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Le restaurant McDonald’s de Revel, premier restaurant en France certifié HQE™ Construction

Posté par Delphine SMAGGHE, le 29/06/2012
Catégorie : Construction , Eau , Energie
Tags : hqe, construction, réduction, eau, énergie, biodiversité

C’est une première en France pour un bâtiment du secteur de la restauration : le restaurant McDonald’s de Revel, en Haute-Garonne, a reçu en mai dernier la certification NF Bâtiments Tertiaires-Démarche HQE (Haute qualité environnementale) pour la Construction. Elle est délivrée par Certivea, filiale du Centre scientifique et technique du bâtiment, qui valide ainsi la réduction des impacts environnementaux de l’ensemble du projet en prenant en compte les différentes étapes de la vie du bâtiment et de ses utilisateurs. Le restaurant a donc été conçu selon un cahier des charges particulièrement exigeant, y compris dans le choix des matériaux et des procédés de construction ou la gestion du chantier.

La consommation en eau du bâtiment est réduite de moitié par rapport à un bâtiment standard, grâce à des urinoirs « secs » et des récupérateurs d’eau de pluie (voir mon récent billet sur le sujet).

Côté énergie, les panneaux photovoltaïques installés sur le toit du restaurant couvriront 60% des besoins de l’éclairage, intérieur et extérieur. Les équipements de chauffage et de climatisation des locaux par air pulsé utilisent des pompes à chaleurs hautement performantes. Tout l’éclairage est équipé d’ampoules basse consommation ou de LEDs fonctionnant selon la luminosité extérieure.

Pour préserver la biodiversité, c’est une végétation locale, non invasive, non allergène et accueillante pour la faune qui a été plantée sur les voies, les parkings et les terrasses. Des fossés de réinjection pour les eaux pluviales dans les nappes phréatiques ont été creusés, et aménagés en zones de biodiversité protégée.

La qualité sanitaire de l’air intérieur a fait l’objet d’une attention particulière et un bilan électromagnétique complet a démontré que les normes et recommandations usuelles sont largement respectées.

Cette certification récompense les efforts conjugués du franchisé et de notre  département Construction nationale. C’était un réel défi technique, car il s’agissait de se calquer sur un référentiel « générique » qui n’était pas initialement adapté à notre secteur d’activité. Elle constituera une feuille de route pour nos futurs restaurants.

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Rio se conclut dans le scepticisme : et maintenant, que faire ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 27/06/2012
Catégorie : Climat , Développement durable
Tags : sommet de la terre, rio+20, nations unies, changement climatique, environnement, onu

Le sommet de la terre, RIO+20 s’est achevé vendredi soir comme beaucoup l'avaient supposé avant même que la conférence ne commence. Les représentants de 193 pays, dont près d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement ont ratifié le texte d'accord final, « l'avenir que nous voulons » bouclé quelques heures avant l’ouverture par les négociateurs.

Échec ou point de départ ? Le verre est à demi vide ou à demi plein, selon les points de vue.

Pour la société civile, qui s'est abondamment mais en vain manifestée pour obtenir un accord ambitieux, c’est une désillusion annoncée : le texte minimaliste est fait d'intentions et de promesses peu élaborées et non datées. Pas de lignes directrices ni d’engagement contraignant sur l'économie verte, qui pourrait répondre aussi bien à la crise économique qu'à la dégradation de la planète. Le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) est renforcé, mais sans la force et l'autonomie d'une vraie agence de l'ONU.

Le principal acquis est la décision de lancer des «Objectifs du développement durable» (ODD) sur le modèle de ceux du Millénaire adoptés en 2000 par l'ONU. Leur définition est toutefois laissée à un groupe de travail qui devra faire ses propositions en 2013, pour une mise en place à partir de 2015.

Rio pourrait malgré tout avoir lancé la dynamique d'une coopération internationale renforcée pour mieux gérer les ressources finies d'une Planète bien mal en point. Pour le secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-Moon « Rio+20 a affirmé des principes fondamentaux - renouvelé des engagements essentiels - et nous a donné une nouvelle direction ». Et pour la présidente brésilienne Dilma Rousseff, c'est un « point de départ ».

Les ONG et représentants de la société civile sont nombreux à pointer le rôle décisif des citoyens. À défaut d'engagements concrets, ce sont eux qui doivent faire pression pour que le processus soit mis en place.

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RIO+20, les jeux sont faits ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 20/06/2012
Catégorie : Climat , Développement durable
Tags : sommet de la terre, rio+20, nations unies, changement climatique, environnement, onu

sommet de la terre, rio+20, nations unies, changement climatique, environnement, onu

La conférence des Nations unies sur le développement durable, baptisée Rio+20 en référence au sommet qui s’est tenu en 1992 dans cette même ville, a débuté aujourd’hui à Rio de Janeiro et s’achèvera vendredi.

Les 130 chefs d'État et de gouvernement attendus trouveront sur la table une déclaration finale déjà bouclée, ou peu s'en faut. Les négociateurs de Rio+20 sont parvenus mardi in extremis à un accord sur un texte intitulé « L'avenir que nous voulons » sous l’impulsion du Brésil. Le document, qui n'était toujours pas finalisé après 5 mois de négociations, a fait l’objet de longues discussions au cours de la nuit de lundi à mardi. Les Européens lui reprochaient son manque d'ambition sur les objectifs du développement durable et la gouvernance mondiale. Ils demandaient en particulier qu’une place plus grande soit faite au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Ce texte, finalement réduit à  49 pages doit être signé vendredi soir, à la clôture de la conférence.

Pour les ONG, le résultat de la conférence est d'ores et déjà décevant. Il est peu probable que le texte soit retouché. Le peu de décisions concrètes qui en sortira paraitra sans doute insuffisant aux nombreux experts qui expriment un sentiment d’urgence face aux dangers qui menacent l'humanité. Une note d'optimisme cependant, qui vient des Amis de la terre : « Le texte semble avoir cessé de nous faire rétrograder par rapport à l'accord obtenu en 1992 ». Ce qui n’était pas gagné d’avance compte tenu de la crise et de certaines volontés de remettre en cause les engagements antérieurs. Mais il y a bien peu d’espoir que la conférence aboutisse à un accord qui prolonge le sommet de la terre de 1992 et engage davantage les États.

Si le sujet vous intéresse, vous trouverez une mine d’actualités sur le site de Terra Eco.

En marge des négociations, des milliers de participants se sont donné rendez-vous au Sommet des peuples pour tenter jusqu'au dernier moment d'en influencer le cours. Des photos sur le site « Planète » du Monde.

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Inauguration d’une nouvelle ferme de référence ouverte au public

Posté par Delphine SMAGGHE, le 14/06/2012
Catégorie : Communication , Filières Qualité , Stratégie environnementale
Tags : agroécologie, pratiques agronomiques, fermes de référence, agriculture, filières, expérimentations

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Je vous ai parlé en octobre dernier de l’inauguration de la première ferme de référence, près d’Arras, dédiée à la pomme de terre. Le 30 mai, la seconde ferme de référence a été inaugurée à son tour, cette fois-ci sur la filière blé.

Il s’agit de la ferme de Christophe Guerton, dans le Loiret. Une partie de l’exploitation est située dans la zone Natura 2000 de la vallée de l’Essonne et des vallons voisins. Cette ferme familiale produit entre autre du blé de force (le tiers de sa production) pour la filière McDonald’s France.

Sous un beau soleil, les invités (équipes de McDonald’s France et franchisés) ont suivi le parcours de visite, jalonné de panneaux explicatifs sur la culture du blé de force, le local de stockage des produits phytosanitaires, le matériel, la zone de tri des déchets, le stockage après récolte et la transformation (du blé aux petits pains). Des représentants des différents acteurs de la filière sont intervenus : la coopérative de Boisseaux, les Grands Moulins de Paris et East Balt France, notre fournisseur de petits pains.

Plusieurs pratiques destinées à préserver la biodiversité sont en test dans cette ferme comme la plantation d’essences locales rares (alisier ou cormier par exemple) ou l’installation de nichoirs à abeilles. Pour ce qui est des pratiques sur la culture du blé de force, on expérimente ici l’apport localisé d’engrais phosphaté et des inter-cultures destinées à limiter l’érosion et piéger les nitrates. Christophe Guerton nous a aussi expliqué ce qui est mis en place depuis plusieurs années pour limiter l’utilisation des produits phytosanitaires en s’appuyant sur des outils d’aide à la décision qui permettent de savoir s’il faut traiter, comment et quand... Et également pour réduire les consommations d’énergie liées au matériel utilisé, pour trier les déchets et limiter les risques de pollution de l’eau au moment du remplissage et du rinçage des pulvérisateurs.

La ferme de Christophe Guerton, comme celle de Ghislain Leprince (pommes de terre) s’ouvrira petit-à-petit au public. Nous travaillons actuellement sur un programme annuel de visites qui s’adressera à la fois au public interne et au public externe de McDonald’s et permettra d’accueillir progressivement de plus en plus de visiteurs.

Depuis 2010, notre stratégie agroécologique se décline en programmes d’actions sur chacune de nos 5 principales filières d’approvisionnement. Un réseau de fermes de référence réparties sur différents bassins d’approvisionnement a été mis en place. Des agriculteurs et éleveurs volontaires y expérimentent actuellement plus de 50 pratiques environnementales innovantes. Ces pratiques sont mesurées et évaluées grâce à des indicateurs agro-environnementaux et des indicateurs économiques. Les plus efficaces seront progressivement proposées aux autres producteurs. Pour faire découvrir la démarche, nous avons choisi d’ouvrir au public une ferme de référence dans chaque filière.

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A deux semaines de RIO+20, l’alerte des Nations Unies sur l’état de la planète

Posté par Delphine SMAGGHE, le 07/06/2012
Catégorie : Autre , Climat , Développement durable
Tags : sommet, rio+20, nations unies, changement climatique, environnement

« Si rien n’est fait pour inverser la tendance, les gouvernements devront assumer la responsabilité d’un niveau de dégradation et de répercussions sans précédent. » C’est sur ce constat alarmant que le directeur général du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) présentait hier son cinquième rapport sur l'Avenir de l'environnement mondial (GEO-5).

Le monde ne s’oriente pas sur une voie durable malgré les centaines d’objectifs fixés au niveau international. Sur les 90 objectifs les plus importants en matière d'environnement, quatre seulement connaissent des progrès sensibles. Ainsi, les substances appauvrissant la couche d’ozone ont pratiquement été éliminées (ce qui devrait éviter des dizaines de millions de cas de cataracte d'ici 2100 et des millions de cancers de la peau d'ici 2050), le plomb a été supprimé dans les carburants de presque tous les pays, l’accès à l'eau potable des populations s’améliore (même si plus de 600 millions de personnes n’en bénéficieront toujours pas en 2015). Et aucun progrès - ou très peu - n'a été réalisé sur 24 autres objectifs. Les émissions de gaz à effet de serre, par exemple, devraient doubler d’ici 2050, les stocks de poissons se détériorent, le nombre des inondations a augmenté de 230% entre 1980 et 2000 et celui des sécheresses de 38%. Pire, la situation se dégrade pour 8 de ces objectifs. Une course contre la montre est engagée, d'autant plus que la planète comptera neuf milliards de Terriens en 2050 et que l'économie mondiale consomme de plus en plus de ressources naturelles.

Un coup de semonce à destination des quelque 50 000 participants au sommet de Rio, du 20 au 22 juin - responsables gouvernementaux, représentants d'entreprises et membres de groupes de pression et d'organisations écologistes...

Le rapport laisse cependant la porte ouverte à l'initiative. Les expériences réussies (il y en a !) dans certaines régions du monde démontrent qu'on peut atteindre des objectifs ambitieux d'ici 2050, à condition de changer et de renforcer les politiques et stratégies actuelles. Il propose aussi un certain nombre de pistes. Il rappelle que la transition définitive vers une économie verte émettant peu de CO2 et utilisant efficacement les ressources doit absolument être amorcée en urgence.

Sera-t-il entendu des gouvernements ?

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Bien gérer l’eau dans les restaurants

Posté par Delphine SMAGGHE, le 06/06/2012
Catégorie : Eau , Stratégie environnementale
Tags : eau, restaurants, urinoirs ans eau, robinet mousseurs, arrosage, pluie, bonnes pratiques

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Robinet avec mousseur                         Urinoir sans eau

Une lettre récente de l’un de nos clients m’interrogeant à propos de la gestion de l’eau dans les restaurants m’a fait prendre conscience que cette question n’a pas été abordée dans ce blog depuis un certain temps... Sans doute parce que les actions mises en place sur ce plan l’ont été voici déjà plusieurs années, avec une progression graduelle et régulière qui ne fait pas l’objet d’actualités à proprement parler. Il n’en reste pas moins vrai que la bonne maîtrise de la ressource en eau dans les restaurants tient une place importante dans notre démarche environnementale. Je saisis donc l’occasion de faire un point sur cette question !

Une remarque préalable : la consommation d’eau dans les restaurants concerne majoritairement les sanitaires et le nettoyage des espaces extérieurs : on utilise peu d’eau de process en cuisine. Le second poste important est la fabrication de boissons, sur lequel il est difficile d’intervenir. Voilà pourquoi nous concentrons nos efforts sur les sanitaires et les extérieurs. Nous poursuivons deux objectifs.

Premier objectif : économiser l’eau

Les urinoirs sans eau : ils permettent, pour chaque restaurant équipé, d’économiser chaque année 150 à 200 m3 d’eau, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une famille de 4 personnes. Aujourd’hui, un peu plus de 600 restaurants sont équipés de ces urinoirs sans eau.

Les produits de robinetterie limitant les quantités d’eau :
les « mousseurs », qui s’adaptent facilement sur les robinets, permettent d’économiser 30 à 35% de la quantité d’eau consommée. Cette solution est systématiquement adoptée pour toutes les ouvertures de restaurants et pour toutes les rénovations. Dans de nombreux cas, les robinets combinent mousseurs et détecteurs de mouvements.

L’application de bonnes pratiques mises en place dans le cadre de notre dispositif de déploiement environnemental EcoProgress™ : il s'agit entre autres de vérifier régulièrement le débit des robinets, d'identifier le plus vite possible d’éventuelles fuites grâce à un relevé hebdomadaire des consommations, et de maintenir le bon fonctionnement des canalisations et des robinets dans le cadre de l’entretien des bâtiments.

Deuxième objectif : limiter le recours à l’eau potable quand elle n’est pas nécessaire

Les récupérateurs d’eau de pluie : depuis la clarification en 2009 de la réglementation en la matière, l’utilisation des eaux de pluie peut être élargie à l’alimentation des chasses d’eau des sanitaires (en complément de l’arrosage et du nettoyage des extérieurs). Un récupérateur permet de couvrir de 70 à 75 % des besoins annuels en « eaux techniques ». Pour l’instant, cet équipement concerne une cinquantaine de restaurants. Dans les régions où la pluviométrie est suffisante, il est systématique pour toutes les ouvertures de restaurant et nous le proposons à nos franchisés qui procèdent à une rénovation. Ce système, bien sûr, ne peut se concevoir dans les restaurants situés en centre-ville ou dans des centres commerciaux.

À propos de l’arrosage des espaces verts : dans le cadre du programme de rénovation « Full Image », l’aménagement des espaces extérieurs est conçu pour un apport minimal en eau (éléments minéraux privilégiés, plantes peu gourmandes en eau...), de façon à éliminer l’arrosage, l’eau de pluie étant suffisante. Les restaurants qui procèdent encore à un arrosage privilégient le goutte à goutte et n’arrosent pas pendant les heures d’ensoleillement.

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