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Un guide de L’ADEME pour les jeunes : Petites réponses à de grandes questions sur le changement climatique

Posté par Delphine SMAGGHE, le 28/07/2011
Catégorie : Climat , Développement durable
Tags : guide, ados, changement climatique, réchauffement, questions, réponses, solutions

guide,ados,changement climatique,réchauffement,questions,réponses,solutionsEncore un guide, me direz-vous ! Mais pourquoi pas ? Quand ils sont clairs et pédagogiques comme celui-ci, réalisé par l’ADEME, qui s’adresse aux jeunes (14-18 ans) mais qui peut être lu avec profit par tout le monde ! Qu’est-ce que le réchauffement planétaire, et le changement climatique ? Quelles sont les conséquences et que peut-on faire pour changer de cap ?

On trouve dans ce guide des réponses concrètes à ces questions, des explications, des chiffres-clés, des focus sur des termes parfois méconnus (comme la biomasse ou une usine de méthanisation), des exemples de ce qui marche déjà et des pistes pour l’avenir... Le guide montre aussi que chacun a un rôle à jouer à son niveau, avec des idées, des solutions, des astuces, de bons réflexes...

Le guide est téléchargeable sur le site « M ta Terre », un site spécialement conçu pour les collégiens et les lycéens créé par l’ADEME, qui fournit toutes sortes d'informations pratiques, mais aussi des pubs, des reportages et des programmes courts, parfois déjantés, souvent surprenants. Chaque mois un dossier « C chaud » est proposé, selon l’envie des internautes.

Pour télécharger directement le guide.

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Appels à projets environnementaux 2011 : encore un excellent cru !

Posté par Delphine SMAGGHE, le 26/07/2011
Catégorie : Appel à projets Environnement
Tags : appel à projets, recherche, études, coopération, partenariats

La sélection des projets pour la 4ème édition de l'Appel à projets environnementaux de McDonald's France est achevée. Ces appels à projets sont sans doute familiers aux lecteurs réguliers de ce blog. Pour les autres je rappelle que nous lançons chaque année un appel à projets en direction des établissements d’enseignement supérieur. Les lauréats (5 maximum) bénéficient d’une bourse de recherche (une dotation de 50 000 € à partager entre les projets sélectionnés), mais surtout d’un terrain concret de recherche. Nous travaillons en collaboration avec les étudiants et les chercheurs dans l’idée de faire surgir des applications pratiques possibles pour notre enseigne. Et cette collaboration a déjà débouché sur des réalisations concrètes et des partenariats plus durables avec certaines écoles. Le « croisillon » créé en 2009 (pour remplacer les boîtes Best of® et réduire le nombre d’accessoires de la vente à emporter) est l’une de ces réalisations.

Nous avons reçu cette année 30 projets touchant un éventail assez étendu des problématiques environnementales, de l’énergie aux transports en passant par les pratiques agricoles. Nous en avons présélectionné 12, de grande qualité, et nous avons finalement retenu 3 lauréats. Trois projets qui couvrent des sujets très différents, mais tous trois importants au regard de notre stratégie environnementale.

L’Imperial College of London travaillera sur l’empreinte Eau (Water Footprint) des restaurants, un indicateur qui prend en compte la consommation directe mais aussi « l’eau virtuelle » nécessaire à la fabrication d’un produit. L’application de cet indicateur à notre activité pourrait mettre en évidence les pratiques à améliorer et des pistes de réduction de notre consommation en eau.

L’Université Catholique de Lille s’attaquera au problème des déplacements des clients et des salariés des restaurants. Il s’agit d’adapter la démarche « plan de déplacement d’entreprise » à la spécificité des restaurants, pour en tirer un diagnostic et des préconisations.

AgroParisTech se propose d’étudier les enjeux liés à la biodiversité sur la filière blé. Un dispositif de suivi et d’expérimentation sera mis en place sur des parcelles de l’exploitation agricole expérimentale d’AgroParisTech à Grignon. Pour mieux connaître les impacts réels des pratiques agricoles sur la biodiversité et faire des choix qui lui seront plus favorables.

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Vers une multiplication des épisodes de sécheresse d’ici la fin du XXIème siècle

Posté par Delphine SMAGGHE, le 22/07/2011
Catégorie : Climat
Tags : sécheresse, prévisions, préserver, ressources, eau

Je sais bien qu’il faut un effort d’imagination ces derniers jours pour se sentir menacé par la sécheresse ! Et pourtant... Le projet CLIMSEC, présenté fin juin, étudie l’impact du changement climatique sur la sécheresse et l’eau du sol en France. Et les perspectives qu’il révèle sont plutôt alarmantes.

De quoi s’agit-il ? Coordonné par Météo-France et lancé en mars 2008, le projet de recherche CLIMSEC avait pour objectif de caractériser l’impact du changement climatique sur la ressource en eau. En étudiant avec précision les périodes de grande sécheresse survenues en France depuis 50 ans, en particulier les plus intenses, en 1976, 1989 et 2003. Cet état des lieux climatique a permis aux chercheurs de bâtir des prévisions à très long terme. Les conclusions de leur rapport ont été livrées fin juin.

Les projections sont préoccupantes. Le rapport prévoit pour le milieu du siècle, vers 2050, une intensification de l'assèchement des sols agricoles sur tout le territoire de la métropole. « À partir des années 2080 des déficits pluviométriques plus forts apparaissent, notamment en été et les sécheresses du sol pourraient devenir extrêmes sur la majeure partie du territoire » et peut-être durer plusieurs années, révèle le rapport. Qui souligne l'adaptation nécessaire à l'impact du changement climatique sur les ressources en eau.

La préservation des ressources en eau est l’un des objectifs poursuivi par notre plan agroécologique et les programmes d’action engagés sur nos cinq filières d’approvisionnement. En qualité, mais aussi en quantité. Pour les pommes de terre, par exemple, nous testons dans nos fermes de référence des capteurs qui mesurent l’eau disponible dans le sol. Les agriculteurs peuvent ainsi ajuster la quantité d’eau nécessaire, notamment en période de sécheresse.

Si vous voulez regarder le reportage de France3 Midi-Pyrénées du 30 juin sur le sujet, cliquez ici.

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1 174 référents environnement dans nos restaurants

Posté par Delphine SMAGGHE, le 20/07/2011
Catégorie : Déchets , Stratégie environnementale
Tags : ecoprogress, référents, stratégie, restaurant, environnement, animation

Je voudrais saluer ici le rôle important joué par nos référents environnement dans les restaurants.

Pour faire vivre notre démarche environnementale, il faut agir aussi bien à l’échelle nationale qu’à l’échelle locale. Notre fonctionnement implique de ne pas imposer, mais d’inciter l’ensemble des restaurants à appliquer au quotidien la stratégie. Pour cela il faut non seulement sensibiliser à l’environnement mais aussi fédérer les bonnes volontés, partager les initiatives et faire durer l’implication. C’est la mission du référent.

Depuis mars 2008, chaque restaurant est invité à identifier, au sein de son équipe, un référent EcoProgress® (EcoProgress® est le nom que nous avons donné à notre démarche de progression environnementale). Il s'agit d'une personne de l'équipe restaurant (un directeur, un manager, un équipier...) qui prend en charge la question environnementale sur le terrain. C’est lui (ou elle !) qui mobilise l’équipe, veille à la bonne application des recommandations environnementales, pilote le logiciel EcoProgress® et assure le relais entre le siège et son franchisé pour toutes les opérations environnementales.

J’insiste sur le fait que devenir référent est une démarche volontaire, et que les tâches qu’il (ou elle !) remplit dans cette fonction s’ajoutent à son travail quotidien. Il faut donc avoir non seulement des qualités d’animation, mais aussi un intérêt personnel certain pour la protection de l’environnement.

Nous suivons et animons au quotidien le réseau des référents, ce qui nous permet de savoir au jour le jour combien de référents sont identifiés et actifs. Cette semaine avons atteint le chiffre de 1 174 référents identifiés, soit 98% des restaurants.

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Un guide pour contrer les vraies / fausses bonnes raisons de ne pas agir

Posté par Delphine SMAGGHE, le 13/07/2011
Catégorie : Autre , Climat , Développement durable
Tags : convaincre, guide, agir, environnement, sceptiques, climat

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Si vous vous sentez parfois à court face à des arguments du genre : « Le pétrole, quand y’en a plus, y’en a encore !» ou « On ne peut tout de même pas revenir à l’âge de pierre ! », vous pouvez chercher du secours dans ce guide, réalisé par le cabinet Des Enjeux et des Hommes, spécialisé dans la conduite du changement, et par Euromed Management. Il dresse d’abord avec un certain humour une cartographie des familles d’écolo-sceptiques. Les aquabonistes, par exemple, baissent les bras d’avance (« De toute façon, c'est trop tard, le climat est déréglé», « Tant que les chinois ouvriront une centrale à charbon par semaine »), les court-termistes (« De toute façon, je ne serai plus là au moment où les choses n’iront plus ») sont peu concernés par les efforts collectifs... et ainsi de suite avec les darwinistes, les scientistes, les manichéens...

Le trait a été volontairement grossi pour mieux identifier le profil de votre interlocuteur et la nature de ses freins. Le guide vous donne ensuite un certain nombre d’argumentations clés pour le convaincre, classés par types de famille. Toujours utile pour éviter de se laisser désarçonner !

Pour télécharger le guide.

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Le tri sélectif dans les restaurants : aller au bout de la démarche

Posté par Delphine SMAGGHE, le 05/07/2011
Catégorie : Déchets , Recyclage

Le tri sélectif est un sujet sur lequel nous avons souvent des remarques, et c’est légitime. Trier ses déchets est devenu un geste banal et nos clients ne comprennent pas que les restaurants soient encore équipés de poubelles uniques. Pour autant, s’il est relativement simple d’installer des poubelles dédiées à disposition de nos clients, la mise en place du tri reste problématique. Elle ne peut concerner, pour l’instant, que les bouteilles en plastique et les canettes. Les autres emballages, qui représentent 75 % des déchets d’un restaurant, ne peuvent pas rejoindre les filières classiques de valorisation actuellement en place car elles n’acceptent pas les déchets souillés ou les cartons recouverts d’un film plastique (pour les gobelets).

Le problème le plus complexe à résoudre est celui de la collecte de ces déchets. Une collecte spécifique pour nos restaurants serait un 
« non-sens » économique et environnemental. L’implantation des restaurants est assez diffuse sur tout le territoire : difficile d'avoir un bilan environnemental positif lorsque des camions viennent chercher quelques kilos de déchets à valoriser ! Une des solutions suppose de travailler avec les communes pour réorganiser les circuits de collecte en intégrant les déchets des restaurants à ceux des ménages. Cette solution implique un partenariat étroit avec les communes. C’est possible et déjà réalisé pour une centaine de restaurants qui proposent le tri sélectif « côté client » et dont les déchets sont collectés et valorisés en même temps que les déchets ménagers. Et ça fonctionne très bien. Mais nous savons que cette solution ne pourra pas être adoptée partout. Nous étudions donc parallèlement deux autres scénarios, qui passent par des prestataires privés.

Mais le tri des déchets ne concerne pas que le côté client des restaurants. Nous nous sommes engagés dans la collecte et la valorisation de deux types de déchets qui représentent des tonnages très importants : les huiles usagées et les cartons. Depuis 2004, nous valorisons nos huiles de friture usagées (7500 tonnes par an) en carburant. Elles sont stockées dans les restaurants puis collectées par des  prestataires spécialisés et transportées jusqu’aux usines de transformation. C’est ce qui permet de fabriquer environ 6 millions de litres de biodiesel chaque année, soit l’équivalent de 20 millions de km parcourus par des poids lourds. Quant aux cartons d’emballages, nous avons notre propre filière de valorisation depuis 2001, en partenariat avec notre prestataire logistique. Ce qui représente chaque année 9000 tonnes de carton recyclées en filière papèterie.

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Loi Grenelle 2 : où en est-on après un an ?

Posté par Delphine SMAGGHE, le 04/07/2011
Catégorie : Autre , Climat , Construction , Développement durable
Tags : grenelle, loi, décrets, bilan, bâtiments, agriculture, biodiversité

La loi Grenelle 2 a été adoptée il y a tout juste un an. Elle détaillait concrètement les engagements pris dans le Grenelle 1 sur l’isolation des bâtiments, l’agriculture bio, la mobilité urbaine ou encore la protection des espèces et des écosystèmes...

Deux députés se sont penchés sur un premier bilan, assez mitigé de son application. Un an après le vote, moins d’un tiers des décrets d’application sont entrés en vigueur. Le calendrier est serré : pas moins de 130 décrets restent à finaliser pour le gouvernement avant la fin de l’année. Ce retard dans le démarrage viendrait d’un temps de gestation très long pour certains des décrets les plus complexes. Le rapport publié par les députés dénonce aussi un « manque criant de moyens humains et financiers » pour assurer le suivi de la loi : un seul administrateur de l’Assemblée nationale, aidé d’une stagiaire, pour suivre la publication de 189 décrets ! Autre écueil : les conditions de la concertation. Certaines parties prenantes déplorent des délais courts pour se prononcer, des remarques prises en compte ou écartées sans justification…

Les rapporteurs soulignent « le poids des lobbies », qui ont parfois vidé la loi de son contenu. Le décret sur le bilan carbone des entreprises, par exemple, ne concerne désormais que leurs émissions directes, alors que les émissions indirectes peuvent représenter jusqu’à 80% des émissions totales des entreprises ! Par ailleurs, le gouvernement n’a pas réalisé ou communiqué certains rapports attendus sur des sujets stratégiques, comme celui sur l’une des mesures phares visant à recenser les dispositions fiscales pouvant nuire à la biodiversité. Le rapport salue cependant le volet « gouvernance » qui répond aux attentes de décentralisation croissante de la politique énergétique, avec des acteurs locaux très impliqués ».

Le gouvernement a malgré tout assuré que la moitié des décrets serait publiée dans l’été et la totalité fin 2011.

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