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Stratégie agroécologique : la filière blé

Posté par Delphine SMAGGHE, le 03/07/2015
Catégorie : Filières Qualité , Stratégie environnementale

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Je vous propose une série de billets consacrés aux plans de progrès définis dans chacune de nos cinq principales filières d’approvisionnement. À mi-parcours de notre stratégie agroécologique 2010-2020, des pratiques ont été identifiées comme probantes et feront l’objet d’un déploiement dans les filières, tandis que les expérimentations se poursuivront. Aujourd’hui, la filière blé.


Le travail sur la stratégie agroécologique a été engagé en 2010 avec East Balt, le fournisseur de « buns » pour McDonald’s France. L’entreprise a 2 sites de production, l’un à Fleury-Mérogis (91) et l’autre à Aix-en-Provence (13). En 2014, East Balt a travaillé avec 2 meuniers et 7 coopératives, situés en Île-de-France, Centre, Auvergne et Midi-Pyrénées. Chaque maillon de la filière approvisionnant East Balt s’est approprié la stratégie agroécologique.

Point à mi-parcours : 18 pratiques en déploiement sur 2015 – 2020, 6 pratiques en test en 2015.

Exemples de pratiques testées et en cours de déploiement

Réduire l’apport en engrais azoté : afin de ne pas donner aux végétaux plus d’engrais que ce dont ils ont besoin, des outils de pilotage permettent de suivre de façon très précise les besoins des cultures. Pour savoir quel est le besoin d’un végétal en engrais, on peut prélever des échantillons de plantes ou prendre des images des champs (cartographie satellite ou drones, à venir). Objectif de déploiement : 100 % des agriculteurs de la filière blé à l’horizon 2017.

Autre piste : les légumineuses, comme la luzerne, les pois ou les féveroles, ont la propriété de capter l’azote qui est dans l’air et de le restituer dans le sol. Introduites dans la rotation ou utilisées en interculture, elles permettent d’apporter la juste quantité d’azote. En attendant des débouchés et des prix attractifs, c’est en interculture que les légumineuses sont intéressantes. Cependant, la possibilité de mise en œuvre de la pratique dépend des conditions climatiques et de la stratégie de l’agriculteur, et sa réussite est aléatoire. Objectif de déploiement : cette pratique fait partie d’une “boîte à outils fertilisation’’ qui regroupe plusieurs bonnes pratiques. 100 % des agriculteurs de la filière devront en mettre une en place à partir de 2016.

Réduire l’impact des traitements phytosanitaires : l'association de plusieurs leviers agronomiques permet de modifier les systèmes de culture existants pour privilégier les mesures préventives. En réduisant les risques liés aux bioagresseurs, l’agriculture devient moins dépendante des produits phytosanitaires. On peut par exemple agir sur les populations initiales de bioagresseurs : allongement et diversification de la rotation, travail du sol avec faux semis, déchaumage et labour, et enfin broyage des résidus avec suppression des repousses ... En reculant la date des semis, on peut limiter les périodes où la plante est en concurrence avec les bioagresseurs. Enfin, pour diminuer l’intensité de l’attaque des bioagresseurs, on peut réduire la densité des semis et ajuster strictement la fertilisation azotée aux besoins des cultures. cette pratique fait partie d’une “boîte à outils’’ qui regroupe plusieurs bonnes pratiques. 100 % des agriculteurs de la filière devront en mettre une en place à partir de 2016.

Implanter des intercultures favorables à la biodiversité : entre deux cultures, il est possible de faire pousser des végétaux (fleurs, graminées...) favorables à la biodiversité. Les intercultures mellifères, par exemple, favorisent le butinage des pollinisateurs et le développement de la petite faune sauvage, tout en renforçant la structure et la fertilité du sol. Beaucoup d’initiatives vont dans ce sens, mais elles se concentrent souvent sur les bords des champs. La pratique en interculture est plus intéressante pour préserver les écosystèmes, mais sa mise en œuvre reste très dépendante du contexte sur les exploitations. Objectif de déploiement : 30 % des agriculteurs de la filière blé en 2018 et 100 % en 2020. Si cette pratique n’est pas applicable, l’agriculteur devra la remplacer par un aménagement paysager (bandes fleuries, haies...).

 

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La stratégie agroécologique 2010-2020 de McDonald’s France

L’ambition : réduire significativement l’impact environnemental de notre amont agricole, tout en garantissant la pérennité économique des acteurs des filières, la qualité des produits, et un approvisionnement régulier et répondant à nos besoins.

La méthode : notre stratégie agroécologique est issue, en 2010, d’une large phase de concertation avec l’ensemble des partenaires et les parties prenantes de nos principales filières agricoles ainsi que de nombreux experts. Un plan de progrès agricole à 10 ans a été mis en place pour nos 5 principales filières d’approvisionnement : blé, bœuf, poulet, pomme de terre et salade. Il repose dans un premier temps sur un dispositif d’expérimentation de pratiques dans les conditions réelles de production sur un réseau de 30 fermes et parcelles de référence.

À mi-parcours : les résultats de près de 50 pratiques testées permettent d’identifier des pratiques probantes dans chacune des filières. En février 2015, nous avons de nouveau l’ensemble des acteurs afin de préparer et valider les plans de déploiement, qui seront dans un second temps mis en œuvre pour une diffusion progressive des pratiques probantes dans les filières. L’expérimentation de nouvelles pratiques se poursuit parallèlement.

En savoir plus sur le site Données Corporate.

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