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Les défis de la logistique

Posté par Delphine SMAGGHE, le 29/04/2014
Catégorie : Energie

CamionMartinBrower.jpg17 camions de Martin Brower roulent avec du biodiesel issu d’huiles de friture usagées.

Martin Brower, notre partenaire logistique, gère l’ensemble des flux d’approvisionnement de tous nos restaurants. Une chaîne logistique totalement intégrée, une relation étroite de plus de 25 ans et des préoccupations environnementales communes nous ont amenés à travailler ensemble la réduction des impacts liés à la livraison des restaurants.


Le volume de marchandises se répartit sur sept plateformes dédiées positionnées géographiquement de façon à réduire les distances de livraison.

Quelques exemples d’actions mises en œuvre pour réduire les consommations de carburant : optimisation des tournées avec le logiciel Paragon, bridage des véhicules à 80 km/h, conducteurs formés à l’éco-conduite, boitiers de suivi des consommations de carburant (Masternaut) sur chaque camion, utilisation de biodiesel B30. Un système de cloisons mobiles permet de livrer dans un même camion des produits surgelés, frais et ambiants, réduisant ainsi le nombre de kilomètres parcourus.

Réduire les nuisances

La logistique urbaine représente un défi important en termes de nuisances atmosphériques, mais aussi sonores. Les camions certifiés PIEK, dont Martin Brower s’équipe progressivement, sont silencieux (revêtement absorbant, porte arrière et hayon électriques, groupe frigorifique insonorisé). Rappelons que le label PIEK certifie un matériel silencieux : moins de 60 db à 7,5 m (niveau sonore d’une conversation) lors des phases de stationnement. Ces camions permettent ainsi de jouer sur les deux tableaux : ils sont adaptés aux livraisons nocturnes dans les centres-villes, donc en dehors des pics de trafic, d’où une réduction des émissions de gaz à effet de serre. À la fin décembre 2013, 78 matériels étaient certifiés PIEK.

Une technologie récente est en cours d’expérimentation, toujours dans une double optique de réduction du bruit et des émissions polluantes. Il s’agit d’un véhicule équipé d’un groupe frigorifique dont la spécificité est de collecter de l’énergie lorsque le véhicule roule et de se positionner sur batterie quand le moteur est arrêté. Pendant la livraison, quand le groupe frigorifique est sollicité à l’arrêt, il reste silencieux et ne consomme pas de carburant.

Rouler au B100

Nous valorisons depuis 2004 les huiles de friture usagées en biodiesel de type B100 (biodiesel 100 % d’origine végétale). Ce carburant pourrait-il être utilisé pour alimenter la flotte de livraison ? Nous explorons cette piste depuis 2010. Actuellement, 17 camions de Martin Brower, roulent avec du B100, issu d’huiles de friture usagées provenant en partie de nos restaurants. Une dérogation administrative est nécessaire, car le B100 n’est pas autorisé en France. Elle a été renouvelée pour la quatrième fois en 2013, pour une durée de deux ans. Martin Brower est la seule entreprise en France dans ce cas. Si elle obtient cette dérogation, c’est que les tests issus de l’expérimentation contribuent à pousser la réflexion et la connaissance sur l’utilisation de ce carburant. Le biocarburant issu du recyclage d’huiles de friture usagées présente un avantage environnemental certain : les émissions de particules sont significativement réduites, et le fait de transformer un déchet en énergie améliore encore le bilan global des émissions de CO2, considéré ‘’du puits à la roue’’. Seule difficulté : le B100 ne peut pas être utilisé pur quand la température extérieure descend au dessous de -2°C.

Commentaires (7) | Ajouter un commentaire |

Commentaires

Bonjour,

Bizarre que Martin Brower, entreprise Américaine, soit la SEULE a avoir eu l'autorisation d'utiliser ce B100 !!!

Je viens d'essuyer un refus d'un de vos franchisés sur Toulouse, alors que je collecte uniquement en circuit court voir très court (Toulouse/Toulouse) pour des opérations de chauffage validée avec la ville de Ramonville (empreinte carbone proche de zéro, écologie territoriale, économie circulaire, agenda 21,...).

Aucune approche local de Mc do... décevant !!!

Encore du green watching à la sauce Véolia. Je vais pouvoir communiquer aux citoyens Toulousains ce que fait réellement Mc do !! A moins que vous donniez l'autorisation à ce franchisé de venir participer à la transition énergétique à nos cotés.

Cordialement
Pascal VALLAT
Coordinateur de roule ma frite31

Écrit par : vallat | 10/12/2014

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Bonjour,

Vous avez posté en juillet dernier un commentaire d’une teneur équivalente à celui-ci, auquel j’avais répondu. Je renouvelle néanmoins mes explications. Les huiles usagées de nos restaurants sont collectées par deux prestataires, l’un dans la moitié Nord de la France et l’autre dans la moitié Sud. Ces deux prestataires français disposent de plateformes locales de regroupement, ce qui permet d’optimiser les circuits de collecte. Ce sont des partenaires qui travaillent avec nous depuis de nombreuses années. Nous les avons choisis essentiellement pour répondre à une exigence de traçabilité de nos huiles, un critère non négociable : nous souhaitons garantir la transformation de nos huiles en biodiesel et celles-ci ne peuvent pas être mélangées à d’autres ni au moment de la collecte, ni au moment du prétraitement.

Martin Brower, notre prestataire logistique a en effet obtenu une dérogation administrative jusqu’en 2015 pour faire rouler 17 camions avec du B100, biodiesel 100% issu du recyclage d’huiles alimentaires usagées. Cette dérogation a été accordée en contrepartie d’expérimentations très précises, comme l’explique le billet ci-dessus. Par ailleurs, Martin Brower est certes une entreprise d'origine américaine, mais sa filiale française a installé 8 plateformes logistiques en France et elle fait travailler plus de 790 personnes.

Enfin, j’estime que vos accusations de greenwhashing restent infondées, compte tenu de nos actions et des progrès réalisés depuis de nombreuses années. Je vous invite à découvrir notre démarche environnementale au travers notre Journal du Développement Durable, que nous éditons en toute transparence chaque année, et dont toutes les informations sont vérifiées par un organisme indépendant.

Delphine Smagghe

Écrit par : Delphine Smagghe | 11/12/2014

Bonjour,
aujourd'hui en avril 2015, ou en est votre expérience ?

par avance merci
bien cordialement

Écrit par : cacioppo anthony | 21/04/2015

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Bonjour Antony,

La dernière autorisation administrative s’achèvera en juin 2015. Elle était liée à la participation de l’un des camions de Martin Brower roulant au B100 à une étude réalisée en 2014 par la Marie de Paris. Il s’agissait d’une campagne de mesures effectuée sur différents types de véhicules, équipés d’appareils permettant de mesurer en temps réel les émissions de polluants et de gaz à effet de serre en milieu urbain. Cette dernière expérimentation a confirmé une diminution significative de différents polluants ayant un impact négatif sur la qualité de l’air et sur la santé. Les précédents essais avaient également montré que l’utilisation d’huile de friture recyclée s’avère particulièrement performante en termes de gains de GES ''du puits à la roue’’.

Reste à transformer l’essai et obtenir l’autorisation de faire circuler ces camions au B100 hors expérimentation. Nous espérons convaincre l’administration que l’usage de ce biocarburant limité à une flotte captive ne déstabiliserait pas le marché des carburants, ce qui nous permettrait de ''boucler la boucle’’ en utilisant un carburant vertueux issu du recyclage de nos huiles de friture. Nous n’en savons pas plus pour l’instant !

Cordialement,

Delphine Smagghe

Écrit par : Delphine Smagghe | 24/04/2015

Bonjour,

merci pour votre réponse.

j'essaie de comprendre et une question me vient car sur le sujet tout et son contraire se dit: lorsque vous dites "B100" (biodiesel 100% d'origine végétale), vos huiles sont elles utilisées directement comme carburant(sans traitement "chimique" )ou sont -elles "estérifiées" puis utilisées comme "biocarburants" au sens du Ministère du développement durable..?

Bien cordialement

Bonne journée

Écrit par : Anthony Cacioppo | 27/04/2015

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Bonjour Antony,

Les huiles sont bien estérifiées, car l’utilisation d’huile directement comme carburants est interdite. Pour être plus précis, nous devrions d’ailleurs, plutôt que de B100, parler d’Ester Méthylique d’Huiles Usagées (soit EMHU) à 100%.

Bien cordialement,

Delphine Smagghe

Écrit par : Delphine Smagghe | 27/04/2015

Bonjour,

merci pour votre réponse.

d'ici juin fin de votre autorisation administrative, je serai curieux de connaître la position de l'administration sur l'avenir du B100.

par avance merci

Cordialement

Écrit par : Anthony Cacioppo | 28/04/2015

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Les commentaires sont fermés.

 

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