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Hyderabad : promesses tenues en faveur de la biodiversité

Posté par Delphine SMAGGHE, le 22/10/2012
Catégorie : Autre , Développement durable
Tags : biodiversité, onu, conférence, international, financement, négociations, diversité, convention, ressources naturelles

Une note d’espoir est ressortie de la conférence d’Hyderabad sur la diversité biologique, phénomène assez rare dans le monde des sommets internationaux au chevet de la planète où les négociations ont plutôt tendance à piétiner. D’autant que le sujet ne semble pas passionner grand monde, il faut bien le dire...

Il y a deux ans, à Nagoya (Japon) vingt objectifs ambitieux pour 2020 avaient été adoptés dans le but d’enrayer l'érosion toujours plus rapide des espèces végétales et animales. Mais la question centrale du financement de ces objectifs avait été reportée. Et c’était là le principal enjeu, et le gros point de blocage attendu, de la conférence d’Hyderabad : donner une substance financière à ces engagements pour qu’ils ne tombent pas aux oubliettes.

A Hyderabad, un compromis a été trouvé : les pays développés doubleront d’ici 2015 leur effort financier vers les pays en développement pour les aider dans leurs programmes de préservation de la biodiversité. Ils maintiendront leur contribution au moins à ce niveau jusqu’en 2020. En contrepartie, les pays en développement devront fournir des garanties sur l'utilisation des fonds et mettre eux-mêmes en œuvre des stratégies nationales et des moyens pour préserver la biodiversité. Un heureux dénouement dont il était permis de douter quelques heures plus tôt tant les négociations étaient tendues.

Une lacune est toutefois pointée dans cet accord : aucun chiffre n’a pour l’instant été cité. Le doublement est supposé être calculé à partir d’une moyenne des sommes affectées à la biodiversité entre 2006 et 2010, mais personne ne sait trop de quelles sommes on parle et quels sont les besoins des pays en développement. Cet accord montre malgré tout que la communauté internationale est encore capable de volontarisme en matière d’environnement. Hyderabad n'a pas remis en cause les promesses de Nagoya. Pays développés et pays en développement ont accepté d’assouplir leurs positions initiales et de faire un geste, grâce à quoi pour la première fois un objectif financier international est fixé en faveur de la biodiversité.

Et puis la conférence a aussi permis des progrès pour la protection des espèces marines en haute mer, de plus en plus exposées aux pêcheurs et aux compagnies pétrolières. Une cinquantaine de zones considérées comme sensibles dans le Pacifique, dans les Caraïbes et en Méditerranée ont été définies. Elles doivent servir de base à la constitution d'éventuelles aires marines protégées.

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