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Transition énergétique : un débat « sans tabou » qui ne sera pas de tout repos

Posté par Delphine SMAGGHE, le 30/11/2012
Catégorie : Climat , Energie
Tags : débat, transition énergétique, nucléaire, gaz de schiste, ong, énergies renouvelables, sobriété énergétique

Bâtir une société plus sobre en énergie et moins dépendante du nucléaire et des énergies fossiles... Avec un petit mois de retard, le coup d’envoi du débat sur la transition énergétique a été donné hier avec la première réunion du « Conseil national » qui doit en établir les règles du jeu et le calendrier. Les débats organisés au niveau national et régional doivent durer plusieurs mois et déboucheront à l’automne 2013 sur la présentation au Parlement d’une loi de programmation qui fixera les orientations de la politique énergétique de la France. Avec certains objectifs fixés par François Hollande : ramener la part du nucléaire dans la production électrique de 75 à 50% d'ici 2025, fermer Fessenheim fin 2016, développer les énergies renouvelables et toutes les sources d'économie possibles, notamment dans le bâtiment.

Un débat plutôt mal engagé : boycott de Greenpeace et des Amis de la Terre mécontents de la composition initiale du comité de pilotage, mise à l’écart du Syndicat des énergies renouvelables (SER)... Mais Delphine Batho ministre de l'écologie et de l'énergie, défend l’idée d’un grand débat citoyen, populaire et accessible à tous, dans lequel il n’y aura pas de sujet tabou et où toutes les idées pourront s'exprimer. Ce qui augure de discussions houleuses en particulier sur le nucléaire et les gaz de schiste... Le grand challenge sera de concilier les engagements sur le climat, la compétitivité économique, la justice sociale, l’approvisionnement énergétique et l’équilibre de la balance commerciale.

Un article très complet sur le site de La Croix explique les enjeux du débat.

 

Depuis 2010, McDonald’s France couvre la totalité des consommations électriques de tous ses restaurants avec de l’électricité d’origine renouvelable produite en France. Depuis janvier 2012, cette opération est réalisée avec l'achat de Garanties d'Origine certifiant la provenance de l’électricité produite à partir de sources renouvelables.

Nous nous sommes engagés à réduire de 60 % nos émissions de gaz à effet de serre entre 2005 et 2020 sur le périmètre de nos restaurants, par client servi. Notre plan énergie est construit sur trois piliers :
- Réduire les consommations d’énergie en sensibilisant les équipes des restaurants aux bonnes pratiques  environnementales grâce au logiciel EcoProgress™ qui permet le pilotage des consommations dans les restaurants (logiciel développé spécialement pour les restaurants McDonald’s).
- Accroître l’efficacité énergétique grâce à l’utilisation d’équipements moins consommateurs d’énergie et aux nouvelles technologies.
- Faire le choix des énergies renouvelables, en couvrant 100% des consommations électriques des restaurants avec des certificats verts dès 2010 et des garanties d'origine à partir de 2012.

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Les débats sur le réchauffement climatique de 1979 à nos jours

Posté par Delphine SMAGGHE, le 23/11/2012
Catégorie : Climat
Tags : réchauffement climatique, doha, onu, pnue, débats, tazieff, lorius, cousteau

Pas de panique, ou les prémices du débat en 1979... Quand on fouille dans les archives de l’INA, on tombe sur des perles comme celle-ci : un débat réunissant en septembre 1979, sur le plateau des « Dossiers de l’écran », Haroun Tazieff, vulcanologue, Claude Lorius, glaciologue et Jacques-Yves Cousteau océanographe... La question initiale du téléspectateur est : l’activité des volcans risque-t-elle de faire fondre la banquise et monter le niveau des mers ?  Mais non, répond Haroun Tazieff, le problème vient du risque d’effet de serre provoqué par la pollution industrielle et l’énorme quantité de gaz carbonique qu’elle dégage. « C’est un baratin » rétorque Cousteau. Et d’expliquer qu’il existe des correcteurs naturels comme la végétation et les océans. Il suffit de planter des arbres en même temps qu’on brûle du pétrole... Le moins qu’on puisse dire, c’est que plus de 30 ans après, ce n’est pas gagné !

Entre la conviction d’Haroun Tazieff (qui passera de visionnaire à climato-sceptique dans les années suivantes) et le scepticisme agacé du commandant Cousteau (« On commence à me casser les oreilles avec cette histoire de CO2 ») pourtant considéré comme un pionnier de l‘écologie, on a le sentiment que le débat n’a pas beaucoup évolué depuis, même s’il est plus technique... Malgré tout, on mesure le chemin parcouru, notamment quand on sait que Claude Lorius (qui n'a pas l'air encore bien persuadé du problème) a été le premier, avec deux autres chercheurs français à établir, en 1987, un lien entre changement climatique et concentration des gaz à effet de serre, en étudiant le CO2 présent dans les carottes de glace polaire. Et il est de ceux qui auront alerté l’humanité sur la réalité du réchauffement.

Débat des Dossiers de l'écran - Archive INA - 4 septembre 1979

Et aujourd'hui ? La conférence de Doha sur les changements climatiques s’ouvre la semaine prochaine, tandis que le réchauffement évoqué par Haroun Tazieff en 1979 se poursuit à grand vitesse dans une relative indifférence. Un rapport commandé par la Banque mondiale vient de révéler que la hausse moyenne des températures sur la planète devrait atteindre les 4°C d’ici la fin du siècle, et alerte sur les effets désastreux de l’inaction, notamment pour les pays les plus pauvres. Dans le même temps une étude de l'association européenne de l'environnement montre que l’Europe ne serait pas épargnée, tandis que le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) évalue pour sa part à 44 milliards de tonnes par an le plafond d'émissions soutenables en 2020, alors qu'elles atteignent déjà 50 millions de tonnes et sont sur une pente ascendante. Alors, tout est perdu ? Non, le PNUE rappelle que des politiques adaptées permettraient d'éviter au total 17 milliards de tonnes de CO2 par an, les secteurs du bâtiment, des transports, de l'agriculture et la lutte contre la déforestation constituant les principaux gisements d'économies. Pour de nombreux experts, ces politiques permettraient de créer de l'emploi et de lutter contre la pauvreté, au Nord comme au Sud.

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La semaine européenne de réduction des déchets, édition 2012

Posté par Delphine SMAGGHE, le 16/11/2012
Catégorie : Déchets , Emballages
Tags : semaine, réduction, déchets, ademe, européenne

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La quatrième édition de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets commence demain, 17 novembre et se termine le 25. C’est un évènement coordonné en France par l’ADEME qui a pour objectif de sensibiliser le plus grand nombre à la nécessité de réduire la quantité de déchets produite et de donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant. Tout le monde peut agir : administrations, collectivités, associations, entreprises, scolaires et grand public. L'édition 2012 met en avant la lutte contre le gaspillage alimentaire, la réparation et le réemploi, la réduction du suremballage et du papier.

De nombreuses animations vous attendent un peu partout en France. Vous pouvez télécharger ici le programme, il se passera forcément quelque chose près de chez vous...

À cette occasion, le ministère du Développement durable et l'ADEME relancent la campagne sur la réduction des déchets en novembre et en décembre, avec cinq spots TV et radio diffusés pour mobiliser le grand public. Ces messages sont relayés sur Internet.

 

Depuis 2009, la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD) a permis de mettre en œuvre plus de 14 000 actions sur la thématique des déchets. De 2 672 actions en 2009, le compteur est passé à 7 035 en 2011, soit une augmentation du nombre d’actions de plus de 160% sur 3 ans. Comme chaque année, les cinq actions les plus emblématiques de la SERD 2011 ont été récompensées lors de la cérémonie finale qui s’est déroulée le 19 juin 2012 à Paris devant près de 450 personnes.

 


La vidéo du bilan de la SERD 2011 en France

 Notre plan déchets regroupe l’ensemble des actions que nous menons, de la conception à la valorisation, sans oublier le problème de l’abandon des emballages aux alentours des restaurants. Chaque voie possible de progrès est testée avant d’être déployée. Ce plan s’articule autour de 3 axes principaux :
- Éco-conception des emballages : réduction du nombre, du poids et du volume des emballages, sélection de matière d’origine renouvelable, évolution du plastique vers le carton...
- Gestion des emballages abandonnés sur la voie publique en partenariat avec les collectivités et les acteurs locaux : Programme Emballages Abandonnés (PEA).
- Valorisation en fin de vie des déchets : cartons, emballages, huiles de friture, déchets organiques...

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Comment vivrons-nous dans nos villes en 2050 ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 13/11/2012
Catégorie : Développement durable
Tags : villes durables, terraeco, ademe, hors série, 2050, demain, urbanisme

TerraEcoHSVilles2050.pngDe plus en plus de citadins, de moins en moins de ruraux... Plus de la moitié de l’humanité est aujourd’hui urbaine. En 2050, ce seront les deux tiers des 9,3 milliards d’habitants de la terre qui vivront en ville. Alors, à quoi ressembleront les villes de demain ? Loin des images de science fiction avec voitures volant au milieu des gratte-ciel, le magazine Terra Eco a voulu apporter une réponse à cette question dans un hors série réalisé en partenariat avec l’ADEME.

Comment réinventer la ville pour la rendre plus viable et plus vivable ? Comment mettre fin au modèle unique de la ville et privilégier des modèles qui s’intègrent plus harmonieusement dans leur environnement ? Comment adapter nos territoires en fonction des évolutions démographiques, sociales, culturelles ?

La voie n’est pas tracée d’avance, mais des expérimentations émergent un peu partout en France et aillleurs. Nantes, capitale verte européenne, Loos-en-Gohelle où un bassin minier martyrisé est converti en laboratoire du développement durable, des immeubles modulables en bois et pisé à Grenoble, Poitiers qui décale les horaires de fac et de bureau pour éviter les embouteillages, une ferme posée sur les toits à Montréal, un chantier titanesque à Mexico pour remettre la ville au vert... Vous pourrez, en lisant ces pages, voyager dans l'espace et dans le temps, pour découvrir des exemples concrets de projets, à travers l’urbanisme, l’architecture, les nouvelles technologies ou la consommation.

Pour télécharger le hors-série de Terra Eco (octobre-novembre 2012)

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OGM : la nécessité d’une étude indépendante et d’un débat public

Posté par Delphine SMAGGHE, le 07/11/2012
Catégorie : Développement durable , Filières Qualité
Tags : mais, ogm, étude, toxicité, pesticides

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Je ne reviendrai pas ici sur les détails de « l’affaire Séralini », qui ne peut pas vous avoir échappé ! Les résultats de l’étude choc, les controverses qui ont suivi ce « pavé dans la mare », les conclusions réfutées par l'Agence européenne de sécurité sanitaire, les académies, le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) et l'Agence de sécurité sanitaire française (Anses).

Quelle que soit la validité scientifique de ses conclusions, quelles que soient les critiques, sans doute justifiées, formulées à l’encontre du scénario médiatique qui a accompagné sa sortie, l’étude a au moins un mérite : celui de révéler l’insuffisance des études à long terme. Les travaux de Gilles-Eric Séralini ne permettent pas d'établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation de l'OGM, de son pesticide, et les pathologies observées. Mais les travaux réglementaires, trop courts et financés par les firmes elles-mêmes, ne démontrent pas davantage l'innocuité du maïs génétiquement modifié.

« L’opinion publique ne sait qui croire ni quoi croire ». Ce sont les termes même de la présidente du comité éthique du Haut Conseil des biotechnologies. En effet.

Les agences de réglementation ont conclu à la nécessité de conduire des études approfondies et indépendantes sur les effets à long terme des OGM. La proposition a été retenue par le gouvernement. Le Premier ministre entend « porter au niveau européen la demande d'une remise à plat du dispositif communautaire d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et pesticides ».

Voilà pour la question de santé publique. Reste que les questions soulevées par les OGM sont aussi d’ordre environnemental, sociétal et économique. L’émotion soulevée par cette étude ne doit pas le faire oublier...

 

McDonald's s’est engagé avec ses fournisseurs pour que les produits proposés dans les menus soient composés d'ingrédients de source
non OGM : blé utilisé pour la fabrication des buns, pommes de terre, tomates, salades (selon la réglementation actuelle, un produit « non OGM » est un produit qui contient moins de 0,9 % d’OGM. Au dessous de ce seuil, l’étiquetage « peut contenir des OGM » n’est pas obligatoire). Pour exemple, les sauces : l’huile de soja a été remplacée par de l’huile de colza non OGM, ce qui apporte également une meilleure qualité nutritionnelle et permet un approvisionnement local. L’alimentation des poulets est également de source « non OGM ». Cette garantie s’avère plus difficile pour la filière bovine, la contractualisation avec les éleveurs étant encore peu développée du fait notamment de la complexité de l’organisation de cette filière. Voir à ce propos mon billet « Faisons le point sur la viande bovine ».

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Les Régionales 2012, bravo et merci aux référents !

Posté par Delphine SMAGGHE, le 02/11/2012
Catégorie : Stratégie environnementale
Tags : référents, ecoprogress, démarche, animation, réseau, environnement, défi, résultats, restaurants

référents, ecoprogress, démarche, animation, réseau, environnement, défi, résultats, restaurantsLes Régionales 2012, c’est une grande tournée dédiée aux référents gagnants de notre challenge interne : le Défi EcoProgress®. Inaugurée à Guyancourt le 23 octobre, elle s’achèvera à Toulouse le 20 décembre, en passant par Nantes, Lille, Nancy, Limoges, Grenoble, Marseille et Bordeaux... au total 9 rendez-vous organisés dans toute la France.

Pourquoi ces Régionales ? Pour féliciter, bien sûr, mais sourtout remercier les référents qui ont amené leur restaurant à se classer dans le Défi. Grâce à leurs efforts, 5 millions de kWh et 72 millions de litres d’eau ont été économisés. Ces résultats démontrent une implication que nous tenons à saluer. Car ce sont bien les référents qui rendent nos engagements possibles en la matière. Si notre dispositif a un sens, s’il donne des résultats, s’il est vivant, c’est grâce à celles et ceux qui, jour après jour, mobilisent les équipes, veillent à la bonne application des recommandations, assurent le suivi des consommations...

Cette tournée a pour vocation de donner un coup de projecteur sur les référents gagnants. L’équipe dédiée à EcoProgress® organise ces après-midi, où sont aussi présents les franchisés des restaurants concernés et les conseillers régionaux. Il y a bien sûr la remise des trophées et des cadeaux à chaque gagnant. Les trois niveaux, or, argent et bronze sont récompensés : le Défi étant plus difficile cette année, nous considérons qu’un classement, même au niveau bronze, demandait des efforts importants qui méritaient d’être valorisés. Le rendez-vous est aussi l’occasion de présenter l’ensemble de notre stratégie à nos référents, mais aussi de proposer des moments de discussion et de partage autour d’un buffet gourmand. Cette opportunité d’échanges entre les différents acteurs d’EcoProgress® est très appréciée.

Pour ceux qui ont manqué le début...

Nous avons mis en place dès 2008 un système de management environnemental pour accompagner et animer la transformation nécessaire des pratiques en restaurant. Il s’appuie sur un réseau de référents, qui sont véritablement la colonne vertébrale de l’action. Aujourd’hui la quasi-totalité de nos restaurants (96%) a identifié un référent. Les autres composantes du système : un logiciel, une dynamique d’animation et le Défi, conçu comme un challenge amical qui récompense chaque année les restaurants les plus actifs en matière d'environnement.

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