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Produits et marques "écolo" : la perception des citoyens évolue

Posté par Delphine SMAGGHE, le 26/07/2010
Catégorie : Communication
Tags : greenwashing, étude, label, publi

J'ai lu il y a quelques jours les résultats de l'étude 2010 "ImagePower® Green Brands Survey".

Depuis 4 ans, cette étude analyse, dans plusieurs grands pays du monde, les perceptions qu’ont les citoyens des produits écologiques et des grandes marques.

La consultation de près de 9 000 citoyens indique que ces derniers se préoccupent de plus en plus des questions environnementales majeures, à commencer par celle du changement climatique. C'est une préoccupation majeure pour les chinois, les allemands, les indiens, les américains, les anglais et les français (ces derniers étant aussi très sensibles à la qualité de l'air). Ce constat est le même en Australie, même si c'est la question de l'eau qui inquiète le plus la société civile.

Autre information intéressante : il apparait que les consommateurs français en ont marre des publicités à arguments « verts »… Au point d'être dissuadés d'acheter des produits écologiques. Pour s’y retrouver entre tous ces arguments « green », ils font le choix de labels et de certifications (gage de sérieux pour 63 % d'entres eux).

Se pose alors la question du « greenwashing ». Qu’y a-t-il exactement derrière ce terme ? Et surtout, peut-on objectivement le mesurer ? La définition de Wikipedia nous donne une première indication sur le sujet : « Il s’agit d’un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc.) dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été investi en publicité verte que pour de réelles actions en faveur de l'environnement ». Pour ma part, je considère qu’une entreprise qui a développé une démarche environnementale concrète et globale – c’est-à-dire qui prend en compte l’ensemble de ses impacts sur l’environnement, même ceux indirectement liés à son activité tels que les impacts de ses fournisseurs – est légitime pour communiquer sur ses efforts environnementaux en toute transparence même si, comme le montre l’étude, la méfiance des consommateurs est croissante…

Pour plus d’infos, voici un lien vers le site de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) et vers l’Observatoire indépendant de la publicité.

Commentaires (5) | Ajouter un commentaire |

Commentaires

Je pense qu'il faut également savoir communiquer sur les freins potentiels qui peuvent entraver le développement durable d'une entreprise et qui sont parfois indépendant de sa volonté.

Pour Mc Donald's, prenons un exemple simple : le tri sélectif.
Voici la question que se posent tous les clients :"Pourquoi n'y a t-il pas un système de tri sélectif en place dans mon restaurant Mc donald's alors que n'importe quel citoyen peut trier ses déchets dans son quotidien grâce aux points de collecte ?"

Il va alors sous-entendre que Mc Donald's, en communicant sur son engagement environnemental et en n'assurant pas un tri sélectif en restaurant (ce qui pour lui représente le commencement d'un engagement écologique, la base) se moque de lui... et associer cette image à celle du greenwashing.

Dans l'interview que je te proposais, tu répondais que la filière n'était pas encore du tri sélectif en France n'était pas assez développée pour accueillir les déchets souillés (en contact avec des aliments, sauces...).

La meilleure action à mon sens est de communiquer sur cette absence de moyen en restaurants (pas seulement sur ce blog, mais directement auprès du consommateur final), mais également en faisant pression sur la filière du tri sélectif pour développer ses possibilités. Vous résoudrez alors l'énigme que beaucoup de français se posent : pourquoi ils ne trient pas ?!

Écrit par : mickaël | 27/07/2010

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Bonjour Mme SMAGGHE,
Je suis agréablement surpris concernant votre blog.
En effet votre transparence et la qualité des sujets reflètent bien votre implication au sein de votre groupe. Et si l’enseigne vous laisse main mise sur cet outil de communication c’est que vos valeurs ne sont plus à prouver.
Pour ma part, il était important que j’intervienne sur ce support pour ajouter un exemple significatif, aux actions que vous menez chez McDonalds. J’ai initié avec un de vos franchisés dans le sud de la France la mise en place d’un pilote de traitement des graisses in situ, qui a eu pour but après deux ans de fonctionnement :

- de valider l’arrêt total des pompages régulier du bac à graisses

- de valider l’arrêt total des débouchages de canalisation dus essentiellement aux sédimentations graisseuses

- L’annulation totale des odeurs, forte nuisance jusqu’alors dans ce restaurant

- Une diminution de l’ordre de 50% des coûts liés à la gestion du bac à graisses

Vous êtes le premier groupe de restauration rapide à avoir testé notre solution qui bien entendu, dans le cadre unique d’un contrat de collaboration avec l’Institut Pasteur de Lille a était validé, en faisant ressortir + de 90% de rendement épuratoire en instantané.
Je pense qu’il serait tout à fait judicieux de faire profiter tout vos franchisés de cette nouvelle technologie suivie et validée, afin d’une part, de leur faire générer une économie financière importante sur leur gestion d’effluents, diminuer l’empreinte carbone (1000 restaurants équipés de notre solution c’est 14000 Tonnes de C02 non rejeté dans l’atmosphère), diminuer la consommation d’eau (un pompage de Bac à graisses avec hydrocurage des canalisations c’est environ, 250 litres d’eau par bac et par pompage – en moyenne pour 1000 restaurants c’est 750000 litres d’eau non utilisés), leur apporter un transfert de responsabilité pollueur / payeur, puisque notre structure garantie par responsabilité civile et sur assurance l’effluent en sortie de restaurant, et pour finir un suivi analytique de haut niveau dans le cadre de notre contrat de collaboration avec Institut pasteur de Lille qui intervient annuellement sur chaque restaurant équipé donnant de ce fait légitimité et impact sur les conventions de rejet en vigueur…
Nous avons réunis tous les points que vous défendez depuis 2006 aux côtés de MR PETIT, sur le plan environnemental, sachant que nous avont aussi déployé sur le plan national une politique sociale (Nouveau métiers et transfert de savoir faire) et une économie de proximité (Intervention de professionnels à proximité de chaque installation), point important dans la gestion du développement de notre structure.
Un dernier point l’image de MC DONALD’S France, en rapport aux efforts et investissements effectués autour des sujets environnementaux est pour moi leader dans l’implication environnementale, c’est pour cela que dans l’activité de la restauration rapide j’ai choisi votre enseigne pour validation. De grands groupes leader sur le marché du service à la restauration, et de nombreux institutionnels nous font déjà confiance depuis plusieurs années suite aussi à des validations de traitement dans le cadre de leurs activités, et commencent à communiquer en interne et en externe sur le plus que nos solutions leur apporte en terme de respect de leur charte environnementale et de leur image. La question que je me pose c’est pourquoi votre groupe ne communique pas plus sur cet essai validé dans un de vos restaurants, et surtout sur les résultats obtenus ? (Résumé en seul pilote, de vos engagements environnementaux).
En, vous souhaitant bonne continuation,
Et dans l’attente d’un retour,
Très cordialement,
Claude CAMBON

Écrit par : Claude CAMBON | 03/08/2010

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Bonjour Monsieur Cambon,

vous abordez la question très pertinente des traitements des graisses issues du nettoyage des cuisines. Avant de répondre à votre commentaire, je voudrais déjà préciser des éléments de contexte. Les restaurants McDonald's, comme toutes les entreprises d'ailleurs, sont tenues de suivre la réglementation en matière de qualité des eaux usées rejetées vers les stations d'épuration. C'est pour cela que tous les restaurants sont équipés de bacs à graisse qui permettent de réaliser un filtrage des eaux usées et de retenir une partie des déchets présents. Bien dimensionnés et régulièrement vidangés et curés, ces bacs à graisse affichent un rendement de 60 à 70 % grâce à la décantation des matières grasses et à la précipitation des déchets organiques. Après un passage dans les bacs à graisse, les eaux usées peuvent rejoindre le réseau d'assainissement.

Dans certains cas, ces bacs à graisse ne donnent pas pleinement satisfaction. Il devient alors nécessaire d'ajouter un traitement complémentaire. Le traitement que vous mentionnez fait partie des procédés que nous étudions. En effet, comme nous vous l'avions expliqué lors de nos 2 précédentes rencontres du 9 juin et du 8 juillet derniers, plusieurs solutions nous ont été proposées et quelques unes d'entre elles ont été testées (ex : dégradation biologique qui consiste en l'injection régulière de cultures de bactéries et de nutriments dans le réseau d’eaux usées à Verdun et en région parisienne, ou encore d'autres procédés comme le vôtre dans le Sud...). Nous tenons informé l'ensemble des franchisés et les encourageons à s'orienter vers ce type de solution naturelle dès que cela est nécessaire (dysfonctionnement du bac) et dès lors que les tests ont été positifs et validés.

Concernant la communication sur ce sujet, nous mentionnons les avancées de ce type de projets sur l'EcoJournal, notre rapport environnemental annuel ainsi que dans EcoProgress, notre système de Management Environnemental ( voir post > http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2008/12/11/referent-ecoprogress-le-relais-des-bonnes-pratiques-en-resta.html). Nous avons choisi de déployer certaines actions systématiquement dans tous les restaurants, avec le soutien de nos franchisés (ex : pompes à chaleur pour la production d'ECS, valorisation de nos huiles usagées en biodiesel, charpente en bois pour les nouveaux restaurants, nouveaux emballages plus respectueux de l'environnement...), d'autres actions, davantage "optionnelles" car répondant à un problème bien particulier, sont proposées aux restaurants qui peuvent s'équiper s'ils le souhaitent. C'est le cas des systèmes d'amélioration du fonctionnement des bacs à graisse.

J'espère que ma réponse vous conviendra. Cordialement,
Delphine

Écrit par : Delphine Smagghe | 08/09/2010

A propos de publicité, les votres en toute illégalité dans la parc naturel régional du Haut-Languedoc ne sont en tout cas pas du greenwashing, ou alors de très très mauvais gout !!
http://www.libetoulouse.fr/2007/2010/11/le-pr%C3%A9fet-du-tarn-condamn%C3%A9-%C3%A0-d%C3%A9polluer-le-parc-naturel-du-haut-languedoc.html

Écrit par : Seb | 03/11/2010

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Un gros travail de rénovation des extérieurs des restaurants a été entrepris avec pour objectif que 100% des restaurants soient rénovés avant fin 2013.

Cette rénovation se fait selon un nouveau concept architectural prenant en compte les façades, les toitures, les aires de jeux, voie de service au volant, l'éclairage, les enseignes et - c'est ce qui vous intéresse ici - la signalétique. Ainsi, nous veillons aujourd'hui à abaisser et à modifier les totems signalétiques (les mâts) et à developper une signalétique qui s'intègre mieux dans l'environnement proches des restaurants.

Nous progressons mais cela ne peut pas se faire en un jour. Les réglementations évoluent et nous faisons tout le nécessaire pour régulariser la situation de chaque restaurant. Merci de nous avoir fait part de votre observation.

Écrit par : Delphine Smagghe | 19/11/2010

Les commentaires sont fermés.

 

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