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Les consommations électriques des restaurants couvertes à 100% par de l’électricité d’origine renouvelable

Posté par Delphine SMAGGHE, le 22/03/2012
Catégorie : Energie , Stratégie environnementale
Tags : énergies renouvelables, garanties origine, plan énergie, certificats verts

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Vous le savez sans doute si vous fréquentez régulièrement ce blog : depuis le 1er janvier 2010, tous nos restaurants couvrent 100% de leurs consommations électriques par de l’électricité d’origine renouvelable, par l’achat de certificats verts, qui établissent un lien entre les lieux de production et de consommation grâce à un outil de comptage et de traçabilité des kilowattheures (kWh). En 2011, ce sont 101 producteurs français qui ont fourni les certificats verts nécessaires à la couverture de l’intégralité des consommations électriques pour l’ensemble des restaurants. Nous avons voulu privilégier les producteurs d’énergies renouvelables en fonction de critères spécifiques. Il s’agissait par exemple de favoriser un maillage du territoire aussi équilibré que possible, avec des acteurs indépendants implantés localement, mixant des sources de production équitablement réparties entre l’hydro-électricité, l’éolien et la valorisation de déchets.

En janvier 2012, les certificats verts ont été remplacés par des Certificats Garanties d’Origine. Le mécanisme est conservé, mais encadré de façon plus fine par la réglementation, et sa finalité reste la
même : contribuer au développement de la production d’énergie d’origine renouvelable. Le nombre de producteurs capables de délivrer des garanties d’origine sera plus restreint en 2012 et nous devrons intégrer une part de sources hydroélectriques plus importante. Mais cela n’influence pas notre stratégie et nous visons un retour à une situation équilibrée en matière de technologies de production à partir de 2013.

Commentaires (8) | Ajouter un commentaire |

Commentaires

Bonjour,
Suite à votre article, je me pose les questions suivantes :
1. Les notions de base des CV et Garanties d'origine sont définies par la Communauté Européenne. Est-il possible de transférer des CV et/ou LGO de la Belgique vers la France ou vers un autre Etat-membre? Mc Donalds France serait-il acheteur?
2. Pourquoi Mc Donalds Belgique ne prend pas les mêmes initiatives que Mc Donalds France?
3. Si Mc Donalds Belgique fait comme Mc Donalds France qui faut-il contacter pour vendre ses CV et/ou LGO? (PS: je fais partie du comité d'un groupement belge de vente de CV et disposons actuellement de plus de 15.000 CV).
Je vous remercie pour l'attention et pour les réponses que vous porterez à ce commentaire. J'accepte que vous me répondiez sur mon adresse mail.
Cordialement,
B. Sohet
Belgique

Écrit par : Sohet Bruno | 07/05/2012

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Bonjour Monsieur Sohet,

Je vous remercie de votre commentaire. La personne responsable de ce dossier dans le département Environnement vous répondra directement par mail.

Cordialement,

Delphine Smagghe

Écrit par : Delphine Smagghe | 14/05/2012

Il est certes louable d'acheter des Certificats Garantie d'Origine pour encourager la production d'énergie renouvelable. Mais il faut savoir que le système a aussi ses effets pervers et qu'il ne garantit pas toujours l'honnêteté du producteur.

Par exemple, les avantages fiscaux et tarifaires applicables à l'éolien français permettent la construction de parcs éoliens dont la rentabilité énergétique sera très basse, mais dont la rentabilité financière sera très satisfaisante. C'est par exemple le cas des projets proposés depuis plusieurs années en Saône-et-Loire (département le moins venté de France), où les éoliennes ne peuvent prétendre qu'à un rendement annuel moyen compris entre 6 et 10%. Mais qu'importe si les éoliennes produisent très peu de courant, puisque les parcs sont construits aux frais du contribuable, et servent de support à l'émission de titres et de certificats verts revendus dans toute l'Europe avec un profit considérable. Les société financières qui les proposent ne manquent pas de clients, y compris parmi les sociétés en quête de "Greenwashing". Bien évidemment, de tels projets ineptes au plan énergétique suscitent la colère des citoyens lorsqu'ils s'aperçoivent de la supercherie, et qu'on s'apprête à sacrifier leur environnement et leur cadre de vie sur l'autel d'un profit qu'ils alimentent eux-mêmes.

Les certificats verts ne peuvent s'acheter qu'avec circonspection. mais les acheteurs prennent-ils le temps de savoir ce qu'ils achètent?

Je transmets mes salutations au "modérateur". On peut toujours espérer que la modération est distincte de la censure.

Écrit par : J. Pieltin | 09/05/2012

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Bonjour Monsieur Pieltin,

Ma première remarque : effectivement, et comme vous pouvez le constater, la modération de ce blog ne s’apparente pas à de la censure ! Tous les points de vue sont bienvenus et je vais essayer de vous exposer le nôtre. Tout d’abord, vous dites que « le système a aussi ses effets pervers et qu'il ne garantit pas toujours l'honnêteté du producteur ». La règlementation a récemment remplacé les Certificats Verts par les Garanties d’Origine précisément pour encadrer plus strictement le mécanisme et éviter certaines dérives.
En second lieu, je voudrais m’arrêter un instant sur votre soupçon de greenwashing et préciser que le choix des énergies renouvelables n’est pas une initiative déconnectée de tout autre engagement. Il s’inscrit dans un Plan énergie global et s’est imposé pour finaliser une démarche initiée depuis plusieurs années, en commençant par la réduction des consommations, complétée ensuite par la recherche de l’efficacité énergétique des bâtiments. Nous poursuivons un objectif de réduction de 60% de nos émissions de gaz à effet de serre entre 2005 et 2020 sur le périmètre de nos restaurants, par client servi. Notre troisième Bilan Carbone® a conforté cet objectif puisque nous avons atteint en 2011 une réduction de 34,7% sur ce périmètre et que cette réduction est due pour 53%  au poste énergie en restaurant.
Pour une entreprise désireuse de favoriser le développement des énergies renouvelables, vous conviendrez sans doute qu’il n'y a pas pléthore de solutions. Celle-ci nous a semblé logique et cohérente, outre qu’elle a le mérite d’exister ! Nous travaillons avec deux fournisseurs qui sont des GIE de producteurs, grâce auxquels nous pouvons orienter nos achats de préférence vers de petits producteurs et avec des centrales présentant un rendement intéressant. « Les acheteurs prennent-ils le temps de savoir ce qu'ils achètent ? », demandez-vous. Oui, nous prenons ce temps, avec le souci de respecter un bouquet énergétique diversifié qui ne favorise pas une source d’énergie par rapport à une autre. Ce sera un peu plus difficile cette année, comme je l’explique dans mon billet, mais il s’agit d’une transition due à la nouvelle règlementation et nous reviendrons à une situation plus équilibrée l’année prochaine.
En espérant que ces réponses pourront vous satisfaire,
Cordialement,

Delphine Smagghe

Écrit par : Delphine Smagghe | 14/05/2012

Bonjour,

Vous parlez régulièrement de la converture en besoin énergétique de vos restaurants mais vous ne nous indiquez jamais son niveau ( en KWH).
Pouvez vous nous donner cette information afin que nous sachions de quoi nous parlons??

Cordialement
Fabienne Dumont

Écrit par : Dumont | 14/05/2012

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Bonjour,
Une précision avant de vous donner le chiffre que vous demandez : nous avons deux types de restaurants, ceux qui utilisent exclusivement de l'électricité et ceux qui fonctionnent au gaz et à l’électricité. Si nous faisons une moyenne de l'ensemble des restaurants, la consommation annuelle d’un restaurant se situe entre 450 000 kWh et 500 000 kWh.
Une partie importante (près de 45%) de cette consommation est due aux appareils de cuisine. C'est pour cela que nous avons inscrit depuis plusieurs années l'optimisation énergétique de ces équipements dans notre plan Énergie. D’autre part, l’application de bonnes pratiques dans les restaurants permet une réduction appréciable des consommations. Ainsi, la mise en place de Plans d’allumage pour les appareils de cuisson permet d’économiser environ 10 000 kWh par an dans chaque restaurant.

Cordialement,

Delphine Smagghe

Écrit par : Delphine Smagghe | 15/05/2012

Bonjour,
Les développements technologiques et réglementaires récents dans le biogaz en France permettent d'injecter dans les réseaux du biométhane, issus par exemple de fermentations de déchets agricoles, ouvrant la voie à la possibilité, pour les consommateurs de consommer du "gaz vert" (ou d'origine renouvelable) comme on peut consommer de "l'électricité verte". Avez-vous une réflexion sur la possibilité d'acheter du gaz vert pour la consommation de vos restaurants, comme vous le faites pour l'électricité ?
Bien à vous,

Écrit par : Julien COSSE | 13/07/2012

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Bonjour Julien,
Votre question amène une première remarque : le fonctionnement au gaz ne concerne qu’une partie de nos restaurants (40% d’entre eux utilisent gaz et électricité). Par ailleurs, en matière d’utilisation de gaz « vert » nos restaurants dépendent de ce qui est disponible localement. Je m’explique. Le biogaz, gaz brut ou légèrement prétraité issu de la méthanisation des déchets organiques, est valorisé localement dans des réseaux de chaleur. Pour être injecté sur le réseau de gaz naturel, le biogaz doit devenir biométhane après un traitement plus poussé d’épuration. Il s’agit d’une énergie 100% renouvelable qui atteint la qualité du gaz naturel. Actuellement, si certains pays (Allemagne, Suède, Suisse, Angleterre) soutiennent activement la filière biogaz/biométhane, la France accuse un certain retard dans ce domaine. Pour le moment aucun de nos restaurants n’est concerné par un réseau de distribution de biométhane. Bien évidemment, au cas où un nouveau restaurant s’implanterait dans une zone couverte par une distribution de ce type, nous étudierons la solution. En résumé, nous sommes convaincus que de l’intérêt de cette source d’énergie, mais nous attendons qu’elle se développe, ce qui ne se fera que progressivement.
J'espère que cette réponse satisfait votre curiosité. Merci, en tous cas, pour ce commentaire intéressant !

Delphine Smagghe

Écrit par : Delphine Smagghe | 18/07/2012

Les commentaires sont fermés.

 

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