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A consulter : l'EcoJournal 2009 !

Posté par Delphine SMAGGHE, le 03/05/2010
Catégorie : Communication
Tags : rapport, environnement

 

EJ09_Couverture.jpg

Depuis 4 ans, nous publions notre rapport environnemental. Il donne à voir l'ensemble des actions que nous menons pour réduire les impacts de nos activités sur l'environnement. 

 

L'édition 2009 est aujourd'hui disponible. Je vous invite à la consulter en ligne et à la télécharger dès maintenant  : http://www.mcdonalds.fr/#/environment-expert/section-ecoj...

 

Vous y  découvrirez comment nous agissons en restaurants pour limiter nos consommations d'énergie et d'eau, mieux gérer nos déchets, etc. mais aussi ce que nos fournisseurs mettent en place en usines. Vous y verrez ce sur quoi nous devons encore avancer et les nouveaux chantiers qui nous permettront, encore cette année, de progresser.

 

Bonne lecture !   

Commentaires (8) | Ajouter un commentaire |

Commentaires

Comment rester insensible devant tant de bonne volonté ! Votre journal le montre : entre le good egg award et les usines expérimentales de bovins, Mc Donald cumule les bons points environnementaux !

Violenter les poules sous prétexte qu'elles sont enfermées n'est pas digne de la race humaine ! Les batteries de poules devraient être tout bonnement abolies pour la nuisance sonore qu'elles occasionnent (je sais de quoi je parle, le fils de mon voisin est batteur). Et c'est MacDonald qui est une fois encore avant-gardiste dans l'optique d'un rapprochement inter-espèces basé sur une compréhension mutuelle sans rapport de force ni aucune violence. Continuez ainsi, mon coeur bat pour votre cause !

Battons les oeufs, pas les poules !

Thibaut

Écrit par : Thibaut | 04/05/2010

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Jamais à court d’idées pour faire de l’argent de tout, les producteurs d’électricité éolienne en ont trouvé une astucieuse : La vente de certificats d’origine pour l’électricité produite par les éoliennes.

Pour chaque kWh produit, ils émettent un certificat d’un kWh d’électricité verte et mettent en vente ce papier auprès des gogos qui y croient ou le feignent. Cela garantit à l’utilisateur d’électricité que quelqu’un a produit 1 kWh d’électricité éolienne en compensation de celui qu’il vient de consommer et qui, lui, a 9 chances sur 10 de venir d’une centrale thermique ou nucléaire.

Pour que cela paraisse encore plus sérieux, ils ont créé un organisme européen de certification d’authenticité des dits certificats, le RECS (Renewable Energy Certificate System), qui est censé vérifier qu’un producteur éolien n’émet pas plus de certificats qu’il ne produit d’électricité.

Tout cela semblerait bien puéril si ce n’était devenu une véritable arnaque. Passe encore pour les particuliers naïfs en mal d’écologie qui achètent à Poweo de l’électricité et les certificats verts qui vont avec, sachant qu’à côté du peu d’électricité éolienne qu’il produit, Poweo est avant tout un exploitant de centrales thermiques à gaz hautement polluantes, mais que dire quand une multinationale comme McDonald’s se prête au jeu et essaie ainsi d’abuser ses clients.
McDonald’s a une image dégradée, synonyme de « mal bouffe ». A cela s’ajoute la prise de conscience des émissions massives de méthane par les bœufs dont les steaks hachés entrent dans la composition des hamburgers. Or le méthane contribue vingt cinq fois plus que le gaz carbonique à l’effet de serre. Il est donc urgent de gommer cette image de pollueur en investissant dans les énergies vertes.
Depuis le 1er janvier 2010, McDonald’s France affirme dans ses campagnes de communication qu’il couvre 100 % des consommations de ses restaurants avec 100 % d’électricité d’origine renouvelable, comme s’il avait installé des filtres à électrons verts en amont de ses compteurs électriques pour rejeter les vilains électrons sales produits par les centrales nucléaires ou thermiques. En fait, ils se contentent d’acheter ces fameux Certificats Verts à un groupement de petits producteurs éoliens, Green Access, qui a trouvé là le bon filon. Le coût de cette mystification est, selon McDonald’s, de 2 000 € par restaurant. Ce n’est pas cher payer l’achat d’un certificat de roi de l’écologie.
Quant à Green Access, il entretient la confusion sur ses fameux certificats verts puisqu’il affirme sur son site internet que ceux-ci « permettent d’identifier et de suivre l’électron, et ce, de sa production jusqu’à sa consommation » !
Prenons une comparaison. Un producteur de Médoc vous délivre un certificat d’origine vous attestant qu’il a produit 2 bouteilles de grand cru classé. Vous achetez 2 bouteilles de vin de table et le servez à vos invités en leur affirmant que c’est un grand Médoc puisque vous êtes en possession du fameux certificat d’origine qui, certes, ne concerne pas vos bouteilles mais atteste que les 2 bouteilles de vin médiocre que vous servez ont été « compensées » par 2 bouteilles d’un authentique grand cru. Pas sur que vos invités seraient d’accord. Et bien les certificats verts, c’est pareil.

Écrit par : Francis Lesage-Catel | 13/05/2010

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Bonjour,

pour remettre votre commentaire dans le contexte de McDonald’s, je précise que, depuis janvier 2010, 100 % des consommations d’électricité de tous les restaurants McDonald’s en France sont couverts par le mécanisme des certificats verts.

Les certificats d'électricité verte permettent d’assurer, qu'après notre décision d'achat, une quantité de kilowattheures d'origine renouvelable équivalente à la consommation de nos restaurants est injectée sur le réseau. Nous sommes évidemment conscients que les électrons qui alimentent nos restaurants ne sont que des électrons « sans qualification particulière de leur origine », même si il y a une forte probabilité pour qu'ils soient d'origine nucléaire, étant données les sources du réseau électrique français. Toutefois, nos électrons « verts » sont bien injectés dans le réseau et « reçus » par quelqu'un.

Par notre action d'achat de ces certificats, McDonald’s encourage, sans contestation possible, les filières de production d’énergies renouvelables.

Nous avons fait le choix d'un groupement de producteurs (Green Access) pour nous accompagner dans cette démarche, pour plusieurs raisons :
- La capacité à produire suffisamment d’électricité pour couvrir les consommations de l’ensemble de nos restaurants.
- L’approvisionnement à partir de petites unités de production réparties sur l’ensemble du territoire français.
- Le choix d'un mix énergétique équilibré et faisant appel à différentes ressources (hydroélectricité, biomasse, solaire photovoltaïque, éolien et biogaz). En matière d’énergies renouvelables, c’est la complémentarité des sources d’approvisionnement qui permettra d’être compétitif par rapport aux ressources non renouvelables aux impacts environnementaux importants. Nous misons donc sur des ressources variées, et pas uniquement sur l’éolien (les certificats d'électricité verte issus de l'éolien représentent 31% de l'ensemble des certificats achetés par McDonald's France).
- Faute de labels, nous avons mis en place une clause d'additionnalité qui nous assure qu'une partie des fonds générés par les certificats verts est réinvestie dans l'amélioration environnementale de leurs moyens de production ou dans le développement de leur capacité de production d'énergies renouvelables.

Nous sommes transparents sur l’achat de nos certificats verts, qui correspondent au 3ème volet de notre politique énergétique :
- La réduction des consommations d’énergie par repas servi, via un logiciel EcoProgress® que nous avons élaboré en 2006 et qui permet à chacun de nos restaurants de mieux piloter ses consommations et de les réduire.
- La production d’énergies renouvelables en restaurant par l’installation de 800 pompes à chaleur en 3 ans.
- Et pour les kwh « restants », nécessaires au fonctionnement de nos restaurants : la couverture de 100% des consommations électriques des restaurants McDonald’s par l’achat de certificats d’électricité verte.
Nous pensons par ailleurs qu'une politique énergétique pertinente se doit d'être globale et complémentaire, c'est pourquoi nous travaillons sur l'ensemble de ces sujets en parallèle.

Nous considérons que le mécanisme des certificats verts permet véritablement de soutenir le développement de la filière des énergies renouvelables. En effet, en poussant le raisonnement des certificats verts au maximum, aujourd'hui, si l'ensemble des ménages français souhaitait pouvoir s'approvisionner avec de l'électricité d'origine renouvelable, il faudrait impérativement développer de nouvelles capacités de production. Or, le développement de nouvelles capacités de production d'électricité d'origine renouvelable viendrait gonfler la part les énergies renouvelables dans le mix énergétique français, au détriment progressif de l'électricité d'origine fossile ou nucléaire.

Pour être directe avec vous, je perçois votre militantisme, que je partage, et je crois qu'en critiquant le mécanisme des certificats verts, vous faites une erreur d'analyse et surtout vous affaiblissez les progrès qu'il faut que notre Société et nos entreprises accomplissent de façon urgente pour préserver notre environnement.

Concernant les émissions de gaz à effet de serre liées aux élevages bovins, cette question est un vrai défi auquel nous voulons contribuer pour atteindre notre objectif de – 20% d'émissions en 2020 sur la chaîne globale (productions agricoles et activités des restaurants) – d’après les résultats de notre bilan carbone ce sont bien les produits agricoles qui émettent le plus de GES sur notre périmètre global (69% – Bilan carbone 2008). Cette problématique dépasse les seules activités de McDonald's puisqu'elle touche l'ensemble de la filière bovine qui doit progresser dans son ensemble. Avec McKey (notre fournisseur de steaks), nous souhaitons contribuer activement à cette évolution. Ainsi, avec l'Inra et l'Ecole d'agriculture de Toulouse (Purpan), nous cherchons actuellement à comprendre dans le détail les émissions de GES générées par l'élevage bovin pour mieux les réduire demain. Deux programmes de recherches sont en cours. Parallèlement, nous avons lancé en 2009 un processus de concertations agricoles qui vise à faire progresser nos principales filières d'approvisionnement vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement. Ce processus doit nous permettre de réduire nos émissions de GES à moyen et long terme : réduction de la quantité de pesticides, composition de l'alimentation des bovins, incitation aux économies d'énergie et à l'utilisation des énergies renouvelables, etc. Nous vous exposerons en septembre prochain les résultats de ces concertations.

Écrit par : Delphine Smagghe | 21/05/2010

Monsieur,
Merci pour votre article qui nous permet, une fois de plus, d’apporter des explications sur le fonctionnement des Certificats d’Electricité Verte et le GIE Green-Access.

1) Les Certificats d’Electricité Verte
Ce mécanisme, issu de la Directive 2001/77/CE et confirmé par la nouvelle Directive 2009/28/CE, permet au consommateur d’avoir la preuve, pour toute ou partie de ses consommations d’électricité, qu’il consomme de l’électricité produite à partir d’énergies primaires renouvelables. Pour mémoire, les énergies renouvelables sont définies dans la Directive 2001/77/CE (alinéa a de l’article 2). Ce mécanisme immatériel permet de disjoindre la livraison physique de l’énergie de sa valeur environnementale. Nous sommes d’accord avec vous pour dire que ce système n’est pas simple à comprendre mais il représente la réalité des modes de fonctionnement physiques de l’électricité.

2) Principe de fonctionnement
Le RECS, que vous citez, n’est rien d’autre que l’association européenne des acteurs de marché. Celle-ci s’appuie, pour chaque pays, sur un institut d’émission qui certifie les centrales ainsi que les volumes de production. Une fois ce travail réalisé, l’institut d’émission émet un certificat vert pour tout MWh produit. En France, cette fonction est remplie par Observ’ER, l’Observatoire des Energies Renouvelables.

3) Compréhension du mécanisme
Dans votre illustration, vous faites référence au vin de Médoc versus le vin de table. Cette comparaison me semble particulièrement inadaptée. En effet, le vin est une matière (liquide) qui fait l'objet d'une traçabilité précise et contrôlée (appellations d'origine, domaines, etc.) et qu'il est possible de stocker et conserver (en vue d'une utilisation ultérieure – et pendant des dizaines d'années si la matière en vaut la peine !). Alors que l'électricité, c'est de l'énergie (il n'est donc pas question de matière dans ce cas, à moins bien sûr de considérer le domaine de la physique quantique...) qui ne se stocke pas en tant que telle à grande échelle (l'homme ne connait pas de solution pour cela) et il est totalement impossible (au sens physique du terme) de tracer les électrons du réseau puisque rien ne distingue en effet les électrons issus de centrales nucléaires de ceux issus des éoliennes par exemple. De plus, l'électricité est une énergie fongible qui impose au régulateur d'ajuster en permanence la capacité de production à la demande de consommation.

Nous pensons que tout un chacun a le droit de défendre ses idées et positions. Mais à partir du moment où nous parlons d’environnement et d'énergies renouvelables, nous estimons que toute initiative est bonne à prendre. Elle doit être découverte sans a priori, évaluée le plus honnêtement possible et améliorée. C’est ainsi, et uniquement ainsi, que nos modes de consommation pourront évoluer significativement dans le bon sens.

Je reste à votre disposition pour tout complément.
Bien à vous,
Pierre

Écrit par : Pierre Picard | 21/05/2010

Connais-tu le goût du respect ?? Celui de l'égalité ? Celui de la
non-exploitation ?? Non ??
Alors viens déguster un savoureux mélange des trois ce lundi midi chez McDonalds. Le projet Ethic in Burger, en association avec Kraft foods t'y proposera de délicieux muffins EQUITABLE ainsi que la boisson EQUITABLE associée (cola, café, jus d'orange), de quoi parfaire idéalement le burger dégusté juste avant.

Écrit par : Ronald Hulot | 17/05/2010

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Ce blog est un lieu d'échange. Si vous avez des questions particulières sur notre politique d'achat, l'origine des produits ou encore les bonnes pratiques d'élevage et de culture que nous avons adoptées, n'hésitez pas, nous pourrons échanger sur nos points de vue.

Écrit par : Delphine Smagghe | 18/05/2010

Bonjour Madame,

merci pour ce blog permettant de réagir sur vos initiatives environnementales.
Dans le cadre de mon mémoire, j'ai étudié les problématiqes biomasse et biocarburant.
Suite à votre article dans l'ecojournal j'ai interrogé les différents acteurs.
Et là surprise, l'usine française n'a traite plus depuis plus d'un an les huiles de frite Macdonalds. Durant mes vacances dans le sud, j'ai vu un centre de stockage et un chauffeur me dit qu'il y a 2 usines en Allemagne mais après vérification celles-ci étaient fermées cet hivers.
Vos annonces sont-elles uniquement du "greenwashing" pour paraitre plus vert ?

Ou sont réellement traitées vos déchets d'huiles ?
Et quel est le bilan carbone et le risque associé au transport de vos déchets à travers l'Europe.
Pourquoi ne pa le faire reelement dans votre usine en France qui semble pourtant traiter bcp d'huiles (dont celle de la mairie de paris) ?
Merci de bien vouloir m'éclaircir sur ce point

PS sur un autre sujet. Pouvez-vous me dire svp si l'energie de panneau solaire est utilisée dans vos restaurants ou entièrement vendue à EDF ?

Écrit par : AdrianG | 10/09/2010

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Bonjour,

Nous valorisons nos huiles de friture usagées depuis 2004. A cette époque, la réglementation française ne favorisait pas cette pratique de recyclage en carburant et la fiscalité allemande était beaucoup plus intéressante. Les filières et les savoirs-faire étaient donc bien développés en Allemagne, pas en France.

Cela a changé avec l'évolution récente et très attendue de la réglementation française qui a permis l'ouverture à Limay (78) d'une première usine de transformation.

Ainsi, et comme nous l’avons précisé dans l’EcoJournal auquel vous faites référence, en 2009, nous avions un accord pour envoyer une partie de nos huiles usagées à Limay chez Veolia pour fabriquer du biodiesel. Cependant, nous n'avons pu envoyer nos huiles que sur la période allant de mars à juillet 2009, soient 2 289 tonnes. En effet, l’usine de Limay étant de capacité limitée au moment de son démarrage et ayant connu des problèmes techniques (ce qui est fréquent pour ce type d'activité), elle ne pouvait plus accepter nos huiles usagées.

Pour écouler nos volumes, nous avons donc continué à envoyer nos huiles usagées vers l’Allemagne (2 629 tonnes) et avons été obligés, sur la période restante, d’envoyer une autre partie vers une usine en Espagne (1 730 tonnes).

Nous sommes toujours en contact avec Veolia et espérons pouvoir envisager rapidement un partenariat afin de pouvoir envoyer à nouveau nos huiles usagées en France et ainsi limiter la distance parcourue par les camions.

La valorisation des huiles de friture est un sujet que nous avons commencé à traiter très tôt et sur lequel nous comptons bien aboutir. Ainsi, pour répondre à votre première interrogation, notre démarche ne peut pas être apparentée à du « greenwashing ». En matière d’environnement, certaines contraintes techniques et réglementaires ne peuvent pas être négligées.

Notre objectif final est d'utiliser le biodiesel issu de nos huiles de friture usagées pour faire rouler les camions de notre prestataire logistique. Là encore des tests sont en cours depuis quelques mois afin de vérifier la possibilité d'utiliser le biodiesel obtenu en B100 (100% biodiesel), de mesurer de manière précise la baisses des émissions polluantes et de vérifier les conditions d'utilisation du B100 en période hivernale.

Pour ce qui est des panneaux solaires, nous avons des panneaux solaire thermiques pour lesquels l'energie est utilisée en restaurant pour la production d'eau chaude sanitaire et des panneaux solaires photovoltaiques pour lesquels les Kwh produits sont injectés dans le réseau EDF.

Écrit par : Delphine Smagghe | 06/10/2010

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