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C’est parti pour un autre tour !

Posté par Delphine SMAGGHE, le 24/07/2012
Catégorie : Autre
Tags : vélo, cyclisme, alternatives, tour, france

AlterTour2012.jpg

Le 99ème tour de France s’est achevé dimanche, remporté pour la première fois de son histoire par un coureur britannique. Ah ! Je sens que j’intrigue... Que vient donc faire une épreuve sportive dans ce blog ? Vais-je vous parler de dopage ? Les coureurs mangent-ils des Big Mac sur le parcours ? Mais non, je voudrais vous parler d’un tour alternatif, auquel tout le monde peut participer, sans la moindre trace d’esprit de compétition... ni de dopage.

L’AlterTour se déroule chaque année dans un secteur différent de France. Cette année les « altercyclistes » sillonnent le grand Sud-Ouest, pour la cinquième édition. Le tour est parti de Foix (Ariège) le 11 juillet et arrivera le 19 août à Bedous (Pyrénées-Atlantiques), en reliant Minerve, Castres, Rodez, Périgueux, Bordeaux, Toulouse, Auch et Pau – pour les plus grandes villes. En ce moment il doit être dans l’Aveyron.

Il s’agit d’un relais : chacun choisit de faire le nombre de kilomètres qu'il veut, participe un ou plusieurs jours. On emprunte une des « altercyclettes » partagées, on accomplit un chaînon de quelques kilomètres et transmet le relais et la bicyclette à un partenaire qui parcourt le chaînon suivant... À la carte et en autogestion (chacun participe à son tour à toutes les tâches) pour celles et ceux qui souhaitent partager une belle tranche de vie collective dans la simplicité volontaire. Des conférences, expositions, films et visites, sont prévus à chaque demi-étape, suivant un programme pré-établi.

L’AlterTour est ouvert aux personnes qui aiment le vélo (et le camping !), sans exigence de performance. Il n’est pas trop tard pour découvrir le programme et s’inscrire sur le site.

Si ça vous tente...

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Du poisson issu de pêcheries durables labellisées MSC

Posté par Delphine SMAGGHE, le 18/07/2012
Catégorie : Développement durable , Filières Qualité , Stratégie environnementale
Tags : poisson, pêche durable, pêcheries, évaluations, certification, label, écolabel, msc, référentiel

poisson, pêche durable, pêcheries, évaluations, certification, label, écolabel, MSC, référentielC’est une initiative qui concerne la totalité des approvisionnements européens de McDonald’s en poisson blanc. Cabillaud, églefin, hoki et colin d’Alaska utilisés pour les recettes au poisson dans les 7 000 restaurants McDonald’s répartis dans 40 pays d’Europe sont désormais issus de pêcheries vérifiées selon le référentiel MSC. Le logo MSC qui apparaîtra sur les emballages de nos produits à base de poisson signifie que les pêcheries qui nous fournissent sont évaluées par un organisme de certification et des experts indépendants.

Je rappelle que le MSC (Marine Stewardship Council) est une organisation internationale à but non lucratif créée en 1997 pour encourager les pratiques de pêche durables et faire évoluer le marché mondial des produits de la mer avec l’ensemble des acteurs de la filière pêche Son programme d’éco labellisation : garantir la pérennité des stocks de poissons, la préservation des écosystèmes et une bonne gestion des zones de pêche, selon des critères scientifiques stricts et rigoureux.

Le contexte est posé, place au débat... J’anticipe en répondant à certaines questions que vous brûlez certainement de poser. Il en restera, je n’en doute pas !

Pour commencer, à quoi ça sert ?

Ce n’est absolument pas anecdotique : notre taille et les volumes que nous achetons ont incontestablement une incidence sur l’amélioration des pratiques qui permettent aux stocks de se renouveler. Les stocks naturels des océans de la planète sont dans un triste état. Selon la FAO, 50% des réserves mondiales de poisson (les 200 espèces les plus consommées) sont pleinement exploitées, ce qui ne laisse pas d’autre choix que de reconstituer les stocks. Les entreprises ont un rôle à jouer dans la transformation du marché des produits de la mer et la préservation des ressources marines. Avec le label MSC, nous sommes la première entreprise dans le secteur de la restauration rapide en Europe à s’approvisionner en poisson blanc certifié durable.

Et pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour arriver à cette certification ?

Pour nous, la démarche devait d’abord concerner l’ensemble de nos approvisionnements à l’échelle européenne. Cela explique en partie le temps nécessaire à l’obtention de la certification mais pas seulement. Nous aurions pu aller plus vite en choisissant une solution plus simple : tourner le dos à nos fournisseurs de poissons « conventionnels » pour s’approvisionner directement auprès de pêcheries certifiées MSC. Nous avons plutôt choisi d’accompagner nos fournisseurs à la mise en place de meilleures pratiques de pêche et nous avons mis en place en 2003 notre propre politique de pêche durable. La certification MSC est donc la reconnaissance de critères déjà en place chez nos fournisseurs. En parallèle des évaluations indépendantes annuelles réalisées dans le cadre de notre politique de pêche durable, l’organisme chargé de la certification par MSC effectue des audits de surveillance. Trois ans après la certification initiale, la pêcherie sera réévaluée.

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à poser d’autres questions !

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Faisons le point sur la viande bovine...

Posté par Delphine SMAGGHE, le 09/07/2012
Catégorie : Filières Qualité , Stratégie environnementale
Tags : boeuf, bovins, viande bovine, élevages, stratégie agroécologique, fermes référence, contractualisation, france

Dans un récent commentaire, une lectrice me fait remarquer que l’on trouve dans ce blog peu d’informations sur les conditions d’élevage du bœuf, alors que cette filière tient une place importante dans nos approvisionnements. Cette remarque me semble une excellente occasion d’évoquer le sujet. Ma réponse prendra donc la forme d’un billet plus complet.

L’organisation de la filière bovine est complexe : nos fournisseurs de steaks hachés (le plus important étant McKey, dont l’usine est basée à Fleury-les-Aubrais près d’Orléans) s'approvisionnent en viande auprès d'abattoirs - ateliers de découpe qui eux-mêmes sont en lien avec les éleveurs, souvent par l’intermédiaire de coopératives, de groupements de producteurs ou de négociants. C’est donc une filière particulière, avec un cycle long et de nombreux intervenants. La viande bovine pour les steaks hachés de McDonald’s en France provient pour plus de la moitié d’élevages français. Le volume restant provient des Pays-Bas, d'Irlande et d’Italie, et nos fournisseurs ont les mêmes exigences en termes de cahier des charges et de contrôles de leurs propres fournisseurs quelle que soit l’origine.

Des types d’animaux très diversifiés: pour fabriquer les steaks hachés on ne sélectionne qu’une partie de l’animal. Ce sont les muscles principalement issus de la partie avant (ceux utilisés traditionnellement pour le bourguignon ou le pot-au-feu). Tous les types de races (laitières, mixtes et allaitantes) et de catégories d’animaux (à l’exception des veaux et des taureaux) entrent dans nos approvisionnements.

Voilà pourquoi il n’est pas facile de répondre simplement à la question des conditions d’élevage : elles sont différentes selon la provenance des animaux, le type d’élevage, les bassins de production, les saisons... Voilà aussi pourquoi McDonald’s ne peut pas être directement prescripteur du mode d'élevage.

Notre fournisseur McKey promeut la Charte des bonnes pratiques d’élevage, appliquée par de nombreux éleveurs français. Les éleveurs s’engagent notamment à assurer aux animaux de bonnes conditions de vie, à leur éviter stress et blessures, à leur garantir une alimentation saine, équilibrée et suivie...

Dans le cadre de notre stratégie agroécologique, nous avons réalisé avec notre principal fournisseur en 2011 une analyse de cycle de vie de notre steak haché. Cette étude a permis de mesurer les impacts environnementaux liés à la filière bovine depuis le champ jusqu'au restaurant et surtout d'identifier des solutions possibles pour réduire ces impacts. Les résultats obtenus montrent que les leviers d'action existent. Nous sommes en train de mettre en place un réseau de fermes de référence dont je vous ai déjà parlé. Dans la filière bœuf, des éleveurs volontaires vont tester ces leviers d'action autour de quatre objectifs : diminuer nos émissions de GES, limiter nos impacts sur la ressource en eau, contribuer au maintien de la biodiversité et respecter le bien-être animal.

Pour conclure, une question qui revient souvent : pourquoi notre viande de bœuf n’est-elle pas 100% française ? La filière bovine française représente aujourd’hui 52% de notre approvisionnement. Pour des raisons tenant aux volumes dont nous avons besoin nous avons été amenés à diversifier les approvisionnements en incluant les Pays-Bas, l’Irlande et l’Italie, mais toujours selon les même standards de qualité exigeants. Nous continuons à développer des partenariats avec la filière bovine française et avons plusieurs schémas de contractualisation en test en France. L’objectif de la contractualisation est d’assurer nos approvisionnements tout en permettant à l’éleveur d’avoir un débouché et une vision à moyen et long terme en maîtrisant son coût de production.

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Biodiversité : la France figure parmi les 5 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées

Posté par Delphine SMAGGHE, le 05/07/2012
Catégorie : Autre , Développement durable
Tags : biodiversité, espèces menacées, extinction, france

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a rendue publique la dernière mise à jour de sa Liste rouge des espèces menacées, à la veille de la conférence de Rio. Elle montre que 19 817 espèces sont menacées d’extinction sur les 63 837 étudiées. Un nouveau cri d’alarme sur le déclin rapide de la biodiversité.

L’UICN nous rappelle que les espèces ont une valeur économique et assurent des services irremplaçables et indispensables à notre bien-être. Par exemple, le service rendu aux hommes par les pollinisateurs est évalué à 200 milliards de dollars par an. Les médicaments proviennent de plantes médicinale qui disparaissent. Les amphibiens jouent aussi un rôle vital dans la mise au point de nouveaux médicaments, et près de la moitié de ces espèces sont menacées d'extinction. Sans parler des impacts de la surpêche et des espèces invasives...

Et la France ? Avec 983 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, elle figure au cinquième rang des pays les plus concernés, après l'Équateur, la Malaisie, les États-Unis et l'Indonésie... Et devant le Mexique, l'Inde, la Chine, l'Australie, le Brésil !

Cette position peu enviable s’explique surtout par la très forte biodiversité abritée par les collectivités françaises d’outre-mer, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française en tête. Elles sont situées dans des points chauds de la biodiversité mondiale, c’est-à-dire des régions très riches en espèces mais également très menacées. Mais la France métropolitaine aussi est concernée, avec 215 espèces mondialement menacées recensées. Parmi elles, l'Esturgeon européen (en danger critique), le Vautour percnoptère (en danger) ou encore la Violette de Rouen (en danger critique)

Vous trouverez ici le communiqué du Comité français de l’UICN.

Et aussi un article sur le site Actus-Environnement.

L’Union internationale pour la conservation de la nature, fondée en 1948 à Fontainebleau, est une alliance de plus de 1000 organismes membres et 11000 experts, présents dans plus de 160 pays. C’est la seule organisation environnementale qui dispose du statut d’observateur auprès de l’ONU.

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