », a affirmé Nicolas Hulot, envoyé spécial de l’Élysée sur le climat. Les ONG sont inquiètes du calme apparent qui règne sur les négociations. Les discussions se font à huis clos, en bilatérales et sans observateurs. Mais des compromis qui se font derrière des portes closes répondent surtout à des intérêts nationaux de court terme.

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