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Au Salon de l’Agriculture, signature d’un accord pour des frites 100% pommes de terre françaises

Posté par Delphine SMAGGHE, le 28/02/2013
Catégorie : Alimentation , Communication , Filières Qualité , Stratégie environnementale
Tags : salon de l'agriculture, contractualisation, partenariats, filères agricoles

Comme d’habitude, notre présence au Salon est un succès. Ce sont des journées riches en rencontres et échanges à propos de nos filières et de notre stratégie agroécologique : associations, coopératives, agriculteurs, éleveurs, élus... Je vous en reparlerai la semaine prochaine, mais voici deux infos en guise de mise en appétit !

Lundi 25 février, signature d’un accord bilatéral entre McDonald’s et McCain pour des frites 100% pommes de terre françaises d’ici fin 2013. En 2012, ce pourcentage, était de plus de 70 %, le restant venant essentiellement de Belgique et de Hollande.

Concrètement, nous allons passer à plus de 200 000 tonnes de pommes de terre sous contrats avec des agriculteurs dans les bassins de production du Nord et de l’Est de la France.

Même si cet accord traduit notre volonté de soutenir les producteurs français, il ne s’agit pas d’une course effrénée au made in France. C’est la concrétisation de tout le travail de partenariat que nous menons depuis des années avec McCain et la filière pomme de terre, notamment autour de la contractualisation. Ce sont les rapports de confiance que nous avons développé avec nos fournisseurs et les agriculteurs qui nous amenés là. Il ne s’agit pas non plus de bâtir une filière française de qualité en opposition à des filières moins exigeantes : quelle que soit l’origine des matières premières, pour les pommes de terre comme pour le blé, le poulet, le bœuf, les salades... les cahiers des charges sont toujours exigeants, en termes de sécurité, de qualité, mais aussi de prise en compte de l’environnement.

Jeudi 28 février, visite de Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, qui a échangé avec Jean-Pierre Petit, président-directeur général de McDonald's France, autour de la frite française, bien sûr, mais aussi de l’approvisionnement en viande bovine, de qualité et de traçabilité.

Quelques chiffres : En 2012, McDonald’s France a contribué à l’activité de près de 40 000 éleveurs et agriculteurs français. Plus de 70 % des ingrédients nécessaires à l’élaboration des recettes proposées en restaurants ont été achetés auprès d’entreprises agro-alimentaires.

Commentaires (2) | Ajouter un commentaire |

Commentaires

Bonjour, je suis étonné de voir sur le site de McDonald un blog consacré à l'environnement. En effet je fais partie des personnes qui au dela des débats politiques et autres passent à l'action en ramassant régulièrement depuis plus de 15 ans les déchets en pleine nature. C'est une goutte d'eau ds la mer mais c'est une contribution active. Ce que nous trouvons le plus ce sont les emballages MacDo reconnaissable par le logo. Je suis allé hier ds un de vos distributeurs de boufvite et je n'ai remarqué aucun panneau concernant la mise en garde de vos consommateurs sur l'impact des déchets des consommables MacDo sur la Nature. Peut être devriez vous commencez par cela plutôt que de parler d'énergie renouvelable ou de production de proximité. C'est juste une suggestion.....

Écrit par : Sylve | 07/03/2013

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Bonjour,

Votre commentaire appelle plusieurs remarques.

Évacuons d’abord les termes de « distributeurs de boufvite » dont vous qualifiez nos restaurants : vous parlez de lieux où l’on peut se restaurer avec des produits de qualité (100% pur bœuf, pur muscle, 100% filets de poulet, poisson certifié MSC ...), où travaillent des gens qui méritent sans doute infiniment mieux que d’être traités de distributeurs ! D’autre part, si nous proposons un service rapide, rien n’oblige nos clients à manger vite. Bien au contraire, le mode de fréquentation de nos restaurants en France montre que nos clients ont plutôt tendance à s’installer et prendre leur temps, en famille ou entre amis. Nous avons, ces dernières années, retravaillé les décors pour faire de nos restaurants des lieux de vie agréables.

Revenons au problème des déchets abandonnés dans la nature par des consommateurs indélicats. Je comprends parfaitement que vous soyez sensible à cette nuisance : il se trouve que nous aussi ! Si vous prenez le temps de lire les pages de ce blog, vous apprendrez que nous nous sommes attelés à ce problème depuis de nombreuses années.

Si la question parait simple, la réponse ne l’est pas. Les solutions que nous avions imaginées et testées jusqu’en 2006 se sont révélées insuffisantes et ont montré que nous ne pouvions régler seuls cette question. Nous avons lancé en 2007 un processus de concertation impliquant de nombreuses parties prenantes, dont l’Association des Maires de France, Eco-Emballages, l’Ademe, des associations de protection de l'environnement et de loisirs extérieurs, des services municipaux en charge de la propreté, des fabricants d'emballages, des clients et des équipes McDonald's. L’analyse et la synthèse des pistes proposées a abouti à un programme en quatre axes : l’optimisation des emballages, les poubelles adaptées au service au volant, la sensibilisation des clients aux éco-gestes, les actions partenariales.

Cette phase de concertation s’est conclue par un accord national entre l’AMF et le Snarr (Syndicat National de l’Alimentation et de la Restauration Rapide) en octobre 2008. Il constitue un cadre national à la mise en place de solutions techniques à ce problème. La charte est déclinée localement en partenariats et signée avec les villes ou les communautés d’agglomérations. Il s’agit de mettre en place des moyens complémentaires entre les villes et les restaurants. Les circuits et la fréquence des ramassages sont coordonnés entre nos ÉcoÉquipiers et les services municipaux. On se préoccupe aussi de sensibilisation, toujours en collaboration avec les communes. C’est donc une entreprise de longue haleine, mais petit à petit les conventions se mettent en place. Nous en sommes aujourd’hui à plus d’une centaine, et environ 400 communes impliquées dans le processus, qui est assez long.

Bien sûr, tous les restaurants ne déploient pas les solutions à la même vitesse. La malchance a voulu que vous soyez entré précisément dans un restaurant qui n’a pas mis l’accent sur la communication. Ce qui ne signifie pas que les plans de ramassage ne sont pas mis en œuvre.

Il reste des emballages en pleine nature, me direz-vous. J’en suis aussi désolée que vous, mais il est parfois difficile de ramasser partout, même si les restaurants essaient d’élargir les tournées. Éduquons les consommateurs, me répondrez-vous : nous y travaillons, mais chacun sait qu’on ne change pas les comportements d’un claquement de doigt. Il faut de la persévérance, et nous en avons...

Cordialement,

Delphine Smagghe

Ci-dessous, quelques billets du blogs sur le sujet :

http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2012/07/31/programme-emballages-abandonnes-91-conventions-locales-signe.html

http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2011/05/27/programme-emballages-abandonnes-la-45eme-charte-locale-est-s.html

http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2011/09/09/le-plan-dechets-agir-a-tous-les-niveaux.html

Écrit par : Delphine Smagghe | 08/03/2013

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