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Le mix énergétique : la clé pour des énergies renouvelables compétitives

Posté par Delphine SMAGGHE, le 02/08/2010
Catégorie : Energie
Tags : énergie, éolien, grenelle, certificats verts

Eolienne.jpg

Suite au vote de la loi Grenelle 2, je souhaitais m’arrêter deux minutes sur les énergies renouvelables, et plus particulièrement sur l'éolien qui a fait l'objet de nombreuses discussions tout au long de la rédaction de cette loi.

Un objectif a été fixé : 500 mâts à installer chaque année et ce, malgré l'adoption de dispositions contraignantes (classement en Installations Classées pour l’Environnement (ICPE), 5 mâts minimum pour une installation, éloignement à 500 m des habitations). Cet objectif de 500 mâts devrait permettre de renforcer la production d'electricité "verte" et par conséquence l'offre actuelle en certificats verts.

Nous sommes particulièrement attentifs à ce sujet puisque, depuis le 1er janvier 2010, nous avons  choisi de couvrir 100 % de la consommation électrique des restaurants via les certificats verts. Nous avons privilégié un groupement de producteurs offrant un mix énergétique équilibré et faisant appel à différentes ressources (hydroélectricité, biomasse, solaire photovoltaïque, éolien et biogaz). Car pour être "compétitives" par rapport aux ressources non renouvelables, les sources d’origines renouvelables doivent miser sur la complémentarité. Et comme aucune source d’énergie (même renouvelable !) n’est "zéro défaut", se priver d’une d'entre elles (cf les attaques virulentes contre l’éolien) serait contre-productif pour toute la filière énergétique.

Commentaires (9) | Ajouter un commentaire |

Commentaires

En effet, nous constatons un décalage important entre les volontés politiques, notamment exprimées par les loi Grenelle, et le terrain ou s'expriment des oppositions fortes.
Il est important de ne pas se tromper de combat. Les énergies renouvelables, dans leur entier, ont un rôle à jouer dès aujourd'hui et qui plus est pour demain. La technologie ne règlera pas tous les problèmes. N'oublions pas cette phrase célèbre de Théodore Monod " ne soyons pas des hommes vides aux mains pleines".
Nous devons nous réjouir de voir les énergies renouvelables se développer. Elles doivent le faire au profit de tous. Les certificats verts sont la matérialisation d'engagements forts, aussi bien au niveau du consommateur que du producteur. A ce titre, cet outil participe au déploiement des énergies d'aujourd'hui et de demain.

Écrit par : Pierre Picard | 03/08/2010

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Il est juste de préciser qu'il n'existe pas de solution unique, mais c'est un mix des différentes énergie, dont il faut intégrer au mieux les énergies renouvelables qui apportera la solution.
Quelque soit l'énergie utilisée il y aura toujours des points positifs et des points négatifs.

Écrit par : Carbone 11 | 11/08/2010

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Bonjour,

Pourquoi continuez vous à distribuer des jouets à piles dans les box pour enfants : cela serait l'occasion de les initier à d'autres énergies : friction, mouvement mécanique à remontage, souffle ? .

Écrit par : Pascale Dufour | 16/08/2010

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Sur certains sujets tels que les jouets ou le tri des déchets, notre objectif est de trouver les solutions les plus efficaces à mettre en place en restaurant et réplicables dans tous les restaurants... On peut bien sûr regretter que cela n'aille pas plus vite, mais il s'agit du temps nécessaire à la mise en place d'actions cohérentes et pragmatiques. Et il faut rappeler que les solutions n'existent pas toujours sur le marché et que nous devons appréhender certaines contraintes liées à notre activité.

Par rapport aux jouets Happy Meal, nous considérons que l’attractivité et l’interactivité des jouets sont prioritaires. Les licences que nous signons (par exemple avec Disney) renforcent en plus l’attente des enfants pour des jouets ludiques et interactifs. Des piles sont donc nécessaires. Partant de ce constat, nous avons amorcé 3 axes de réflexion pour réduire l’impact environnemental de ces jouets :
- nous avons réduit la quantité de piles de 40% l'année dernière et nous avançons aussi sur l'optimisation des matériaux utilisés ;
- nous avons opté pour des piles à faible teneur en mercure ;
- nous travaillons sur des leviers d’optimisation de la fin de vie des jouets. Les premiers efforts datent de 2003. Nous avons mis en place des urnes sont dans les restaurants pour que les clients puissent y déposer les piles issues des jouets. Ces piles sont collectées par un éco-organisme spécialisé et recyclées dans une filière spécifique. Aujourd’hui, nous souhaitons élargir le recyclage au jouet dans son intégralité (plastique, circuits électriques, etc.). En fin d’année, nous organiserons une opération dans des restaurants-test pour inciter les consommateurs à déposer les jouets avec leurs piles directement en restaurant.

En tous cas, nous souhaitons véritablement privilégier des jouets avec de moins en moins de piles (depuis 2006, le nombre de piles dans nos jouets ne cesse de diminuer). Toutes les pistes sont étudiées, du digital en passant par la mécanique.

Écrit par : Delphine Smagghe | 26/10/2010

Oui, effectivement les différentes énergies renouvelables sont complémentaires. Le meilleur exemple est celui des bâtiments basses consommation qui fleurissent en ce moment !

Écrit par : Panneau solaire photovoltaique | 19/08/2010

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Avez-vous pensé à équiper vos parkings de candélabres solaire autonome. N'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations sur ce produit que ma société commercialise.

Des candélabres solaires sur les parkings de Mc Donald's il n'y a pas plus vert en terme d'image !!!!

Écrit par : Saban | 26/08/2010

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Bonjour,

oui, le recours aux énergies renouvelables est un sujet que nous étudions. Celles-ci sont complémentaires aux actions de maîtrise des consommations que nous mettons en place en restaurant : utilisation d'appareils efficaces et économes, bonnes pratiques des équipes, plan d'allumage des équipements de cuisine...

Pour trouver la solution qui répondra le mieux aux besoins de nos restaurants, nous examinons chacune d'entre elles en fonction des conditions locales (climat, topographie...), du niveau de production, de l'efficacité... Nous avons déjà testé plusieurs technologies, notamment pour la production d'eau chaude sanitaires (panneaux solaire thermiques, géothermie, PAC aérothermiques...) et nous avons décidé d'installer des pompes à chaleurs aérothermiques utilisant du CO2 dans la plupart de nos restaurants.

En ce qui concerne nos candélabres, plusieurs solutions solaires ou éoliennes ont été étudiées mais pour l'instant nous n'avons pas choisi d'équiper les restaurants car le niveau de production, par rapport à l'investissement, était trop faible.
Nous avons opté pour un candélabre en bois certifié FSC avec lampe moins énergivore (-35% de consommation énergétique).
Vous avez raison, les candélabres solaires peuvent être très bien en termes d'image mais nous souhaitons avant tout nous assurer de l'efficacité énergétique de ce type d'équipement.

Je serais très intéressée par plus de précisions concernant les candélabres dont vous parlez (autonomie, puissance d'éclairage, durée de vie des batteries). Si vous en êtes d'accord, vous pouvez m'adresser de la documentation à mon bureau au siège de McDonald's France (Département Environnement - 1, rue Gustave Eiffel - 78 045 Guyancourt).
Merci d'avance.

Écrit par : Delphine Smagghe | 28/09/2010

Bonsoir,

Vous êtes visiblement de vrai ecolo chez mac do, votre article sur les huiles "de la friteuse au réservoir " me laisse perplexe, vous ecrivez que votre huile est transformée en biocarburant mais pas en France alors que les mêmes fillières existent en région parisienne (articles dans la presse). Il me semble qu'une fois de plus au détriment de l'environnement et du développement durable vous privilégiez l'argent et la rentabilité!.....

Florence

Écrit par : florence | 11/09/2010

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Bonjour,

dans ma réponse au commentaire d'Adrian du 10/09/10, j'expliquais les raisons qui nous ont conduit à transformer nos huiles de friture à l'étranger plutôt qu'à l'usine de Veolia à Limay (celle à laquelle vous faites référence).

Je me permets donc de vous renvoyer vers cette réponse.
N'hésitez pas à me laisser un nouveau message si vous avez encore des interrogations sur la réelle motivation de notre engagement environnemental.

Écrit par : Delphine Smagghe | 15/10/2010

Les commentaires sont fermés.

 

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