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COP21 : 12 jours pour trouver un accord sur le climat

Posté par Delphine SMAGGHE, le 30/11/2015
Catégorie : Climat

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La Conférence climat de Paris dont on parle depuis des mois s’est ouverte dimanche soir avec un peu d’avance. Aujourd’hui, lundi 30 novembre, 150 chefs d’État et de gouvernement étaient réunis pour donner le coup d’envoi des négociations et se sont succédé à la tribune. Une présence inédite en début de conférence, qui est peut-être décisive pour la suite.

 


Au matin de cette première journée du 30 novembre, le président François Hollande a accueilli au Bourget les 150 chefs d’État et de gouvernement qui ont répondu présent à ce rendez-vous. L’ouverture officielle était à 11 heures avec les allocutions de François Hollande, Ban Ki-Moon (secrétaire général des Nations unies) et Laurent Fabius après la minute de silence en mémoire des 130 victimes des attentats du 13 novembre. Puis les dirigeants ont disposé chacun de trois minutes pour prononcer un discours. Ils ont unanimement souligné l’urgence de parvenir à un accord sur le climat, évoquant un « point de rupture » ou un risque de « destruction » de la planète.

Cette présence des dirigeants dès le premier jour de la COP est tout-à-fait inédite: ils donneront ainsi l’impulsion politique à leurs négociateurs. Qu’ils soient aussi nombreux fait de la COP21 l’une des plus importantes conférences diplomatiques jamais organisées en dehors des assemblées générales des Nations unies à New York. Et une première pour la France.

Les discussions commenceront demain mardi 1er décembre.
Plus de 10 000 délégués du monde entier vont négocier d’arrache-pied au nom des 196 parties (195 pays + l’Union Européenne) pour tenter d’obtenir un accord international sur le climat. Ils ont 11 jours pour y parvenir. Histoire de prendre un peu d’avance sur un planning ultra serré, la première séance de travail des équipes de négociateurs a été avancée à dimanche soir. On sait qu’un projet de texte d’une cinquantaine de pages existe, mais il contient encore de très nombreuses options.

Pour les distraits qui auraient manqué l’enjeu de cette conférence, l’objectif est de limiter la hausse de la température globale d’ici 2100 à un maximum de +2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Un traité ou plutôt protocole, celui de Kyoto, a bien déjà été mis en place il y a 10 ans mais celui-ci n’imposait des règles qu’à un nombre limité de pays développés. Le défi, sur lequel les états se sont déjà cassé les dents à Copenhague en 2009, est d’obtenir un traité universel, ambitieux et contraignant.

Depuis Copenhague, la donne a changé. L’urgence climatique ne fait plus de doute, les impacts du réchauffement touchent déjà gravement de nombreux pays, et les représentants des plus vulnérables (qui sont aussi les plus démunis) sont là pour faire entendre leur voix. Quant aux États connus pour leur tendance à freiner le processus, ils font preuve de plus de volontarisme. Reste que les divisions Nord/Sud sont toujours vivaces et que les engagements pris par les pays qui ont joué le jeu nous placent sur une trajectoire de réchauffement proche de 3°C. Pour l’heure, il est encore permis d’espérer que la COP21 soit bien une conférence historique, dans le sens positif du terme.

 

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