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À Bonn, avant-dernier round des négociations climatiques avant la COP 21

Posté par Delphine SMAGGHE, le 09/09/2015
Catégorie : Climat

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À trois mois de la COP21, les négociateurs de l’ONU se sont réunis à Bonn la semaine dernière pour tenter d’avancer sur la rédaction du texte qui sera présenté à Paris en novembre. Il ne reste plus qu’une seule session intermédiaire, en octobre, pour aboutir à un texte de négociation « cohérent » et « concis ».


Résumé des épisodes précédents

Si la communauté internationale veut sceller en décembre un accord universel capable de maintenir le réchauffement climatique sous le seuil des 2°C, il est impératif de dépasser les nombreux points de divergence pour présenter un texte complet, sans être trop complexe, le plus proche possible de l’accord final.

En juin, lors de la session précédente à Bonn, devant la difficulté pour 4 000 délégués d’alléger la première version du texte, mission avait été confiée aux deux coprésidents des débats de proposer un « toilettage » du document. C’est cette proposition longue de 83 pages (au lieu de 130) qui a été communiquée cet été aux négociateurs.

Objectif : clarifier le texte de négociations

Les délégués des 195 pays se sont réunis à Bonn entre le 31 août et le 4 septembre pour plancher sur ce nouveau texte. Les discussions ont permis de clarifier les positions des États, certains principes sont acquis, notamment celui d’un objectif climatique sur le long terme (qui reste encore à définir). Certains sujets délicats, comme la compensation des dommages climatiques par les pays riches envers les pays pauvres, ont avancé. Il reste encore à régler des décisions importantes, en particulier la suppression progressive des énergies fossiles d'ici 2050.

Pour la négociatrice française Laurence Tubiana, chaque pièce du puzzle est maintenant connue : « Il s’agit désormais de les assembler pour pouvoir en donner une image complète ». Au vu du nombre de pièces, l’exercice est loin d’être simple.

L’urgence d’intensifier les d’efforts

De nombreux délégués ont exprimé leur frustration devant la lenteur des discussions et, pour certains, critiqué le texte négocié, encore loin de ressembler à un projet d'accord pour la conférence de Paris.

Seuls 56 pays ont jusqu’à présent remis leur scénario de lutte contre le réchauffement climatique (contribution nationale). Or, selon une étude de l’organisation Carbon Action Tracker parue mercredi, les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre annoncés aboutiraient à un réchauffement climatique bien supérieur à la limite de 2 degrés fixée par l’ONU. Le monde serait plutôt sur la trajectoire d’une hausse de 2,9 à 3,1 degrés d’ici à 2100.

Il ne reste plus qu'une session de négociations de cinq jours en octobre avant la conférence de Paris tenter de clarifier les positions et les engagements contenus dans le projet de texte, de nouveau retravaillé par les co-présidents. Et s’entendre sur un document négociable. D’autres rendez-vous politiques, hors du cadre onusien, auront lieu d’ici là avec chefs d’États et ministres pour aborder notamment les questions de financement.

 

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