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Un traité pour protéger la biodiversité en haute mer

Posté par Delphine SMAGGHE, le 02/02/2015
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Après quatre jours de discussions à New York, les pays membres de l’ONU se sont mis d’accord samedi 25 janvier pour lancer les négociations d’un traité qui protégerait pour la première fois la biodiversité dans la profondeur des océans.


Le futur traité sera le premier à concerner spécifiquement la haute mer. Ces vastes zones, qui s’étendent au-delà des eaux territoriales (200 milles nautiques), sont gérées à la guise de chaque État riverain. Elles représentent 64 % des océans et 43 % de la surface de la Terre, ce qui en fait la plus grande biosphère de la planète. Elles sont menacées par la pollution, la surpêche ou le réchauffement climatique.

Les enjeux sont énormes : les océans jouent un rôle essentiel pour le climat, mais aussi en tant que réserve alimentaire pour près de 3 milliards d'habitants. Ils sont également sources de découvertes scientifiques majeures et regorgent de matière première… D’où la nécessité, aussi impérative qu’urgente, de faire entrer des règles de protection et du droit pour préserver les immenses possibilités d’exploitation économique des fonds marins : pêche en haute mer, mais aussi prospection minière ou génétique marine.

Le chemin a beau s'annoncer encore long et difficile, c’est un premier pas historique pour la haute mer. L’ONU en discute depuis dix ans... L’accord a été trouvé grâce à une majorité d’États qui ont réussi à garder le cap malgré la pression exercée par un petit groupe de gouvernements qui remettent en question le besoin de mettre en place un nouveau cadre juridique (États-Unis, la Russie, le Canada, l’Islande, le Japon...).

La prochaine étape est prévue en septembre à New York lors de l'Assemblée générale des Nations unies. Celle-ci devra entériner formellement l'accord de ce week-end. Mais le traité ne devrait pas voir le jour avant 2018.

L’Alliance des Hautes Mers, une coalition de 27 organisations non gouvernementales ainsi que l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, ont joué un rôle significatif dans l’avancée des négociations pour le traité proposé. Parmi elles l’ONG Tara Expéditions. J’avais eu l’occasion de vous parler la goélette Tara, partie étudier l’impact des micro-plastiques en Méditerranée.

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Chez McDonald’s France. La totalité de nos approvisionnements en cabillaud, églefin, hoki et colin provient de pêcheries s’engageant à respecter le référentiel Pêche Durable MSC (Marine Steward Council) et auditées tous les ans.

 

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