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Dernier volet du rapport du GIEC : l’urgence d’agir s’impose

Posté par Delphine SMAGGHE, le 17/04/2014
Catégorie : Climat

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Un mix énergétique mondial très dépendant du charbon et du pétrole.

Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), vient de livrer le troisième et dernier volet de son cinquième rapport. Principal message : il est encore possible de limiter à 2°C la hausse moyenne des températures mondiales d'ici la fin du siècle, à condition d’agir très vite et à grande échelle.


La communauté internationale s'est fixé comme objectif de ne pas dépasser une hausse de la température mondiale de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Pour le GIEC, ce défi est encore possible à relever, mais cela exige une réduction d'ici 2050 de 40 à 70% des émissions de gaz à effet de serre, qui ne cessent de croître. De 2000 à 2010, les émissions ont augmenté de 2,2 % par an, contre 0,4 % en moyenne au cours des trois décennies précédentes. À ce rythme, le seuil des 2 °C sera franchi dès 2030.

La tendance actuelle doit donc être inversée et le temps presse pour agir. Tous les secteurs économiques – énergie, transport, habitat, agriculture… – devront faire leur révolution. Le secteur de la production électrique doit être particulièrement mis à contribution, sans oublier le développement massif des techniques de séquestration et de stockage du CO2 et des programmes à grande échelle de reforestation pour créer des puits de carbone.

Le changement climatique est un problème global : la coopération internationale est la clé de son atténuation. Les investissements nécessaires vont être importants, ne serait-ce que pour développer les technologies adaptées. Si le secteur privé est appelé à la rescousse pour contribuer à son financement, les leviers à activer pour initier ce changement restent dans la main des États.

Mon précédent billet sur le sujet ici.

Le GIEC - le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, créé en 1988 par l’Organisation Météorologique Mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement - a pour mission de rendre compte de l’état des connaissances scientifiques relatives à l’évolution du climat mondial, ses impacts, et les moyens de l’atténuer. Il produit, à intervalles réguliers (5 à 7 ans), des rapports d’évaluation de l’état des connaissances relatives au changement climatique. Ces publications constituent le principal apport scientifique alimentant les négociations internationales sur le climat qui se déroulent sous l’égide de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

Commentaires (2) | Ajouter un commentaire |

Commentaires

Article vraiment intéressant, qui montre bien les enjeux de ce début de 21ème siècle, qui doit être pris en compte par chaque entreprise. Je suis heureuse de voir qu'une entreprise comme McDonalds mette en avant cette problématique, j'espère qu'elle sera suivi par bien d'autres.

Écrit par : Mathilde | 13/05/2014

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Je suis surpris que MacDonalds s'interesse à une telle thématique, je vous encourage madame à dissequer davantage car ceci permet de nous convaincre nous consommateurs à moderer nos gaspillages en energie pour mieux gérer notre planete.

Écrit par : ALI GAMANE KAFFINE | 20/05/2014

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Les commentaires sont fermés.

 

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